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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Travail.

Le personnel du Projet de Développement Intégré de Minago menacé de licenciement sans préavis ...

Bujumbura, le 9 avril 2001 (Net Press). Depuis que la presse s'est fait l'écho du détournement de plus de 3.000 tôles destinées à la population de Minago (Rumonge) par le Directeur du Projet de Développement Intégré de Minago, il règne un climat malsain au sein de ce projet qui a déménagé depuis une année dans les locaux du Ministère du Développement Communal. En effet, ce Directeur qui soupçonne certains membres de ce personnel d'avoir organisé ces fuites d'information serait décidé de se venger en licenciant ces personnes sans préavis. Ces dernières ont d'autant plus peur qu'il s'observe ces derniers temps d'incessants mouvements de va-et-vient au siège actuel de ce projet, de jeunes filles qui seraient sur le point d'être embauchées par ce projet financé par le Luxembourg et qui couvrait à l'origine la seule région de Minago. Aujourd'hui, ce projet désormais basé à Bujumbura aurait tendance à s'implanter dans d'autres régions du pays comme le Nord-Est où il devrait bientôt construire un marché moderne, à l'image de celui de Minago.

Rappelons qu'outre ce marché, ce projet est à l'origine de belles infrastructures socio-économiques à Minago comme un centre de santé moderne, une mini-huilerie et une école d'enseignement des métiers. Rappelons enfin que le Directeur de ce projet est accusé d'avoir vendu ces tôles (entre 3000 et 4000 unités), semble-t-il, à 5.000 FBu la pièce au marché central de Bujumbura alors que c'est la population de Minago qui devait en principe en bénéficier à raison de 1.500 FBu la pièce.

Burundi - Sécurité.

Les forces de l'ordre poursuivent leurs opérations de ratissage contre les terroristes-génocidaires en province de Gitega.

Gitega, le 9 avril 2001 (Net Press). Depuis 4 jours, les forces de l'ordre ont décidé de lancer des opérations de ratissage de grande envergure contre les terroristes-génocidaires dans les 3 communes où ceux-ci pullulaient ces derniers jours, à savoir Nyarusange, Gishubi et Nyabiraba. Selon une source administrative sur place, les populations de ces communes ont montré un comportement exemplaire en dégageant le terrain et en indiquant où se cachait l'ennemi. Et celui-ci, en représailles, a décidé d'incendier tous les ménages sur son passage.

Ces tueurs qui ne savent plus où donner de la tête et vu les énormes pertes leur infligées par l'armée nationale, ont pris l'option d'éviter tout contact avec cette dernière et errent dans tous les sens. Hier 8 avril 2001, certains éléments étaient signalés à Songa, aux environs de la ville de Gitega, tandis que ce matin, un petit groupe de terroristes-génocidaires a été signalé à Simbi, en commune de Makebuko, où la population est soupçonnée d'abriter et d'approvisionner ces tueurs.

Signalons enfin que selon une source policière sur place à Gitega, les éléments armés qui ont attaqué dans la nuit du vendredi à samedi 7 avril 2001, l'institut supérieur d'agriculture (I.S.A.) de Zege (Gitega) n'étaient pas des terroristes-génocidaires, mais des "éléments incontrôlés non encore identifiés". Un de ceux-ci se trouve entre les mains de la police à laquelle il a précisé que son groupe comprenait également des batwa. La même source a également démenti la disparition de 3 éléments de l'armée nationale positionnés d'habitude à cet institut, information qui avait été diffusée ce 8 avril 2001 par une radio privée.

Burundi - Sécurité.

Les usagers de la route Makamba - Nyanza-Lac redoutent la recrudescence d'embuscades des terroristes-génocidaires.

Makamba, le 9 avril 2001 (Net Press). Depuis le milieu de la semaine écoulée, quand un groupe de terroristes-génocidaires a tendu une embuscade très meurtrière à un minibus de transport en commun sur l'axe Makamba - Nyanza-Lac, les usagers de cette route ont peur de l'emprunter de nouveau et préfèrent désormais passer par d'autres voies plus longues. En effet, il s'observe depuis ce jour un redéploiement de ces tueurs qui s'apprêteraient à intensifier les forfaits de ce genre sur cet axe.

Une partie de ces criminels a regagné, après l'embuscade de la semaine dernière, leur fief de Misurura (situé entre les communes Mabanda et Nyanza-Lac) à partir d'où ils avaient perpétré ladite embuscade, tandis qu'une autre partie a pris ce week-end la direction du mont Rukambasi, du côté de la commune Vugizo, tout près du même axe routier.

Selon des sources locales de Nyanza-Lac, la population de la zone Mukungu de cette commune est visiblement de mèche avec ces terroristes-génocidaires qu'elle ne dénonce jamais et qu'elle ravitaillerait même.

Notons enfin que cette recrudescence de la violence dans la province Makamba est due à la proximité de la commune Mukwala de la province tanzanienne de Kigoma, présentée par beaucoup comme l'état-major de ces tueurs.

Burundi - Israël.

Le consulat honoraire du Burundi en Israël vient en aide au peuple burundais.

Tel-Aviv, le 9 avril 2001 (Net Press). Le consulat honoraire du Burundi en Israël vient d'offrir au Gouvernement burundais un don de 15 tonnes de médicaments, d'équipements médicaux et de denrées alimentaires pour nourrissons, pour une valeur de 269.000 $US (soit environ 215.200.000 FBu au cours actuel de change).

Selon M. Gaby Peretz, consul honoraire du Burundi en Israël, ce consulat a ainsi répondu favorablement à la requête d'aides d'urgence introduite par le Gouvernement burundais.

Burundi - Justice.

La justice burundaise a encore du pain sur la planche au regard des délits quotidiennement enregistrés dans notre pays.

Bujumbura, le 9 avril 2001 (Net Press). Quatre personnes ont été arrêtées ce mercredi 4 avril 2001 et conduites à la prison centrale de Mpimba. Il s'agit de Melchior Sindayihebura, un militaire du grade de commandant qui a été arrêté pour avoir détourné des salaires des militaires. Le second est Pascal Ndayizigiye, accusé d'avoir participé aux bandes armées. Une autre personne du nom de François Nahishakiye a été arrêtée pour "destruction des animaux" (sic). Le dernier est Daniel Ndimubandi accusé d'avoir participé au meurtre avec emploi de son arme sans ordre.

Signalons qu'une trentaine d'adeptes de Migurumiko qui étaient emprisonnés dans les différentes polices (Sobecov, PSP...) ont comparu au parquet de Bujumbura ce matin pour interrogatoire. Ils sont accusés d'avoir sérieusement battu leurs rivaux de la tendance Karayenzi. M. Etienne Murindababisha et son épouse avaient été battus en date du 2 avril 2001 par les mêmes adeptes de Migurumiko. Ils avaient retiré une arme à feu à M. Murindababisha avant de la remettre au procureur de la République en mairie de Bujumbura.

Dans l'opinion, la crise entre les deux groupes qui se réclament tous de la Mission Evangélique Indépendante (M.E.I.) est inexplicable. Pour le groupe Migurumiko, les raisons des dissensions sont de deux ordres. Tout d'abord, le groupe Karayenzi corrompt les autorités, raison pour laquelle il est soutenu par le pouvoir. Ensuite, explique toujours le premier groupe, les dissensions entre les deux tendances tiennent du fait que Karayenzi est rwandais alors que Migurumiko est burundais. Le deuxième groupe avance plutôt des problèmes de foi entre les deux. Pour ce groupe, il est impensable de suivre un Migurumiko qui se déclare "Dieu". Cette idée est par ailleurs partagée par une large opinion, quelque soient les litiges entre ces deux groupes.

Les autorités de la justice, de la mairie et du ministère de l'intérieur sont interpellées pour ramener les choses à l'ordre. En effet, quand les hommes commencent à s'entretuer pour des raisons de conviction religieuse, ils perdent automatiquement leur étiquette de croyants. Ils sont donc devenus plus "tueurs" que "croyants" et l'autorité concernée devrait les traiter en conséquence.

 

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mné "tout recours à la violence d'où qu'elle émane", avant d'appeller le peuple burundais à "éviter de tomber dans les pièges de l'ennemi" et de "ceux qui ne parlent de la paix que d'une lèvre et la nient rapidement de l'autre".

Burundi - Opinion.

Un citoyen s'exprime sur la suspension des vols des compagnies étrangères sur le Burundi.

Bujumbura, le 9 mars 2001 (Net Press). Le citoyen en question est un fonctionnaire de l'Etat qui a requis l'anonymat. Pour lui, ce n'est pas normal que les 4 compagnies aériennes suspendent leurs vols sur le Burundi à cause de la réserve naturelle de Rukoko. Le gouvernement devrait penser à débroussailler cette forêt pour que les forces de l'ordre contrôlent mieux la sécurité autour de l'aéroport international de Bujumbura. Il estime que le pays ne perdrait rien puisqu'il n'y a pas de grands animaux dans cette réserve-là comme des éléphants par exemple. Il n'y a que des lézards, des serpents, des fourmis et des "assaillants". Si le gouvernement venait à dégager cet espace jusqu'à Mpanda, les avions reprendraient leurs vols sur Bujumbura et si la paix revenait dans tout le pays, on s'occuperait à planter encore une fois des arbres autour de l'aéroport. Et de conclure que l'année dernière, la Kibira a pris feu mais qu'elle se reconstitue actuellement.

Avis d'Appel d'Offres La Banque Nationale pour le Développement Economique, "BNDE", voudrait construire un immeuble d'environ 8.000 m2 (plus au moins 7 niveaux plus cave) dans les enceintes de sa parcelle située Avenue du Marché.

Pour réaliser cet objectif, la Banque voudrait confier le travail préliminaire au Bureau qui, sous sa supervision, sera chargé de l'élaboration des termes de références pour les études techniques, économiques et architecturales à soumettre aux Bureaux d'Etudes Spécialisés. Les Bureaux d'Etudes intéressés par cette offre voudront bien nous transmettre leurs références techniques ainsi que leurs offres techniques et financières au plus tard le 19 mars 2001. L'ouverture des enveloppes aura lieu le 20 mars 2001.

(SUPLEMENT)

Burundi-Transition Le collectif des partis pour la candidature du colonel Bayaganakandi à la présidence de la transition interpellent les terroristes génocidaires à déposer les armes et Buyoya à déposer le tablier

(Bujumbura, le 9 mars 2001) Dans un communiqué parvenu à la rédaction cet après-midi, le collectif des partis engagés derrière la candidature de Bayaganakandi interpelle les terroristes génocidaires à déposer les armes et Buyoya le tablier. Inquiets de la recrudescence de la violence dans le pays et surtout dans les faubourgs du nord de la capitale et préoccupés par les infiltrations des mêmes terroristes génocidaires venus de la RDC et de la Tanzanie pour finalement déplacer la guerre du Congo vers le Burundi, ces partis demandent à la "rébellion" de "déposer les armes afin de négocier avec les autres signataires la partie de l'accord qui est restée en suspens pour les attendre, le chapitre III de l'accord (cessez-le-feu permanent et cessation des hostilités)".

Du côté du gouvernement, le collectif exige l'application de l'accord, aux signataires et à la médiation "de prendre toutes les mesures appropriées" contre les terroristes qui poursuivent des activités belligérantes. Il s'étonne de constater que le gouvernement n'ait jamais voulu exiger cela depuis l'expiration du mois accordé aux terroristes génocidaires, à savoir le 20 septembre 2000. "Notre collectif considérera comme complices de ces actes terroristes et génocidaires toute partie qui refusera à se joindre à cet appel", écrit M. A. Rugambarara, porte-parole du collectif.

En conclusion, M.Rugambarara indique qu'au regard "des échecs patents" du gouvernement de Buyoya sur les plans politique et sécuritaire, le chef de l'Etat Buyoya "n'est plus l'homme qu'il faut". Et de s'interroger en se demandant combien de temps il lui faudra pour constater qu'après 5 ans, il est incapable de ramener la paix et la sécurité au peuple burundais et qu'il faut donc "déposer le tablier et laisser d'autres essayer de donner au peuple burundais ce qu'il lui refuse en refusant d'appliquer l'accord de paix, c'est-à-dire la sécurité".

Rappelons que de plus en plus l'étau se resserre sur le président Buyoya et qu'il est rejeté par son camp tutsi. La candidature de ce dernier est venue troubler les cartes du président Buyoya qui avait trop misé sur les retournements classiques des politiciens tutsi ou sur ce qu'on a appelé à une époque leur "ventriotisme". Mais la recrudescence de l'insécurité au pays peut jouer le jeu du statu quo en amenant Buyoya à décréter l'Etat d'urgence, dit-on ici et là dans les milieux proches du collectif des partis rangés derrière Bayaganakandi.

Burundi-négociations Les signataires de l'accord d'Arusha invités à Arusha, sauf le PARENA du président Bagaza

(Bujumbura, le 9 mars 2001) Les signataires de l'accord d'Arusha sont invités à Arusha le 18 mars 2001 pour une session des négociations. Au même moment sont invités les membres de la commission de suivi et d'application de l'accord qui devront se réunir du 18 au 23 mars 2001.

Le parti PARENA de Jean Baptiste Bagaza n'aurait pas été invité, a-t-on appris de sources bien informées. Selon des signataires de l'accord d'Arusha, le parti PARENA n'a pas signé l'acte d'engagement. Ce qui ne lui permet pas d'entrer au gouvernement de transition qui sera mis sur place après la réunion du 18 mars 2001( si du moins les signataires s'entendaient sur le futur président de la transition, ce n'est pas sûr qu'on y parviendra à cette date. De leur côté, des membres de la direction du parti PARENA n'ont pas confirmé l'information mais qu'ils attendaient l'invitation. Interrogé au téléphone, M.C.Barancira a reconnu qu'effectivement son parti n'a pas signé l'acte d'engagement. Cet acte stipule que les signataires de l'acte s'engagent à respecter l'accord. Ceux qui ne le signent pas n'entrent pas dans les institutions de la transition.

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DE L'ABASA, L'AMBASSADEUR EDOUARD KADIGIRI, S'ADRESSE AU DIRECTEUR GENERAL DE LA RTNB POUR LUI DEMANDER UN FACE-A-FACE RADIO-TELEVISE AVEC M. SERGE MUKAMARAKIZA POUR PROUVER QU'IL ABUSE DE L'OPINION BURUNDAISE PAR "SES AFFIRMATIONS SANS FONDEMENT".

BURUNDI - DROITS DE L'HOMME.

LES PROCHES DE DIOMEDE RUTAMUCERO SE PLAIGNENT DU FAIT QU'ILS NE PEUVENT PLUS LUI RENDRE VISITE.

BUJUMBURA, LE 8 FEVRIER 2001 (NET PRESS). LE PRESIDENT DE L'ORGANISATION D'AUTO-DEFENSE PA-AMASEKANYA VIENT DE PASSER SA 3E SEMAINE COMME REFUGIE A L'OFFICE DU HAUT COMMISSAIRE POUR LES DROITS DE L'HOMME AU BURUNDI. SES PROCHES ET NOTAMMENT LES MEMBRES ET SYMPATHISANTS DE SON MOUVEMENT COMMENCENT A SE PLAINDRE DU FAIT QUE, DEPUIS SAMEDI 3 FEVRIER 2001, ILS NE PEUVENT PLUS LUI RENDRE VISITE. AINSI DONC, SEULE SON EPOUSE EST AUTORISEE A LE VOIR. ET SES SYMPATHISANTS DE SE DEMANDER COMMENT CET OFFICE QUI MILITE POUR LA STRICTE OBSERVATION DES DROITS DE L'HOMME ET NOTAMMENT CELUI DE VISITE AUX PRISONNIERS, PEUT REFUSER QUE M. RUTAMUCERO QUI SE TROUVE DANS LES MEMES CONDITIONS QUE LES DETENUS RECOIVE DES VISITES DE SES PROCHES ET AMIS. L'OFFICE DES DROITS DE L'HOMME N'A PAS ENCORE DONNE D'EXPLICATIONS A CETTE NOUVELLE MESURE.

SIGNALONS ENFIN QUE LA MOBILISATION DES RESCAPES DU GENOCIDE EN FAVEUR DE M. DIOMEDE RUTAMUCERO, NE FLECHIT PAS. AINSI, 96 ETUDIANTS DE L'UNIVERSITE DU BURUNDI ET 158 AUTRES PERSONNES QUI SE PRESENTENT TOUS COMME DES RESCAPES DU GENOCIDE DES TUTSI, ONT SORTI DES DECLARATIONS DANS LESQUELLES ILS DEMANDENT "L'ARRET IMMEDIAT DU HARCELEMENT" DU PRESIDENT DE PA-AMASEKANYA.

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E TERRAIN EN TANT SOCIOLOGUE POUR AFFIRMER QUE TRES PEU DE