NET PRESS  
TEL.(257)217080
B.P. 2775
FAX.(257)217614
E-MAIL ADDRESS:netpress@cbinf.com
SITE WEB http://www.cbinf.com/netpress.bi
Bujumbura-Burundi

Burundi - Télécommunications.

L'ARCT somme l'ONATEL de respecter les accords "tacites" d'interconnexion le liant aux 3 opérateurs privés de la téléphonie mobile ...

Bujumbura, le 5 juin 2001 (Net Press). Depuis quelques mois, un conflit oppose l'Office National des Télécommunications (ONATEL) à la société TELECEL BURUNDI. Sur pression du syndicat de base de ses travailleurs, l'ONATEL refusait de rendre les 308 millions de FBu que lui réclame TELECEL pour l'utilisation de ses installations par les abonnés de l'ONATEL pendant une période de 10 mois. C'est ce qu'on appelle à TELECEL BURUNDI des accords "tacites" d'interconnexion, selon l'expression du directeur général de cette société, M. Yves Nsabimana, qui avait animé un point de presse en date du 28 mars 2001 pour expliquer qu'il ne comprenait pas pourquoi l'ONATEL refuse de payer cette somme alors qu'il paie chaque année, pour les mêmes services, des millions de dollars aux opérateurs internationaux comme Belgacom, France Télécom et British Telecom.

Le conseil d'administration de l'Agence de Régulation et de Contrôle des Télécommunications (ARCT) vient donc de trancher cette affaire en sommant l'ONATEL, non seulement de verser la somme due à TELECEL, mais aussi de donner 30% de ce qu'il gagne sur les communications ONATEL-TELECEL. Ce qui signifie en clair que les sociétés AFRICELL et SPACETEL bénéficieront elles aussi de cette mesure (si elle venait à être appliquée).

Selon le procès-verbal des réunions du conseil d'administration de l'ARCT du 4 et du 25 mai 2001, ce conseil "a décidé que le dit accord d'interconnexion (NDLR : signé par les directeurs généraux de l'ONATEL et de TELECEL-BURUNDI en date du 12 juillet 2001 mais contesté par les organes sociaux de l'ONATEL et annulé par le ministre de tutelle le 29 mars 2001) soit signé et qu'il y ait application du taux de reversement de 21 FBu par minute calculé sur la base de la taxe de perception de l'ONATEL de 65 FBu par minute convenue entre les deux sociétés comme base de calcul de la taxe de répartition".

A l'ONATEL, c'est le désarroi total au sein du personnel alors qu'on jubile au sein des 3 opérateurs privés en téléphonie mobile.

En réaction à cette décision, les organes sociaux (les chefs de service et les représentants du personnel au conseil d'entreprise et au conseil d'administration) de l'ONATEL ont fait remarquer, dans une lettre envoyée aux ministres de la défense nationale et des transports, postes et télécommunications, qu'"on ne peut pas être à la fois juge et partie", car "trois membres du conseil d'administration de l'ARCT ont des intérêts évidents dans la société TELECEL" : Mme Félicité Niragira, secrétaire général et n° 2 de TELECEL-BURUNDI; M. Siméon Cubwa, "actionnaire fondateur de TELECEL-BURUNDI" où il possède 10 actions et enfin, M. Pierre-Claver Gahungu, époux de Mme Zidonie Gifutenge qui est la responsable du service "Ressources humaines et approvisionnements" à TELECEL-BURUNDI. Les organes sociaux de l'ONATEL vont plus loin en accusant l'ARCT d'être "entrée dans la gestion pure et simple de l'ONATEL en allant même jusqu'à fixer arbitrairement le montant à verser par l'ONATEL à TELECEL", et de s'être ainsi "substituée au conseil d'administration" de cet office qui lui avait demandé plutôt de lui fournir les renseignements techniques à même de l'aider à prendre une décision appropriée dans cette affaire.

Si les décisions de l'ARCT venaient à être exécutées, ont prévenu les mêmes organes sociaux, les services téléphoniques de base disparaitront à coup sûr. Raison pour laquelle, ils ont appelé les deux ministres à "rappeler à l'ordre" l'ARCT, à "casser ces décisions impartiales" et à revoir dans les meilleurs délais la composition du conseil d'administration de cette agence.

Burundi - Urbanisme.

La récente distribution de 1520 parcelles à Bujumbura n'aurait pas été régulière, selon une certaine opinion.

Bujumbura, le 5 juin 2001 (Net Press). Les services de l'urbanisme viennent de procéder à la distribution de 1520 parcelles dans les sites de Kigobe, quartier 9 de Ngagara et Kanyosha. Une bonne partie des postulants (qui étaient 8.000 alors qu'il n'y avait que 1700 parcelles disponibles, selon les services habilités) se plaint et se demande quels critères ont mis en avant pour cette distribution. Pour ces postulants qui ne sont pas dans la catégorie des "heureux élus", les nouveaux acquéreurs sont soit des dignitaires du régime, soit d'autres personnes qui n'en sont pas à leur premier logement. Les mêmes sources ont déploré que certains couples ont bénéficié de 2 parcelles, l'une étant inscrite au nom de l'époux et l'autre, à celui de la femme.

Enfin, certaines personnes ont eu des parcelles de 13 ares et d'autres de 3 ares. Il aurait été mieux inspiré de diviser ces parcelles de 13 ares en quatre pour en faire bénéficier à un maximum d'acquéreurs, selon la même opinion qui estime que cette distribution devrait être annulée afin d'envisager une nouvelle qui serait plus équitable.

Burundi - Politique.

PA-Amasekanya condamne la détention du président du RADDES ...

Bujumbura, le 5 juin 2001 (Net Press). Le mouvement d'autodéfense "PA-Amasekanya" vient de condamner, par le biais d'un communiqué rendu public ce 4 juin 2001, l'incarcération à Mpimba du président du parti RADDES (Ralliement pour la Démocratie et le Développment Economique et Social), M. Joseph Nzeyimana. Selon ce mouvement, le dossier LONA (Loterie Nationale) dont est accusé M. Nzeyimana "ne tient pas". Pour le même mouvement, M. Nzeyimana a été arrêté pour "ses opinions et son soutien avoué à la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi".

Il dénonce en outre "cette manière du pouvoir en place d'intimider, de persécuter, de harceler et de torturer tous les Burundais qui pensent autrement que lui". (Voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").

Burundi - Société.

Trois hommes interpellés et incarcérés à Mpimba pour l'affaire "Détournement des mineures" ...

Bujumbura, le 5 juin 2001 (Net Press). Trois hommes impliqués, selon la police, dans l'affaire "détournement des mineures" qui a défrayé la chronique ces derniers temps dans la capitale, ont été interpellés hier soir et directement conduits vers la prison centrale de Mpimba. Il s'agit de MM. Benoît Ndorimana, Joseph Ntagabo et Irto Mattia, de nationalité italienne. M. Ndorimana a été arrêté au parquet de Bujumbura où il avait répondu à une convocation d'un juge. Il a ensuite été incarcéré brièvement au cachot du parquet, avant d'être transféré à Mpimba. Selon le mandat d'arrêt, les 3 hommes ont été arrêtés pour "viol". Ils sont poursuivis par l'article 385 du code de procédure pénale.

Pour sa part, M. Aloys Nyogozi, cité dans la même affaire par les 5 jeunes filles arrêtées par la police, a écrit à notre rédaction pour démentir les informations contenues dans la dépêche du 30 mai 2001, en indiquant que "les déclarations d'une prostituée ne devraient pas être considérées comme une vérité d'évangile, car elles ne sont étayées par aucun élément palpable". Pour lui, les journalistes auraient dû faire preuve de plus de circonspection, car "même les éléments clés constitutifs de culpabilité ne sont pas encore établis". (L'intégralité de la réflexion de M. Nyogozi sera disponible dès demain matin sur notre site web www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").

Avis de mise en vente

Il est porté à la connaissance du public qu'une parcelle de 36 ares, avec deux titres de propriété, est en vente en mairie de Bujumbura, au quartier Sororezo, à côté de l'endroit nouvellement viabilisé. Pour tout renseignement, s'adresser au 22 8632 ou au 22 8634 pendant les heures de service, au 215880 pendant les heures de repos et au 092 8430 ou au 0823605.

 

Retour

plus de procès-verbal de cette saisie. Il