NET PRESS  
TEL.(257)217080
B.P. 2775
FAX.(257)217614
E-MAIL ADDRESS:netpress@cbinf.com
SITE WEB http://www.netpress.bi
Bujumbura-Burundi.

Burundi - Négociations.

Les négociateurs burundais du cessez-le-feu partent pour Dar-es-salaam.

Bujumbura, le 5 août 2002 (Net Press). Les négociateurs burundais de cessez-le-feu devaient quitter ce matin la capitale burundaise à destination de Dar-es-salaam. Ces négociations interviennent au moment où le Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza s'est dit disposé à décréter unilatéralement une trêve, afin de "permettre au peuple burundais tant meurtri de souffler un peu". Mais Bujumbura a plutôt parlé de "non-événement" au sujet de cette proposition et a rejeté un projet d'accord du cessez-le-feu préparé à son insu par des "experts" tanzaniens, sud-africains et gabonais, l'accusant d'être "trop favorable à la rébellion", selon le ministre des relations extérieures et de la coopération, M. Térence Sinunguruza.

Ce projet d'accord rédigé en anglais et dont l'agence "Net Press" a pu se procurer une copie prévoit, entre autres, le "retrait de toutes les forces étrangères aussitôt après le déploiement effectif d'une mission d'observation militaire (qui sera dirigée de préférence par l'ONU) à l'exception des forces servant au Burundi dans le cadre des accords de coopération bilatérale". Ce qui signifie en clair que pour "les experts" susmentionnés, il y a des mercenaires ou des troupes étrangères autres que sud-africaines aux côtés de l'armée burundaise ou de la "rébellion". Or, pour Bujumbura, les seuls étrangers qui combattent au Burundi sont des Interahamwe et ex-Far alliés aux "groupes rebelles". Ce projet d'accord prévoit également que "tous les prisonniers politiques devront être relâchés, de même que toutes les personnes arrêtées en raison et en conséquence de la guerre au Burundi après un nombre de jours à convenir, à compter du jour de l'application de cet accord". Il prévoit aussi que les forces armées burundaises seront répertoriées et conduites, sous escorte de la mission des Nations-Unies, vers les casernes militaires tandis que "les combattants des mouvements armés seront répertoriés et conduits vers une zone démilitarisée et de regroupement" ("assembly areas", dans le texte original). Les forces armées burundaises, les "combattants des mouvements armés et les milices seront ensuite simultanémant désarmés". Plus tard, il y aura la "sélection du personnel des nouvelles forces de défense et de sécurité burundaises" qui recevront un entrainement militaire.

En outre, en signant ce document, "les parties s'engagent à reconnaître l'autorité de la commission d'application de l'accord d'Arusha et à agir suivant ses directives". (voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

Nous apprenons à la dernière minute que les négociateurs burundais résidant à Bujumbura ne sont finalement pas partis pour Dar-es-Salaam ce matin, pour des raisons que la rédaction ignore encore. De source bien informée, ils pourraient prendre l'avion demain matin.

Burundi - Economie - Société.

Les président du comité exécutif de l'AGETIP fait part des préoccupations de l'assemblée générale au directeur pour la région des Grands-Lacs à la banque mondiale.

Bujumbura, le 5 août 2002 (Net Press). Le président du comité exécutif de l'AGETIP, Me Melchior Ntahobama, vient d'adresser une correspondance au directeur des opérations pour la région des Grands-Lacs à la banque mondiale pour lui faire part des préoccupations de l'assemblée générale en ce qui concerne la démission du directeur général de cette agence et de la mise en place de nouveaux statuts.

Me Ntahobama indique que le directeur général écarté de l'AGETIP, M. Déogratias Nkurunziza, n'a déposé aucun acte de démission et qu'il a été plutôt contraint de sortir de son bureau en date du 29 juillet 2002 par une "force armée, sans mandat qui lui a retiré également son véhicule de service". Il rappelle que le contrat de M. Nkurunziza est régi par un contrat de travail négocié et approuvé à la fois par l'AGETIP-Burundi et l'IDA qui a donné un avis formel et de non-objection. Il indique que ce contrat précise que la décision de résiliation de celui-ci "devra être sérieusement motivée et contresignée dans un rapport approuvé par l'assemblée générale de l'agence et le bailleur de fonds". Et d'ajouter que la "démission" dont il a été informée ne correspond pas à la réalité et que donc la décision de désignation d'un directeur général intérimaire est "sans opportunité". L'agence décline toute responsabilité quant à la gestion des fonds par des personnes autres que les mandataires dûment habilitées par elle, poursuit la lettre. (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires continuent à faire régner la terreur dans Bujumbura rural.

Bujumbura, le 5 août 2002 (Net Press). Jusqu'à ce dimanche soir, les populations des collines Rurambira et Nyarumanga situées toutes deux en commune Mukike, province de Bujumbura rural, continuaient à fuir leurs ménages et se dirigeaient vers les zones proches du chef-lieu de leur commune, cherchant à se mettre à l'abri eux-mêmes ainsi que leurs troupeaux de vaches, après l'attaque des terroristes-génocidaires du Palipehutu-Fnl, la nuit précédente (du samedi 3 au dimanche 4 août 2002) contre la colline Cumba. Cette attaque contre cette colline située sur le sommet de montagne le plus élevé au Burundi, le mont Heha, avait permis aux assaillants de mettre la main à une quarantaine de vaches. Les terroristes-génocidaires, presque tous en tenue militaire, accompagnés de quelques civils armés de gourdins, étaient venus de la commune voisine de Mutambu vers 2 h du matin. Au petit matin du dimanche 4 août 2002, les forces de l'ordre s'étaient lancées à leurs trousses. Arrivées au niveau des plantations de quinquinat de Gasasira (Mukike), des affrontements ont éclaté entre les éléments de l'armée nationale contre les terroristes-génocidaires qui s'y étaient repliés, opérations à l'issue desquelles la quarantaine de vaches a été récupérée. On déplore néanmoins 4 morts, dont un militaire lors de ces affrontements.

Burundi - Politique - Sécurité.

"Les intérêts ont fait dévier le débat politique", constate le député Cyrille Sigejeje.

Bujumbura, le 5 août 2002 (Net Press). C'est ce qu'a déclaré le président du groupe parlementaire contre le génocide et l'exclusion et pour la réhabilitation des citoyens, M. Cyrille Sigejeje au cours d'une conférence de presse qu'il a animée ce 3 août 2002, au siège du parti MSP-Inkinzo. En effet, a-t-il expliqué, "en affirmant que le conflit burundais est essentiellement politique, les politiciens burundais ont fait dévier ce débat", car d'après lui, le conflit burundais est de nature plutôt idéologique. C'est pour cela, a-t-il ajouté, on n'a eu qu'un partage des postes. Il a déploré que l'idéologie génocidaire qui fait que la sécurité manque au Burundi ne soit pas combattue par la communauté internationale qui est en train de combattre le terrorisme ailleurs dans le monde. Selon lui, le terrorisme au Burundi devrait être traité de la même manière que celui qui se fait ailleurs surtout que les terroristes-génocidaires burundais commettent des forfaits et se rendent coupables d'une barbarie sans nom contre les populations innocentes.

Le député Sigejeje a souligné que son groupe a suspendu ses travaux à l'assemblée nationale pendant une semaine pour se joindre à toutes les victimes des attaques des bandes terroristes qui endeuillent quotidiennement le Burundi. Il s'est félicité que cette action ait produit des effets, car la sécurité a fait objet de débats houleux à l'assemblée nationale et une déclaration de condamnation des violenecs a été rendue publique. Il a néanmoins regretté qe cette déclaration ait utilisé le mot "bélligérents" comme si les forces armées se trouvaient sur le même pied d'égalité que les groupes terroristes qui sèment la mort et la désolation. Il a précisé que les forces armées qui protègent la population ne doivent en aucun cas être comparées aux terroristes-génoidaires car même quand il y a bavure, les coupables faisant partie de l'armée nationale sont chaque fois punis conformément à la loi. Il a également indiqué que son groupe a manifesté contre la lutte contre l'impunité en rejettant la libération des auteurs des crimes de 1993 par la commission récemment mise en place par le ministre de la justice. Il a conclu en indiquant qu'il pense que l'alerte nationale et internationale lancée par son groupe a été entendue et que la population burundaise a compris qu'il y a sérieusement péril en la demeure.

Burundi - Politique.

Un groupe de Burundais exige de l'ancienne métropole la création d'une commission parlementaire d'enquêtes sur l'assassinat du prince Louis Rwagasore.

Bujumbura, le 5 août 2002 (Net Press). Un groupe de 30 Burundais, qui s'est baptisé "Groupe d'initiative des patriotes prince Louis Rwagasore", vient d'adresser une pétition au gouvernement belge pour demander une "enquête parlementaire belge chargée de qualifier et de responsabiliser les commanditaires et les planificateurs de l'assassinat du Prince Lois Rwagasore". En effet, pour les signataires, cet assassinat a fait l'objet de 2 procès (l'un avant l'indépendance et l'autre après), permettant ainsi que lumière soit faite et que justice soit rendue en ce qui concerne les exécutants de "cet acte inqualifiable", mais rien n'a été fait au sujet des commanditaires et des planificateurs de ce crime. En outre, le peuple burundais qui a perdu son leader et son guide le 13 octobre 1961, a "le droit légitime et le devoir sacré de demander une enquête en bonne et due forme pour faire toute la lumière" sur les responsabilités dans cet assasssinat. Car, ce crime a " privé le Burundi d'un leader charismatique dont la disparition a entraîné, depuis lors, une très longue instabilité politique". Par ailleurs, le peuple belge a le droit de savoir ce que ses représentants ont fait en son nom, afin de "pouvoir tourner la page de l'histoire coloniale au Burundi comme il vient de le faire en ce qui concerne l'assassinat de Patrice Emery Lumumba" (voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

On notera que parmi les 30 signataires ne figurent pas les noms des présidents des 2 ailes de l'Uprona, parti créé par le prince Rwagasore et dont la victoire électorale lui permit d'accéder au poste de premier ministre.

Burundi - Politique.

PA-Amasekanya reste opposé à la présence du contingent sud-africain.

Bujumbura, le 5 août 2002 (Net Press). Dans la matinée de ce dimanche 4 août 2002, le mouvement d'autodéfense "PA-Amasekanya" a organisé sa 3ème manifestation contre la présence des troupes sud-africaines au Burundi. Quelques centaines de jeunes gens, tout en scandant des chansons fustigeant l'accord d'Arusha et le parti Frodebu, ont brandi, en face de la base sud-africaine, des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : "South Africans go home" , "non à l'amnistie des teroristes génocidaires", "Don't protect killers of Frodebu and Palipehutu", ... Par cette manifestation, a écrit plus tard dans un communiqué PA-Amasekanya, "les rescapés du génocide des Tutsi tenaient à démontrer à la face du monde qu'ils restent opposés à la présence de la force d'occupation sud-africaine au Burundi qui protège les chefs des terroristes génocidaires" (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

AVIS DE MISE EN VENTE

Dans le cadre du déclassement des véhicules de l'Etat mis hors d'usage, le ministère des transports, postes et télécommunications, commission chargée de la mise en vente des véhicules de l'Etat, porte à la connaissance du public qu'elle met en vente publique des véhicules déclassés de plusieurs marques. Ces véhicules peuvent être visités tous les jours ouvrables à partir de ce mercredi 31 juillet 2002 de 8h 30 à 11h 30 et de 14h 30 à 17 h 00 dans les enceintes de l'OTRACO. Les modalités de soumission sont affichées au département des transports intérieurs et parc automobile de l'Etat. La date d'ouverture des offres est prévue le 8 août 2002 à 10h 00.

AVIS D'APPEL D'OFFRES LOCALES POUR L'AUDIT ET LE REDRESSEMENT DES COMPTES DU COTEBU: EXERCICE 2001.

1. Objet de l'appel d'offres : Le présent appel d'offres a pour objet l'audit comptable et financier du COTEBU pour l'exercice 2001.

2. Maître de l'ouvrage.

Le maître de l'ouvrage est le Directeur Général du COTEBU.

3. Monnaie. L'offre financière sera stipulée en francs Burundi (FBU).

4. Destinataires de l'appel d'offres L'appel d'offres est ouvert aux Cabinets d'Etudes ou groupement de Cabinets capables de réaliser la mission en objet et qui remplissent les conditions de ce dossier d'appel d'offres .

5.Cautionnement de soumission. Une caution de soumission d'un montant de Cinq Cents Mille Francs Burundi (500.000 FBU) sera exigée à l'ouverture des offres. Toute offre n'étant pas accompagnée de la caution de soumission sera immédiatement rejetée.

6.Délai de recevabilité des offres : Les soumission seront recevables au plus tard le 12/8/2002 à 17 heures précises

7. Durée de validité des offres : Les soumissionnaires devront s'engager à maintenir leurs offres pendant 60 jours à compter de la date d'ouverture des plis. Au cours de cette période, aucun changement dans la composition de l'équipe des experts proposée ne sera permis sans l'accord du Directeur Général du COTEBU.

8.Consultation et achat du dossier d'offres : Le dossier d'appel d'offres pourra être consulté tous les jours ouvrables de 8 heures à 11h 30 et de 14h 30 à 16h 30 au siège du COTEBU : Quartier Industriel, Avenue de l'Agriculture, BP. 2890, Bujumbura, Tél : 257 232155, Fax : 257 231750. Il pourra être obtenu sur présentation d'un bordereau de versement de 20.000 FBU effectué au compte n°1123/020 ouvert à la BRB au nom du COTEBU.

9. Ouverture des offres : L'ouverture des offres aura lieu dans la salle des réunions du COTEBU le 13/08/2002 à 9 heures.

10. Demande de renseignements : Toute demande de renseignements devra être adressée à la Direction Générale du COTEBU, BP. 2890, Tél. 235120, Fax : 231750.