NET PRESS
Burundi - Rébellion.
"Le Palipehutu-Fnl subit avec beaucoup plus de forces et de brutalité ce que le Cndd-Fdd a subi il y a quelques mois", selon Jérôme Ndiho.
Bruxelles, le 15 mai 2002 ( Net Press). C'est ce qu'a déclaré le porte-parole de l'aile du Cndd-Fdd dirigée par Jean-Bosco Ndayikengurukiye joint au téléphone par la rédaction ce matin. Selon M. Ndiho qui réside actuellement dans la capitale belge, les "mouvements politiques armés" subissent d'énormes manoeuvres de déstabilisation surtout lorsque leurs leaders manifestent la volonté de s'engager dans le processus des négociations. Il s'est néanmoins gardé de dire un seul mot sur l'origine de ces "manoeuvres de déstabilisation", tout en admettant que cela est toujours mis en pratique par des membres "manipulés" de ces mouvements.
Signalons à ce sujet que selon des sources concordantes, le chef du Palipehutu-Fnl, M. Agathon Rwasa, aurait failli être abattu par sa "garde" rapprochée ou des "dissidents" qui lui reprocheraient d'avoir accepté le principe des négociations avec le gouvernement burundais alors que c'est justement cela qui est à l'origine de l'"écartement" de son prédécesseur, le "commandant" Cossan Kabura. Pour sa part, le porte-parole du même mouvement, Anicet Ntawuhiganayo aurait été placé en "résidence surveillée" par ses propres troupes et il reste injoignable. D'après d'autres sources, le G7 aurait subtilement envoyé une délégation dans les montagnes de Bujumbura rural pour tenter de calmer la situation et essayer de sauver ce qui pouvait encore l'être.
D'autre part, le porte-parole du Cndd-Fdd de Ndayikengurukiye estime que M. Ambroise Niyonsaba (chef de la délégation gouvernementale aux récentes négociations de Pretoria) a pris "ses désirs pour réalité" en annonçant que ce mouvement va bientôt signer un cessez-le-feu avec le gouvernement burundais. Certes, ces négociations ont abouti à une "percée importante" mais l'heure n'est pas encore à un cessez-le-feu, a ajouté M. Ndiho. D'après lui en effet, les 2 délégations sont tombées d'accord sur "une esquisse" d'un cadre général d'accord et d'agenda qui indique clairement qu'il aura bientôt entre les 2 parties des négociations politiques et des négociations sur les questions de défense et de sécurité. Rappelons que jusque-là, le gouvernement burundais s'en tenait à sa position selon laquelle toutes les questions politiques ont été épuisées à Arusha. Le fait que le gouvernement a accepté qu'un volet politique soit ajouté aux négociations devant se tenir entre les 2 parties, constitue selon M. Ndiho, une "grande ouverture à saluer". C'est pour cela que son mouvement a lui aussi fait une grande "concession" en reconnaissant que l'accord d'Arusha est "une étape positive décisive" et en reconnaissant de ce fait même le gouvernement qui en est issu. Notons que d'après toujours le porte-parole du Cndd-Fdd, tendance Ndayikengurukiye, son mouvement et le gouvernement vont entamer des négociations à l'issue desquelles sera mise en place une nouvelle transition.
Signalons en passant qu'Agathon Rwasa, joint au téléphone en fin de journée du mardi 14 mai 2002, s'est dit "en super forme et sans la moindre égratignure". Il a démenti qu'il y ait eu une mutinerie au sein de son mouvement tout en accusant le président Buyoya, le vice-président Ndayizeye, ainsi que leurs entourages respectifs (il a cité pêle-mêle le président du sénat Libère Bararunyeretse, Ambroise Niyonsaba, Cyrille Ndayirukiye, Jean Minani et Léonce Ngendakumana) d'avoir tenu une réunion en date du 9 mai 2002 pour préparer son assassinat. Il est à noter que des tirs nourris étaient perceptibles , au moment de l'interview, juste derrière M. Rwasa selon lequel "le Frodebu, non content du fiasco d'Arusha, veut consommer le sang des autres afin de chambarder le système". Depuis samedi dernier 11 mai 2002, aucun dirigeant du Palipehutu-Fnl ne répondait à son téléphone portable, ce qui avait poussé la presse locale à conclure que les rumeurs qui circulaient à Bujumbura sur l'assassinat du chef de ce mouvement étaient finalement véridiques.
Burundi - Télécommunications.
Le Burundi célèbre la journée mondiale des télécommunications.
Bujumbura, le 15 mai 2002 (Net Press). Du 16 au 18 mai 2002, le Burundi se joindra au reste du monde pour célébrer la journée mondiale des télécommunications du 17 mai. Le thème général choisi pour cette année est "les technologies de l'information et de la communication pour tous : donner à chacun le moyen de franchir le fossé numérique".
Pour la 2ème année consécutive, les opérateurs privés en télécommunications (Telecel-Burundi, Africell, Spacetel, Cbinet et Usan) se sont joints à l'ARCT (agence de régulation et de contrôle des télécommunications) et à l'Onatel (office national des télécommunications) pour la préparation et l'organisation des festivités marquant cette journée. Cinq exposés seront présentés au public pendant les 2 premiers jours à l'hôtel Novotel alors que pour la dernière journée (samedi le 18 mai 2002), il est prévu une marche sportive à l'issue de laquelle des prix seront décernés aux 40 premiers arrivants, avant une réception qui aura lieu à la station terrienne de l'Onatel.
Burundi - Politique - Opinion.
"La loi sur l'immunité provisoire est contre-productive et ceux qui la combattent ne devraient pas être inquiétés", selon un lecteur de Net Press basé en Europe.
Paris, le 15 mai 2002 (Net Press). Le projet de loi portant "immunité provisoire de poursuites judiciaires des leaders politiques rentrant d'exil" continue à faire couler beaucoup d'encre et de salive. Pour notre grand lecteur basé en France, M. Athanase Karayenga Gahungu, ce projet de loi est contre-productif pour plusieurs raisons. La première est que "l'amnistie provisoire ravive immédiatement les tensions entre les communautés hutu et tutsi du Burundi alors que le gouvernement de transition affronte déjà un immense défi pour parvenir à un cessez-le-feu véritable et remettre le Burundi sur la voie de la reconstruction économique et sociale". Deuxièmement, cela donne l'impression à l'opinion mondiale en général et africaine en particulier que les institutions issues de l'accord d'Arusha auraient effectivement des crimes sur la conscience à se faire pardonner. "Il y aurait donc le feu puisque les parlementaires s'acharnent à étouffer la fumée", selon notre lecteur qui se demande si "le terme d'amnistie provisoire a un sens juridique".
D'après M. Karayenga, l'amnistie provisoire constitue une "négation même des accords d'Arusha" puisqu'elle risque d'éloigner les perspectives de la paix au Burundi". Elle constitue, pour cela, écrit-il, "un désaveu cinglant et désobligeant à l'égard de toutes les bonnes volontés qui se sont mobilisées, au Burundi comme dans le monde, pour aider ce pays à sortir de la guerre civile afin de retrouver le chemin de la paix et de la concorde nationale". Il estime par ailleurs que le harcèlement des personnalités ou citoyens ordinaires hostiles à l'adoption de cette loi controversée, est lui-même contre-productif "puisqu'il ne brisera pas leur détermination". Raison pour laquelle, "les citoyens burundais, impatients de voir le Burundi retrouver sa dignité et sa crédibilité au sein de la communnauté internationale, invitent les pouvoirs publics à relâcher les personnes détenues pour avoir manifesté publiquement contre l'adoption de cette loi, dont M. Diomède Rutamucero".
Burundi - Politique.
L'emprisonnement du président de PA-Amasekanya continue à susciter colère et indignation un peu partout au pays ...
Bujumbura, le 15 mai 2002 (Net Press). Depuis 13 jours, le président du mouvement d'autodéfense et anti-génocide "PA-Amasekanya", M. Diomède Rutamucero, croupit dans les geôles de la BSR. Cet emprisonnement ne cesse de susciter des réactions venant des milieux les plus divers. Pour le "mouvement national de résistance pour la réhabilitation du citoyen" (MRC-Rurenzangemero) qui affirme "avoir suivi attentivement l'évolution du dossier de détention des membres du mouvement PA-Amasekanya et de son leader", toutes les informations recueillies indiquent que son seul "crime" est constitué par la manifestation pacifique des membres de son organisation à l'extérieur du palais des congrès de Kigobe, en protestation contre le vote par l'assemblée nationale de la loi sur l'immunité provisoire. Le MRC souligne en outre que "le projet d'amnistie provisoire soulève d'énormes contestations, à tel point que même les signataires de l'accord ne sont ni d'accord sur la question, ni capables de trouver une explication satisfaisante à tous ceux qui, et il sont la grande majorité dans l'opinion, sont opposés à l'impunité du crime, lequel constitue réellement le mal burundais".
Ce mouvement déclare que "non seulement les conditions de détention de l'Ir. Rutamucero sont en violation flagrante aux dispositions du code de procédure pénale burundais, mais elle constitue un dénie des libertés d'opinion et d'expression dans la mesure où manifester pacifiquement, c'est le libre exercice de l'opinion; l'interdire systématiquement, c'est de l'arbitraire; le sanctionner, c'est purement et simplement violer la loi". Le MRC exige en conséquence la "libération immédiate et inconditionnelle de M. Rutamucero qui a droit d'exprimer publiquement et pacifiquement son opinion".
De leur côté, plusieurs dizaines de rescapés du génocide de la zone Bwiza condamnent, dans une déclaration rédigée en langue nationale, cet emprisonnement "aussi injuste qu'illégal". Ils condamnent en outre celui ou ceux qui auraient commandité cet emprisonnement et réaffirment leur indéfectible soutien aux idées qui s'inscrivent en faux contre le génocide et dénoncent toute idée d'"amnistie des génocidaires". Ces rescapés du génocide de 1993 exigent enfin la libération immédiate et inconditionnelle du président de PA-Amasekanya.
La Banque de Gestion et de Financement (BGF s.a.) désire recruter un personnel remplissant les conditions ci-après :
a) Candidats de niveau ISCO :
- Etre de nationalité burundaise - Avoir un diplôme de niveau A1 - Avoir une bonne moralité - Etre âgé de 30 ans maximun - Etre disponible immédiatement - Avoir un casier judiciaire vierge.
b) Candidats de niveau A2 :
- Etre de nationalité burundaise - Avoir un diplôme de niveau A2 - Avoir une bonne moralité - Etre âgé de 30 ans maximun - Etre disponible immédiatement - Avoir un casier judiciaire vierge.
c) Candidats informaticiens
- Avoir un diplôme en informatique
Les candidats intéressés peuvent déposer leurs offres comprenant une lettre de demande d'emploi, leur curriculum vitae, une copie certifiée conforme de leur diplôme, au secrétariat de la Direction Générale de la BGF.
La date limite de dépôt des candidatures est fixée au vendredi 17/05/2002.