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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Politique

Du rififi au G7.

Bujumbura, le 5 juillet 2002 (Net Press). Les choses vont décidément très mal au sein des 2 grandes familles politiques issues d'Arusha puisque, après le mécontentement des fameux"petits" partis du G10 vis-à-vis de l'Uprona négociateur, c'est le tour aujourd'hui d'autres formations politiques, dites "petites" elles aussi, de grincer des dents et de protester vigoureusement contre le comportement du Frodebu. Dans une lettre adressée au président de la commission de suivi de l'accord d'Arusha, le Frolina et le Palipehutu, tous 2 membres du G7 et signataires de cet accord, invitent M. Dinka à redresser rapidement la situation "avant qu'il ne soit trop tard et que n'éclate le G7".

Les 2 mouvements fustigent en particulier de très nombreuses violations de l'accord d'Arusha et d'une "convention de collaboration et de partage des responsabilités" signée par tous les mouvements et partis du G7 excepté le Cndd de Léonard Nyangoma, en date du 19 mars 2001. Le Frodebu s'était engagé ce jour-là, moyennant le soutien des 5 autres formations politiques du G7 à son candidat Domitien Ndayizeye à la vice-présidence de la République, à respecter les clauses de cette "convention". Les 2 mouvements déplorent que cet engagement ne fut pas tenu puisque dans le partage des postes revenant au G7 suivant l'esprit et la lettre de l'accord d'Arusha, le Frodebu s'est accordé la part du lion en oubliant les autres (ce qui est exactement et quotidiennement reproché à l'Uprona négociateur par les autres partis du G10). Ainsi, alors que l'article 11 de la convention susmentionnée stipulait que chaque formation du G7 devrait avoir au moins un poste ministériel dans le gouvernement de transition, le Frolina n'en a reçu aucun alors que le Frodebu en a, à lui tout seul, six.

Lors de la mise en place du sénat, poursuit la lettre de saisine, "le Frodebu, à travers le vice-président de la République et le président de l'assemblée nationale de transition, qui devraient pourtant représenter les intérêts du G7, ont violé l'esprit et la lettre de l'accord d'Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi pendant la cooptation des membres du sénat". En effet, le Frodebu a "rompu les équilibres politiques nécessaires au sein du G7" en s'attribuant 20 postes de sénateurs contre un seul par formation politique pour le reste du G7, excepté le Cndd de Nyangoma qui n'a rien reçu de ce côté-là.

Les 2 mouvements s'inquiètent par avance de l'hypothèse où le Frodebu et l'Uprona négociateur noueront une alliance entre eux (ce qui est déjà plutôt le cas aujourd'hui) puisqu'il suffirait d'une simple entente entre eux deux pour faire passer les décisions et nominations importantes, étant donné qu'ils disposent à eux seuls de la majorité requise des 2/3 au sénat. Ce qui constitue, aux yeux des 2 mouvements, une violation des équilibres prônés par l'accord d'Ausha.

D'après les 2 mouvements protestataires, pour lesquels même la mise en place des bureaux du sénat et de l'assemblée nationale constitue une violation, par le Frodebu, de la "convention" susmentionnée (elle ne lui accordait, selon eux, que 3 postes et non 4), les responsabilités qui devraient être gérées collégialement au sein du G7 doivent être impérativement gérées ailleurs que par le "vice-président de la République qui ne représente plus les intérêts du G7, mais uniquement ceux du Frodebu". Et ce genre de comportement ne saurait ramener ni la paix, ni la réconciliation, ont conclu les signataires de la lettre.

Burundi - Enseignement.

Le gouvernement parvient enfin à convaincre les enseignants de reprendre le travail.

Bujumbura, le 5 juillet 2002 (Net Press). "A une question insoluble, il faut laisser le temps au temps", disait un grand politicien français. La grève des enseignants déclenchée le 13 mai 2002 par le principal syndicat des enseignants du secondaire (CONAPES), suivi deux semaines plus tard par deux autres syndicats (du primaire essentiellement), vient de prendre fin. Cette crise de l'enseignement a pu enfin être résolue après plus d'un mois d'impatience des uns et des autres. Un soupir de soulagement a certes été poussé par certains enseignants mais d'autres n'ont pas pu cacher leur insatisfaction et ont crié à la trahison. C'est le cas de certains membres du syndicat Conapes qui avaient fait comprendre au président de ce syndicat, M. Philibert Ngenzahayo, au cours de l'assemblée générale du 3 juillet 2002, que rien de significatif n'avait jusqu'ici été obtenu pour arrêter leur mouvement de grève. Ils pressentaient déjà que leur président était tout prêt d'abandonner la partie.

Les enseignants membres du Conapes avaient par ailleurs rejeté le document intitulé "Conventions entre gouvernement et Syndicats" que leurs négociateurs avaient déjà présenté au gouvernement. Selon ces enseignants, ce document n'était rien d'autre qu'un assemblage des conclusions de la réunion de la commission chargée d'analyser les revendications des enseignants présentées par les syndicats du 29 mai au 4 juillet 2002. Ces conclusions avaient été rejetées par les membres du Conapes au cours de leur assemblée générale du 5 juillet 2002. Après un mois de discussions et d'intenses négociations, les 3 syndicats ont finalement apposé leurs signatures sur ce document ce 4 juillet 2002.

Pour en savoir davantage sur ce dossier, la rédaction a contacté un des signataires, le président du Conapes, M. Philibert Ngenzahayo. Selon lui, les syndicalistes avaient greffé quelques éléments nouveaux sur ce document. Ils ont notamment précisé que les négociations doivent démarrer entre les 2 parties sur toutes les questions restées en suspens et en ont proposé un nouveau calendrier à rediscuter. Ils ont également indiqué que le gouvernement doit s'abstenir de faire des représailles administratives ou financières et qu'une fois que ces engagements ne seront pas tenus par le gouvernement, l'accord sera aussitôt suspendu. Les deux parties se sont enfin convenues de faire des évaluations sur les travaux d'avancement des commissions qui restent à créer. Interrogé sur les véritables raisons qui l'ont poussé à apposer sa signature sur ce document alors que les membres de son syndicat n'étaient pas d'accord, il a fait savoir qu'il a pris sa responsabilité "en fonction des enjeux sur terrain parce que le gouvernement avait sorti ses griffes pour casser le mouvement". Il a ajouté que le gouvernement avait déjà joué sur les cordes sensibles en favorisant le "régionalisme positif". Car, selon toujours M. Nganzahayo, certaines écoles de Rumonge, Cibitoke et Bururi avaient déjà commencé à travailler. M. Ngenzahayo a en outre déclaré qu'il ne pouvait attendre les décisions issues de l'assemblée générale parce que certains membres sont des "jeunes ultra-chauds qui ne voyaient pas très bien les contours de la question". Il a conclu en indiquant que le statut du syndicat l'autorise à le représenter et au cas échéant à prendre une décision qui l'engage. Soulignons néanmoins que ce pouvoir lui avait été contesté au cours de la 1ère assemblée générale d'évaluation de la grève du syndicat tenue en date du 15 mai 2002. Le travail devrait donc reprendre lundi prochain dans les écoles secondaires du secteur public, même si une réunion de préparation de cette reprise des activités scolaires et à laquelle devaient participer leurs directeurs ce matin à l'athénée primaire n'a pas pu avoir lieu. Des enseignants membres du Conapes toujours mécontents avaient investi les lieux très tôt le matin. A noter enfin que les enseignants du primaire de la capitale ont repris le travail depuis ce vendredi matin.

Burundi - Afrique du Sud.

Le contingent sud-africain déployé au Burundi organise un défilé à Bujumbura.

Bujumbura, le 5 juillet 2002 (Net Press). A l'occasion de la délébration de la fête nationale sud-africaine, le contingent sud-africain au Burundi organise ce samedi 6 juillet 2002 un défilé militaire à son quartier général situé dans les enceintes de l'ancien palais du 1er novembre. Ce défilé devrait débuter à 7h 30 et aussitôt après, des certificats et autres prix devraient être attribués aux soldats sud-africains pour avoir bien rempli leur mission au moment où ils s'apprêtent à repartir pour leur pays. Une autre relève est en effet prévue au 20 juillet 2002 entre un nouveau et un ancien contingent de soldats sud-africains, après 3 mois passés au Burundi comme spécifié par le protocole d'accord passé entre Bujumbura et Pretoria et régissant la mission sud-africaine.

Outre les journalistes et le chargé d'affaires sud-africain au Burundi M. George Rutenberg, quelques officiers burundais ont été invités à prendre part à ces cérémonies. Il s'agit notamment de celui en charge de leur encadrement, le général de brigade Célestin Ndayisaba alias "Kibadashi" et les responsables de la garnison de Bujumbura ayant des contacts presque quotidiens avec le contingent sud-africain.

Burundi - Economie - Communication.

Interbank Burundi : une banque pionière dans le monde de la communication.

Bujumbura, le 5 juillet 2002 (Net Press). L'Interbank Burundi vient de créer un site internet déjà opérationnel dont l'appellation est "http://www.interbankbdi.com". C'est la toute première banque du pays à disposer d'un site avant même la banque centrale. Dans sa philosophie, l'IBB se veut une banque de proximité et son site internet, version français et anglais, devient un moyen de se rapprocher encore plus de ses clients internautes. De source proche de cette banque, certains services seront disponibles sur internet dans un proche avenir.

Sur sa page d'accueil, on y trouve une présentation de la banque, son marché, ses réseaux de distribution et de correspondants ainsi que le lien avec ses partenaires étrangers. La même banque a compris que toute affaire passe par la communication et elle a créé pour cela une rubrique information dénommée "IBB-Info". Dans ce secteur, on trouve déjà le rapport d'activités 2001 qui est déjà disponible et bien entendu toutes les informations d'ordre économique seront présentées sous cette rubrique. Le cours de change en dollar, en euro ainsi qu'en d'autres monnaies sera également actualisé tous les matins. Dans cette même rubrique, il y a une présentation de l'état de financement de la campagne 2002 - 2003 où l'on trouve les institutions financières qui participent à cette même campagne.

Signalons que pour la seule journée de mardi 2 juillet 2002, alors que les autres banques étaient fermées, l'IBB a réalisé des opérations de collecte d'un total de 665 millions de francs burundais tandis que celles de paiement se sont établies à 365 millions de nos francs. Signalons également qu'à côté de la création de ce site web, l'IBB entend ouvrir prochainement un deuxième guichet à Bujumbura après celui de la Brarudi. Ce sera à l'hôtel Novotel. Rappelons également que cette banque totalise déjà 11 sites d'exploitation dans tout le pays après seulement 9 ans d'existence.

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