NET PRESS  
TEL.(257)217080
B.P. 2775
FAX.(257)217614
E-MAIL ADDRESS:netpress@cbinf.com
SITE WEB http://www.cbinf.com/netpress.bi
Bujumbura-Burundi.


Burundi - Economie.

"Il n'y aura pas de hausse de prix du carburant", assure le ministère burundais du commerce et de l'industrie.

Bujumbura, le 10 avril 2002 (Net Press).
Depuis plusieurs jours, des rumeurs persistantes faisant état d'une prochaine hausse du prix du carburant circulaient à Bujumbura. Ce matin, la rédaction a cherché à en savoir davantage, en approchant les responsables du ministère du commerce et de l'industrie.

Nos interlocuteurs ont été catégoriques en déclarant qu'il "n'y a aucun projet de revoir à la hausse les prix du carburant", tout en indiquant être au courant d'une lettre d'un pétrolier local qui en faisait la demande. De toute façon, ont-ils ajouté, "on n'agit pas du jour au lendemain et on se donne habituellement un délai de 6 mois pour observer et constater si les cours mondiaux ont monté durablement, pour décider éventuellement de revoir à la hausse nos propres prix". Et de préciser encore que les fluctuations internationales actuelles n'ont pas encore d'impact sur les produits burundais ou le marché local.

Cela devrait-il être compris comme un désaveu des recommandations de M. Domitien Singoye, patron de la société Pertobu s.a.? A chacun de tirer sa conclusion. Cet opérateur économique avait écrit en date du 4 avril 2002 au ministre du commerce et de l'industrie, pour lui demander "d'adapter la structure actuelle des prix de carburants au prix du marché international (...) suite au développement actuel de la situation préoccupante au Moyen-Orient". Car, selon le même homme d'affaires, avec la situation actuelle dans cette partie du monde (qui se trouve être la 1ère en réserves de pétrole), la tendance à la hausse du prix du carburant "est avérée et se trouve aujourd'hui" (le 4 avril 2002) à 27 dollars américains le baril (159 litres); alors que le baril coûtait 19 dollars américains à la promulgation de la structure actuelle des prix du carburant au Burundi (le 15 janvier 2002).

Pour étayer sa thèse, M. Singoye a souligné que son groupe approvisionne le pays en produits pétroliers à raison de près de 50% et qu'il aura beaucoup de difficultés pour constituer ses stocks (qui sont en cours de route et qui sont, selon lui, évalués à 2,5 millions de litres) si les prix ne sont pas revus à la hausse.

D'autres pétroliers approchés fulminent littéralement, en déclarant notamment ne pas comprendre pourquoi le patron de Petrobu n'est pas passé par l'association des pétroliers du Burundi (ASPB) qui est l'organe habilité et reconnu pour ce genre de questions, ou tout au moins lui réserver une copie.

Un fonctionnaire contacté a tout simplement déclaré que l'homme d'affaires aurait mieux fait de recommander à l'Etat la révision à la hausse des salaires et la réduction des multiples taxes car, d'après lui, les opérateurs économiques du Burundi sont visiblement surtaxés et cela crée beaucoup de problèmes pour le consommateur.

Signalons que c'est la 2è crise ouverte entre la société Petrobu et les autres pétroliers. La première avait eu pour origine la décision de Petrobu de vendre ses produits à un prix inférieur par rapport au prix officiel, ce que les autres pétroliers considéraient comme de la concurrence déloyale alors que pour M. Singoye, c'était son affaire s'il avait décidé de vendre à perte. (Voir "Net Press" du 5 mars 2002).

Burundi - Economie.

Les routes burundaises bientôt réhabilitées grâce à l'appui de la banque mondiale.

Bujumbura, le 10 avril 2002 (Net Press).
De source proche de la direction générale des routes, on apprend que la banque mondiale a accepté de financer un projet de réhabilitation des routes et de réinstallation des feux de signalisation sur le boulevard du 28 novembre. La banque mondiale va donc prochainement décaisser 40 milliards de Fbu en faveur de ce projet qui accordera la priorité aux routes suivantes : RN4 (Bujumbura-Gatumba), RN3 (Bujumbura-Rumonge), Rugombo-Kayanza, Nyakararo-Mwaro-Gitega et Gitega-Bururi (NDLR : RN = Route Nationale).

Ce projet intervient à point nommé, car les Burundais ne cessent de déplorer l'état lamentable et catastrophique des routes de leur pays, tant à Bujumbura qu'à l'intérieur. Curieusement, le boulevard du 28 novembre est la seule route de la capitale à figurer parmi celles qualifiées de prioritaires dans l'ensemble du pays par ce projet, alors que presque toutes les routes (jusqu'au centre-ville) sont complètement délabrées. La direction générale des routes a décidé de l'inclure dans la liste des routes "prioritaires" après le désistement à la dernière minute d'une société qui avait soumissionné pour 18 millions afin de réinstaller ces feux de signalisation. Elle était revenue sur sa décision pour exiger 50 millions de FBU, alors que les caisses sont à moitié vides au fonds national routier (qui s'occupe habituellement de telles tâches) depuis qu'il n'y a presque plus de travail pour les engins lourds (gros consommateurs de carburant, dont 20 FBU/litre reviennent à ce fonds).

Cependant, à Bujumbura, l'opinion estime que les autorités municipales feraient mieux de chercher des financements, à l'instar de la direction générale des routes, pour la réhabilitation de toutes les routes de la capitale dont l'état laisse à désirer. Aussi, les mêmes autorités devraient songer à installer des feux de signalisation au niveau des grands carrefours routiers où il y a des embouteillages monstres aux heures de pointe.

Burundi - Belgique - Transport.

La compagnie aérienne SN Brussels Airlines prend la relève de la défunte SABENA.

Bruxelles, le 10 avril 2002 (Net Press).
La compagnie SN Brussels Airlines démarre depuis le 26 avril 2002 ses services vers l'Afrique, qui seront lancés en deux vagues. A partir du 26 avril 2002, les destinations et les fréquences suivantes sont planifiées : Bruxelles-Entebbe-Naïrobi (3 fois la semaine), Bruxelles-Kigali-Naïrobi (2 fois par semaine), Bruxelles-Kinshasa (3 fois par semaine), Bruxelles-Dakar-Banjul (3 fois par semaine) et Bruxelles-Conakry-Monrovia (2 fois par semaine).

A partir du 21 juin 2002, le programme complet par semaine sera de 5 vols pour Dakar et Banjul, 3 vols pour Conakry et Monrovia, 5 vols pour l'Afrique Centrale (Kinshasa, Luanda, Douala et Yaoundé) et 6 vols vers l'Afrique de l'Est (Naïrobi, Kigali et Entebbe). 

Le Burundi reste à l'écart des lignes que va desservir cette nouvelle compagnie qui affirme vouloir récupérer d'abord les lignes de la SABENA (qui avait suspendu ses vols sur Bujumbura dès décembre 2000). Cette nouvelle compagnie garde cependant une représentation au Burundi pour faciliter la tâche aux voyageurs qui désirent se rendre en Europe à bord de ses avions via Kigali. Ainsi, ils pourront acheter les billets en francs burundais, quitte à aller prendre leurs vols à Kigali sans autres formalités.

Burundi - Sécurité.

La population de la commune Muramvya vit sous la hantise des attaques des terroristes-génocidaires.

Muramvya, le 10 avril 2002 (Net Press).
Depuis un certain temps, la population de la commune de Muramvya est souvent désagréablement réveillée par des terrortistes-génocidaires qui commettent des pillages de chèvres et de vaches surtout dans les zones de Bugarama et Ryarusera.

Selon des sources sur place à Muramvya, 12 vaches ont été volées dans la localité de Kadwinga (zone Ryarusera) ce 8 avril 2002 par les mêmes terroristes-génocidaires. Talonnés par les militaires qui sont rapidement intervenus, ces terroristes-génocidaires ont finalement emporté 9 vaches, car deux veaux leur ont échappé tandis qu'une vache qui avait été blessée, a été réupérée pour mourir très peu de temps après. Les mêmes sources ont fait savoir que ces vaches ont été directement conduites vers Bujumbura rural et plus précisément la commune Isale voisine à la zone Ryarusera.

Burundi - Justice.

Des agents de la régie nationale des postes (RNP) condamnés à mort.

Bujumbura, le 10 avril 2002 (Net Press).
Alors que la direction de la RNP, appuyée par la police, ne cesse de découvrir des réseaux entiers de détournements de fonds par ses propres agents, la justice burundaise est plus que jamais décidée à sévir contre de tels comportements. La chambre criminelle de Bujumbura a, en effet, condamné à mort la semaine dernière deux agents et un chauffeur de la RNP, plus le tueur à gages qu'ils avaient recruté en 1999. Toutes ces personnes sont accusées d'être impliquées directement dans l'assassinat, cette année-là, d'un cadre de la même société, Mme Régine Rudirigiza, tuée chez elle à Kinama parce qu'elle avait déjà commencé à dévoiler tout le circuit de détournements d'énormes sommes par ses collègues. Ses assassins qui ont voulu la faire taire définitivement ont donc été condamnés à la peine capitale, tandis que leurs 4 complices restent poursuivis par la justice burundaise.