NET PRESS
Burundi - Media - Politique
Que recherche "SOS Burundi" en prenant visiblement le relais "Burundi Bureau"?
Bujumbura, le 8 mai 2002 (Net Press). C'est la question que l'on se pose à Bujumbura et dans tout le pays, à voir l'allure qu'a prise ces derniers jours le site "SOS Burundi" appartenant à un Burundais exilé au Danemark et qui, au départ, se montrait simplement comme un partisan de la cause ultra-hutu, mais qui aujourd'hui ne cache ni ses convictions profondes, ni ses visées. Ce site web a entrepris en effet de se lancer dans une propagande excessivement hutisante, celle du Palipehutu-Fnl, en diffusant le plus largement possible (sur internet) ses publications qui présentent le Hutu comme le "bon démocrate opprimé depuis des siècles" et le Tutsi comme le "méchant anti-démocrate oppresseur" à abattre.
Selon ce site et son mentor (le Palipehutu), le Burundi est à "libérer du joug tutsi", pour que "la majorité de la population (86%)" vive mieux. Ce travail était révolu, il n'y a pas longtemps, révolu à "Burundi Bureau".
Le même site fait également une véritable "révélation" au peuple burundais et au monde : "Nelson Mandela a prêté des militaires sud-africains aux leaders du G7 pour leur faire comprendre qu'ils ne pourront jamais gouverner tant qu'il n'y aura pas une armée nationale au lieu d'une armée ethnique, pour qu'ils comprennent enfin la cause du Palipehutu-Fnl". Ce "message" de Mandela n'a pas été compris par ceux à qui il était destiné et c'est donc "mission ratée", s'indigne ce mouvement et son porte-parole officieux.
Ils vont jusqu'à affirmer que le 29 avril 1972 a débuté "le premier génocide africain, celui des Hutu du Burundi", alors que, historiquement, il est de notoriété publique que ce jour-là n'ont été tués que des Tutsi qui ont été massivement et atrocement massacrés par milliers, par des hordes génocidaires de "rebelles" hutu venus de Tanzanie (qui s'appelaient eux-mêmes "Maï Mulele". C'est seulement après que le régime de l'époque, qui venait lui-même d'échapper à un vaste complot (puisque même le chef de l'Etat d'alors, ses collaborateurs, les intellectuels et tous les paysans Tutsi devraient être tués au cours de soirées dansantes à l'échelle nationale dans la nuit du 29 avril 1972), a procédé à une répression aveugle pour mâter cette rébellion. C'est cette répression, au cours de laquelle de nombreux dérapages ont été observés (règlements de comptes personnels, ...), que les milieux ultra-hutu appellent génocide, alors que cette expression renvoit à la planification et à la programmation munitieuses, et donc à la préméditation.
En présentant l'armée nationale comme le "seul détenteur du vrai pouvoir" et en exigeant de négocier uniquement avec ses représentants, le Palipehutu-Fnl, le Cndd-Fdd et leurs supports de propagande ne visent que le démantèlement de cette armée, dernier rempart contre la consommation totale du génocide des Tutsi, entend-on ici et là dans les milieux des rescapés de ce génocide. Et ils ont raison, car pour "SOS Burundi", le G7 sera uniquement au pouvoir lorsqu'il aura sa propre armée, étant donné qu' "il n'y a pas de régime sans armée".
Burundi - Enseignement.
L'université du Burundi ouvre une année académique à plusieurs vitesses ...
Bujumbura, le 8 mai 2002 (Net Press). Même s'il n'y a pas encore eu de cérémonies officielles d'ouverture, l'année académique 2001-2002 a été de fait ouverte à l'université du Burundi mais d'une manière un peu singulière. Chaque institut, chaque faculté s'organise à sa manière pour ouvrir illico une nouvelle année académique aussitôt que les examens de la 2ème session se terminent. Pour le moment, seuls les étudiants nouvellement inscrits en 1ère année ont commencé leur année académique le 1er avril 2002. La faculté de pyschologie et sciences de l'éducation, ainsi que les instituts ITS et ISA ont débuté l'année au début de ce mois de mai. Selon certaines sources, les autorités de cette université avaient émis au cours du conseil rectoral du 24 avril 2002 le souhait de fermer momentanément cette institution au terme de la 2ème session en cours pour une réouverture à "l'unisson" au mois d'octobre 2002. Les doyens présents s'y sont unanimement opposé et ont proposé le système actuel de chevauchement de 2 années.
Soulignons que les étudiants des 1ères années qui poursuivent leurs 2èmes sessions sont très inquiets par cette ouverture de l'année académique à plusieurs vitesses parce que, au cas où ils échoueraient, ils enregistreraient alors un sérieux retard. Selon le directeur académique de l'université du Burundi, cette situation est en grande partie due aux problèmes liés au manque d'enseignants et à la fuite des cerveaux, une situation qui n'est pas facile à maîtriser, a-t-il reconnu.
Burundi - CICR.
Le CICR fête sa journée internationale.
Bujumbura, le 8 mai 2002 (Net Press). Le CICR a fêté ce 8 mai 2002, comme chaque année à cette date, sa journée internationale. C'est dans ce cadre que les responsables du CICR-Burundi ont rencontré les professionnels des medias à la Maison de la Presse.
Un délégué du CICR a expliqué en long et en large la naissance de l'organisation. L'idée en est venue des atrocités de la guerre en Europe et qui a fait que l'on pense à assister les victimes de la guerre, quelque soit leur couleur, leur religion ou autres appartenances distinctives. Le CICR a 7 principes dont 4 sont fondamentaux à savoir l'humanité, l'impartialité, la neutralité et l'indépendance. Les autres sont le volontariat, l'unité et l'universalité. Le CICR n'est ni une ligue des droits de l'homme, ni une ONG, ni une organisation intergouvernementale. Il a le statut d'une organisation humanitaire privée qui n'est pas membre du système des Nations-Unies. Cependant, il a un statut d'observateur aux Nations Unies.
Au Burundi, le CICR compte en son sein 14 expatriés et 77 Burundais et il a deux antennes à Gitega et à Ngozi. Quant aux activités, il s'intéresse aux activités médicales, aux projets d'adduction d'eau potable et de construction, aux visites dans les prisons, à la réunification d'enfants non accompagnés, à la coopération avec la Croix Rouge du Burundi ainsi qu'à la diffusion du droit des conflits armés.
Burundi - Sécurité.
Ruyigi : les forces de l'ordre traquent les terroristes-génocidaires en commune Nyabitsinda.
Ruyigi, le 8 mai 2002 (Net Press). Selon des sources sur place à Ruyigi, la commune de Nyabitsinda est infestée de terroristes-génocidaires du Fdd-Cndd. Les forces de l'ordre ont entrepris de les traquer depuis dimanche 5 mai 2002. Ces criminels se faufilent le plus souvent au sein de la population, dans les ménages, pour éviter tout contact avec les militaires. C'est pour cette raison que la population a dû être déplacée vers des lieux placée sous protection de l'armée nationale, pour éviter qu'elle ne soit prise en otage ou pour bouclier humain par ces tueurs.
Soulignons enfin que ces groupes génocidaires mènent, depuis un certain temps, une campagne de sensibilisation de la population pour la faire adhérer à leur macabre idéologie, surtout en commune Nyabitsinda située au Sud de cette province, tout près de la frontière tanzano-burundaise.
BCD sa : AVIS D'APPEL D'OFFRE POUR LE RECRUTEMENT D'UN ECONOMISTE
La Banque de Commerce et de Développement (B.C.D s.a) désire recruter un économiste remplissant les conditions ci-après :
- Etre de nationalité burundaise - Avoir un diplôme universitaire ou équivalent en économie ou gestion - Avoir une bonne maîtrise de l'outil informatique (tableur et traitement de texte) - Avoir une bonne moralité - Etre âgé de moins de 35 ans - Etre disponible immédiatement - Avoir un casier judiciaire vierge
Le candidat sera affecté au service Crédit et aura pour principales tâches la mise en place et la gestion du portefeuille des crédits.
Les candidats intéressés peuvent déposer leurs offres comprenant une lettre de demande d'emploi, leur curriculum-vitae, une copie certifiée conforme de leur diplôme, présenter le bulletin des deux dernières années de formation et de notation au plus tard vendredi 10/5/2002, au secrétariat de la Direction Générale de la B.C.D.
Les tests de sélection auront lieu le 15 mai 2002.
MISE EN VENTE D'UN TERRAIN
Un terrain d'une superficie de 2 hectares est mis en vente. Il est situé au bord du lac Tanganyika en mairie de Bujumbura. Ce terrain est enregistré et cadastré.
Pour tout renseignement, veuillez téléphoner au : 23 6471-21 1924.