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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Génocide.

AC Génocide-Cirimoso demande au Conseil de Sécurité de l'ONU de sortir de son mutisme face au génocide qui se poursuit au Burundi ...

Bujumbura, le 7 mai 2001 (Net Press). L'association pour la lutte contre le génocide "AC Génocide-Cirimoso" a adressé dans la matinée de ce 7 avril 2001 une pétition "contre l'amnistie imminente par l'Etat burundais du génocide qualifié dans le rapport S/1996/682" au président du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Cette association rappelle que dans ledit rapport, "la commission du conseil de sécurité rejette même les allégations si répandues comme quoi ce génocide pourrait se justifier par la mort tragique d'un chef d'Etat assassiné dans une obscure tentative sanglante de coup d'Etat".

AC Génocide rappelle en outre que ce rapport en son paragraphe 483 incrimine le parti FRODEBU comme ayant été l'instigateur de ce "crime des crimes : la commission estime que les éléments de preuve dont elle dispose suffisent à établir que des actes de génocide ont été pérpétrés au Burundi contre le minorité tutsi le 21/10/1993 et les jours suivants, à l'instigation et avec la participation de certains militants et responsables Hutu du FRODEBU, y compris au niveau des communes". AC-Génocide fustige aussi ce qu'elle appelle les "fausses négociations d'Arusha" auquelles le "pouvoir en place au Burundi a sacrifié les plus sacrés principes universels de droit et de morale publique". Elle termine sa pétition en s'interrogeant : "A-t-on jamais vu un pays aux prises avec le fléau du génocide s'en sortir en alignant de force bourreaux et victimes pour une redistribution artificielle de postes de responsabilité?" Et de supplier le président du Conseil de Sécurité de l'ONU d'être enfin sensible à "cet ultime cri d'alarme du Burundi profond, qui n'a jamais eu droit au chapitre". Cette pétition a été signée par 919 personnes.

Burundi - Processus de paix.

Les parties signataires de l'accord d'Arusha rejettent catégoriquement la proposition du président Buyoya de former un "gouvernement de pré-transition".

Bujumbura, le 7 mai 2001 (Net Press). Les négociateurs burundais signataires de l'accord d'Arusha viennent de réagir à la proposition faite hier soir par le président Buyoya à son retour d'Afrique du Sud, de former un gouvernement de "pré-transition" avant la transition proprement dite. Presque tous ont rejeté cette proposition en indiquant que, pour eux, il s'agit d'un coup d'Etat contre l'accord signé le 28 août 2000.

Selon par exemple M. Domitien Ndayizeye, secrétaire général du FRODEBU-Minani et candidat du G7, ce gouvernement serait de "partenariat bis", et les déclarations présidentielles constituent "de la distraction et de la provocation envers les signataires". Pour lui, il faut actuellement au Burundi un gouvernement de transition qui sera chargé de négocier le cessez-le-feu et qui mettra en application l'accord de paix. "Nous n'avons aucunement besoin d'un gouvernement intérimaire", a-t-il martelé. Il a ajouté que toute proposition venant en dehors du cadre de l'accord d'Arusha n'est pas franchement la bienvenue et que de toute façon, le G7 ne saurait y prendre part. Au sujet de la hausse des prix par le biais de l'introduction de nouvelles taxes, M. Ndayizeye a indiqué que son parti et le G7 sont contre cette mesure qui confirme une nouvelle fois, selon lui, que le gouvernement actuel privilégie la voie de la guerre au lieu de celle de la paix. Et de rappeler que si cette option est confirmée, le Burundi n'aura jamais les 440 millions de dollars lui promis à Paris en décembre 2000 par les donateurs.

Pour M. Philippe Nzobonariba, secrétaire général du RPB (Rassemblement du Peuple Burundais), la formation de ce gouvernement serait un "coup d'Etat dans le coup d'Etat". Car, pour lui, le Burundi est déjà dirigé par un gouvernement de pré-transition. D'après lui, il ne faudrait surtout pas que ce gouvernement soit formé car, cette décision est "suicidaire d'autant plus qu'on ne connait pas encore ce que pourrait être la réaction de la communauté internationale qui a investi beaucoup de moyens matériels dans ce processus. En outre, selon lui, ce serait porter "gravement atteinte à l'avenir du peuple burundais". Quant à la question de l'introduction de nouvelles taxes, il a indiqué qu'il s'agit tout simplement d'une "catastrophe". Pour lui, les deux ministres qui ont pris cette décision se moquent aussi bien du peuple burundais que des institutions de partenariat. Et d'ajouter que cette décision est "aussi inopportune qu'unilatérale", car, en ces temps durs, les travailleurs s'attendaient, selon lui, plutôt à une certaine augmentation des salaires. Il a aussi fustigé le fait que le parlement n'a aucunement été informé avant cette augmentation de taxes. Enfin, il a précisé que cette décision est d'autant plus inopportune que les prix des autres produits, même vivriers, vont augmenter alors qu'ils sont supposés ne pas être concernés par cette augmentation de taxes qui devrait toucher (d'après l'ordonnance ministérielle conjointe des ministères des finances et du commerce) uniquement le tabac, le sucre et les boissons industrielles.

Du côté du collectif pro-Bayaganakandi, on fustige également la proposition du président Buyoya puisque, selon le Dr. Alphonse Rugamabarara, porte-parole de ce collectif et président du parti MSP-Inkinzo, "cette proposition n'est qu'une nouvelle invention du président Buyoya pour se maintenuir au pouvoir". Pour lui, l'actuel chef de l'Etat fait comme si les signataires de l'accord d'Arusha ne faisaient que courrir derrière les postes ministériels. Selon M. Rugambarara, le président Buyoya devrait comprendre que l'accord signé à Arusha le 28 août 2000 n'est certes pas parfait -la perfection n'étant pas de ce monde- mais comme il a été laborieusement négocié pendant 2 ans, il doit être appliqué dans l'intérêt du peuple burundais. D'autant plus que la question de la guerre qui risque de servir de prétexte pour bloquer l'application de cet accord est prévu dans celui-ci. Le Dr. Rugambarara a indiqué ne pas comprendre d'où le président Buyoya a "sorti cette proposition, lui qui n'a jamais réuni les parties signataires vivant au Burundi, ne fut-ce qu'une fois". Il a lui aussi déclaré que le Burundi n'a pas besoin de "pré-transition, puisque nous y sommes déjà". Pour sortir de l'impasse actuelle, le Dr. Rugambarara a présenté les propositions du collectif pour la candidature du colonel Bayaganakandi qui tiennent en 3 points. Il faudrait primo que les parties signataires s'entendent pour l'application de ce qui est applicable dans l'accord tel que recommandé par la commission de suivi. Secundo, il faudrait que la médiation convoque le sommet des chefs d'Etat de la région pour entériner le choix des signataires sur les institutions de transition. Tertio et enfin, ces institutions devraient être mises en place avec le principal objectif la cessation des hostilités et l'application des autres clauses de l'accord. Il a conclu en indiquant que le Burundi a besoin d'un "réel changement, car les gens sont fatigués de ce gouvernement qui a décidé la hausse des prix alors que le pouvoir d'achat du citoyen continue à se détériorer". Il faut un réel changement, a-t-il insisté, d'autant plus que l'aide internationale au Burundi est conditionnée par la mise en place des nouvelles institutions de transition.

Enfin pour le PARENA, son porte-parole, M. Zénon Nimubona a déclaré que "la pré-transition constitue un concept nouveau qu'on ne connaît pas". Il a précisé que son parti qui "vise la chute du partenariat" ne saurait pas participer à un gouvernement du genre, sauf s'il est appelé à le diriger. Il a fait savoir que pour lui, "il n'y a même matière à réflexion ou à discuter, car le gouvernement, n'étant pas un parti politique, ne peut prétendre à être formateur d'un nouveau gouvernement, sauf s'il veut se reconduire".

Burundi - Sports.

Le président de la Confédération Africaine de Football bientôt en visite au Burundi.

Bujumbura, le 7 mai 2001 (Net Press). Le président et le 1er vice-président de la Confédération Africaine de Football (CAF), respectivement MM. Issa Hayatou et Farah Addo, effectueront une visite au Burundi du 11 au 13 mai 2001, apprend-on de source bien informée. Cette visite, la première au Burundi de dirigeants d'aussi haut rang dans le foot continental, vient à point nommé puisqu'elle pourrait aider à l'aboutissement du projet "Goal" de la FIFA au Burundi qui financerait alors la construction d'un centre technique national abritant le siège de la fédération nationale et des salles de cours pour la formation des cadres techniques (entraîneurs, arbitres, administratifs, médecins sportifs et journalistes sportifs). Ce centre pourrait aussi permettre l'hébergement des équipes nationales du Burundi se préparant à rencontrer des équipes d'autres pays. Cette visite pourrait aussi, espérons-le, contribuer à la descrispation des relations fédération - ministère de tutelle qui sont au plus mal aujourd'hui. Cette visite intervient après celle d'un haut cadre de la FIFA qui avait recommandé que soient privilégiés les projets de développement plutôt que les petites quérelles entre les 2 institutions qui gèrent le football au Burundi. Les deux hommes rencontreront au cours de leur visite le président de la République, le 2è vice-président et le ministre en charge du Sport. Ils rencontrent également les comités exécutifs de la FFB et du Comité national olympique. Notons enfin qu'une soirée culturelle et un dîner seront offerts en leur honneur par la FFB.

COMMUNIQUE BGF : AVIS DE RECRUTEMENT

La Banque de Gestion et de Finacement S.A. procède au recrutement d'un financier. Les candidats intéressés peuvent déposer leurs lettres de demande au siège de la Banque sis au 1, Boulevard de la Liberté à Bujumbura.

Les conditions à remplir lors de la pré-sélection sont les suivantes : - Avoir une licence en Economie, option Gestion ou équivalent; - Etre âgé(e) de 35 ans au plus le jour du recrutement - Avoir une expérience d'au moins 5 ans dans le domaine financier - Avoir une connaissance suffisante de tableurs tels que Excel pour la production de tableaux de bord - Produire les bulletins de notation des deux dernières années de service.

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au vendredi 11 mai 2001 à 17h.

 

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ous leurs biens.