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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Processus de paix.
"En cautionnant le communiqué sanctionnant le sommet sur le Burundi du 26 février 2001, le gouvernement du Burundi s'est rendu avec armes et bagages à l'équipe de la Facilitation", estime le FRODEBU-NZOJIBWAMI.
Bujumbura, le 5 mars 2001 (Net Press). Le Comité Directeur National du parti FRODEBU, aile Nzojibwami, a tenu une réunion ordinaire ce samedi 3 mars 2001 dont les points à l'ordre du jour étaient, entre autres, la situation politique et sécuritaire prévalant dans le pays. Le Comité Directeur de ce Parti a constaté, au cours de cette réunion, que le processus d'Arusha vient d'aboutir paradoxalement à l'ethnisation à outrance de la société burundaise par l'institutionnalisation du G10 tutsi et du G7 hutu. Pour lui, cela "compromet gravement l'unité et la cohésion nationales et met en danger l'avenir de la démocratisation du pays".
En outre, le même parti estime que le communiqué conjoint du Sommet des Chefs d'Etat de la sous-région sur le Burundi tenu le 26 février 2001 "met profondément en danger l'indépendance et la souveraineté nationales du Burundi" et qu'en cautionnant ce communiqué, le Gouvernement du Burundi "s'est rendu avec armes et bagages à l'Equipe de l'ancienne Facilitation dont l'agenda caché dans le processus d'Arusha vient d'éclater au grand jour".
Le FRODEBU-Nzojibwami met par ailleurs en garde le Gouvernement contre l'acceptation d'"une dérive telle qu'annoncée lors du dernier sommet d'Arusha" et lui fait savoir qu'il considérera qu'il aura capitulé et en tirera les conclusions qui s'imposent. En conséquence, ce parti demande au Gouvernement de "suspendre sans délai sa participation aux sommets de la honte et de l'humiliation d'Arusha" pour entamer plutôt les négociations conduites par le Vice-Président sud-africain afin de parvenir "rapidement à un cessez-le-feu permanent et à l'Etat de droit".
Enfin, il appelle tous les Burundais à garder à l'esprit que "la mise en place des institutions de transition avant le cessez-le-feu entraînera immédiatement la "somalisation" définitive de l'Etat burundais".
Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires se préparent à nouveau à s'infiltrer en masse à Kayogoro à partir de la Tanzanie.
Kigoma, le 5 mars 2001 (Net Press). Des sources tanzaniennes de Kigoma indiquent que les terroristes-génocidaires se préparent à s'infiltrer au Burundi à partir de la Tanzanie. Ces sources précisent que le lieu d'accueil sera la localité de Buhema, de la Commune Kayogoro, Province Makamba.
Cette localité serait le dernier bastion de ces terroristes-génocidaires après avoir été délogés de Buga. Ils voudraient entrer au Burundi par la localité de Gatwe de la même Commune.
Selon des sources en provenance de Rutana, ces terroristes-génocidaires ont attaqué la nuit dernière (du 4 au 5 mars 2001) la localité de Maramvya de la Commune Gitanga (Rutana). Au cours de cette attaque, 25 vaches ont été volées et acheminées vers Buhema. On ne déplore pas de pertes en vies humaines.
Burundi - Confessions religieuses.
André Migurumiko en appelle au Ministre des Droits de la Personne Humaine pour l'arrêt des "perpétuelles persécutions" dont sont victimes ses disciples.
Bujumbura, le 5 mars 2001 (Net Press). M. André Migurumiko, qui continue à se disputer avec son rival Vincent Karayenzi la représentation légale de la "Mission Evangélique Indépendante" (M.E.I), vient d'écrire au Ministre des Droits de la Personne Humaine pour dénoncer les nombreuses et continuelles violations des droits par certains services de l'Etat à l'encontre de ses fidèles. Et de citer les plus récentes des "perpétuelles persécutions" dont sont victimes ses disciples. Selon lui, ces derniers sont "constamment harcelés et sommés de justifier leur foi", au service comme sur les places publiques. Pourtant, poursuit-il, l'Etat burundais est laïc et les citoyens n'ont à répondre que de leurs actes au regard de la loi nationale.
Ce qui semble l'inquiéter le plus, c'est que "cette persécution discriminatoire prend de plus en plus des allures d'incitation à la violence aveugle", comme à Buyenzi où le Chef de Zone aurait donné la consigne à ses subalternes de chasser ou de faire chasser les adeptes de Migurumiko. Le même Chef de Zone aurait donné l'exemple en faisant torturer un enfant de 12 ans du nom de Meschac Nsabiyumva.
Pour M. Migurumiko, tout cela découle du fait qu'il a été lui-même accusé de délits graves depuis février 2000 et que même s'il a bénéficié d'une liberté provisoire depuis avril 2000, certaines autorités de base s'en servent pour lui dénier la présomption d'innocence. En outre, ajoute-t-il, certains responsables administratifs "croient servir la société" en s'en prenant à lui-même et à ses disciples depuis la diffusion par la RTNB des "informations fausses et diffamatoires" en février 2000 "jamais démenties, faute de droit de réponse".
Enfin, M. Migurumiko regrette que dans le litige l'opposant à son rival, certains services de l'Etat ont pris fait et cause pour "un groupe de gens décriés par les fidèles de la MEI qui l'accusent de vol de fonds et de biens de leur patrimoine".
Burundi - Télécommunications.
L'Onatel prêt à injecter de nouveaux fonds dans le capital de Télécel Burundi.
Bujumbura, le 5 mars 2001 (Net Press). De sources bien informées, nous venons d'apprendre que l'Office National des Télécommunications (Onatel) - que l'Etat s'apprête à privatiser - serait disposé à injecter de nouveaux fonds dans le capital de la société Télécel Burundi, où il est actionnaire à hauteur de 40%.
Rappelons que la société Télécel Burundi a été la première à introduire la téléphonie sans fil au Burundi, mais qu'elle est confrontée aujourd'hui à une forte concurrence et à certaines difficultés techniques ("encombrements" aux heures de pointe, ...). Par ailleurs, l'Onatel aurait décidé de prendre automatiquement 21 FBu sur les 65 que coûte une communication Onatel - Télécel.
Contacté à ce sujet au téléphone pour donner de plus amples précisions, le Directeur Commercial de l'Onatel, M. Salvator Nizigiyimana, a indiqué à notre Rédaction que ce n'est pas comme cela qu'on cherche des informations. "On s'annonce d'abord, puis on demande un rendez-vous pour obtenir ce que vous voulez" (sic!), a retorqué le Directeur Commercial de l'Onatel. Il a ajouté qu'il maîtrise le système de communication mieux que certains journalistes et qu'il dirige même quelques organes de presse.
Il est pourtant à noter que la Rédaction de "Net Press" contacte souvent des personnalités plus importantes et qui donnent des informations au téléphone. On citera à titre d'exemple les membres du Gouvernement, les Conseillers principaux de la Présidence et des deux Vice-Présidences, les membres de l'Assemblée Nationale, les Membres du Corps Diplomatique et Consulaire, et même l'ancien Président Sylvestre Ntibantunganya. Il aurait fallu qu'à l'avenir, M. Nizigiyimana leur emboîte le pas.
Communiqué
Le Ministère des Finances porte à la connaissance des contribuables, importateurs et exportateurs que désormais ils sont autorisés à utiliser le système de paiement par "carte cash" de la Banque de Gestion et de Financement, BGF.
Les Comptabilités des Impôts, des Bureaux des Receveurs des Douanes installés au port et à l'aéroport disposeront des machines P.O.S pour ces formalités de paiement que la nouvelle technologie disponibilise au monde des opérateurs économiques.
Ce nouveau systeme réduira sensiblement la masse de fonds qui était manipulée par les Comptables publics avec tous les risques que comportait cette manipulation.
