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Bujumbura-Burundi.

Le patron du HCR attendu au Burundi.

Bujumbura, le 5 avril 2001 (Net Press). Le successeur de Sadako Ogata à la tête du HCR, M. Ruud Rubbers, est attendu à Bujumbura ce dimanche 8 avril 2001 pour une visite de deux jours. Il sera accompagné par le directeur du bureau Afrique et le directeur général chargé de l'Afrique de l'Est et de la Corne de l'Afrique. Il voyagera à bord d'un avion privé et atterrira à 10 heures. Il sera accueilli par le ministre à la réinsertion, M. Pascal Nkurunziza en compagnie d'un haut cadre du ministère des relations extérieures. Vers 11 heures, M. Rubbers se rendra à Ruyigi où il inaugurera officiellement un centre de santé à Muriza et une école à Gasanda. Il sera alors en compagnie des ministres Mpawenayo et Nkurunziza, respectivement en charge de l'éducation nationale et celui de la réinsertion. Il sera de retour à Bujumbura vers 15 heures 30 minutes et devrait aussitôt rencontrer le ministre des relations extérieures et de la coopération, M. Sévérin Ntahomvukiye. Vers 16 heures 15 minutes, M. Rubbers rencontrera les représentants des parties signataires d'Arusha (Frodebu, Parena, Uprona, G8).

Le patron du HCR devrait rencontrer lundi 9 avril 2001 les ministres de la Défense Nationale, à la réinsertion, des Droits de l'homme et du processus de paix au Novotel avant de s'entretenir avec le président de l'Assemblée Nationale et le chef de l'Etat. Il rencontrera ensuite le personnel du HCR vers 12 heures 30 minutes, puis se rendra à Ngagara pour une visite aux réfugiés congolais.

Burundi - Droits de l'Homme.

La diaspora burundaise proteste auprès de Mme Robinson contre le comportement de l'Office des Droits de l'Homme au Burundi à l'égard de MM. Rutamucero et Masumbuko.

Genève, le 5 avril 2001 (Net Press). Quatre associations de Burundais de la diaspora, à savoir AC-Génocide Canada, AC-Génocide Suisse, AC-Génocide Bénélux et l'Association internationale pour la prévention du génocide au Burundi, viennent d'écrire à Mme Mary Robinson, Haut-Commissaire des Nations Ùnies pour les Droits de l'Homme pour lui exprimer leur "profonde stupéfaction" et leur "révolte suite au scandaleux et insolite cas de la violation flagrante des droits de l'homme" par ses propres services et, "de surcroît dans les locaux même du Centre des droits de l'homme à Bujumbura, capitale du Burundi".

Ces associations ont dénoncé "l'expulsion par la force de l'Ir. Diomède Rutamucero, président de PA-Amasekanya, qui s'était réfugié depuis plus de 2 mois au Centre des droits de l'homme à Bujumbura pour se mettre à l'abri de la persécution et des menaces de mort perpétrés contre lui par le pouvoir en place". Elles ont aussi déploré l'expulsion du Dr. Pie Masumbuko qui a été faite avec la "plus grande brutalité et dans des conditions particulièrement humiliantes par l'agent français du nom de M. Battista qui, selon ses dires, commettait ce forfait en votre nom et sur vos instructions expresses". Elles ont ajouté que "dans ses agissements qui faisaient le racisme le plus primaire et qui traduisait un esprit manifestement colonial, M. Battista n'a tenu aucun compte même de l'âge (70 ans) de sa victime, ni de son statut, ni de son état de santé ou d'être humain tout court".

Les mêmes associations ont tenu à dénoncer avec la plus grande vigueur "ces agissements inhumains" et à faire part à Mme Robinson de la "grande déception de tous les citoyens qui avaient cru en la morale universelle incarnée par les Nations Unies et aujourd'hui délibérément bafouée par leurs propres agents". Elles lui ont enfin demandé de se "dissocier officiellement de ces actes de barbarie et de les dénoncer avec d'autant plus de force qu'ils ne sont pas déroulés dans les locaux de la presigieuse instistution" qu'elle dirige, "celle qui, aux yeux de tous, était le symbole de la promotion et de la protection des droits de l'homme au Burundi comme dans le reste du monde". (voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "agora").

Burundi - Droits de l'Homme.

PA-Amasekanya s'en prend à l'office des droits de l'homme pour son comportement vis-à-vis de MM. Diomède Rutamucero et Pie Masumbuko.

Bujumbura, le 5 avril 2001 (Net Press). L'association PA-Amasekanya vient de rendre publique une déclaration dans laquelle elle s'en prend dans des termes assez durs au staff de l'Office du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l'Homme au Burundi pour son comportement comportement à l'endroit de M. Diomède Rutamucero, président de ce mouvement et du Dr. Pie Masumbuko, retraité de l'OMS. Pour cette association, les agents de cet office ne font rien pour l'amélioration de la situation des droits de l'homme au Burundi et "forment insolemment un îlot d'opulence perdu au milieu d'une masse de démunis, traqués par la misère et la faim". Ils ne sont, d'après la même association, capables que de "conduire des véhicules dernier cri avec la prestigieuse marque "UN, CD 39" et de prononcer "des discours pompeux" au cours de "quelques descentes mondaines, occasions de siffler le champagne et de savourer le caviar ...". Pour PA-Amasekanya, cette situation "marque le point de départ de la désillusion" de la population burundaise qui attendait de cet office plus; le comble de cette désillussion étant ce qui est arrivé à MM. Rutamucero et Masumbuko.

PA-Amasekanya a annexé à cette déclaration un écrit du colonel (français) Guy de Battista qui a affirmé avoir reçu de Mme Robinson l'ordre de chasser M. Rutamucero (voir la déclaration et la note de Guy de Battista sur www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires du CNDD-FDD tentent toujours de destabiliser sans succès la 2ème ville du pays.

Gitega, le 5 avril 2001 (Net Press). Depuis une dizaine de jours, les terroristes-génocidaires du CNDD-FDD en provenance de la Tanzanie ont tenté une nouvelle fois d'attaquer la province de Gitega sans succès. Leur objectif était, comme lors des 3 dernières tentatives, de parvenir jusqu'au chef-lieu de cette province qui constitue la 2ème ville du pays. Ils ont été stoppés net par les forces de l'ordre au niveau de la commune Makebuko où l'armée nationale leur a infligé, vers la fin de la semaine écoulée, une cinglante défaite et de très lourdes pertes.

Comme toujours lorsqu'ils sont en difficulté, les terroristes-génocidaires rescapés de Makebuko se sont subdivisés en plusieurs petits groupes qui se sont éparpillés dans plusieurs directions : Gishubi où ces tueurs ont été, semble-t-il, bien accueillis par la population locale, Itaba, Buraza et Butaganzwa (Province Ruyigi) où ils commettent beaucoup d'atrocités essentiellement contre les usagers de la route Ruyigi-Gitega. Ces terroristes-génocidaires qui voulaient destabiliser les abords de la 2è ville du pays comme le font leurs compères du FNL à l'endroit de la capitale, sont aujourd'hui en débandade dans toutes les localités où ils se sont éparpillés suite aux opérations vigoureuses de ratissage engagées par l'armée nationale et ont décidé de se faufiler au sein de la population civile en attendant de pouvoir retourner d'où ils étaient venus, c'est-à-dire la Tanzanie. Selon des observateurs, tout l'Est du pays ainsi qu'une partie du Sud (essentiellement Makamba et la commune Rutovu de Bururi) subiront de manière quasi-régulière les assauts de ces tueurs qui tentent, malgré leurs nombreuses déroutes militaires, à maintenir une pression sur la ville de Gitega ainsi que ses environs. En effet, ces régions sont devenus de véritables passoires pour ces terroristes-génocidaires en provenance de la Tanzanie.

Burundi - Processus de paix.

Le CNDD-FDD dément avoir une quelconque responsabilité dans l'échec de la rencontre du 28 mars 2001 de Libreville.

Bujumbura, le 5 avril 2001 (Net Press). Le CNDD-FDD vient de démentir dans un communiqué parvenu ce matin à notre Rédaction qu'il "n'a reçu aucune invitation" pour se rendre à Libreville le 28 mars 2001. Selon M. Jérôme Ndiho, porte-parole de ce mouvement, le leader du CNDD-FDD a pris connaissance de l'affaire dans la presse "comme tout le monde". Rappelons à ce sujet que le président Buyoya avait indiqué aux journalistes que Jean-Bosco Ndayikengurukiye n'était pas allé à Libreville car l'invitation lui était arrivée "trop tard". Pour M. Ndiho, si une invitation en bonne et due forme était parvenue à son chef, il n'y avait aucune raison qu'il n'y réponde pas. Et de conclure que : "La cause de l'échec du sommet du 28 mars se trouve donc ailleurs". (voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").

Burundi -Tanzanie - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires s'apprêteraient à attaquer de nouveau les provinces du Sud-est à partir de la Tanzanie.

Kigoma, le 5 avril 2001 (Net Press). Des sources tanzaniennes de Kigoma indiquent que des terroristes-génocidaires du CNDD-FDD sont entrain de se reconstituer pour attaquer les provinces du Sud-est du Burundi. Ces derniers sont établis principalement à Kirema dans la province Kigoma, en face de Buga (Commune Kayogoro). Ces informations sont confirmées par des gens qui reviennent de la Tanzanie et qui avaient été enlevés par ces terroristes-génocidaires. Les populations qui venaient à peine de regagner leurs ménages après les récentes attaques contre la province de Rutana sont ainsi prises de panique. Nos sources nous ont aussi signifié que pour l'heure, il n'y a pas de signe visible dans ces provinces qui présagent d'imminentes attaques. Ces terroristes-génocidaires empruntent normalement un axe classique de la Tanzanie au Burundi via Kirema en traversant la Maragalazi et passant par la localité de Buga qui s'est vidée de pratiquement toute sa population. C'est à partir de là qu'ils entrent dans d'autres provinces.

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QUELQUES TIRS QUI