NET PRESS
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Burundi - Justice.
Le barreau du Burundi tient son assemblée générale.
Bujumbura, le 7 octobre 2001 (Net Press). Le barreau du Burundi a tenu dans l'après-midi du vendredi 5 octobre 2001, son assemblée générale à l'hôtel Novotel. Les points qui figuraient à l'ordre du jour étaient notamment l'analyse du bilan de l'exercice écoulé et l'élection de nouveaux organes dirigeants.
En ce qui concerne le bilan annuel, les participants se sont montrés satisfaits du travail réalisé par le comité sortant dont notamment la dotation d'un nouveau siège du barreau national équipé d'une bibliothèque grâce à l'Ong Avocats sans Frontières. Ce siège se trouve dans les locaux de la cour administrative, anciens locaux de la coopération technique belge, tout près de l'INSS. Les participants se sont aussi réjouis que le projet des statuts des avocats soit sur le point d'être acheminé à l'assemblée nationale.
Après avoir approuvé le bilan de l'organe dirigeant de l'ordre des avocats, les participants ont décidé à l'unanimité de renouveler le mandat d'une année au même comité présidé par Me Déogratias Nzemba.
Burundi - Justice.
Deux présumés "détourneurs publics" arrêtés par la police.
Bujumbura, le 7 octobre 2001 (Net Press). La police vient d'arrêter un ancien comptable de la VERRUNDI (Verrerie du Burundi qui a fermé ses portes depuis bien longtemps), M. Jean-Mélance Barantandikiye, qui s'était reconverti depuis, dans les affaires. Il a été arrêté en même temps que son ancien bras-droit, M. Dismas Baradandikanya, alors qu'ils venaient tous les deux d'être interrogés par le substitut général du procureur général près la cour d'appel. Ce dernier a décidé de les mettre en détention préventive avant la conclusion des enquêtes. Ils sont accusés de "détournement des deniers publics".
Burundi - Processus de paix.
Les mouvements terroristes et génocidaires menacent d'intensifier les attaques s'ils n'étaient pas associés dans l'unité spéciale de protection des institutions de transition.
Arusha, le 7 octobre 2001 (Net Press). Les mouvements terroristes-génocidaires signataires de l'accord d'Arusha posent beaucoup de conditions à quelques jours de la mise en place des institutions de transition. Selon des sources sur place à Arusha, le représentant du Cndd au sein de la commission de suivi de la mise en application de l'accord, M. Festus Ntanyungu, a déclaré du haut de la tribune de la ICC (Salle de conférence d'Arusha) que son mouvement, en plus du Palipehutu et du Frolina, entendent intensifier prochainement les attaques si le gouvernement ne s'inclinait pas à leurs exigences. Celles-ci sont principalement au nombre de 3 à savoir : conclure rapidement avec le gouvernement en place un accord de cessez-le-feu, accepter la venue de 10.000 hommes au Burundi avec pour mission le maintien de la paix et accepter enfin d'intégrer des éléments des trois mouvements dans l'unité spéciale de protection des personnalités qui rentreront d'exil.
Si ces 3 conditions n'étaient pas remplies avant la mise en place des institutions de transition, ces terroristes-génocidaires s'engagent à multiplier leurs attaques contre les institutions au sein desquelles "nous serons exclus", a ajouté M.Ntanyungu.
Pour ce dernier, ces conditions ne visent pas néanmoins à retarder la mise en place des institutions de transition. Il reconnaît lui-même qu'elles ne sont pas réalisables dans si peu de jours qui restent avant la mise en place desdites institutions. D'aucuns croiraient que c'est une façon délibérée de garder les Burundais en otage étant donné que ces terroristes-génocidaires n'ont jamais enterré la hache de guerre quand bien même ils ont signé les accords d'Arusha. Rappelons qu'ils n'ont jamais voulu rejoindre le processus d'Arusha malgré les multiples appels leur demandant de rejoindre la table des négociations. La question que l'on peut se poser ici est de savoir si l'on interrogera l'accord d'Arusha pour passer à la vitesse supérieure, celle de prendre des sanctions contre ces hordes génocidaires.
Rappelons qu'à l'issue de sa mission au Burundi, le comité technique militaire des pays qui ont accepté de fournir des hommes dans le cadre d'appui au processus burundais a déclaré que ces pays (Nigeria, Ghana, Sénégal et Afrique du sud) pourraient envoyer des militaires pour protéger les institutions de transition, ayant remarqué que la fameuse unité spéciale était loin d'être instituée avant la mise en place des institutions de transition.
Burundi - Enseignement.
Les étudiants stagiaires de l'ISCO menacent de reprendre leur mouvement de grève ce lundi.
Bujumbura, le 7 octobre 2001 (Net Press). Les étudiants de l'institut supérieur de commerce (ISCO) de l'Université du Burundi menacent de reprendre les rues ce lundi 8 octobre 2001. Ils entendent ainsi manifester leur mécontentement à ce qu'ils appellent "injustice" à leur égard.
En effet, ces étudiants estiment qu'ils sont victimes d'une injustice de la part des autorités de cette institution universitaire. Et pour cause, ils se sont vu dernièrement retirer les avantages sociaux (bourses, logement, ...) alors que leur cursus n'est pas encore arrivé à terme. Ils indiquent que la durée de 3 mois impartie aux stages ne s'est pas encore écoulée pour perdre ces avantages. Si les stages avaient commencé normalement et à temps, trois mois s'achèveraient le 19 octobre 2001. Mais la réalité, selon les mêmes étudiants, est que beaucoup d'entre eux viennent à peine de commencer leurs stages (comme ceux de la section de fiscalité).
Une solution intermédiaire avait été trouvée mardi le 2 octobre 2001 lorsqu'ils avaient fait un sit-in au rectorat. Les autorités de l'université leur avaient indiqué qu'elles les hébergeraient jusqu'au 19 octobre 2001. Pour le moment, ces étudiants estiment que l'autorité rectorale a trouvé une solution qui ne correspond pas à la question posée. Car, pour ces derniers, seule une dérogation spéciale du rectorat pourrait apporter un remède approprié à leur problème. Raison pour laquelle ils entendent déclencher une grève pour arracher cette dérogation.
Burundi - Sécurité.
La circulation reprend timidemment sur la RN7.
Bujumbura, le 7 octobre 2001 (Net Press). La journée de samedi 6 octobre 2001 a été marquée par d'intenses combats opposant l'armée nationale aux terroristes-génocidaires dans Bujumbura rural, au niveau de la zone Matara située dans la nouvelle commune de Nyabiraba. Cinq positions militaires ont été concomitamment attaquées. C'est pourquoi la route nationale n°7 (RN7 Bujumbura-Ijenda) est restée fermée jusqu'au 7 octobre à 12 heures. De la mairie, des explosions de bombes étaient audibles jusqu'à cet avant-midi. On ne connaît pas encore le bilan des dégâts commis au cours de ces attaques.
Soulignons qu'il y a deux semaines, la RN1 (Bujumbura-Bugarama) avait été fermée toute une semaine durant suite aux durs affrontements. Les terroristes-génocidaires avaient essuyé de lourdes pertes au niveau de la localité de Mageyo.
Burundi - Travail
Des candidats au poste d'agents temporaires au département des impôts dénoncent l'irrégularité et le manque de transparence dans l'organisation du test de sélection.
Bujumbura, le 7 octobre 2001 (Net Press). Dix-neuf candidats qui n'ont pas été retenus au poste d'agents temporaires au département des impôts viennent d'adresser une lettre au ministre de tutelle pour lui demander d'annuler les résultats du test de sélection du 18 septembre 2001.
En effet, trente et quatre lauréats de la section fiscalité de l'ISCO cherchaient un emploi de poste d'agents temporaires au département des impôts et devaient à cet effet passer un test de sélection. Ce n'est que très récemment qu'une liste de 15 candidats retenus a été portée à la connaissance du public. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les candidats recalés à ce poste se sont rendus compte que figurent sur la liste des retenus, deux personnes qui n'avaient même pas passé le test de sélection. Une autre chose curieuse encore est que les résultats chiffrés du test n'ont jamais été portés à la connaissance des concernés. C'est la raison pour laquelle les candidats demandent au ministre des finances de tenir compte de ces irrégularités jugées frauduleuses pour prendre des mesures appropriées afin que justice soit faite.
Soulignons enfin que le ministre des finances, M. Charles Nihangaza, vient de se saisir de ce cas, pour le moins singulier. Contre toute logique, il a décidé dans l'après-midi du vendredi 5 octobre 2001 que tous les 34 candidats soient retenus, y compris les deux qui n'avaient pas passé le test de sélection.
Burundi - Rapatriement.
Les réfugiés burundais continuent à regagner le pays...
Bujumbura, le 7 octobre 2001 (Net Press). Les réfugiés burundais qui avaient trouvé asile dans les pays voisins continuent à regagner la mère-patrie. Ceux qui s'étaient réfugiés en Tanzanie et qui sont originaires des provinces Ruyigi, Cankuzo, Rutana, Muyinga et Ngozi continuent à se rapatrier, presque tous les jours, par route avec l'aide du HCR-Tanzanie. Celui-ci met à leur disposition des camions pour transport jusqu'à la frontière avec le Burundi où ces rapatriés sont alors pris en charge par les autorités burundaises et le HCR-Burundi. A leur tour, ceux-ci les hébergent temporairement dans des sites en attendant qu'ils rentrent chez eux.
Pour leur part, les Burundais ayant trouvé asile dans des pays relativement éloignés du Burundi se rapatrient, avec le concours du HCR, à l'aide d'avions. C'est le cas de ces 4 jeunes femmes et de ces 3 jeunes filles qui sont arrivées à Bujumbura ce vendredi 5 octobre 2001 à 13h 05' à bord d'un vol régulier de Kenya Airways, en provenance de Nairobi. Elles ont été accueillies, à l'atterrissage, par la famille de Me Fabien Segatwa qui devrait les héberger les tout premiers jours de leur retour au Burundi.
Burundi - Gestion des terres.
La commission parlementaire d'enquête sur la gestion des terres dément une information publiée dans Net Press.
Bujumbura, le 7 octobre 2001 (Net Press).Dans sa livraison du 25 septembre 2001, la rédaction avait mentionné que la population de Bururi n'avait pas vu d'un bon oeil le comportement des parlementaires du Frodebu qui y ont passé toute une semaine et qui sont passés à la propagande de leur parti. Cette commission vient de réagir et a écrit ce qui suit : "Nous sommes huit parlementaires formant la commission parlementaire d'enquête sur la gestion des terres. Nous avons effectué du 17 au 22 septembre une visite de travail en province Bururi dans le cadre de notre mission qui est d'enquêter sur la gestion des terres, et non pour une quelconque propagande ou incitation, comme vous cherchez à le faire accroire. Nous sommes ressortissants de plusieurs circonscriptions et appartenons à des sensibilités politiques différentes, mais nous avons un mandat officiel et national conféré par l'assemblée nationale de transition, et nous savons que vous le savez. La commune de Rumonge qui fait partie de notre province d'enquête nous a réservé un accueil chaleureux et logé selon ses disponibilités hôtelières; nous ne demandions pas plus, ni moins. Nous en remercions ses responsables comme nous savons gré aux autorités provinciales de Bururi pour l'aide ô combien précieuse qu'elles ont apportée dans la réalisation de notre mission. Nous espérons avoir ainsi éclairé l'opinion que vos assertions mensongères et calomnieuses à notre sujet a abusée". La réaction a été fournie par M. Ndanga Nahindavyi Alphonse, président de cette commission.
NDLR : La rédaction prend note de la réaction de M. Alphonse Ndanga Nahindavyi. Elle tient cependant, après vérification de ses sources, à confirmer son information du 25 septembre 2001. La même rédaction n'a pas donc fourni des assertions mensongères et calomnieuses à ce sujet comme le prétend M. Ndanga. Il aurait fallu qu'à l'avenir, des hommes d'un tel rang évitent les critiques de leurs électeurs en adoptant un comportement exemplaire et responsable.
Avis au Public
La société SPACETEL - BURUNDI s.a informe ses partenaires à tous les niveaux que M. Nzisabira Guy - Floribert ne fait plus partie de son personnel à dater du 1er octobre 2001 et que partant, il ne peut plus l'engager à quelque titre que ce soit.
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