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Bujumbura-Burundi



 


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Burundi - Justice.

Les magistrats poursuivent leur grève et menacent de durcir le ton.

Bujumbura, le 4 septembre 2001 (Net Press). Les magistrats ont continué à observer leur mouvement de grève générale de 4 jours déclenchée hier 3 septembre 2001 en refusant d'entrer dans leurs bureaux ou les salles d'audiences. A Bujumbura, on les voyait devant le palais de justice comme hier. L'un de ces magistrats a confié à notre reporter leur rejet des critiques du ministre de tutelle formulées hier soir selon lesquelles il y aurait une main étrangère derrière ce mouvement. Il a souligné qu'ils ne peuvent pas se faire manipuler par des politiciens, "n'ayant pas une même vision, ni les mêmes buts, car eux visent des places politiques (au gouvernement, au parlement, au sénat,...) alors que nous, nous ne recherchons que l'application de notre nouveau statut".

Selon notre interlocuteur, la finalité de ce mouvement de grève est "d'arriver à une vraie égalité de tous les pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire) avec des moyens d'action égaux" : "il faut qu'on soit un vrai (troisième) pouvoir", a-t-il martelé. Pour lui, la loi votée et promulguée d'une part et l'application de celle-ci d'autre part sont deux choses complètement différentes. Et d'ajouter que la "petite prime de rendement accordée" ne constitue qu'une manoeuvre de diversion, car c'est le seul point, parmi la série de revendications formulées, qui a été acceptée et prise en compte par le ministre Térence Sinunguruza.

Un magistrat membre du conseil supérieur de la magistrature s'est par ailleurs dit révolté par le fait que le ministre Sinunguruza a violé, dans sa sortie médiatique de ce 3 septembre 2001, le secret professionnel de ce conseil, en divulguant des points que ce dernier venait d'étudier et qui étaient encore en délibération.

D'après les magistrats rencontrés au palais de Justice, le ministre de tutelle aurait refusé de les recevoir. Dès lors, ils ne comprennent pas "sa logique", car elle est "visiblement tout à fait contraire à celle du gouvernement qui prône le dialogue et même des négociations avec les "rebelles" qui attaquent régulièrement le pays".

Une réunion d'évaluation est prévue par les grévistes ce jeudi 6 septembre 2001, mais d'ores et déjà, ces derniers menacent de "passer à une étape supérieure" si les autorités habilitées pour régler cette crise continuent à faire la sourde oreille.

Burundi - Grève.

Le syndicat des travailleurs de l'Onatel reprend sa grève dès demain.

Bujumbura, le 4 sptembre 2001 (Net Press). Le syndicat des travailleurs de l'Onatel a décidé de reprendre la grève dès demain le 5 septembre 2001 en réaction aux recommandations issues de la réunion du 22 août 2001 des ministres de la défense nationale et des transports, postes et télécommunications avec les opérateurs du secteur des télécommunications. Ce syndicat rejette en effet,les conclusions de cette réunion car, pour lui, elles ne visent qu'à nuire aux intérêts vitaux de l'Onatel au profit de Telecel-Burundi, comme le précise la lettre adressée au directeur de l'inspection du travail datée du 3 septembre 2001.

Pour ce syndicat, la "machination de la réunion du 22 août 2001 dépasse les limites du tolérable", car "le procès-verbal qui aurait dû être signé, soit par le rapporteur, soit par tous les participants à la réunion, a été signé par des personnalités n'ayant même pas participé à la réunion".

Et de souligner que la mise sur pied, le 31 août 2001, d'une équipe d'appui à l'agence de régulation et de contrôle des télécommunications (ARCT) par le ministre de la défense nationale constitue une volonté délibérée de ne pas vouloir mettre en application les instructions du 2ème vice-président de la République. En conséquence, le syndicat a décidé de reprendre, dès ce mercredi 5 septembre 2001, la grève qui avait été suspendue en date du 16 août 2001, jusqu'à ce que "les mesures prises par le 2ème vice-président soient mises en application" et que "l'Onatel soit doté des autorités dignes et responsables capables de défendre les intérêts de l'Etat et de l'entreprise".

Signalons que la réunion du 22 août 2001 avait émis les recommandations suivantes : "l'interconnexion des réseaux doit être sauvegardée et tous les opérateurs du secteur des télécommunications doivent être associés à la négociation d'un accord d'interconnexion; l'échange de comptes avec effet rétroactif entre opérateurs est consacré; l'Onatel doit disponibiliser dans les meilleurs délais l'outil de quantification du trafic en provenance des autres opérateurs; les services rendus mutuellement par les propriétaires des réseaux doivent être rémunérés à leur juste valeur; les modalités de quantification du trafic échangé restent à préciser".

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires plus que jamais décidés à attaquer le Burundi, "tête de pont" vers le Rwanda.

Uvira, le 4 septembre 2001 (Net Press). Selon des sources congolaises d'Uvira, des mouvements des terroristes-génocidaires sont de plus en plus nombreux sur la frontière burundo-congolaise. Les infiltrations de ces criminels sont régulièrement signalées dans la province de Cibitoke. Les autorités d'Uvira sont parvenues à attraper un terroriste-génocidaire rwandais (Interahamwe) qui tentait de s'exfiltrer vers le Burundi.

Selon leurs témoignages, difficilement arrachés, ils avaient au départ un plan d'attaque contre Uvira. Après la prise de cette région qui allait leur servir de base-arrière, ils voulaient ensuite attaquer simultanément le Burundi et le Rwanda. Ainsi, aucun des 2 pays n'allait voler au secours de l'autre, pensaient-ils. Le plan s'est révélé irréalisable par manque de zone de repli.

C'est pour cette raison qu'ils ont imaginé une nouvelle stratégie qui consiste à s'installer d'abord dans la province de Cibitoke et dans la forêt de la Kibira, pour ensuite attaquer le pays. Ils évolueraient simultanément vers la forêt de Nyungwe. Ce serait à partir de là qu'ils lanceraient des attaques contre le Rwanda. Les mêmes sources précisent par ailleurs que la coalition FDD-FNL-ex-Far et Interahamwe est toujours active.

Burundi - Parti politique.

Les biens de l'ancien parti unique menacés de "liquidation totale".

Bujumbura, le 4 septembre 2001 (Net Press). Selon des sources proches du parti Uprona (tendance Mukasi), la quasi-totalité des immeubles sis à Kumugumya, appartenant à ce parti, sont déjà loués à des particuliers. Le parti Uprona, aile Rukingama, compte vendre cette fois-ci l'imprimerie du parti sise boulevard de l'Uprona et les locaux du centre de formation artisanale (C.F.A.) sis à Jabe. De plus, il projette de confisquer les immeubles du Carrefour de la JRR de Ngagara, "chose inouïe et inacceptable", selon les mêmes sources, "dans la mesure où ces immeubles n'ont jamais appartenu à ce parti depuis leur existence". Les mêmes sources ont confié à notre rédaction qu'ils avaient été construits pour la Jeunesse Révolutionnaire Rwagasore et que les cérémonies de leur inauguration avaient été rehaussées par le premier secrétaire général de l'OUA, feu Diallo Telli qui a fini ses jours au tristement célèbre camp Boiro (Conakry, Guinée).

Rwanda - Conférence mondiale sur le racisme.

Le Président Kagame plébiscité par la jeunesse africaine à la conférence mondiale sur le racisme.

Durban, le 4 septembre 2001 (Net Press). Le chef de l'Etat rwandais, le général Paul Kagame, qui a brièvement participé à la conférence mondiale sur le racisme à Durban en Afrique du Sud, a été sollicité par le groupe de travail représentant la jeunesse africaine pour qu'il accepte d'être leur "parrain".

Selon le chef de la délégation, le jeune sierra-leonais Mohamed Haji-Kella, le chef de l'Etat rwandais a été choisi parmi beaucoup d'autres chefs d'Etat africains pour l'intérêt qu'il porte aux droits et aux questions de la jeunesse de son pays. Le jeune homme a admis qu'il a été inspiré par "le combattant de la liberté et champion des droits du peuple rwandais" qu'est le président Kagame. Il s'est dit émerveillé de voir comment, "grâce à la bonne gouvernance, le Rwanda est rené de ses cendres après le génocide de 1994".

La délégation de la jeunesse africaine a par ailleurs sollicité l'appui du chef de l'Etat rwandais pour convaincre ses pairs du continent de la nécessité de mettre sur pied une charte africaine pour la jeunesse et un forum de la jeunesse africaine au sein de l'union africaine.

e générale, M. Melchior