NET PRESS  
TEL.(257)217080
B.P. 2775
FAX.(257)217614
E-MAIL ADDRESS:netpress@cbinf.com
SITE WEB http://www.cbinf.com/netpress.bi
Bujumbura-Burundi.


Burundi - Enseignement.

Les 3 syndicats enseignants invitent leurs membres à poursuivre leur mouvement de grève.

Bujumbura, le 7 juin 2002 (Net Press). Une journée après l'intervention du vice-président de la République, M. Domitien Ndayizeye, sur la voix des ondes pour annoncer que les négociations entre le gouvernement et les enseignants sont clauses, les représentants des syndicats des enseignants viennent de sortir un communiqué conjoint à travers lequel ils déplorent l'attitude du gouvernement de rompre unilatéralement le dialogue. Ces représentants considèrent que le dialogue social doit être permanent et réaffirment leur disponibilité à cet effet. Ils soulignent que le fait que les élèves externes et internes soient renvoyés chez eux est une preuve suffisante que le gouvernement n'a pas la volonté de résoudre les problèmes lui soumis par les enseignants. Ces syndicalistes font savoir que l'attitude actuelle du gouvernement de renvoyer aux calendes grecques la satisfaction des revendications des enseignants, de ne pas clôturer le dialogue de manière sereine et de se réfugier derrière les menaces est une "formule habituelle qui a toujours servi à rejeter les revendications des enseignants depuis 1964".

Ils réaffirment leur volonté de continuer à réclamer la satisfaction immédiate de leurs revendications en attendant l'octroi du statut spécial. Ils demandent en conséquence aux enseignants de maintenir le mouvement de grève jusqu'à ce qu'il leur soit transmis les conclusions satisfaisantes issues des négociations.

Burundi - Sécurité.

La guerre fait rage dans les collines surplombant la capitale.

Bujumbura, le 7 juin 2002 (Net Press). Depuis 2 jours, la guerre fait rage en commune Mugongo-Manga, en province de Bujumbura rural. Ce matin, les terroristes-génocidaires du Palipehutu-Fnl, délogés de leurs sanctuaires de Mbare-Gasarara (commune Kanyosha), ont détruit le transformateur de la Regideso qui alimente la commune de Mugongo-Manga et toutes les autres qui lui sont voisines, ainsi que le relai-émetteur de Manga, privant momentanément des émissions de la radio nationale et des radio privées à une bonne partie de la population du Burundi, en l'occurrence, celle de l'intérieur du pays.

Les techniciens de la RTNB affectés à Manga ont dû recourir à leur groupe électrogène de secours pour continuer à assurer leur service. Pendant ce temps, des tirs nourris retentissaient à moins de 500 m de cette antenne puisqu'ils étaient audibles à travers le téléphone lorsque la rédaction a joint un des techniciens. Ils ont retenti toute la journée : les forces de l'ordre s'étaient mises aux trousses de ces criminels dont quelques petits groupes continuent à être signalés dans certaines parties de Bujumbura rural. Selon un observateur avisé, toute l'activité de ces terroristes-génocidaires, observée actuellement, a pour objectif de faire diversion afin de pouvoir évacuer leur chef, Agathon Rwasa, via le lac Tanganyika, pour aller le faire soigner à l'étranger. Ce dernier aurait été sérieusement blessé au cours de la dernière offensive de l'armée nationale.

Burundi - Justice.

Le président de PA-Amasekanya comparaît une nouvelle fois devant le magistrat-instructeur.

Bujumbura, le 7 juin 2002 (Net Press). Ce matin que le président du mouvement d'autodéfense et anti-génocide PA-Amasekanya, M. Diomède Rutamucero, a comparu une nouvelle fois au parquet de Bujumbura. Cette séance a tourné en interrogatoire puisqu'il a été demandé à M. Rutamucero de s'expliquer sur un document qui indiquait que les membres de PA-Amasekanya sont allés chanter devant le portail de la résidence du vice-président Domitien Ndayizeye. M. Rutamucero a indiqué qu'il s'agit d'un tract et qu'il ne comprend pas pourquoi on lui demande de s'expliquer sur un tel document, 5 semaines après sa détention. En d'autres termes, il a posé la question de savoir pourquoi personne ne lui a parlé de ce document bien avant. Il a précisé qu'il a formellement interdit à ses sympathisants d'insulter qui que ce soit. Et de demander de poursuivre les auteurs de ces chansons si jamais cela peut être prouvé car, a-t-il expliqué, la poursuite est individuelle en matière pénale.

Il a été obligé de retourner à la prison centrale de Mpimba mais d'après les premières informations recueillies auprès du parquet, M. Rutamucero pourrait se présenter, ce lundi 10 juin 2002, devant le juge qui confirmera ou infirmera sa détention.

Signalons qu'il y avait au parquet un nombre imposant de gendarmes et de policiers municipaux. On ne sait pas s'ils avaient été dépêchés à cause de la présence de M. Rutamucero ou s'ils avaient une autre mission à cet endroit. Quand le président de PA-Amaseknaya est monté à bord d'un camion pour se rendre à Mpimba, les membres de PA-Amasekanya ont applaudi et entonné une chanson disant qu'ils aiment leur mouvement et qu'ils ne l'abandonneront jamais.

Burundi - Communication.

Le conseil national de la communication monte en première ligne en vue de la cessation de toute sorte d'intimidation ou de tracasserie policière contre les journalistes.

Bujumbura, le 7 juin 2002 (Net Press). Pour la première fois depuis la dernière réunion des hautes autorités de ce pays au cours de laquelle ces dernières ont formellement interdit à la presse locale d'accorder la parole aux dirigeants des mouvements "rebelles" mais aussi de parler de l'affaire Kassy Manlan, le conseil national de la communication (CNC) vient de se prononcer dans le bras de fer pouvoir - presse. Dans une déclaration rendue publique à l'issue de sa réunion du 5 mai 2002 dont le principal point à l'odre du jour était "les conflits qui opposent les média en général et la RPA en particulier au ministère public au sujet des investigations sur l'assassinat du Dr. Kassy Manlan", le CNC déplore l'intimidation faite aux média par le ministère public de rendre compte des investigations journalistiques sur cet assassinat. Cela est une entrave à la liberté de la presse, estime le CNC qui fait remarquer qu'il est "du plein droit des journalistes de s'intéresser à toute question d'intérêt public et d'en rendre compte, pour autant qu'ils restent dans les limites de la loi". Le CNC indique que les convocations au parquet à deux reprises du directeur de la RPA et de ses journalistes, "dont certains ont dû attendre de longues heures avant de pouvoir être entendus", est purement et simplement "une forme de tracasserie policière".

Le CNC considère que la loi sur la presse a été violée, car le ministère public ne saurait se constituer comme autorité judiciaire compétente, et n'a pas par conséquent les prérogatives d'exiger aux journalistes par force la restitution de leurs sources d'information. Enfin, le conseil appelle les autorités concernées à "faire cesser toute forme d'intimidation ou de tracasserie policière sur les journalistes dans l'exercice de leur profession, pour autant que ces derniers ne violent pas la loi".

Burundi - Politique - Sécurité.

Une partie de la classe politique condamne la recrudescence de la violence.

Bujumbura, le 7 juin 2002 (Net Press). La recrudescence des attaques "rebelles" a obligé une bonne partie de la classe politique burundaise à sortir de son mutisme. C'est ainsi que le groupe parlementaire Uprona condamne avec la dernière énergie ces "attaques terroristes contre des populations civiles". Ce groupe parlementaire rappelle que ces derniers jours, les groupes terroristes ont redoublé d'ardeur dans leurs entreprises criminelles à Ruyigi, Muramvya, Bujumbura rural et la mairie de Bujumbura. Il dénonce "tous ceux qui, dans les milieux parlementaires, tenteraient d'innocenter les groupes terroristes en attribuant aux forces armées les attaques sur la capitale" et déclare qu'il se désolidarise des auteurs de ces "manoeuvres de désinformation". Le groupe parlementaire Uprona "félicite enfin les forces de l'ordre pour leur dévouement dans la protection des populations malgré les agressions et l'ingratitude dont elles sont l'objet".

Pour sa part, le "groupe parlementaire contre le génocide et l'exclusion, et pour la réhabilitation du citoyen" prend acte de la déclaration faite le 5 juin 2002 par le porte-parole de l'armée nationale faisant état de l'attitude de certains milieux parlementaires qui incriminent l'armée nationale dans cette attaque. Et de demander aux autorités militaires de ne jamais hésiter de pointer du doigt ce genre de parlementaires qui ne sont pas dignes d'appartenir à la représentation nationale.

Au sujet de la crise de l'enseignement, ce groupe parlementaire invite, dans la même déclaration, le gouvernement à mesurer la gravité de la situation provoquée par l'arrêt de tout le système éducatif burundais et des conséquences qui en découlent. Il interpelle le gouvernement à trouver une solution adéquate et consentie aux revendications des enseignants à tous les niveaux et dans les meilleurs délais.

Concernant enfin "l'inopportunité des lois qui sont de nature à amnistier le crime du génocide", le même groupe parlementaire indique que malgré la pression de certains, il "ne votera jamais ces lois, par respect du peuple burundais, des victimes du génocide et de la morale universelle".

RELANCE DE L'AVIS DE MISE EN VENTE DES VEHICULES

La Société Concessionnaire de l'Exploitation du Port de Bujumbura (EPB) met en vente les véhicules dédouanés dont les caractéristiques sont les suivantes :

1°) Une voiture Peugeot 405, immatriculée 01BA 2531 N° de châssis : VF 34BD2H270874764 Année de fabrication : 1994 Puissance du moteur : 10 cv

2°) Une voiture Daewoo Racer, immatriculée 01BA 4869 N° de châssis : WATF 19 T 1NB 534523 Année de fabrication : 1992 Puissance du moteur : 9 cv

Ces véhicules sont dans un bon état de circuler et peuvent être visités tous les jours ouvrables dans les enceintes du Port de Bujumbura à dater de ce vendredi 7/06/2002 pendant les heures normales de service.

Les offres sous pli fermé doivent parvenir au secrétariat de la Direction Générale de l'EPB au plus tard le 17/6/2002 à 17 heures locales. Une caution de deux cents mille francs Bu (200 000 frs bu) par véhicule, remboursables aux non-gagnants et déductibles du prix de vente pour les gagnants, à verser au compte n° 201-53750-59 ouvert à la BCB ou au compte n° 701-2048-01-57 ouvert à l'IBB au nom de l'EPB est exigée.

Chaque enveloppe portera la mention suivante : "Soumission pour voiture ....". La séance d'ouverture des offres se fera mardi le 18/6/2002 à 9 heures locales dans la salle des réunions de l'EPB. Les offres peuvent être remises main à main au président de la séance avant l'ouverture des offres. Les soumissionnaires gagnants disposent de cinq jours pour effectuer les formalités de transfert à leurs frais et régler le montant de la soumission. Passé ce délai, les véhicules seront cédés aux soumissionnaires de second rang et leurs cautions ne seront pas remboursées.

Les offres du personnel de l'EPB pourront être analysées avec une légère faveur par rapport aux autres offres.

L'EPB se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle des véhicules.