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Bujumbura-Burundi



 


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Burundi - Transition.

Le président de la CSA invite le nouveau gouvernement à avoir un véritable esprit d'équipe.

Bujumbura, le 4 novembre 2001 (Net Press). Au cours d'un bref point de presse tenu en début de la soirée du 2 novembre 2001 dans les enceintes de l'OCHA (agence humanitaire de l'ONU), le président de la commission de suivi de l'accord d'Arusha (CSA), l'Ethiopien Berhanu Dinka qu'il avait déjà eu des échanges avec les dirigeants du nouveau gouvernement de transition, mais aussi avec les membres de la CSA résidant au Burundi. Il a ajouté qu'il a exhorté, au cours de ces contacts, les membres du nouveau cabinet à avoir "un réel esprit d'équipe, afin d'assurer la réussite de sa mission". "Vous devez transcender vos différences idéologiques et servir d'abord la Nation du Burundi", a expliqué en substance M. Dinka aux nouveaux ministres.

Il a fait remarquer qu'avec l'installation du nouveau gouvernement de transition, tout le processus de paix, y compris la commission qu'il dirige, a été définitivement rapatrié au Burundi. Les membres de la CSA qui ont été nommés ministres seront prochainement remplacés, de même que ceux qui ne veulent pas rentrer, a précisé M. Dinka. La nouvelle réunion de la CSA a, quant à elle, été fixée au 26 novembre 2001.

Signalons que durant cette conférence de presse, M. Dinka n'aura pratiquement fait que lire son communiqué qui avait, par ailleurs, été distribué aux journalistes qui avaient répondu à son invitation. Il en effet eu de très grosses difficultés à répondre aux questions lui posées. Certains des journalistes présents avaient pensé qu'il avait simplement du mal à s'exprimer en français, avant de constater finalement qu'il ne s'exprimait pas mieux en anglais. Tous sont pratiquement restés sur leur faim, surtout qu'ils avaient été déçus sur un autre point : la ponctualité qui n'est pas visiblement le fort des "onusiens" de Bujumbura, selon la quasi-totalité des confrères.

Burundi - Transition.

PA-Amasekanya somme les "troupes d'occupation sud-africaines" de quitter au plus vite le sol burundais.

Bruxelles, le 4 novembre 2001 (Net Press). Le président du mouvement d'autodéfense "PA-Amasekanya", M. Diomède Rutamucero, qui poursuit sa tournée européenne, vient de rendre public depuis Bruxelles, un communiqué de presse dans lequel il déclare ne pas reconnaître le nouveau gouvernement "constitué de terroristes-génocidaires et de leurs complices". Il invite par la même occasion le "peuple burundais épris de paix à ne pas coopérer avec ce gouvernement". Et d'ajouter que "contrairement au système en place à Bujumbura, PA-Amasekanya n'accorde aucune amnistie ou immunité, même provisoire, aux responsables des organisations terroristes-génocidaies que sont le Frodebu-Cndd-Fdd, le Palipehutu-Fnl, le Frolina, ...

Pour le même mouvement, toute personne qui aura accepté d'entrer au gouvernement ou de siéger au parlement dominé par les terroristes-génocidaires aura prouvé son alliance et sa complicité dans le crime avec ce dernier. Car "il n'y a pas de parlement au Burundi, mais un groupe de terroristes-génocidaires et leurs complices qui occupent le palais de Kigobe".

Dans le même communiqué, PA-Amasekanya exige des troupes sud-africaines leur départ immédiat et qu'elles cessent toute protection aux terroristes-génocidaires et à leurs complices.

Il demande enfin à la Belgique et à l'Union européenne de ne pas continuer à soutenir les terroristes-génocidaires "en finançant l'occupation du Burundi par les Sud-africains" et invite tous les Burundais épris de paix à combattre par tous les moyens les terroristes-génocidaires du Frodebu-Cndd-Fdd, Palipehutu-Fnl, Frolina, et leurs soutiens qui contrôlent les institutions de l'Etat. (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

Burundi - Sécurité.

Quelques jours après l'installation du gouvernement de transition, les terroristes-génocidaires du Palipehutu-Fnl et du Cndd-Fdd rappellent aux Burundais qu'ils sont toujours là.

Bujumbura, le 4 novembre 2001 (Net Press). Alors que certains Burundais, dont des officiels, s'étaient pris à rêver que le Cndd- Fdd et le Palipehutu-Fnl allaient accorder à leur pays meurtri un répit de quelques jours en raison de la formation et de l'installation d'un nouveau gouvernement de transition dans lequel prédominent les formations du G7, des éléments de ces mouvements terroristes et génocidaires viennent de frapper deux localités symboliques. La nuit dernière (du 3 au 4 novembre 2001), un groupe d'éléments du Palipehutu-Fnl a assiégé pendant quelques heures la zone périphérique de Buterere, nouvellement incorporée à la mairie de Bujumbura. Le bilan est de plusieurs ménages et boutiques pillés. Le "butin" a été transporté jusqu'à Tenga (petite forêt et fief de ces criminels situé à une dizaine de kilomètres de la capitale) par ceux qui venaient de se faire détrousser, c'est-à-dire la population locale, pourtant majoritairement hutu.

La commune de Rutovu (d'où est originaire l'actuel chef de l'Etat), et plus précisément la zone Muhweza, a été la cible d'une autre attaque d'un groupe de terroristes-génocidaires du Cndd-Fdd, au petit matin de ce 4 novembre 2001. Le bilan des dégats est de 6 boutiques littéralement mises à sac et de 2 maisons incendiées au chef-lieu de cette zone. Le bureau du chef de zone a été quant à lui réduit en cendres.

Mais fort heureusement, on ne signale aucune mort d'hommes au cours des deux attaques.

Burundi - Processus de paix

Le PSD appelle le nouveau gouvernement à revoir dans les meilleurs délais les salaires des fonctionnaires.

Bujumbura, le 4 novembre 2001 (Net Press). Le "parti social-démocrate" (PSD-Dusabikanye) vient de rendre public un communiqué dans lequel il recommande au nouveau gouvernement de faire tout son possible afin d'obtenir dans les meilleurs délais un cessez-le-feu définitif et permanent. Même s'il affirme n'avoir pas été consulté en vue de la formation de ce gouvernement (son ancien président Godefroy Hakizimana a en effet été déposé lors d'un récent congrès de ce parti), il l'invite à s'atteler à l'amélioration des conditions de vie des populations burundaises. Pour cela, il recommande au nouveau gouvernement de combattre la corruption et le double langage au sommet de l'Etat, mais ausi et surtout de revoir "dans les meilleurs délais" les barêmes salariaux des fonctionnaires et le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti).

Ce parti demande à ce gouvernement de cesser de s'ingérer dans les affaires internes des associations tant politiques qu'apolitiques car, pour lui, "les ailes des partis politiques ne devront pas exister aussi longtemps qu'il y a la loi et les textes fondamentaux régissant chaque association". C'est pour cela que "les services concernés sont appelés à faire la lecture des textes uniquement au lieu de choisir ou prétendre 'nommer' le représentant d'une association".

Burundi - Enseignement.

Le syndicat enseignant Conapes sort enfin de sa léthargie.

Bujumbura, le 4 novembre 2001 (Net Press). Après 3 ans d'inactivité, le syndicat Conapes (conseil national pour le personnel de l'enseignement secondaire), principal syndicat enseignant qui s'était donné comme cheval de bataille, la revalorisation de la carrière enseignante, vient de décider de sortir de sa léthargie.

Ce matin, une assemblée générale à laquelle était conviés les représentants de ce syndicat à Gitega et à Ngozi a réuni beaucoup d'enseignants au "Cercle universitaire de Bujumbura". Cette assemblée générale avait entres autres points à l'ordre du jour l'analyse de la situation financière du syndicat, l'analyse du plan d'action de ce syndicat et enfin l'élection d'un nouveau comité.

L'assemblée générale a amèrement constaté que la situation financière n'est pas des meilleurs. En effet, un détournement de 2,3 millions Fbu par son ex-président, M. Justin Kabayabaya, et deux de ses amis, MM. Déo Niyindagira et Gaspard Mbonankira, tous deux enseignants à Gitega. C'est pour cela qu'une plainte contre M. Kabayabaya a été deposé le 1er octobre 2001 au parquet de Gitega. Ce dernier qui était arrivé un peu tardivement au Cercle universitaire, a demandé en vain la parole afin de s'expliquer. Ce à quoi on lui a rétorqué qu'il le fera uniquement au tribunal. Il est néanmoins resté sur place au grand désespoir de l'assistance qui estimait que l'intéressé n'en avait pas le droit, ayant été exclu de ce syndicat pour non-paiement de sa cotisation. A l'issue de la réunion, le président ai de ce syndicat, M. Philibert Ngezahayo a été confirmé. Son vice-président sera M. Egide Hakizimana. L'assembée générale a exhorté le président élu à redynamiser le syndicat comme naguère afin de revendiquer et d'obtenir le statut spécial de l'enseignant.

l peut être également consulté à la