NET PRESS
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Burundi - Sécurité sociale.
Où est passé l'argent des assurés sociaux d'avant l'indépendance?
Bruxelles, le 5 septembre 2001 (Net Press). De source proche du gouvernement belge, on apprend que celui-ci est prêt à restituer à l'institut national de sécurité sociale (INSS) ce que lui doit son son ancêtre, l'office de sécurité sociale d'Outre-Mer (OSSOM), en lui cédant certains de ses biens au Burundi dont "le Cercle Nautique de Bujumbura", l'hôtel "Nikamor" (ex-"Le Résidence"). En effet, l'INSS devrait recouvrer une somme colossale que lui doit l'OSSOM, un organisme de sécurité sociale sous la colonisation belge.
A cette date, le capital de l'OSSOM-Burundi était de 58.622.399 francs belges et le colonisateur a tout pris à son départ du Burundi. Au 30 juin 2000, et compte tenu des intérêts de retard, ce capital est passé à 1.091.858.339 Fbe, à 1.121.267.021 Fbe au 31 octobre 2000 et à 1.143.842.189 Fbe au 31 janvier 2001. On est en droit de se demander pourquoi l'INSS n'a pas encore réclamé cette jolie somme qui pourrait actuellement approvisionner le Burundi en devises en cette période de crise et de pénurie de devises.
Burundi - Justice.
Vers la libération d'un condamné à 10 ans de réclusion criminelle ...
Bujumbura, le 5 Septembre 2001 (Net Press). C'est ce que semblent indiquer nos sources sur le cas d'un certain Mathias Ndayisaba, ancien policier qui oeuvrait à Buyengero (province Bururi). Il avait été accusé de "participation aux bandes armées" et d'avoir attaqué une position militaire située dans la même commune dans la nuit du 13 au 14 novembre 1994. Il avait été arrêté le 14 novembre 1994 et conduit à la prison de Rumonge avant d'être transféré à la prison centrale de Mpimba. Il avait été condamné à 10 ans de réclusion criminelle en date du 11 avril 2001, mais tout porte à croire qu'il pourrait prochainement bénéficier d'une liberté provisoire.
Burundi - Grève.
Le personnel de l'Onatel reporte d'une journée son mouvement de grève.
Bujumbura, le 5 Septembre 2001 (Net Press). La grève du personnel de l'Onatel qui devait débuter ce 5 septembre 2001 a été reportée à demain 6 septembre. Selon le premier secrétaire du syndicat, M. Léonard Mukerantore, des raisons de stratégie sont à l'origine du report de cette grève.
Il a rappelé que les raisons qui ont poussé le syndicat à reprendre la grève sont la non-prise en compte des avis des représentants du personnel au cours de la réunion du 22 août 2001 à laquelle avaient pris part le ministre de la défense nationale, son collègue du transport, postes et télécommunications ainsi que les opérateurs oeuvrant dans le secteur des télécommunications. "C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le compte-rendu de la réunion n'a pas été signé par les représentants du personnel", a-t-il ajouté.
Une autre raison de la reprise de la grève est que parmi les 4 instructions données par le deuxième vice-président au ministre de tutelle, une seule a été déjà mise en application. Il s'agit de la suspension des mutations des travailleurs de l'Onatel.
Rappelons que les autres instructions étaient la déconnexion de la représentation de l'Onatel du conseil d'administration de Télécel Burundi, un temps minimum pour être à même de mesurer le trafic échangé entre le réseau téléphonique Onatel et les sociétés de téléphonie mobile ainsi que la révision de la composition du conseil d'administration de l'ARCT (agence de régulation et de contrôle des télécommunications).
Burundi - Arrestation.
Onze étudiants arrêtés par la gendarmerie.
Bujumbura, le 5 septembre 2001 (Net Press). Onze étudiants de l'Université du Burundi ont été arrêtés ce matin et conduits directement à la brigade spéciale de recherche (BSR). Des sources policières ont confirmé les faits et ont indiqué qu'ils ont été arrêtés pour des raisons d'enquête. La régie des oeuvres universitaires (ROU) a également confirmé les faits et a indiqué qu'hier (4 septembre 2001) dans l'après-midi, un étudiant du campus Mutanga avait trouvé dans un paquet un "bouchon-allumeur" utilisé normalement pour dégoupiller une grenade. Pris de panique, le directeur-adjoint de la ROU chargé de la sécurité a appelé les agents de la BSR pour entamer des enquêtes. C'est ainsi que 11 étudiants résidant dans ce pavillon ont été arrêtés pour des raisons d'enquête. Le directeur de la régie craint que cet incident risque de susciter une nouvelle panique dans les enceintes du campus à l'instar de ce qui s'y est dernièrement passé.
Burundi - Travail.
Les licenciements au "pari mutuel urbain" continuent ...
Bujumbura, le 5 septembre 2001 (Net Press). Le "pari mutuel urbain" (PMU) vient de mettre au chômage une partie de son personnel. En effet, 5 cadres moyens de la maison ont été mis en chômage "technique" avant de voir leur contrat résilié tandis qu'un nombre important de revendeurs et de revendeuses étaient définitivement licenciés. Ces licenciements seraient en grande partie consécutifs à une situation financière qui n'est pas des meilleures.
Contacté au téléphone par la rédaction, l'attaché de direction nous a révélé que le chiffre d'affaires du PMU va decrescendo. D'autres sources révèlent que cette situation serait plutôt imputable à une mauvaise gestion, car "certains cadres veulent trop tirer la couverture de leur côté en s'octroyant des avantages matériels exorbitants (belles voitures par exemple) au détriment du reste du personnel", selon nos sources. Celles-ci ajoutent qu'elles ne comprennent pas comment "on peut substituer des agents qui ont bénéficié d'une formation et qui ont acquis de l'expérience, à des débutants qui exigeront une formation pour être plus performants".
Soulignons enfin que nous avons essayé de contacter le directeur commercial du PMU-Burundi qui n'a pas voulu nous donner d'éclaircissement au téléphone. Tout au plus, a-il concédé à expliquer que "dans tout système de travail, il y a un seuil de rentabilité dont on doit tenir compte pour décider s'il faut licencier ou engager un employé".
Burundi - Economie.
L'Interbank Burundi cherche à être une "véritable banque à domicile"...
Bujumbura, le 5 septembre 2001 (Net Press). L'Interbank Burundi vient de confirmer, ce week-end, le qualificatif qu'une bonne partie du public lui colle, avec l'inauguration de sa 9ème agence dans la zone Buyenzi (mairie de Bujumbura) : "la banque commerciale la plus dynamique au Burundi".
Dans son discours de circonstance, le président du conseil d'administration de l'IBB, M. Georges Coucoulis, a souligné qu'avec l'installation de l'agence de Buyenzi, sa banque "s'inscrit dans un double objectif de véritable banque à domicile et de promotion du développement des communautés à la base". Et d'ajouter qu'elle a également la ferme ambition d'accompagner la vitalité du secteur informel de la zone Buyenzi en contribuant notamment à la modernisation progressive par l'encadrement et la mise à disposition de facilités appropriées, type microcrédits". Bref, il s'agit d'être une "véritable banque de proximité" (voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").
Signalons que l'agence de Buyenzi constitue le 10è site d'exploitation de l'IBB en 9 ans d'existence, après le siège central, les agences du marché central de Bujumbura, du quartier asiatique, Gitega, Ngozi, de la "place de l'Indépendance", Kirundo, Muyinga et le guichet situé à la Brarudi (Brasseries et limonaderie du Burundi). L'agence de Buyenzi sera ouverte 7 jours sur 7 comme celle du marché central.
Burundi - Malversations.
Le ministère de l'agriculture et de l'élevage donne des précisions sur un article paru dans "Net Press"...
Bujumbura, le 5 septembre 2001 (Net Press). Le ministère de l'agriculture et de l'élevage vient de réagir à un article paru dans notre édition du 2 septembre 2001 et intitulé : "Un scandale financier sans précédent au ministère de l'agriculture et de l'élevage!". Voici l'intégralité de cette mise au point :
"Le cabinet du ministère de l'agriculture et de l'élevage a lu l'article et a constaté qu'elle contient de fausses informations qui résultent sans doute d'une mauvaise interprétation des faits. Il voudrait apporter à l'intention des lecteurs quelques informations qui leur permettront d'apprécier objectivement la version des faits :
1° Le marché de 2 300 tonnes d'engrais a été gagné et attribué à la société AMC. 2°La lettre de commande stipule effectivement que l'ouverture du crédit documentaire est à charge de l'attributaire du marché et que celui-ci sera payé dès que les engrais seront livrés à Gitega réceptionnés et acceptés. 3° L'attributaire a effectivement acheté une licence d'importation et ouvert un crédit documentaire à ses frais à la Banque de Crédit de Bujumbura. 4° Afin de se rassurer que l'attributaire du marché sera payé, la banque a exigé du ministère de l'agriculture et de l'élevage de provisionner son compte. 5° Le ministère a provisionné son compte avec ses propres fonds complétés par un crédit obtenu à la SBF comme il a l'habitude de le faire depuis 1999. 6° Le ministère rassure les lecteurs que son compte ne couvre en rien ni le crédit documentaire ouvert par l'attributaire du marché ni les frais y relatifs. Il servira uniquement au paiement des engrais commandés dès qu'ils seront livrés à Gitega, réceptionnés et acceptés. 7° Il ne s'agit donc pas d'un détournement des deniers publics comme le prétendent les soumissionnaires malheureux de ce marché de 2 300 tonnes d'engrais".
NDRL : La rédaction prend acte de ce rectificatif signé par le chef de cabinet au ministère de l'agriculture et de l'élevage. Elle voudrait néanmoins émettre les observations suivantes :
1. A ce que nous sachions, le dossier d'appel d'offres de ce marché et même la "lettre de commande à AMC s.a." stipulent bien que la société attributaire couvre seule tous les frais et qu'elle est la seule responsable du montage financier relatif à la fourniture de ce marché.
2. Sinon, la possibilité de garantir le crédit documentaire contracté à cet effet par la société attributaire aurait dû être mentionnée explicitement dans le dossier d'appel d'offres. Ce qui n'a pas été fait.
3. Il est évident, à notre avis, que les 555.336.203 Fbu accordés par la SBF (Société Burundaise de Financement) au ministère de l'agriculture et de l'élevage devront lui rapporter des intérêts évalués à quelques 60 millions de Fbu en 6 mois.
4. Par ailleurs, même si le "rectificatif" a préféré passer sous silence les 300.000.000 Fbu retirés d'un compte du département de la fertilisation et de la protection des sols, cet argent rapportait à ce ministère 15%. Ce qui va causer un manque à gagner de 22,5 millions en 6 mois.
5. C'est donc "un joli cadeau" que le ministre Ntihabose a offert à la société AMC comme nous le disions précédemment et le fait que des pratiques aussi irrégulières aient été observées depuis des années ne change rien à l'affaire : nous sommes face à une malversation !
Le Complexe Textile de Bujumbura (COTEBU) informe son aimable clientèle qu'il met en vente un important stock d'uniformes cousus pour les Ecoles Primaires Publiques (tout âge et tout sexe) à des prix concurrentiels.
Les personnes intéressées par ces articles sont priées de s'adresser au Service des Ventes. Tél. 23 2155 ou 23 4960.
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