NET PRESS

Burundi - Politique.
Le collectif pro-Bayaganakandi anime une conférence de presse.
Bujumbura, le 10 mai 2001 (Net Press). Le collectif pour la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi organise ce samedi 12 mai 2001 une conférence de presse à l'hôtel Source du Nil. De source proche de ce collectif, nous apprenons que cette conférence de presse qui débutera à 10h sera axée sur les principales questions d'actualité, telles que la proposition récemment faite par le président Buyoya de former un gouvernment de "pré-transition", les relations entre ce collectif et le gouvernement actuel ou les "tractations des milieux gouvernementaux pour la reconduction du président actuel".
Signalons au passage que les militants des partis soutenant la candidature du colonel Bayaganakandi vivant dans les quartiers Ngagara et Cibitoke n'ont pas été autorisés à tenir hier soir une réunion de travail et d'information, comme prévu, avec leur candidat. En effet, la maison qui sert de quartier général au colonel Bayaganakandi avait été ceinturée dès 17 heures par une dizaine de gendarmes qui n'ont permis que l'entrée de seul M. Bayaganakandi. Celui-ci a expliqué à ses sympathisants qu'il ne fallait surtout pas de confrontation avec les forces de l'ordre et qu'il allait s'atteler à trouver un autre cadre pour ce genre de rencontres. La cinquantaine de délégués des militants de ces partis a accepté et chacun a regagné son domicile.
Burundi - Détention.
Le président du RADDES recouvre sa liberté, après une nuit passée à la BSR.
Bujumbura, le 10 mai 2001 (Net Press). Le président du RADDES (Ralliement pour la Démocratie et le Développement Economique et Social, qui soutient la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi à la présidence de la transition) a été relâché ce matin vers 10h 30' après une nuit passée à la Brigade Spéciale de Recherche (BSR) qui l'accusait de "dénonciation calomnieuse". Rappelons que M. Nzeyimana avait déclaré dans la soirée du 8 avril 2001, sur les ondes de la radio "Bonesha FM", que lui et ses amis étaient séquestrés par des gendarmes qui avaient encerclé la maison où le collectif des partis pour la candidature du colonel Bayaganakandi tenait une réunion de travail et d'information avec ses militants et sympathisants des quartiers Nyakabiga, Jabe et Bwiza. M. Nzeyimana qui avait répondu à une convocation de la BSR, a donc passé cette nuit aux côtés de 11 personnes soupçonnées d'avoir trempé, de près ou de loin, à la tentative de putsch du 18 avril 2001. Il n'a été relâché qu'après avoir versé une amende de 10.000 FBU.
Burundi - Travail.
Le projet PDCLCP engage des gens et les renvoie 5 jours plus tard !
Bujumbura, le 10 mai 2001 (Net Press). Le projet PDCLCP (Projet de Développement Communautaire et de Lutte Contre la Pauvreté), financé par le PNUD (Programme des Nations-Unies pour le Développement) et mis en exécution par le ministère de la Planification du développement, vient de créer une première au Burundi, en embauchant puis en renvoyant 5 jours plus tard 6 économistes et ingénieurs agronomes, qui avaient été recrutés comme volontaires des Nations Unies. Les 6 personnes avaient été retenues le 2 mai 2001, après avoir subi une interview. Elles avaient ensuite fait des formalités médicales en vue de se rassurer de leur bonne santé et de leur aptitude et se sont présentées le lundi 7 mai 2001 au CPF (Centre de Perfectionnement et de Formation en cours d'emploi) pour suivre un séminaire qui devait les familialiser avec la manière de travail des volontaires des Nations Unies (VNU). Mais quelle ne fut leur surprise lorsqu'on leur présenta une lettre individuelle où on leur expliquait qu'on "regrettait" énormément de devoir annoncer que la "haute hiérarchie" du PNUD-Burundi avait décidé d'annuler leur engagement comme volontaires de Nations Unies.
Mais ce qui est intriguant, c'est qu'en leur lieu et place, 6 autres personnes sont en train de suivre depuis ce lundi 7 mai 2001 au CPF le séminaire susmentionné. Nous avons cherché à en savoir davantage sur ce dossier et avons contacté les autorités du ministère exécutant, en l'occurrence celui de la Planification du développement.
Selon le directeur général de ce ministère, le PNUD qui connaît, au niveau mondial, une crise sans précédent a décidé de fermer 2 volets de ce projet, à savoir ceux de l'"Education à la paix" et de la "Santé communautaire", qui devraient désormais revenir, respectivement à l'UNESCO et à l'OMS. C'est alors qu'est intervenu selon le même directeur général, un "petit quiproquo entre le ministère et le PNUD". Ce dernier voudrait que les 6 médecins, historiens, économistes qui travaillaient jusque-là comme VNU dans les 2 volets soient automatiquement reconduits. Pour sa part, le ministère exécutant du projet voudrait que tous les candidats soient placés sur un même pied d'égalité et passent tous un concours. Pour le directeur général auprès de ce ministère, tout "devrait être remis à zéro" afin que les 6 volontaires qui suivent actuellement un séminaire de formation au CPF postulent comme tous les autres et soient mis en compétition avec ces derniers, pour que "personne ne se sente lésé". Il a néanmoins indiqué qu'il n'y a aucune anomalie quand un médecin ou un historien, remplace au sein de ce projet un économiste ou un ingénieur agronome, en précisant que l'essentiel pour un volontaire des Nations Unies est de maîtriser l'"approche participative" qui est mise en avant pour ces hommes supposés être du terrain.
Burundi - Emigration.
Un lecteur de "Net Press" s'en prend à l'ancienne ministre Christine Ruhaza qui s'est crue obligée de mentir sur la culture burundaise afin de se faire accepter comme refugiée politique au Canada.
OTTAWA, le 10 mai 2001 (Net Press). Il s'appelle Gabriel Hakizimana et est établi au Canada depuis des années. En outre, c'est un grand lecteur de "Net Press" et c'est à ce titre qu'il vient de nous envoyer sa réaction à un article du journal canadien "La Presse" intitulé "Une ex-ministre du Burundi et ses enfants se retrouvent à Montréal". L'ancienne ministre des Droits de la personne et de la condition féminine sous Buyoya II a indiqué, dans un entretien accordé à ce journal, que "depuis le génocide des Hutu par les Tutsi en 1972, vous savez, les parents hutu donnent des noms de famille différents à leurs enfants en vue de les protéger. Ainsi, c'est (NDLR : elle donne ensuite les noms de ses enfants) Wandrille Alleluya, Lucille Kristushemezwa et Bérénice Irakabaho. Mon propre nom de famille, Ruhaza, m'expose au danger parce que deux Ruhaza ont été tués au Burundi". Selon ce journal, Christine Ruhaza s'est réfugiée au Canada en octobre 1999 "alors que sa vie était menacée au Burundi pour avoir critiqué le régime du major Buyoya" (sic).
Et notre lecteur de réagir vigoureusement contre les propos de l'ancienne ministre qui a "travesti la vérité en mentant de manière éhontée sur au moins un trait culturel caractéristique non seulement des Burundais, mais aussi des peuples de la sous-région des Grands Lacs africains". D'après lui, le "mensonge laisse croire deux choses : d'abord qu'avant 1972, les hommes hutu donnaient leurs noms aux enfants (donc que tous les aïeux de Ruhaza s'appelaient Ruhaza), ensuite que les Hutu auraient abandonné ce trait culturel pour protéger leur progéniture". Il a conclu en faisant remarquer à la principale intéressée que cette pratique de donner systématiquement le nom du père à tous les enfants est une pratique très récente et très peu usitée dans la culture populaire au Burundi et même dans la sous-région. (Voir l'intégralité de l'article et de la réaction sur www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora"). D'autres auraient voulu compléter notre lecteur en rappelant à Mme Ruhaza qu'en 1972, il n'y a jamais eu de génocide contre les Hutu car ce sont ces derniers qui avaient programmé depuis longtemps l'extermination massive des Tutsi (qui a été effective dans certaines parties du pays comme le Sud, et plus particulièrement à Vyanda et à Rumonge) et que le pouvoir de l'époque a orchestré une répression brutale et disproportionnée que les milieux ultra-hutu qualifieront plus tard de génocide anti-hutu.
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COMMUNIQUE : UNE GRANDE FOIRE A PORT-LOUIS DE L'ILE MAURICE.
La Chambre de Commerce, d'Agriculture et d'Artisanat du Burundi (CCIB), en collaboration avec la société TEMBO BURUNDI (représentant au Burundi de la société MCFI), annonce la tenue d'une foire-exposition-vente du 18 au 21 mai 2001 à Port Louis, à l'île Maurice. - Environ 70 exposants venant de SHENZHEN en Chine; - Une grande variété d'articles sera exposée.
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* Pour toute information, contactez la CCIB au 228604 ou la maison TEMBO-BURUNDI au 211034.
