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Bujumbura-Burundi


Burundi - Politique.

L'assemblée nationale de transition élit son nouveau président.

Bujumbura, le 6 janvier 2002 (Net Press).
C'est dans la matinée de ce lundi 7 janvier 2002 que l'assemblée nationale de transition doit élire ses nouvelles instances dirigeantes et en particulier son nouveau président. Depuis quelques jours, la campagne fait rage à Bujumbura pour le pourvoi de ce poste très convoité par les temps qui courent. Les principaux prétendants restent le Dr. Jean Minani et M. Augustin Nzojibwami, présidents de deux ailes rivales du parti Frodebu. L'ancien vice-président de la République Frédéric Bamvunginyumvira reste lui aussi en course, tout comme, semble-t-il, le président sortant, Léonce Ngendakumana, qui vient pourtant de présenter sa démission à ce poste. Selon son entourage, il serait prêt à revenir si les députés lui font une fois de plus confiance.

Rappelons que la nouvelle assemblée nationale comptera 183 membres alors que la précédente comptait 115 députés. Elle sera donc essentiellement constituée des membres du parlement sortant, auxquels il faudra ajouter 68 nouveaux députés nommés par le chef de l'Etat sur proposition des "jeunes partis". Certains parmi ceux-ci, provenant essentiellement des partis ou mouvements du G7, ne sont toujours pas au pays.

Le sénat sera pour sa part constitué de 54 personnes. Il sera équitablement réparti entre le G7 et le G10, en clair entre les communautés Hutu et Tutsi. Il comptera aussi en son sein 3 membres provenant de la communauté Twa.

En définitive donc, le pays aura, dès la fin janvier 2002 (puisque c'est vers là que sera probablement mis en place le sénat de transition après le bureau de l'assemblée nationale de transition), un parlement bicaméral avec 237 parlementaires, contre 115 pour le parlement sortant. 

Burundi - Sport.

Le président du mouvement d'autodéfense "PA-Amasekanya" échappe de peu à une arrestation.

Bujumbura, le 6 janvier 2002 (Net Press).
Le sport de masse dans la capitale burundaise reste l'apanage de quelques rares personnes privilégiées, a-t-on constaté à Bujumbura dans la matinée de ce dimanche 6 janvier 2002. En effet, les membres et sympathisants du principal mouvement d'autodéfense, "PA-Amasekanya", en ont fait la douloureuse expérience à leurs dépens ce dimanche matin quand, tout à coup, arrivés près de l'alimentation "Chez Dimitri" (près de la Bancobu donc), ils ont été violemment pris à partie et dispersés par les hommes du major Ntemako (assurant d'habitude la sécurité au marché central de Bujumbura). Celui-ci leur avait d'abord demandé s'ils avaient sur eux une autorisation spéciale de faire du sport dominical dans les rues de la capitale, dûment signée par le maire de la ville de Bujumbura. Ils lui avaient répondu par la négative et c'est alors qu'il a compris qu'il avait en face lui des membres du mouvement "PA-Amasekanya". Il a ordonné qu'ils soient dispersés et, si possible, qu'on en appréhende même certains, quitte à les libérer après le versement d'une amende pouvant aller jusqu'à 30.000 Fbu par personne. Fort heureusement, ces sportifs, à la tête desquels se trouvait M. Diomède Rutamucero, ont pu se sauver.

La Rédaction a néanmoins appris plus tard, de source proche du mouvement "PA-Amasekanya", que quelques cinq personnes qui étaient en tenue de sport auraient été apprehendées près du quartier Nyakabiga, par la gendarmerie qui les suspectait d'être des membres de ce mouvement toujours pas dans les bonnes grâces du pouvoir. 

Coïncidence ou pas, ceci intervient après que le président de PA-Amasekanya eût écrit à l'ambassadeur des Etats-Unis au Burundi pour lui demander de faire en sorte que "les USA contribuent à l'arrêt du génocide des Tutsi au Burundi et du massacre des Hutu non-acquis à l'idéologie du génocide". Il demande dans la même lettre que les Etats-Unis exigent que "le Burundi soit désormais dirigé par des citoyens intègres, propres, bons patriotes, compétents et venant de toutes les ethnies et de toutes les régions du Burundi".

Signalons qu'il avait récemment écrit à l'ambassadeur du royaume de Belgique au Burundi une lettre dont le contenu était, à peu de choses près, le même.

Burundi - Association.

Le Dr. Christophe Sebudandi reconduit à la tête de l'OAG pour un nouveau mandat de deux ans.

Bujumbura, le 6 janvier 2002 (Net Press).
L'OAG (observatoire de l'action gouvernementale) qui se veut "le porte-flambeau des associations de la société civile burundaise", a tenu un véritable congrès ces 4 et 5 janvier 2002 au centre de perfectionnement et de formation en cours d'emploi (CPF). A l'issue de ces travaux dont le pricipal but était de redynamiser un peu plus cette association, les membres présents ont procédé à l'élection d'un nouveau président ou plutôt à la reconduction du président sortant, le Dr. Christophe Sebudandi qui n'avait d'ailleurs pas de challenger et qui a recueilli 100% des voix exprimées, soit 18 sur 18.

Rappelons que l'OAG dont sont membres fondateurs 18 autres associations, des journalistes et des parlementaires ayant adhéré à titre individuel, est né le 22 septembre 1999 et agréé le 12 janvier 2001. Mais il a effectivement commencé à travailler en avril 2001. Il a passé plus d'une année sans être agréé parce que, selon ses responsables, le gouvernement le suspectait de vouloir mener des activités politiques. Raison pour laquelle le gouvernement avançait chaque fois, pour lui refuser cet agrément, le "prétexte" de chévauchement avec l'assemblée nationale.

Au cours des deux journées, il s'agissait de faire le bilan de ce qu'a déjà réalisé cette association, mais aussi de faire une analyse critique et réaliste des objectifs qui n'ont pas été atteints à cause notamment d'un engagement insuffisant des membres, d'une mauvaise communication interne et d'une "visibilité" encore faible. Après avoir fait ce constant, tous les membres de cette association se sont engagés à faire en sorte qu'elle soit réellement présente sur le terrain et qu'elle fasse un vrai suivi de tous les dossiers concernant l'action gouvernementale. 

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires toujours présents à Rutana. 

Rutana, le 6 janvier 2002 (Net Press).
La localité de Kinaba de la commune Mpinga-Kayove (province Rutana) a été de nouveau victime dans la nuit de samedi à dimanche le 6 janvier 2002 d'un vol de gros bétail qui été perpétré par des terroristes-génocidaires venus des montagnes surplombant la commune de Giharo, voisine à celle de Mpinga-Kayove.

Cette attaque est survenue tard dans la nuit (vers minuit) quand ces criminels se sont introduits dans tous les ménages de cette localité, pillant ainsi 26 vaches qui leur avaient échappé au cours de leurs dernières attaques.

Signalons que les forces d'ordre avaient mené, pendant toute la journée de vendredi le 4 janvier 2002, des opérations de ratissage de très grande envergure contre des terroristes-génocidaires qui avaient cru pouvoir élire domicile à Gitaba, une autre localité située non loin du chef-lieu de la commune Mpinga-Kayove. A l'issue de ces opérations, ces tueurs ont été acculés à battre en retraite et à dégringoler les failles situées à la hauteur de la commune Giharo, d'où ils étaient venus. 

Burundi - Confessions religieuses.

La communauté islamique pour une scolarisation "vraiment universelle" ...

Bujumbura, le 6 janvier 2002 (Net Press).
Les enfants de confession musulmane et ceux venant de la communauté Twa tiennent la queue du peloton en matière de scolarisation au Burundi, selon le représentant légal d'une association islamique de développement dénommée PID (programme islamique pour le développement), M. Mohammed Nibaruta, qui citait un rapport de l'Unicef.

C'est pour cela que le PID a organisé ce 5 janvier 2002, au centre culturel islamique, une journée de sensibilisation en faveur de la scolarisation de la jeune fille musulmane du Burundi. Il a accordé la priorité aux responsables spirituels et aux femmes membres des associations de femmes musulmanes l'intérêt d'instruire les enfants. Le thème de cette journée organisée en collaboration avec l'Unicef-burundi était le "rôle de la femme et de l'imam dans la scolarisation de la fille musulmane". Il a souligné que l'instruction est incontournable par les temps qui courent puisqu'elle permettra que les musulmans ne soient plus exclus dans la gestion du pays car ayant les mêmes compétences que les autres Burundais.

Après cette phase de sensibilisation qui atteindra l'intérieur du pays au cours de ce même mois de janvier 2002, le PID envisage de passer à la phase de construction d'écoles primaires et secondaires pour une "vraie scolarisation universelle".

"L'Islam n'est pas un obstacle pour la scolarisation de la fille contrairement à ce que prétend une certaine opinion", a martelé M. Nibaruta, selon lequel par ailleurs les écoles qui seront construites par son association seront fréquentées par les enfants de toutes les confessions religfieuses.

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