NET PRESS

Burundi - Droits de l'homme.
La ligue Iteka en appelle au chef de l'Etat en vue de la cessation des mauvais traitements régulièrement infligés aux réfugiés Banyamulenge.
Bujumbura, le 4 septembre 2002 (Net Press). La ligue burundaise des droits de l'homme "Iteka" vient d'adresser une lettre au président de la République pour lui faire part de ses préoccupations quant au sort réservé aux réfugiés congolais issus de la communauté Banyamulenge. La ligue Iteka fait observer que depuis au moins 8 mois, elle ne cesse d'enregistrer et de constater des mauvais traitements infligés à ces réfugiés, au titre desquels on peut notamment citer les expulsions, des cas de détention arbitraire, de torture, d'enlèvement, d'extradition. Et d'ajouter que tout cela se fait en violation flagrante et répétée de la convention des Nations-Unies, de la convention de l'OUA régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés, de la déclaration universelle des droits de l'homme et du pacte international relatif aux droits civils et politiques qui ont été tous ratifiés par le Burundi.
La ligue Iteka rappelle en outre que, selon l'article 14 de la décalaration universelle des droits de l'homme, le gouvernement burundais a le devoir de garantir à ces réfugiés le droit d'asile mais aussi de préserver la valeur d'hospitalité qui a toujours caractérisé le peuple burundais. Bien plus, la ligue Iteka souligne que l'article 33 de la convention des Nations-Unies interdit toute expulsion et tout refoulement d'un réfugié pour un pays où sa liberté serait menacée, ce qui est même contenu dans la législation burundaise
Pour toutes ces raisons, la ligue Iteka prie instamment le président de la République d'ordonner la cessation des mauvais traitements infligés aux réfugiés congolais de la communauté banyamulenge. Elle lui demande en particulier de garantir la protection de ces réfugiés contre leurs enlèvements et leur extradition vers le Congo. Elle lui demande en même temps de donner des éclaircissements à l'opinion publique et aux organisations internationales chargées des droits de la protection des réfugiés sur le sort des réfugiés congolais banyamulenge refoulés, expulsés, enlevés et extradés au Congo à partir du sol burundais.
Burundi - Economie - Société.
Le représentant légal de l'Agetip-Burundi se déclare étonné par la résiliation du contrat entre cette association et le gouvernement du Burundi.
Bujumbura, le 4 septembre 2002 (Net Press). Le représentant légal de l'asbl Agetip-Burundi, M. Déogratias Nkurunziza, vient d'écrire simultanément au ministre des travaux publics et de l'équipement et à celui des finances pour leur indiquer qu'il est étonné par la décision de résiliation de la convention de délégation de maîtrise d'ouvrage conclue le 14 juin 2001 entre la République du Burundi et l'association Agetip-Burundi.
Il souligne que cette décision intervient d'une manière unilatérale, sans que l'association ait manqué à aucune de ses obligations conventionnelles dans la méconnaissance des dispositions de l'article 15 de la convention qui préconise le règlement des différends par voie de négociation entre les parties. Et d'ajouter que l'Agetip-Burundi asbl s'était d'autant plus confortée dans la logique du président du comité exécutif à l'occasion de l'audience lui accordée le 5 août 2002 par le vice-président de la République. M. Nkurunziza attire l'attention des deux ministres sur les conséquences que ne manquera pas d'entrainer la résiliation unilatérale et arbitraire de la convention qui lie l'association au gouvernement du Burundi. Celle-ci peut notamment produire des effets négatifs sur le patrimoine matériel, moral et intellectuel de l'association, les contrats passés avec les partenaires, la convention avec les bénéficiaires, ... En outre, le directeur général recruté pour et par le projet des travaux publics et de création d'emplois (PTPCE) devrea être indemnisé. Il réaffirme enfin l'entière disponibilité du comité exécutif prêt à mettre à profit l'expérience et le savoir-faire acquis par l'Agetip-Burundi, asbl, pour arrêter toute autre mission que conférait à cette dernière le gouvernement et/ou les bailleurs de fonds selon de nouvelles conventions.
Burundi - Politique - Société.
Le secrétaire général de l'assemblée nationale dresse un tableau très sombre de la situation socio-économique du pays.
Bujumbura, le 4 septembre 2002 (Net Press). C'était ce matin au palais des congrès de Kigobe lors de l'ouverture du 2è séminaire d'information et de sensibilisation des parlementaires et autres intervenants sur les questions de population et développement. Mme Angèle Niyuhire a déclaré qu'il faudrait que tout le monde comprenne que, loin de résoudre les problèmes de population et développement auxquels le Burundi est confronté, la crise actuelle "les accentue, les rend davantage complexes, voire en crée de nouveaux". Ceux-ci se traduisent notamment par l'existence des populations déplacées dont la proportion avoisine aujourd'hui les 10% du total de la population auxquels il faut ajouter près de 600.000 réfugiés (dont 95% vivent en Tanzanie).
Du fait de la crise et des ravages du Sida, a-t-elle ajouté, l'espérance de vie à la naissance est en baisse depuis le début des années 90. Malgré cela, le taux d'accroissement de la population et l'indice de fécondité restent élevés. En outre, du fait de la crise et de l'insécurité, le pays se trouve aujourd'hui dans une précarité alimentaire sans précédent. D'autre part, les recettes sur les produits d'exportation ont sensiblement baissé et la part du budget de l'Etat accordé aux secteurs sociaux reste très faible. Par ailleurs, la hausse progressive des prix des produits de première nécessité aggrave la détérioration des conditions de vie de la population, dont, a-t-elle reconnu, "la majeure partie ne parvient plus à satisfaire ses besoins les plus élémentaires comme l'alimentation, l'éducation, la santé, ...". Et d'ajouter que la misère ambiante se traduit par des cas de malnutrition grave et des phénomènes sociaux d'un genre nouveau : l'abandon d'enfants par des parents incapables de les élever , ... Cette situation a d'autres conséquences comme une forte mortalité infantile et maternelle, un taux élevé d'abandons scolaires, la fuite de cerveaux, ...
Vu ce tableau plus que sombre et eu égard à l'ampleur des problèmes de population et développement, il s'avère important et urgent que soit élaborée une politique nationale de population dans laquelle on trouverait des solutions durables aux problèmes susmentionnés.
Au cours des 3 jours que durera ce séminaire organisé par le projet "Plaidoyer" en collaboration avec le FNUAP, les participants (parlementaires, hauts fonctionnaires de l'Etat, leaders religieux, de la société civile, ...) suivront 9 exposés des meilleurs spécialistes locaux en économie, démographie et autres domaines liés au concept "population et développement". Ce matin, on a appris, grâce à l'exposé du professeur Ignace Ranguza (de l'université du Burundi) que ce pays a depuis plusieurs années une économie structurellement déficitaire qui a perdu toute compétitivité. Ainsi, le paiement des importations nationales est assuré à 30% par des dons et autres aides étrangères. En 10 ans, les prix ont été multipliés par 4 et la production a baissé de 20%.
Pour sa part, le professeur Evariste Ngayimpenda a dépeint la situation démographique du pays sous tous ses aspects. Il a notamment déclaré qu'en raison de l'état de guerre, la population burundaise est en perpétuel rajeunissement et en féminisation progressive puisque les hommes adultes et surtout âgés disparaissent à un rythme inquiétant (plus que les femmes) au moment où la fécondité est toujours élevée (6,8 enfants par femme depuis 30 ans). En outre, le mariage est devenu "quasi-universel" et les unions stables (moins de 5% de divorce). La population burundaise s'accroît aujourd'hui à 2,3% par an si bien qu'à l'horizon 2013-2014, elle sera de 10 millions d'habitants contre 6,8 millions aujourd'hui.
AVIS DE MISE EN VENTE
La Banque Commerciale du Burundi (BANCOBU) met en vente un groupe électrogène dont les caractéristiques sont les suivantes :
Marque : MOËS Puissance : 90 KVA Démarrage : Automatique Année de fabrication : 1988
Le moteur totalise à ce jour 2.445 heures de fonctionnement. Le groupe électrogène est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité tous les jours ouvrables dans les enceintes de la BANCOBU-Siège, de 8h 00 à 12h 00 et de 15h 00 à 17h 30. Les offres devront être faites sous enveloppes fermées avec mention "Offre pour achat groupe électrogène".
L'ouverture des enveloppes aura lieu le 9/09/2002 à 15h 00. La Banque se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle du groupe électrogène.
