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Bujumbura-Burundi.

 

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires continuent à inoculer le venin de la haine ethnique en province Muramvya.

Muramvya, le 5 juillet 2001 (Net Press). La situation sécuritaire est pour le moment calme en province Muramvya, mais des incursions en provenance de la Kibira continuent à être signalées dans les communes proches de cette forêt. Ainsi, dans la nuit du 2 au 3 juillet 2001, vers minuit, un petit groupe de ces criminels parmi lesquels figuraient, selon des témoins, des femmes, est entré dans la commune Bukeye, par la localité de Gikonge avant de se diriger vers la zone Gatabo de la commune Kiganda où ils se seraient adonnés au pillage dans quelques ménages. Ils se seraient ensuite dirigés vers Martyazo, dans la même commune, et auraient alors opté pour la discrétion.

En effet, leur objectif premier dans l'immédiat serait d'enseigner la désobéissance civile à la population locale qu'ils veulent faire adhérer à leur idéologie de génocide. Pour le moment, ces terroristes-génocidaires se trouveraient quelque part entre Martyazo, Nyagisozi et Madagari (en commune Kiganda).

Burundi - Politique.

Que se disent Mukasi et Ntibantunganya quand ils se rencontrent ?

Bujumbura, le 5 juillet 2001 (Net Press). Les deux hommes se sont rencontrés à la résidence de l'ambassadeur des Etats-Unis au Burundi hier soir lors d'une réception offerte à l'occasion du 225è anniversaire de l'indépendance des USA. A les voir, ils s'écoutaient mutuellement mais ils mettaient beaucoup d'énergie quand chacun tenait des propos à l'autre. On se rendait compte que les deux hommes parlaient politique, mais aussi qu'il y avait entre eux un dialogue de sourds, selon un des convives présent à cette réception.

Contacté ce matin au téléphone, M. Mukasi, président de l'Uprona non-négociateur, a indiqué que M. Ntibantunganya lui demandait d'être "médiateur" entre Mukasi et le président Buyoya. M. Mukasi a rétorqué qu'il ne peut même pas s'entretenir avec le président Buyoya et que M. Ntibantunganya serait gentil, en tant qu'ancien président de la République, s'il allait dire au chef de l'Etat de quitter le pouvoir, car il n'y a plus personne derrière lui. M. Mukasi a également fustigé des gens qui lui ont posé la question de savoir ce qu'il était allé faire en Europe. Il leur a répondu que eux sont toujours en avion, mais quand lui il voyage, cela devient un événement.

La rédaction a également contacté au téléphone l'ancien président Ntibantunganya à ce sujet. Il a indiqué qu'il connaît M. Mukasi depuis longtemps. Les deux hommes se sont connus d'abord à la radio nationale comme journalistes, ensuite ils ont travaillé ensemble à l'Uprona et enfin, ils se sont livrés à des compétitions politiques en 1992/1993, a précisé M. Ntibantunganya. Il a ajouté qu'il doit l'écouter comme politicien, car s'exprimer c'est son droit le plus inaliénable. Il ne voit donc pas de danger de discuter avec Mukasi pour autant qu'il n'y ait pas de violences.

L'ancien président de la République est revenu sur la situation qui prévaut au Burundi. Pour lui, le pays risque de disparaître complètement si l'on n'y prend garde. Il a demandé à ce que les politiciens s'entendent sur un minimum de choses : sauvegarder ce pays. Car pour lui, même ces politiciens qui ont des ambitions n'auront pas où s'exprimer si jamais le pays continue à sombrer. Vont-ils s'exprimer au Congo ou en Alaska ? s'est-il interrogé. A titre d'exemple, les Burundais ont signé un accord qui est un produit de toute la classe politique de ce pays. Si les signataires y croient donc, il ne comprend pas pourquoi on passerait toute une année à hésiter à le mettre en application. Pour lui donc, c'est qu'il y a des intérêts sectaires qui sont cachés. Malheureusement, a-t-il déclaré, les Burundais n'expriment pas clairement leurs problèmes. Il faut faire un effort pour deviner ce que l'autre pense. En outre, M. Ntibantunganya a indiqué que les Burundais ne devraient pas être bloqués par le passé. Il faut qu'ils surmontent les tragédies qui ont jalonné l'histoire de ce pays, et affrontent le présent et l'avenir. Sinon, a-t-il conclu, que deviendrons-nous si nous léguons nos malheurs à nos enfants ?

Burundi - Droits de l'homme.

Le rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Burundi effectue sa 4ème visite demain.

Bujumbura, le 5 juillet 2001 (Net Press). Le rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Burundi, l'ivoirienne Marie-Thérèse Keita Bocoum effectue du 6 au 14 juillet 2001 sa 4ème visite au Burundi.Elle viendra recueillir les "informations objectives" et récentes sur l'évolution de la situation des droits de l'homme au Burundi. C'est ainsi que pendant son séjour, Mme Keita Bocoum rencontrera les plus hautes autorités civiles, judiciaires et militaires du pays, les autorités provinciales, les organisations politiques, des représentants des milieux académiques, des syndicats et des media ainsi que les associations burundaises des droits de l'homme et la société civile. En plus, elle aura des entretiens avec les représentants de la communauté diplomatique et du système des Nations Unies. Rappelons que sa dernière visite remonte à janvier 2001.

Burundi - Confessions religieuses.

La paroisse st Joseph de Ngagara s'apprête à fêter en grande pompe l'ordination de 8 prêtres.

Bujumbura, le 5 juillet (Net Press). Il y aura foule ce samedi 7 juillet 2001 au stade (CECINGA) de Ngagara. Ce jour-la, la paroisse Saint Joseph de Ngagara abritera les cérémonies au cours desquelles seront ordonnés prêtres 8 grands séminaristes originaires de 6 paroisses du diocèse de Bujumbura, dont 2 ressortissants de la paroisse Ngagara.

La paroisse St Joseph de Ngagara a vu le jour lors de la Pâques 1955 et comptait à l'époque 15.000 catholiques sur 60.000 aujourd'hui, soit près de 80% de l'ensemble de la population de cette circonscription. Depuis lors, elle a donné naissance à la paroisse Kinama d'abord, puis Kamenge il y a 4 ans. Du père Bruno Gioglielminotti en 1955 à Simon Ruragaragaza aujourd'hui, la paroisse Saint Joseph a eu une dizaine de curés à sa tête, dont le très bouillonnant et néanmoins très talentueux Jean-Berchmans Bwabo. Les 2 prêtres qui seront ordonnés ce samedi s'ajouteront aux 6 autres originaires de cette paroisse et qui ne sont pas n'importe qui au sein de la hiérachie diocésaine, puisque l'un, Antoine Sabushatse est recteur du grand séminaire de Bujumbura et l'autre, Jean-Louis Nahimana est curé de la cathédrale Regina Mundi.

Sur le plan de la scolarisation, la zone Ngagara qui couvre la plus grande partie de la paroisse, se classe en peloton de tête dans la ville de Bujumbura, selon le chef de zone, puisque tous les enfants en âge d'être scolarisés fréquentent l'école. Quant au curé de la paroisse, l'abbé Simon Ruragaragaza, chef d'orchestre des cérémonies à venir, il est à juste titre comblé. A la veille de ses 38 ans de sacerdoce, mais sans l'avouer explicitement, il estime que sa succession, même si elle n'est pas encore à l'ordre du jour, est assurée. Sa paroisse compte en effet un peu plus de 1.000 jeunes membres des différents mouvements d'action catholique, dont 250 du Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ), véritable pépinière des prêtres de demain. Lorsque, au soir de sa vie, il aura atteint l'âge de Mathusalem, il pourra s'endormir pacifiquement et se dire, comme le Général de Gaulle en 1965, qu'après son départ, "ce ne sera pas le vide, mais le trop plein".

Rappelons que la dernière fois que la paroisse Saint Joseph avait abrité de telles cérémonies, remonte au mois d'août 1989. Elles étaient présidées par Mgr. Simon Ntamwana, fraîchement nommé évêque 6 mois plus tôt. L'ordinand s'appelait alors André Sezerano, de nationalité rwandaise. Pressenti par ses pairs du conseil presbytérien pour succéder à l'abbé Herménégilde Twagiramukiza en janvier 1995 à la tête de la "belle" paroisse, Mgr Simon Ntamwana ne l'avait pas entendu de cette oreille. Il l'avait plutôt sommé d'aller exercer son ministère dans Bujumbura rural avec tous les risques qu'il courait pour sa sécurité. L'abbé Sezerano avait alors préféré regagner la terre de ses encêtres et faire "comme Melchisedek" dans le diocèse de Butare.

Burundi - Etats-Unis.

Les Etats-Unis célèbrent leur 225e anniversaire d'indépendance.

Bujumbura, le 5 juillet 2001 (Net Press). Les Etats-Unis d'Amérique ont célébré hier 4 juillet 2001 leur 225è anniversaire d'indépendance. Au Burundi, l'ambassade de ce pays à Bujumbura avait invité plus de 1000 personnes pour la circonstance. L'ambassadeur des Etats-Unis au Burundi, Mme Mary Carlin Yates est revenue dans son discours sur l'importance de cette date dans la vie des Américains. Elle a rappelé quelques hauts faits et grandes dates ayant marqué l'histoire des Etats-Unis. Elle a souligné que les Américains s'appuient toujours sur la sagesse de leurs ancêtres qui ont forgé la nation américaine. Elle a comparé la situation des Etats-Unis à celle du Burundi, en matière de sagesse. Elle a fait savoir que les Burundais eux aussi ont une référence, les Bashingantahe, qui étaient des garants pour la paix sociale. Elle a insisté sur le fait que son pays est toujours disposé à assister le Burundi dans l'exécution des choix qu'il aura faits pour son avenir (Voir l'intégralité du discours de l'ambassadeur Yates et du président George W. Bush sur www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique Agora).

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