NET PRESS

Burundi - Détention.
Le Dr. Alphonse Rugambarara comparaît au parquet général de la République.
Bujumbura, le 8 avril 2001 (Net Press). Le Dr. Alphonse Rugambarara a comparu hier 7 avril 2001 devant le procureur général de la République, M. Gérard Ngendabanka. Il a été interrogé pendant une heure et demie, mais les conclusions de cet interrogatoire sont restées à l'abri de la connaissance du public. Notre reporter sur place a tout de même constaté qu'après cette comparution, le Dr. Rugambarara a repris le chemin de la prison alors que la plupart de ses amis et sympathisants s'attendaient à ce qu'il rentre chez lui.
Burundi - Détention.
Le réseau des associations de lutte contre le génocide au Burundi plaide auprès du Chef de l'Etat la cause du Dr. Alphonse Rugambarara.
London, le 8 avril 2001 (Net Press). Le réseau des associations de lutte contre le génocide au Burundi basées au Benelux, au Canada et en Suisse ont saisi le Chef de l'Etat burundais en date du 7 avril 2001 pour solliciter la libération du Dr. Alphonse Rugambarara. Ce réseau rejette les accusations portées contre le Dr. Rugambarara et indique qu'il est plutôt poursuivi pour avoir "exercé pacifiquement ses libertés politiques, exprimé ouvertement ses opinions, et d'avoir accepté le rôle de porte-parole du collectif des partis politiques qui prônent le changement à la tête de l'Etat".
Pour ce réseau, le collectif des partis politiques pro-Bayaganakandi critique publiquement le régime tout en explorant les modalités pratiques de restaurer un Etat de droit au Burundi. Ce réseau qui ne voit pas d'un très bon oeil les démarches du gouvernement actuel pour ramener la paix (négociations avec le Frodebu), trouve que le Chef de l'Etat n'est pas obligé de composer avec l'opposition, ayant des vues diamétralement opposées à celles du collectif des 8 partis, mais qu'il a le devoir de ne pas les tracasser. Il indique que les accords d'Arusha offrent au chef de l'Etat actuel une sortie honorable, et lui demande d'arrêter les persécutions injustes dirigées contre le Dr. Rugambarara et les harcèlements contre MM. Diomède Rutamucero et Pie Masumbuko (voir l'intégralité du document sur www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Parti politique.
Le parti Vert-Intwari confirme son retrait du collectif pro-Bayaganakandi.
Bujumbura, le 8 avril 2001 (Net Press). Des rumeurs insistantes circulaient à Bujumbura ces dernières 24 heures comme quoi le président du parti Vert-Intwari allait changer d'avis et continuer à soutenir la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi. La rédaction a contacté M. André Nkundikije à ce sujet. Il a indiqué qu'il maintient son retrait du collectif des 8 partis promoteurs de la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi.
Signalons néanmoins que cette position risque de créer des dissensions internes au sein de ce parti à l'instar de ce qui s'est passé au PSD (Parti Social-démocrate) puisque son Comité Exécutif reste, semble-t-il, fidèle au soutien de la candidature du colonel candidat-président. On se rappelle qu'à la dernière session d'Arusha, le président du PSD avait soutenu la candidature du président actuel contre le gré du comité exécutif de son parti acquis dans sa majorité à M. Bayaganakandi.
Burundi - HCR.
Qui est le nouveau patron du HCR actuellement en visite au Burundi ?
Bujumbura, le 8 avril 2001 (Net Press). Dans son édition du 5 avril 2001, "Net Press" a annoncé la visite au Burundi du successeur de Mme Sadako Ogata à la tête du HCR, M. Ruud Lubbers. Aujourd'hui, la rédaction propose à ses lecteurs de faire un peu plus connaissance avec cette personnalité de marque qui se trouve dans nos murs depuis ce dimanche matin.
Nommé neuvième Haut Commissaire de l'organisation depuis le 1er janvier 2001, M. Ruud Lubbers est de nationalité néerlandaise et a effectué ses études à Nijmegen et à l'école des sciences économiques des Pays-Bas. En 1973, M. Lubbers a entamé une longue carrière politique auprès du gouvernement en tant que ministre de l'Economie. Premier Ministre des Pays-Bas de 1982 à 1994, il a ensuite dispensé des cours d'université sur la mondialisation et le développement à l'Université de Tilburg aux Pays-Bas, et, en tant que professeur associé à la John Kennedy School of Government, à l'Université de Harvard aux Etats-Unis.
Rappelons que le HCR est présent au Burundi depuis 1964 où il a pu assister le pays dans des programmes humanitaires, l'assistance aux réfugiés rwandais, ainsi que l'assistance au rapatriement et à la réintégration des réfugiés burundais.
Burundi - Travail.
Beaucoup de mutations à coloration politique à l'Institut National de Sécurité Sociale.
Bujumbura, le 8 avril 2001 (Net Press). Beaucoup de cadres de l'Institut National de Sécurité Sociale (INSS) ont été mutés ce vendredi 6 avril 2001 pour de nouveaux postes d'attache à l'intérieur du pays, alors que selon des sources proches de l'INSS, le comité de direction n'était même pas au courant de cette décision. La plupart des cadres mutés seraient, semble-t-il, des sympathisants du G8 (collectif de 8 partis politiques pour la candidature à la présidence de la transition de l'ancien ministre de l'Intérieur Epitace Bayaganakandi) qui subiraient ainsi des tracasseries administratives du fait de leur engagement politique. Un cas paraît particulièrement attirer l'attention de l'opinion. C'est celui de M. Zacharie Gasabanya, ancien directeur général de l'INSS et professeur à l'Université du Burundi et à l'ISCAM (Institut Supérieur des Cadres Militaires), qui vient d'être muté à Ngozi comme Chef d'Agence. Selon des sources bien informées, ces cadres n'auraient nullement l'intention de rejoindre leurs nouveaux postes d'attache.
Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires reprennent le pillage des vaches à Mutimbuzi.
Bujumbura, le 8 avril 2001 (Net Press). Dans la matinée du 7 avril 2001, des terroristes-génocidaires en provenance de la réserve naturelle de Rukoko ont attaqué la localité de Maramvya de la commune Mutimbuzi, en province de Bujumbura Rural (à une quinzaine de kilomètres de la capitale Bujumbura) où ils ont volé beaucoup de vaches. Les forces de l'ordre qui étaient tout près sont vite intervenues et ont récupéré presque toutes ces vaches, à l'exception notable d'une trentaine d'autres appartenant au colonel Maderi.
Burundi - Confessions religieuses.
Le pasteur André Migurumiko porte plainte contre le substitut de l'auditeur militaire.
Bujumbura, le 8 avril 2001 (Net Press). Le pasteur André Migurumiko toujours incarcéré à Mpimba vient de porter plainte auprès de l'auditeur général militaire contre le substitut de l'auditeur militaire pour "enlèvement et séquestration". Rappelons que M. Migurumiko avait été mis sous mandat d'arrêt provisoire lundi 12 mars 2001 par ce magistrat sous le chef d'inculpation d'"incitation à commettre des actes contraires à la dicipline et au devoir" avant d'être libéré 10 jours plus tard.
Le plaignant a expliqué dans sa lettre qu'il ne comprend pas comment "les erreurs" du 12 mars ont été répétées à son endroit "de manière plus brutale et frisant le hold-up". En effet, il aurait été appelé par téléphone le soir du vendredi 30 mars 2001 à se présenter à l'auditorat militaire en date du 2 avril 2001. Et le lendemain (samedi 31 mars 2001), vers 10 heures, alors qu'il revenait de son bureau, des hommes en tenue millitaire et à bord d'un véhicule ayant une immatriculation civile l'auraient pris en filature. Ils l'auraient intercepté au niveau du pont Ntahangwa, braquant sur lui des armes et lui intimant l'ordre de s'arrêter. M. Migurumiko qui aurait cru, selon ses propres dires, avoir affaire à des malfaiteurs, aurait ordonné à son chauffeur de poursuivre la route. Arrivés à son domicile, les hommes qui le poursuivaient auraient sauté de leur véhicule et pointé les canons de leurs armes sur la tempe de M. Migurumiko. Ils l'auraient ensuite directement conduit en prison, sans avoir au préalable décliné leur identité ni présenté un mandat d'arrêt.
M. Migurumiko qui trouve "incompréhensible et illégal" que sa liberté soit entravée par le même magistrat pour le même motif alors qu'il n'a violé, à ses yeux, aucune condition de la liberté provisoire, a conclu sa lettre de plainte en demandant sa remise en liberté provisoire.
