NET PRESS
Burundi - Economie.
Le Burundi poursuit ses "consultations" avec les bailleurs de fonds.
Bujumbura, le 11 avril 2002 (Net Press). Le gouvernement burundais est réuni ce 11 mars 2002 avec les bailleurs de fonds internationaux à l'hôtel Source du Nil, dans une "consultation thématique sur le cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté". Dans son discours de circonstance, le chef de l'Etat burundais, M. Pierre Buyoya a fait remarquer que les effets combinés de 8 ans de guerre et de 3 ans d'embargo ont fini par délabrer complètement l'économie nationale. Raison pour laquelle il faut penser à la manière de sortir ce pays et ses habitants de "l'extrême pauvreté" dans laquelle se trouve une bonne partie d'entre eux. Et d'ajouter que certains ne manqueront pas de se demander l'opportunité de telles réunions, face à leur dure réalité quotidienne.
Il a poursuivi en indiquant que le gouvernement fait tout pour atténuer la pauvreté au Burundi, mais qu'il aurait souhaité l'appui conséquent des bailleurs de fonds. Il les a appelés à honorer concrètement leurs promesses faites à Genève et à sortir de la phase d'urgence pour embrasser celle de réhabilitation et de développement.
Se sentant interpellés, les représentants des institutions de Bretton Woods et du système des Nations Unies ont indiqué que leurs institutions sont prêtes à "accompagner" le gouvernement burundais dans ses efforts, mais il faudra attendre que celles-ci décident d'entrer dans le "post-conflit". "C'est faux, ce que disent certains comme quoi le FMI a refusé de débloquer les 830 millions de dollars promis à Genève", a déclaré, visiblement très irrité le représentant de ce fonds, avant d'ajouter que "notre présence au Burundi aujourd'hui comme il y a 4 semaines, témoigne suffisamment de notre engagement à aider le peuple burundais". Mais pour l'instant, en attendant la décision tant attendue du conseil d'administration du FMI, les Burundais devront se contenter de "continuer à discuter et à dialoguer" avec les représentants de cette institution.
Pour sa part, le représentant du PNUD a formulé le voeu que la réunion d'aujourd'hui, qui est une recommandation de la dernière table ronde de Genève, soit une "concrétisation du dialogue entamé à Paris en 2000". Car, a-t-il expliqué, le Burundi est en mauvaise posture avec "un budget qui couvre à peine, et avec beaucoup de difficultés, les salaires des fonctionnaires". Par ailleurs, a-t-il ajouté, la population burundaise vivant sous le seuil de pauvreté est passée en quelques années de 36 à 57 % en milieu rural, alors qu'en milieu urbain cette proportion a atteint les 42%.
De son côté, le représentant résidant de la Banque Mondiale au Burundi a promis un "soutien constant" au peuple burundais pour que la proportion de Burundais très pauvres soit réduite de moitié à l'horizon 2015.
Dans l'ensemble, tous les intervenants ont promis d'appuyer, mais du bout des lèvres, le peuple burundais en ces moments de réconciliation avec lui-même, puisqu'ils n'ont pas précisé avec exactitude les montants à décaisser prochainement, se bornant à dire qu'il y a toujours des "défis à relever" pour la gestion.
Burundi - Enseignement.
Le personnel de l'ENS invite tous les étudiants à reprendre incessamment le chemin des auditoires .
Bujumbura, le 11 avril 2002 (Net Press). Il y a une semaine, jour pour jour, les étudiants de l'E.N.S. ont décidé de ne plus reprendre le chemin des auditoires tant que leurs revendications ne seraient pas comblées. Celles-ci concernent d'abord le refus de rédiger le travail de fin d'études à la fin de la 3è année, la question du triplement et de l'allègement de la sanction infligée aux étudiants tricheurs.
Dans un communiqué de presse sanctionnant la rénion du personnel enseignant et de tous les cadres administratifs de cette institution en date du 10 avril 2002, le personnel de l'E.N.S. a fait savoir qu'aucun de ses membres ne soutient les revendications des étudiants parce que les arguments avancés ne sont pas convaincants. Ils ont clairement déclaré que le travail de fin d'études rejeté par les étudiants devrait plutôt être l'objet de leur fierté par son caractère scientifique et éducatif. S'agissant du triplement, le personnel de l'E.N.S. a signalé que cette question devrait être négociée et non imposée par les étudiants. Concernant la fraude aux examens, le même personnel estime qu'un "futur éducateur ne devrait pas solliciter une faveur pour alléger les sanctions contre cette pratique malhonnête dans tous les systèmes éducatifs du monde". Pour toutes ces raisons, le personnel invite tous les étudiants à regagner incessamment le chemin des auditoires.
Burundi - Administration.
Une partie du personnel de la mairie de Bujumbura décrie les primes accordées aux responsables administratifs.
Bujumbura, le 11 avril 2002 (Net Press). Une partie du personnel de la mairie de Bujumbura dénonce les primes qui ont été accordées aux seuls responsables administratifs.
Selon ce personnel, le secrétaire général et le chef de cabinet bénéficieront, à partir de la fin de ce mois, d'une prime de 30.000FBU, les chefs de département et les conseillers de cabinet auront une prime de 20.000 FBU et les chefs de service une prime de 10.000 FBU. Il s'étonne que ces mesures vont entrer en vigueur alors que le conseil municipal ne s'est pas prononcé en bonne et due forme sur ces dispositions.
Contacté par la rédaction, le chef de cabinet à la mairie a indiqué par contre que cette décision a été approuvée par le conseil municipal. Elle a été dictée par le fait que les responsables de la mairie n'avaient pas bénéficié de primes depuis 1990 et que donc il fallait les revoir à la hausse. Et d'ajouter qu'il est normal d'accorder les primes à ces cadres pour les rendre "plus responsables" (sic!). Il a précisé que cela avait été prévu sur le budget de l'exercice en cours. Il ne s'agit donc pas d'une augmentation de salaires, auquel cas tout le personnel aurait été concerné. Cette décision précise qu'il faut que les chefs de service soient encouragés dans leurs fonctions pour contraindre efficacement les cadres et agents sous leur autorité à oeuvrer avec zèle et dévouement.
Rappelons néanmoins qu'à plusieurs reprises, les autorités municipales avaient toujours opposé une fin de non-recevoir aux revendications des habitants de la mairie qui réclamaient une plus grande salubrité dans leurs quartiers. Espérons qu'avec l'augmentation des primes d'encouragement destinés à rendre "plus responsables" les responsables administratifs de la mairie, l'autorité municipale se souviendra qu'il y a toujours des ravins encombrés d'eaux usées, des routes qui se détériorent chaque jour et des maisons qui s'écroulent pour cause de pluies diluviennes et laissent de nombreux sans-abris.
Burundi - Economie.
Deux sociétés pétrolières burundaise et kenyane organisent un séminaire à Bujumbura.
Bujumbura, le 11 avril 2002 (Net Press). Les sociétés pétrolières Petrobu et Goldring du Burundi (qui sont en fait une seule) entrent dès demain en partenariat avec une autre société pétrolière basée à Naïrobi, du nom de Caltex dans le but d'assurer une lubrification efficace pour les véhicules et les industries au Burundi et dans la région. Deux représentants de Caltex, à savoir MM. Kirima et Kitara sont déjà dans nos murs. Il est prévu un séminaire ce 12 avril 2002 à partir de 10 heures à l'hôtel Novotel où les garagistes, les gérants des stations ainsi que des industriels sont vivement conviés. Le séminaire sera animé par les deux visiteurs de nationalité kenyanne.
Burundi - Administration.
Grogne au service des impôts.
Bujumbura, le 11 avril 2002 (Net Press). Les vérificateurs des impôts se plaignent actuellement du désordre et de la subjectivité qui règnent dans leur département notamment dans le recrutement des travailleurs, dans l'octroi des stages à l'étranger ainsi que dans la responsabilisation des services. Les mêmes vérificateurs d'impôts ajoutent que seuls les personnes de la même promotion ou qui sont dans les bonnes grâces de la direction bénéficient de tous les avantages au détriment des jeunes cadres. Ils trouvent anormal par exemple qu'à Rumonge il y ait un agent chargé de la taxation de l'huile, M. Jean-Marie Niyongabo, alors qu'il n'est pas connu de la fonction publique. Ils s'étonnent également du fait qu'un ingénieur qui était chargé de l'expertise des immeubles - qui a été promu sénateur - soit remplacé par un vérificateur des impôts.
Article 1. Maître de l'ouvrage.
Le Maître de l'Ouvrage est la SOCABU, B.P. 2440, Bujumbura
Article 2. Objet du marché.
Le marché à conclure consiste en des travaux de rénovation et transformation des bureaux du service commercial au siège de la SOCABU à Bujumbura. Le délai d'exécution est de 4 mois calendrier.
Article 3. Mode de consultation.
Appel d'offres ouvert.
Article 4. Type de marché.
Le marché, objet du présent appel d'offres, est un marché globalement forfaitaire à prix fermes et non-révisables, payable en Francs Burundais.
Article 5. Allotissement.
Le marché est en un seul lot.
Article 6. Financement.
Le marché est financé par la SOCABU. C'est un marché non exonéré des droits et taxes.
Article 7. Justification des qualités et capacités du soumissionnaire.
Se référer à l'article 8 du règlement particulier d'appel d'offres.
Article 8. Monnaie de l'offre.
L'offre sera exprimée uniquement en Francs Burundais.
Article 9. Délai d'engagement.
Les soumissionnaires restent engagés par leur offre pendant un délai de 90 jours à compter de la date limite de remise des offres.
Article 10. Renseignements.
Des renseignements techniques pourront être demandés au bureau d'études : "Chantier Assistance", Chaussée P.L. Rwagasore n° 7, BP 1878, Bujumbura.
Tél. 22 0561, fax : 22 0856.
Article 11. Visite des lieux.
La visite des lieux peut être effecuée tous les jours ouvrables de 15h à 17h 30 jusqu'au 30 avril 2002.
Article 12. Caution de soumission.
Une caution de soumission de 500.000 Fbu ou un chèque certifié du même montant.
Article 13. Dépôt des offres.
Les offres devront parvenir à la SOCABU au plus tard le 3 Mai 2002 à 9h du matin.
L'ouverture se fera le même jour à partir de 9h 15.
Les dossiers sont à remettre au Secrétariat de la Direction Générale de la SOCABU, Tél. 22 6520, BP. 378 Bujumbura - Burundi.
Article 14. Acquisition du dossier d'appel d'offres.
Le dossier d'appel d'offres est disponible à la SOCABU, au Secrétariat de la Direction Générale, Tél. 22 6520, Fax : 22 6503, E-mail :
SOCABU@cbinf.com, contre paiement d'une somme de (trente mille francs) 30.000 Fbu.