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Burundi - Processus de paix.

Les "experts militaires" étrangers quittent un à un le pays ...

Bujumbura, le 5 octobre 2001 (Net Press). Les délégations militaires étrangères qui avaient été invitées par le gouvernement burundais pour étudier l'opportunité et les conditions pratiques de mise en place d'une "force de maintien de la paix au Burundi" ont commencé à regagner leurs pays respectifs ce vendredi 5 octobre 2001. A 11h 30', les colonels ghanéens Ampeh et Winful ont quitté Bujumbura à bord d'un vol régulier de Kenya Airways. Pour leur part, les officiers sud-africains (6 hommes et 2 femmes) sont rentrés chez eux, vers 15h 30', à bord d'un appareil militaire spécialement dépêché par l'armée sud-africaine sur lequel on pouvait lire "South African Forces". Ils étaient accompagnés à l'aéroport de Bujumbura par les colonels Ndayisaba (alias Kibadashi), Longin Minani, Julien Juma et Prudent Nahimana, ainsi que par un major dont l'identité n'est pas connue de la rédaction.

L'appareil sud-africain, un DC 8, était plein de soldats sud-africains qui, selon certaines sources aéronautiques, étaient apparemment aux aguets, sachant qu'ils étaient dans un pays en guerre.

Il faut dire que cet avion n'avait pas été bien accueilli, à son atterrissage, par la petite foule présente à l'aéroport qui pensait avoir affaire à des troupes d'intervention (ou d'invasion).

Signalons que les officiers nigérians et sénégalais partiront à leur tour dans la matinée de ce samedi 6 octobre 2001, toujours à bord de Kenya Airways.

Durant leur séjour au Burundi qui aura duré une dizaine de jours, ces officiers africains ont visité les provinces de Gitega, de Ngozi, Karusi et Cibitoke en plus de la capitale, afin de se rendre compte de leurs propres yeux de la situation sécuritaire prévalant dans le pays.

Burundi - Processus de paix.

Le MRC déclare son opposition à "l'unité spéciale de protection des institutions".

Bujumbura, 5 octobre 2001 (Net Press). Le "mouvement national de résistance pour la réhabilitation du citoyen" (MRC-Rurenzangemero, dirigé par l'ancien candidat à la présidence de la première tranche de la transition, Epitace Bayaganakandi) vient de rendre public un communiqué dans lequel il tient à porter à la connaissance du public que la question de "l'unité spéciale de protection des institutions et des personnalités politiques" est "hautement sensible, raison pour laquelle, le leadership de transition désigné et les signataires de l'accord d'Arusha ne peuvent s'engager que moyennant le consensus de tous, y compris la population burundaise et les forces armées du Burundi". Car, pour le MRC, cette question tient à quelque chose de très fondamental pour le pays, à savoir "la souveraineté nationale et la sécurité de tous".

D'après le même mouvement, cette question ne saurait "être envisagée dans l'unique intérêt de satisfaire les mobiles inavoués de décrédibiliser et de diviser l'armée nationale, ni les spéculations personnelles de quelques individus dont la protection peut-être parfaitement assurée par l'USI comme ceux qui sont déjà rentrés d'exil".

Par ailleurs, ajoute le communiqué, la mission de protection des institutions par une unité spéciale de militaires étrangers "n'est ni utile, ni nécessaire et surtout pas réalisable, dans la mesure où elle ne fait pas l'objet de consensus entre les signataires de l'accord et encore moins au niveau de l'opinion nationale". Le MRC recommande plutôt de confier cette mission à une unité spéciale des forces armées burundaises, susceptible d'être renforcée et équilibrée suivant les exigences et les besoins requis par la situation.

Burundi - Processus de paix.

Les travaux de la 5ème session de la CSA toujours au point mort ....

Arusha, le 5 octobre 201 (Net Press). Les travaux proprement dits de la 5è session de la CSA (commission de suivi et d'application de l'accord d'Arusha) n'avaient toujours pas commencé à la mi-journée de ce vendredi 5 octobre 2001. En effet, les textes de lois que le gouvernement devait disponibiliser et qui devaient servir de documents de travail à cette session ne sont toujours pas prêts. Et pour le G7, il n'y a aucun doute : c'est purement et simplement du sabotage orchestré par le gouvernement. Hier, les membres de cette commission avaient pensé qu'il fallait envoyé un fax au gouvernement afin que celui-ci expédie "dans les meilleurs délais" ces textes. Mais, aux dernières nouvelles, cette proposition n'aurait pas été retenue.

A part l'indisponibilité de ces textes, il subsiste un autre problème non moins important, à savoir l'agenda des points à étudier. Le G10 propose que la loi sur le génocide vienne en première position de ces points au moment où le G7 estime que l'étude de la question relative à l'"immunité provisoire des personnalités qui rentreront d'exil" devrait être prioritaire.

En dépit de tout cela, le président de la CSA, l'ambassadeur Berhanu Dinka, a déjà fait savoir que la réunion devait immanquablement commencer ses travaux à 17 h, heure d'Arusha (soit 16h, heure de Bujumbura).

Précisons que ces travaux auraient dû commencer il y a 3 jours. Les membres de la CSA devraient pour leur part quitter Arusha ce lundi 8 octobre 2001, si du moins rien n'est changé au programme initial.

Burundi - ONU.

Le représentant permanent du Burundi aux Nations-Unies regrette que "ce qui est considérée comme un acte de terrorisme ici est toléré ou vu comme une violence libératrice là-bas".

New York, le 5 octobre 2001 (Net Press). Le représentant permanent du Burundi auprès des Nations-Unies, l'ambassadeur Marc Nteturuye a, lors de la 56è session ordinaire de l'assemblée générale de l'ONU, regretté que ce qui est considéré comme un acte de terrorisme ici est toléré ou même vu comme une "violence libératrice" là-bas et vice-versa.

Cette session avait à l'ordre du jour entre autres les mesures visant à éliminer le terrorisme international. Après avoir condamné les attentats terroristes qui ont frappé New York, Washington et Pennsylvanie en date du 11 septembre 2001, l'ambassadeur Nteturuye a présenté ses condoléances au peuple américain. Selon l'ambassadeur Nteturuye, le terrorisme n'est pas né le 11 septembre 2001 mais existait bien avant et il emporte chaque jour des milliers d'innocents à travers le monde. Il a poursuivi en expliquant que le terrorisme est "notre ennemi commun à tous" et s'est demandé pourquoi "la communauté internationale tergiverse lorsque des milliers d'assaillants coalisés avec des génocidaires rwandais, s'infiltrent au Burundi, commettent leurs forfaits criminels et génocidaires et s'en vantent gaillardement à partir des médias des pays qui ont vu naître des civilisations du monde actuel et où les criminels ont reçu droit d'asile".

Et d'ajouter que l'une des faiblesses de la communauté internationale est "l'hypocrisie, l'attitude de 'deux poids deux mesures' dictée par la contradiction d'intérêts, raison pour laquelle la guerre et la violence ne cesseront pas dans le monde". D'après l'ambassadeur Nteturuye, l'accord politique que les négociateurs burundais ont signé à Arusha, il y une année, a conclu que le conflit burundais est essentiellement politique, avec une forte coloration tribale. En plus de cette "solution politique" que constitue cet accord, il faut se défendre contre les criminels qui s'attaquent aux populations civiles et qui ont refusé de rejoindre le camp de ceux qui veulent la paix. Et de rappeler que les Burundais ont longtemps vécu ensemble en toute harmonie avant l'inoculation du germe divisionniste de la période coloniale qui s'est développée en une idéologie génocidaire responsable de l'holocauste au Burundi et au Rwanda.

L'ambassadeur Nteturuye a conclu son allocution en faisant remarquer que les menaces qui pèsent sur les valeurs universelles dans cette région d'Afrique constituent des menaces à la paix et à la sécurité internationales. C'est pourquoi il est un devoir universel de combattre sans merci les génocidaires et le terrorisme de quelque bord qu'ils proviennent.

Burundi - Société.

M. André Migurumiko se plaint d'être victime de "non-assistance à personne en danger" ...

Bujumbura, le 5 octobre 2001 (Net Press). Le pasteur André Migurumiko vient d'écrire à la direction de la police de sécurité publique afin de protester contre le refus, par cette même police, de lui porter assistance alors qu'il s'estime en danger. M. Migurumiko regrette que l'auteur du récent attentat à son domicile soit en liberté et qu'aucune enquête n'ait été menée pour identifier les éventuels complices du présumé malfaiteur. Rappelons que M. Migurumiko dispute depuis 2 ans la direction de la Mission Evangélique Indépendante à M. Vincent Karayenzi qui vit actuellement en Belgique.

COMMUNIQUE BCB : AVIS DE RECRUTEMENT

La Banque de Crédit de Bujumbura S.M. voudrait recruter un auditeur interne. Le candidat doit justifier d'une formation universitaire de quatre ans dans un domaine économique. Une expérience en rapport avec le secteur bancaire est souhaitable. Les personnes qui désirent postuler à ce poste sont invitées à déposer à la réception de la Banque une lettre de demande d'emploi accompagnée de leur curriculum-vitae au plus tard le lundi 8/10/2001 à 17 heures à l'intention du service du personnel.

COMMUNIQUE

La Société SPACETEL BURUNDI s.a. annonce les tarifs de son service préparé TAMBOUR.

Cliquez Tarifs TAMBOUR

Avis au public

La société SPACETEL - BURUNDI s.a informe ses partenaires à tous les niveaux que M. Nzisabira Guy - Floribert ne fait plus partie de son personnel à dater du 1er octobre 2001 et que partant, il ne peut plus l'engager à quelque titre que ce soit.

 

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Le Complexe Textile de Bujumbura (COTEBU) informe son aimable clientèle qu'il met en vente un important stock d'uniformes cousus pour les Ecoles Primaires Publiques (tout âge et tout sexe) à des prix concurrentiels.

Les personnes intéressées par ces articles sont priées de s'adresser au Service des Ventes. Tél. 23 2155 ou 23 4960.

BA HAZOTANGURA GUKORA MU GISAGARA CA