NET PRESS

Burundi - Politique.
Les politiciens réagissent différemment à l'arrestation de 2 officiers de l'armée suite à l'affaire d'Itaba.
Bujumbura, le 4 octobre 2002 (Net Press). Après l'arrestation de 2 officiers de l'armée burundaise soupçonnés d'être impliqués dans l'affaire d'Itaba, la classe politique burundaise commence à réagir. Pour le secrétaire général du parti RPB (membre du G7), le député Philippe Nzobonariba, il s'agit d'un "pas positif vers la lutte contre l'impunité". Il ne comprend pas pourquoi ces arrestations ont été faites dans la discrétion la plus totale et "condamne les hésitations du gouvernement qui manque visiblement de volonté politique puisqu'on dirait que tout ce qu'il fait, c'est juste à cause de la pression que l'opinion exerce sur lui".
Le député Nzobonariba s'insurge en particulier contre le fait que les victimes d'Itaba ne sont pas encore "inhumées dans la dignité comme le veulent les coutumes du Burundi et l'accord d'Arusha". D'après lui, cette "lacune" pourrait influer négativement sur la réconciliation nationale en cours.
Pour sa part, le président de l'Uprona non-négociateur, M. Charles Mukasi, estime que cette mesure, "qui n'a rien d'étonnant, vient au moins confirmer une fois de plus que l'armée ne mène pas le même combat que le gouvernement". Selon lui, les 2 officiers sont en fait accusés d'avoir "contrarié le projet gouvernemental en détruisant le commandement des assaillants". Sinon, a-t-il poursuivi, plus rien n'a de sens et il ne sert à rien de demander à l'armée de combattre des gens qui sont en pourparlers avec le gouvernement dans lequel ils ont déjà envoyé leurs premiers représentants. Il a conclu en expliquant que les 2 officiers ne doivent rien se reprocher car ils ne faisaient que leur travail quotidien de traquer les terroristes-génocidaires.
La rédaction promet à ses lecteurs de leur faire part dans ses éditions ultérieures de la réaction du reste de la classe politique.
Burundi - Négociations.
Le président Buyoya compte demander des sanctions contre les "groupes rebelles" au prochain sommet sous-régional sur le Burundi.
Bujumbura, le 4 octobre 2002 (Net Press). C'est ce qu'a déclaré à la presse le président de la République du Burundi peu avant son départ pour l'Afrique du Sud où il rencontrera le principal médiateur dans le conflit burundais, le vice-président sud-africain Jacob Zuma. Il a indiqué que l'objet de ce déplacement est de préparer le prochain sommet sous-régional sur le Burundi qui se tiendra le 7 octobre 2002 à Dar-es-Salaam. Il a ajouté qu'il compte demander des "mesures fortes pour faire avancer le processus de paix", dont des sanctions contre les "rebelles". Le président Buyoya s'est également exprimé sur le massacre d'Itaba en indiquant que les enquêtes et le rapport ont été déjà rendus publics. Et d'ajouter que certains des auteurs de ce massacre sont aux mains de la justice militaire tandis que d'autres seront prochainement mis aux arrêts.
Rappelons que le départ du chef de l'Etat avait été précédé par le président de l'assemblée nationale qui, avant de s'envoler, a déclaré ce jeudi 3 octobre 2002 que les "sanctions contre les rebelles ne sont pas encore nécessaires, étant donné que la voie des négociations leur est encore ouverte".
Signalons d'autre part que la délégation gouvernementale aux négociations sur le cessez-le-feu a également pris l'avion en début d'après-midi de ce vendredi 4 octobre 2002. Au programme, il est prévu un nouveau round de négociations avec le Palipehutu-Fnl d'Alain Mugabarabona, lesquelles négociations étaient initialement prévues en Afrique du Sud.
Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires tendent une embuscade à des véhicules de transport à Nyanza-Lac.
Makamba, le 4 octobre 2002 (Net Press). Un groupe de terroristes-génocidaires du Cndd-Fdd a tendu dans la journée du 3 octobre 2002, une embuscade à 3 véhicules de transport qui empruntaient l'axe Nyanza-Lac - Rumonge. Au cours de cette attaque perpétrée au niveau de la localité de Rubindi (commune Nyanza-Lac), ces criminels ont dépouillé les passagers de tous leurs biens.
Cette embuscade intervient au moment où des informations persistantes en provenance de l'Est de la RDC font état de mouvements de terroristes-génocidaires dans la presqu'île d'Ubwari qui voudraient traverser le lac Tanganyika afin de se rendre dans la province de Bujumbura rural. Ils compteraient s'en servir comme base-arrière dans leurs prochaines attaques contre la capitale.
Signalons d'autre part que près de 50 personnes originaires de la commune Bugarama (Bujumbura rural) ont dernièrement fui leurs ménages en direction de la zone Minago de la commune Rumonge. Elles affirment craindre des affrontements entre les terroristes-génocidaires et les forces de l'ordre qui, selon leurs informations, se profilent à l'horizon. Rappelons enfin que ces terroristes-géncidaires qui continuent de rançonner la population un peu partout dans le pays avaient enlevé 4 commerçants de Mitondo (commune Rumonge) en date du 1er octobre 2002 pour exiger de leurs familles respectives de leur verser d'énormes sommes d'argent.
Burundi - Sécurité.
Le président de PA-Amasekanya affirme craindre pour sa sécurité et celle de ses symphatisants.
Bujumbura, le 4 octobre 2002 (Net Press). Selon le président du mouvement d'autodéfense PA-Amasekanya, M. Diomède Rutamucero, depuis quelques jours, l'administration et la police sont en train de chercher à identifier ceux qui composent les comités de base de ce mouvement dans chaque quartier de la capitale. Un peu plus tard, ce devrait le tour de l'identification du comité directeur du même mouvement.
Pour M. Rutamucero, ces "agissements sont très inquiétants et rappellent clairement les années 1993 quand toutes les personnes à tuer figuraient sur des listes pré-établies qui indiquaient non seulement leurs noms mais aussi leurs adresses précises". Et d'ajouter que cela est d'autant plus inquiétant que "l'ordre leur a été donné par des gens du Frodebu qui dirigent le pays aujourd'hui et que cela est consécutif aux exigences de ceux qu'on a présentés comme des étudiants hutu concernant le harcèlement de certains mouvements et partis politiques".
Il faisait allusion là à la dernière correspondance "des étudiants hutu de l'université du Burundi" adressée au président de l'assemblée nationale, mais qu'ils ont refusé de signer "pour des raisons de sécurité". D'après M. Rutamucero, rien ne prouve d'abord que les auteurs de cette lettre sont réellement des étudiants.
Interrogé à ce sujet, le maire de la ville de Bujumbura, M. Pontien Niyongabo, a indiqué ne rien en savoir, car "ce travail revient en principe aux corps de police".
Burundi - Sécurité sociale.
La direction de l'INSS dément s'être rendu coupable de malversations.
Bujumbura, le 4 octobre 2002 (Net Press). Suite à une de nos dépêches du 27 septembre 2002 qui relataient une correspondance du président de la COSYBU au vice-président de la République l'invitant à voir dans quelle mesure mettre un terme aux malversations observables à l'INSS, le directeur général de cette institution, le colonel Léonce Ndihokubwayo, a décidé de donner sa version. Il tient à éclairer l'opinion publique et les partenaires sociaux de l'INSS que le contenu de l'article paru dans NET PRESS du 27/09/2002 sur les malversations au sein de cette société n'engage que seul M. Pierre-Claver Hajayandi.
Pour le colonel Ndihokubwayo, M. Hajayandi est un "ex-cadre de l'INSS qui a été licencié pour faute lourde". C'est certainement pour cette raison, estime le colonel Ndihokubwayo, "toutes les informations qu'il donne sur la gestion de l'INSS ne sont que des contre-vérités, de purs mensonges et des diffamations". La direction de l'INSS voudrait informer avec force qu'elle s'est "fortement engagée et est plus que déterminée pour améliorer la gestion de l'institut contre l'anarchie que M. Hajayandi voulait installer sous son règne à l'INSS". Les organes de gestion de l'institut sont là pour son appréciation et ont déjà analysé les différents rapports dont parle l'auteur de l'article, ajoute le directeur général de l'INSS qui voudrait "rassurer M. Hajayandi qu'elle garde toujours son calme et sa sérénité face à son intoxication et à sa manipulation du public".
AVIS D'APPEL D'OFFRES
1.1. MAITRE DE L'OUVRAGE Institut National de Sécurité Social, "INSS" en sigle
1.2. OBJET Le présent marché a pour objet la fourniture et l'installation des équipements informatiques.
1.3. FINANCEMENT
L'INSS financera le marché sur ses propres fonds.
1.4. PARTICIPATION
La participation au marché est ouverte aux entreprises locales ayant les capacités juridiques, techniques et financières requises.
1.5. TYPE DE MARCHE
Le marché est à bordereau de prix unitaire. Le soumissionnaire s'engage à exécuter le marché sur base des prix unitaires annexés à sa soumission. Les quantités spécifiées dans le cahier des clauses techniques sont présumées et les prix unitaires devront être forfaitaires. Les réglements dans le cadre de ce marché se feront en appliquant les prix unitaires du bordereau aux quantités réellement fournies et installées.
1.6 MONNAIE DE L'OFFRE
Les soumissions seront exprimées en dollars US.
1.7 CAUTION DE SOUMISSION
Une caution de soumission de huit millions de Francs Burundais (8.000.000 FBu) accompagne la soumission.
1.8 DELAI D'ENGAGEMENT
Les soumissionnaires restent engagés par leurs offres pendant un délai de nonante (90) jours à compter de la date d'ouverture des plis.
1.9 DEPOT DES OFFRES
Les offres rédigées en langue française, en six (6) exemplaires (un original et cinq copies) doivent être déposées à la Direction Générale des Marchés Publics, Boulevard de l'UPRONA n° 7 à Bujumbura au plus tard le 5/11/2002 avant 9 heures.
Les offres peuvent également être remises de la main à la main avant que la séance d'ouverture des offres ne soit déclarée ouverte par le Président de la Sous-Commission d'Ouverture des offres.
I. 10. CONSULTATION ET ACQUISITION DU DOSSIER
Le dossier d'appel d'offres peut être consulté et obtenu à l'I.N.S.S, B.P. 1600, à Bujumbura Tél. 21 4455, Fax (257) 22 6454, contre versement de cent mille Francs Burundais (100.000 Fbu) sur les comptes ci-après :
1121/005 ouvert à la BRB; 012001-37 ouvert à la BPB 03532 ouvert à l'IBB; 68450 ouvert à la BCB; 262601/06 ouvert à la BANCOBU; 00426830 ouvert à la BGF; 500/30/0536/60 ouvert à la BBCI; 830 ouvert à la BCD.
Il peut être également consulté à la Direction Générale des Marchés Publics, Boulevard de l'UPRONA N°7, FAX 21 4758, BUJUMBURA-BURUNDI
I. 11 OUVERTURE DES PLIS
L' ouverture des offres en séance publique, aura lieu le 5/11/2002 à 9 heures, dans la salle des réunions de la Direction Générale des Marchés Publics, Boulevard de l'UPRONA N°7 à Bujumbura.
I. 12. ECLAIRCISSEMENTS APPORTES AU DOSSIER D'APPEL D'OFFRES
Un soumissionnaire désirant obtenir des éclaircissements sur le Dossier d'Appel d'Offres peut en faire une demande écrite au Maître de l'Ouvrage. Ce dernier répondra par écrit à toute demande d'éclaircissements qu'il aura reçue au plus tard dans les sept (7) jours précédant la dette limite de dépôt des offres. Une copie de la réponse du Maître de l'Ouvrage indiquant la question posée mais sans mention de l'auteur, sera adressée à tous les soumissionnaires qui auront acheté le Dossier d'Appel d'Offres.
