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Bujumbura-Burundi



 


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Burundi - Politique - Sécurité.

Les condamnations des derniers massacres perpétrés par les terroristes-génocidaires continuent à tomber.

Bujumbura, le 8 novembre 2001 (Net Press). Après les massacres perpétrés par les terroristes-génocidaires à Ruyigi, à Bujumbura rural, à Bubanza et à Bururi, le "groupe des parlementaires contre le génocide et l'exclusion" exprime ses condoléances aux familles éprouvées par ces criminels qui prétendent libérer les Hutu en exterminant la communauté Tutsi ainsi que les Hutu qui n'adhèrent pas à leur sale idéologie.

Ce groupe demande à l'exécutif qui regroupe les signataires des accords de paix d'Arusha de se conformer enfin à leur engagement contenu dans l'accord d'Arusha et de demander des sanctions contre ces terroristes-génocidaires". Au cas où ces massacres continueraient, le même groupe invite les signataires de l'accord de le dénoncer. Leur hésitation confirmerait aux Burundais que leur dessein était de se départager la "dépouille agonisante de la nation burundaise" et non la recherche de la paix.

Burundi - Association.

Le président de PA-Amasekanya continue sa tournée en Europe.

Rome, le 8 novembre 2001 (Net Press). Le président du mouvement d'autodéfense PA-Amasekanya, M. Diomède Rutamucero, est attendu ce 8 novembre 2001 en Italie où il va animer une conférence sous le thème : "Le Burundi à la croisée des chemins : comprendre mieux pour combattre le génocide au Burundi, quelle juste solution pour une paix durable au Burundi ?"

Cette conférence sera suivie d'un débat centré sur la problématique de la paix avec comme thème "Quale pace di fronte a quale terrora ("Le Dieu sans frontières") qui sera animée par le professeur Francesco Grisci Bruno. Ce dernier est lauréat de deux prix de la paix : prix de l'Unesco pour l'éducation à la paix en 1984 et prix Nobel de la paix en 1985. Notons que cette conférence sera la 5ème animée par M. Rutamucero après celles de Louvain-La-Neuve (Belgique), Paris (France), Suisse et Aacher (Allemagne). Précisons enfin que M. Rutamucero a été invité en Italie par l'association "vitae e pace".

Burundi - Enseignement.

L'assemblée nationale se saisit de la question de l'université du Burundi.

Bujumbura, le 8 novembre 2001 (Net Press). Depuis plus de 2 semaines, la crise persiste à l'université du Burundi et toutes les tentatives de médiation à ce problème se sont révélées vaines. L'assemblée nationale actuellement en session ordinaire vient de se saisir de cette question. Deux représentants des étudiants à savoir le président de l'ASSER (association des étudiants de Rumuri) et le représentant des étudiants au conseil d'administration étaient ce matin à Kigobe pour éclairer les parlementaires. De même, le recteur de cette université était attendu cet après-midi à Kigobe pour les mêmes raisons. L'assemblée nationale a accordé la priorité à cette question, reportant ainsi sine die les autres questions qui étaient inscrites à l'ordre du jour.

Précisons en passant que la rencontre des autorités rectorales et des représentants des étudiants d'hier soir a été un véritable dialogue de sourds. Le directeur de la recherche, dans cette institution à problèmes, M. Gérard Rusuku n'a pas hésité à déplorer que la réunion avait été mal orientée. Alors qu'elle aurait dû être une séance d'échanges, le recteur de l'université a voulu convaincre les représentants des étudiants en leur disant qu'au cas où les 2 semaines leur seraient accordées, cela aurait comme conséquence d'avoir une année académique très longue. L'autre alternative est, selon lui, d'une année blanche au cas où ils camperaient sur leur position. Les étudiants sont restés, tout au long de la réunion, calmes et sereins.

Pour sa part, le STUB (syndicat libre des travailleurs de l'université du Burundi), vient de réagir dans un communiqué de presse sorti à l'issue d'une assemblée générale tenue ce mercredi 7 novembre 2001. Ce syndicat déplore "la carence d'un dialogue franc entre les étudiants et l'administration de l'université du Burundi qui aurait permis d'aboutir à une issue positive de la crise". Le STUB recommande à l'administration de l'université de "rouvrir les résidences universitaires pour la reprise immédiate des activités académiques et de renvoyer la question du calendrier des examens aux facultés/instituts pour clôturer les activités académiques avant le 28 février 2002". Le STUB constate enfin que "le calendrier académique en cours, qui en est à sa phase finale, ne pourrait en aucun cas justifier une mesure d'annulation de l'année académique 2000-2001 ou de proclamation de l'année académique 2001-2002 comme année blanche".

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires du Cndd-fdd poursuivent leur sale besogne en province Ruyigi

Ruyigi, le 8 novembre 2001 (Net Press). Les terroristes-génocidaires qui se sont infiltrés par milliers en province Ruyigi, depuis le territoire tanzanien, continuent à perpétrer des atrocités dans cette province. Après avoir été empêchés par les forces de l'ordre de mettre le cap sur Butezi où ils envisageaient, selon toute évidence, de s'attaquer au "centre de développement social" (CDS) local (créé à l'initiative de l'Eglise catholique et comprenant un grand hôpital ultra-moderne, un centre de santé et deux coopératives populaires), aussitôt après leurs forfaits de Buruhukiro-Nyabitare (à 6 km du chef-lieu provincial), ces criminels se sont dirigés, avec à leurs côtés, les 70 écoliers et enseignants qu'ils venaient d'enlever.

Là, ils y ont perpétré dans l'après-midi de ce 7 novembre 2001 les pires atrocités, particulièrement dans les zones de Biyorwa et Rugongo. On déplore notamment un centre de santé complètement incendié et plusieurs infrastructures sociales détruites, dont l'école primaire de Kigarama et le bureau du chef de la zone Biyorwa, auxquels ces criminels auraient mis le feu. En outre, des milliers de paysans auraient été kidnappés et d'autres encore froidement abattus (au gourdin et parfois par balles). Les écoliers de Buruhukiro qui ont été incapables de marcher pendant longtemps ou de porter sur les têtes le "butin" figurent parmi ceux qui ont été tués, de même que les paysans qui n'avaient pas d'argent sur eux. Plus de 2.000 personnes originaires des 2 zones attaquées se sont réfugiées ce matin au chef-lieu provincial et d'autres encore au chef-lieu de la commune Butaganzwa. Tous ont indiqué avoir été malmenés et même sévèrement battus par les terroristes-génocidaires qui leur reprochent de collaborer avec l'armée nationale.

Selon les témoignages de ces rescapés (qui sont pourtant majoritairement Hutu alors que ces criminels affirment combattre pour "la libération du peuple hutu"), les assaillants étaient très nombreux et se chiffreraient en terme de milliers. Certains ont même avancé le chiffre de 6 000 terroristes-génocidaires.

Les forces de l'ordre se sont néanmoins mises à leurs trousses et en ont déjà abattu beaucoup. Des dizaines de fusils auraient été aussi saisis sur ces criminels qui se dirigeraient en ce moment et malgré leur lourd arsenal (lance-roquettes, FAL, mitrailleuses, mortiers,...) vers le parc national de la Ruvubu.

Selon nos dernières informations, ils viennent de recevoir des renforts de leurs frères d'armes qui se sont infiltrés par centaines la nuit dernière (du 7 au 8 novembre 2001), toujours depuis la Tanzanie qui n'est toujours pas coopérative avec Bujumbura malgré les promesses faites par le président Benjamin Mkapa lors de l'investiture du nouveau gouvernement de transition.

Au Sud-Est du pays pendant ce temps-là, les populations de Bururi, Rutana et Makamba vivent sous la psychose en raison de la présence dans les forêts de la région de quelques 600 terroristes-génocidaires du Cndd-Fdd, les mêmes qui ont tué et causé des ravages énormes à Rutovu et à Kayogoro, avant de se diriger vers Bukemba (Rutana) pour une partie et vers la province de Bururi pour une autre. Les forces de l'ordre sont actuellement en train de les traquer, malgré parfois le mauvais temps (le brouillard) qui ne leur facilite pas la tâche.

Burundi - Economie - Justice.

Affaire SOCABU-CIC : le personnel de la SOCABU en appelle au chef de l'Etat et à la Haute Cour afin que "vérité et justice triomphent enfin (...)".

Bujumbura, le 8 novembre 2001 (Net Press). Alors que la Haute Cour siège ce 9 novembre 2001 pour statuer sur les jugements rendus par le tribunal du commerce et la cour d'appel dans l'affaire CIC - SOCABU, le personnel de cette entreprise vient de saisir le chef de l'Etat afin que cette société puisse bénéficier d'un jugement équitable. Ce personnel (123 signataires au total) se dit en effet inquiet des informations qui lui sont parvenues et selon lesquelles le ministère public et le magistrat rapporteur chargé de la mise en état de ce dossier auraient déjà proposé à la Haute Cour le rejet de l'essentiel de leurs moyens de cassation. Même si on ne saurait pas s'inquiéter outre mesure en se basant sur une simple présomption, ajoutent les signataires, la SOCABU (une entreprise publique d'assurances) risque "encore une fois d'être victime d'un mal jugé si l'affaire devait être clôturée en faisant fi d'une expertise en la matière".

Rappelons que la SOCABU a toujours réclamé une expertise qui a été finalement acceptée par le gouvernement, mais dont les résultats n'ont pas été tenus en considération par le tribunal de commerce ni par la cour d'appel qui l'ont condamnée à verser à l'entreprise de construction CIC, respectivement les sommes de 1.483.032.837 Fbu et de 1.123.835.765 Fbu. Sur ces montants, le cabinet privé camerounais TETRA STRATEGIE estime que seuls 359.197.072 Fbu devraient faire l'objet de débat entre les 2 parties. La société CIC de M. Ndayahundwa qui n'a réalisé que 6% des travaux convenus (juste la fondation de 5 immeubles à 3 niveaux de la SOCABU au quartier ZEIMET) réclame aujourd'hui à la SOCABU autour de 3 milliards de Fbu pour "dommages et intérêts" et pour un marché évalué à l'origine à 751.318.891 Fbu. Il aurait dû être exécuté en 15 mois, du 27 février 1992 au 27 mai 1993. Malgré une avance de 30% des 751.318.891 Fbu lui versés par la SOCABU (soit 414.515.939 Fbu) , la CIC a été incapable de dépasser le stade de fondation dans la construction de ces immeubles. Raison pour laquelle l'avocat de la SOCABU lui a recommandé de résilier le contrat liant les deux entreprises, d'autant plus que la CIC continuait à présenter de nouvelles réclamations, en sommes sonnantes et trébuchantes, imprévues dans le cahier de charges et dans le contrat. L'ancienne direction de l'entreprise, qui n'a pas su bien défendre les intérêts de celle-ci, a été renvoyée.

Contre toute logique, une commission interne au conseil d'administration a produit un rapport défavorable à la SOCABU, tout comme une commission des marchés publics. Ce qui explique probablement les 2 jugements rendus susmentionnés. Il semblerait que l'ancienne direction (y compris le conseil d'administration) de la SOCABU avait été infiltré par les réseaux de M. Ndayahundwa qui ne lésine pas sur les moyens (d'autant plus qu'ils ne viennent pas de lui) pour "acheter" ses adversaires.

Mais cette fois, le personnel de la SOCABU estime que c'en est trop et que tout devrait être fait par tout un chacun, en commençant par les plus hautes autorités de la République, pour que cette société ne ferme. C'est pourquoi ce personnel lance un "cri d'alarme à l'attention de l'opinion et des magistrats de la Haute Cour et en appelle à la science et à la conscience de ces derniers pour que la vérité et la justice triomphent enfin sur les basses spéculations d'un entrepreneur exclu des marchés publics pour incompétence".

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