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Bujumbura-Burundi.

 

Burundi - Processus de paix.

Le Frodebu, tendance Nzojibwami se choisit un candidat pour piloter la transition.

Bujumbura, le 6 juillet 2001 (Net Press). Le Frodebu, tendance Nzojibwami, s'est réuni hier 5 juillet 2001 avec comme objectif l'élection d'un candidat à la vice-présidence de la République pendant la période de transition. Il y avait plusieurs candidats en lice mais c'est le ministre actuel du développement communal, M. Denis Nshimirimana, qui a gagné avec une majorité écrasante de 79 voix exprimées sur 80. Il est prévu qu'il sera officiellement présenté au comité directeur national de ce parti et aux membres sympathisants de cette aile du Frodebu avant d'en informer le médiateur Mandela. Cette candidature semble venir gêner celle de Domitien Ndayizeye, lui aussi membre du Frodebu mais dont les vues sont diamétralement opposées.

Burundi - Politique.

Le parti Parena rejette les "conditionnalités et garanties" du G6 hutu.

Bujumbura, le 6 juillet 2001 (Net Press). A 4 jours de la rencontre tant attendue de Pretoria entre les 19 signataires de l'accord d'Arusha et le médiateur, le "parti pour le redressement national" (Parena) vient de rendre publique sa position sur les principales questions de l'heure dans son bulletin n°5. Il démontre que contrairement à ce qu'a dit le médiateur Mandela et que soutient le G6 hutu, le pouvoir n'est pas détenu exclusivement par une poignée d'officiers. Ainsi, explique-t-il, les officiers de l'armée nationale ne sont pas mieux payés que les parlementaires, ministres et autres hauts cadres, et le vote des lois, même celles les concernant directement, n'est pas votée par eux-mêmes. Le Parena reconnaît néanmoins que "le pouvoir a entraîné les hauts officiers et même les ténors du G7 hutu et du G8 tutsi malgré les retournements de façade, dans les affaires en fermant même les yeux sur les détournements, afin d'en faire des inconditionnels". Par ailleurs, ajoute le Parena, les hauts officiers dont "parlent les hutu sont là uniquement pour protéger le pouvoir du major Buyoya, car il est aussi le leur". Le Parena rejette donc les "conditionnalités" exigées par le G7 moins le Cndd, car "la politique que les tutsi redoutent le plus, c'est d'installer ceux qui sont coupables du génocide, d'autoriser l'invasion du pays par des troupes étrangères comme le proposent les Hutu" (voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").

Burundi - Processus de paix.

Les seules voies à même de ramener à la paix des Barundi, selon "PA-Amasekanya".

Bujumbura, le 6 juillet 2001 (Net Press). Alors que le processus d'Arusha se trouve toujours dans l'impasse, le mouvement d'autodéfense "PA-Amasekanya" vient de rendre publiques ses propositions pour le retour à la paix véritable au Burundi. Selon lui, les seules voies qui mènent à la paix des Barundi et pour lequel ce mouvement est "prêt à se battre avec tous les moyens jusqu'à la victoire" doivent commencer par tenir compte du rapport de l'ONU n° S/1996/682 qui a établi la responsabilité du parti Frodebu dans la planification, l'organisation et l'exécution du génocide des Tutsi déclenché en octobre 1993. Il faudrait ensuite en tirer toutes les conséquences qui s'imposent et disqualifier donc tous ceux qui ont une dette de sang à payer (voir les propositions de PA-Amasekanya sur www.cbinf.com/net press.bi, rubrique "Agora").

Burundi - Justice.

L'affaire Migurumiko de nouveau à la barre.

Bujumbura, le 6 juillet 2001 (Net Press). Le conseil de guerre a auditionné ce matin pour la troisième fois Migurumiko et ses adeptes militaires co-détenus, les caporaux Kana, Sinzinkayo et Mazuru. Rappelons que Migurumiko est accusé d'incitation à commettre des actes contraires aux devoirs et à la discipline tandis que ses adeptes militaires sont accusés d'avoir refusé d'aller au front en se basant sur les enseignements de M. Migurumiko. La cour a d'abord fait savoir aux prévenus qu'après avoir entendu cette affaire deux fois, elle a décidé de la recevoir car le réquisitoire du ministère public est fondé. Concernant l'acquittement qui avait été demandé par Migurumiko qui considère ne pas être impliqué dans l'affaire de ces trois militaires malgré qu'ils soient ses adeptes, la cour a indiqué que le dossier est unique. La cour a alors demandé au ministère public les témoins à charge comme cela était convenu lors de l'audience du 26 juin 2001. C'est ainsi qu'un sous-officier de garde lors de la période de la mission que les accusés ont refusée d'accomplir, s'est présenté à la barre. Le sergent Nzeyimana a indiqué que les caporaux Kana et Sinzinkayo ont refusé de se rendre au front le 6 janvier 2001. Il a précisé que seul Mazuru était malade tandis que ses co-accusés étaient absents chaque fois qu'un appel était fait. M. Migurumiko a demandé à la cour de l'acquitter tandis que ses adeptes ont demandé la liberté provisoire mais la cour les a priés d'attendre car l'affaire va bientôt être cloturée et la cour l'a mise en déliberé.

Signalons en passant que la même cour a entendu un sous-officier du nom de Ndikuriyo, accusé d'avoir assassiné le député Gabriel Gisabwamana. L'avocat du prévenu a plaidé non coupable pour son client. Pour lui, le militaire a fusillé M. Gisabwamana quand ce dernier a fui alors qu'il lui demandait uniquement ses pièces d'identité. Il a donc exécuté le réglement militaire car il était consideré comme ennemi surtout que c'était vers 22h30'. C'est ainsi qu'il a demandé que son client soit acquitté. L'affaire a été mise en délibéré.

Burundi - Administration

Le bras de fer continue entre les corps de police de Gitega et un des leurs accusés de les avoir diffamés.

Gitega, le 6 juillet 2001 (Net Pess). Dans notre livraison du 27 juin 2001, la rédaction avait fait état du cas d'un officier de la police judiciaire des parquets de Gitega, M Jean-Paul Ngendabanyikwa, qui avait été reconnu coupable de faux et usage de faux (pour avoir imité le cachet de son service) et condamné à 5 ans de servitude pénale avec 2 ans de sursis et 50.000 fbu d'amende.La rédaction avait ajouté que M Ngendabanyikwa n'a jamais été sanctionné pour des raisons que ses collègues ignorent. M. Ngendabanyikwa était en outre accusé d'avoir dénigré et diffamé les corps de police dont il est pourtant issu. Nous venons d'apprendre que cet officier de la police judiciaire des parquets, proche du Frodebu-Minani, a été sanctionné d'une suspension de 6 mois. L'intéressé considère qu'il est victime d'une grave injustice alors que ses collègues réclament pour lui une sanction exemplaire,en plus de la mesure administrative.

M.Ngendabanyikwa ne nie pas qu'il ait fait fabriquer un autre cachet ressemblant à celui de son service, mais précise que c'était dans l'intérêt du même service car l'autre cachet n'était pas très disponible. Il considère par ailleurs qu'il n'a pas versé dans la diffamation, étant sûr que le prisonnier par qui tout est arrivé n'est pas mort de la malaria, comme l'affirment les services de la police de Gitega. Il aurait succombé selon lui, à l'hôpital des suites de la torture lui infligée en prison. Il s'étonne qu'il ait été frappé d'une suspension de 6 mois alors que, selon lui, il n'a fait que dénoncer un cas de torture.

De leur côté, ses collègues estiment que M. Ngendabanyikwa aurait dû être frappé par une sanction plus lourde. Pour eux, non seulement il a outrepassé ses pouvoirs en établissant un procès-verbal de constat pour un cas qui ne le concernait pas et qui était entre les mains de son supérieur hiérarchique, en plus, il a exposé ce dernier à un grand danger en le désignant comme étant directement responsable de la mort du prisonnier en question. Ayant menti et s'étant constitué avocat-conseil dans son quartier de tous les malfaiteurs et criminels divers, M. Jean-Paul Ngendabanyikwa est visiblement, selon ses collègues, un mauvais élément au sein des corps de police de Gitega. Il aurait en outre d'autres visées non avouées car la commission mise sur pied par le procureur près la cour d'appel de Gitega a mené une enquête qui a demontré que ses déclarations ne sont pas fondées.

RCD - Securité

Les "forces négatives" toujours aux prises avec le "Rassemblement Congolais pour la Démocratie" (RCD).

Uvira, le 6 juillet 2001 (Net Press). Les terroristes-génocidaires coalisés de la sous-région ont tendu en date du 4 juillet 2001 une embuscade à un véhicule à bord duquel se trouvaient des éléments de l'armée du RCD. Selon des sources sur place à Uvira, cette embuscade, qui a eu lieu entre les localités de Makobola et Kigongo (respectivement à 17 et 6 km au Sud d'Uvira), a causé la mort d'un militaire du RCD et quelques blessés légers. Mais du côté des Maï-Maï et de leurs alliés Interahamwe et FDD, il y a eu beaucoup de pertes en vies humaines. Voyant qu'ils étaient menacés, ces terroristes-génocidaires se sont réfugiés dans les villages voisins se mêlant ainsi à la population locale. Précisons qu'on observe ces derniers temps la recrudescence des embuscades des "forces négatives" sur les routes d'Uvira à Baraka. En effet, au cours de cette seule semaine, 3 militaires du RCD et 3 terroristes-génocidaires ont été tués dans des embuscades et des opérations de ratissage qui s'en sont suivies. Ces "forces négatives" qui ne savent plus à quel saint se vouer avec la mise en application des accords de Lusaka, ont choisi de se livrer à des actes de tueries dans les zones contrôlées par les forces du RCD.

Burundi - Vente des terres.

L'inspecteur provincial des forêts à Mwaro donne des précisions...

Mwaro, le 6 juillet 2001 (Net Press). A la suite de la publication de la dépêche intitulée "Le gouverneur de la province de Mwaro accusé d'avoir 'irrégulièrement' vendu plus de 200 ha de terres domaniales", l'inspecteur provincial des forêts à Mwaro a indiqué qu'il ignore complètement la source des informations livrées par Net Press le 27 juin 2001. Il souhaiterait connaître les sources de cette information. Si l'agence "Net Press" voulait avoir des données chiffrées et réelles en matière de cessions irrégulières des terres domaniales boisées, elle aurait dû consulter les services techniques concernés.

Communiqué.

FONDS DE PROMOTION DE L'HABITAT URBAIN "FPHU" Société Mixte au Capital Social de 409.000.000 FBu B.P. 1996 Téléphone 22.7676 - 224986 Fax (0257)223225 Avenue de la Science Bujumbura - Burundi.

Avis d'appels d'offres pour la réalisation d'un audit externe. Article 1 : Objet

Le Fonds de Promotion de l'Habitat Urbain en abrégé "FPHU" lance un appel d'offres pour la réalisation d'un audit externe de ses états comptables et financiers des exercices 1997 - 1998 - 1999 et 2000.

Article 2 : Financement.

Le marché sera financé par le F.P.H.U.

Article 3 : Monnaie de l'offre et de paiement.

L'offre sera libellée en monnaie burundaise. Tout paiement d'acompte ou du prix de l'audit sera effectué exclusivement en monnaie burundaise.

Article 4 : Participation.

La participation est ouverte aux cabinets locaux, personne physique ou morale, justifiant des capacités techniques et financières suffisantes et ayant déjà exécuté des travaux similaires. Une note de présentation et les références des audits et études déjà réalisés doivent faire partie de l'offre technique.

Article 5 : Acquisition du cahier des charges.

Un cahier général des charges (Termes de référence) peut être obtenu au siège du FPHU sis à Bujumbura, avenue de la science, Building Premium House, contre paiement d'une somme de cent mille francs (100.000) FBu non remboursable. Aucune offre de soumission ne pourra être retenue sans preuve de paiement de ce montant à notre compte BANCOBU n°4201-01-75.

Article 6 : Dépôt des offres.

Les offres sous plis fermés doivent être en langue française et seront déposées au Secrétariat de la Direction Générale ou remises de main à main au Président de la Commission d'ouverture des offres avant que la séance d'ouverture ne soit déclarée ouverte.

Article 7 : Ouverture des offres.

L'ouverture des offres aura lieu en séance publique le 03/08/2001 à 10H00 au siège de l'établissement.

Article 8 : Attribution du marché.

Le marché sera attribué au soumissionnaire dont l'offre sera jugée techniquement meilleure et financièrement mieux disante. Aucune modification de l'équipe soumissionnaire et aucune sous-traitance ne seront acceptées sans l'accord du FPHU. L'analyse des offres sera effectuée par une commission technique désignée par la direction.

Article 9 : Délai d'engagement.

L'attributaire du marché reste engagé par son offre pendant un délai d'un mois à compter de la date de signature du contrat. Le soumissionnaire est autorisé à proposer un délai plus court.

Article 10 : Délai d'exécution.

L'attributaire du marché s'engage à produire un rapport provisoire dans un délai de 15 jours; l'attributaire devant apporter des explications probantes sur ces observations.

Article 11. Modalités de paiement.

Le paiement d'honoraires se fera en francs Bu selon les modalités d'échelonnement proposées et (ou) convenues

Article 12. Renseignements.

Tout autre renseignement peut être obtenu en s'adressant au Secrétariat de la Direction Générale du FPHU.

 

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ght: 1" align="justify">I.11. OUVERTURE DES PLIS

L'ouverture des offres en séance publique, aura lieu le 15/01/2002 à 9 heures, dans la salle des réunions de la Direction Générale des Marchés Publics, Boulevard de l'UPRONA n°7 à Bujumbura.

éance publique, aura lieu le 15/01/2002 à 9 heures, dans la salle des réunions de la Direction Générale des Marchés Publics, Boulevard de l'UPRONA n°7 à Bujumbura.

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