NET PRESS
Burundi - Enseignement.
Le conseil d'administration de l'ENS annule l'année académique en cours.
Bujumbura, le 16 avril 2002 (Net Press). Depuis que la grève des étudiants de l'ENS (école normale supérieure) a éclaté (le 4 avril 2002), des communiqués appelant les étudiants à reprendre les auditoires ne cessent de tomber. Ainsi, dans un communiqué de presse de ce 16 avril 2002, le conseil d'administration de cette institution a fait savoir qu'il s'est réuni dans les enceintes de la direction de l'ENS le 15 avril 2002 pour analyser la suite à réserver à la grève des étudiants. A l'issue de cette réunion, cet organe a porté à la connaissance des étudiants et de l'opinion que les deux revendications des étudiants relatives au triplement et au travail de fin d'études ont déjà trouvé une entière satisfaction tel que cela ressort des communiqués de presse des 11 et 13 avril 2002 émanant respectivement du cabinet du ministre de tutelle et du conseil académique de l'ENS.
Le conseil d'administration réaffirme sa détermination à sauvegarder la mission assignée à l'école normale supérieure, à savoir la formation des enseignants du secondaire pour combler le déficit qualitatif et quantitatif enregistré à ce palier d'enseignement. Il a par ailleurs précisé que le cycle de formation supérieure d'une année prévue au terme de l'art.18, alinéa 2 du décret portant création et organisation de cette institution est une année de perfectionnement envisagée après au moins 3 ans de prestation et après un concours d'entrée. Le conseil d'administration demande aux étudiants de reprendre dès aujourd'hui le 16 avril 2002 les cours et sans conditions, faute de quoi, l'année académique sera automatiquement annulée dès aujourd'hui. Et d'ajouter que les nouvelles conditions de sa reprise seront déterminées le moment venu par les autorités habilitées.
Selon nos dernières informations, les étudiants n'ont pas répondu à l'appel lancé par le conseil d'administration. C'est pourquoi ce conseil vient de mettre ses menaces à exécution.
Contacté par la rédaction, le directeur de l'ENS, M. Charles Nditije a déclaré qu'une telle mesure a été prise pour permettre aux étudiants de se ressaisir. Il a également indiqué que les autorités habilitées prendront le temps nécessaire pour procéder à de nouvelles inscriptions sous de nouvelles conditions pour les seuls étudiants qui le voudront. Car "on ne peut pas les forcer à étudier".
Soulignons que cette attitude d'annuler l'année académique et de procéder par la suite à de nouvelles inscriptions était une pratique chère aux autorités de l'université du Burundi pour intimider les étudiants en grève, ce qui souvent amenait les étudiants à fléchir.
Burundi - Travail.
Le personnel de l'IGEBU poursuit son mouvement de grève et durcit même le ton.
Gitega, le 16 avril 2002 (Net Press). Le personnel de l'institut géographique du Burundi (IGEBU) a poursuivi ce 16 avril 2002 son mouvement de grève illimitée déclenchée en date du 12 avril 2002 pour réclamer la mise en application de son nouveau statut conformément aux promesses faites par le gouvernement sortant. En plus de ces exigences, ce personnel réclame aujourd'hui 30% des 800 millions de Fbu que gagne annuellement la RSA (régie des services aéronautiques), pour les services que lui rend l'unité de l'IGEBU basée à l'aéroport international de Bujumbura, connue sous le nom d'AMNA (assistance météorologique à la navigation aérienne).
Mais à la RSA, on ne l'entend pas de cette oreille et on se dit à même de se passer des services de l'AMNA, car, explique-t-on, les grèves à répétition du personnel de l'IGEBU - très souvent pour réclamer les salaires qui tombent très tardivement - "nous ont obligés à chercher comment nous débrouiller et à essayer de travailler sans leur concours". La RSA envisagerait, par contre, de réclamer l'incorporation pure et simple du service de l'AMNA à la RSA, car après tout, "ce n'est qu'une petite unité".
Burundi - Négociations.
"Les négociations en cours à Pretoria n'ont d'autre but que la disqualification des mouvements réellement combattant sur le terrain", estime le Cndd-Fdd de Peter Nkurunziza.
Bujumbura, le 16 avril 2002 (Net Press). Face aux négociations ouvertes ce lundi 15 avril 2002 en Afrique du Sud et qui devraient durer au moins 3 semaines, le Cndd-Fdd, tendance Peter Nkurunziza a piqué une véritable crise et accuse de tous les maux le "pouvoir de Bujumbura" ainsi que toutes les autres formations politiques ou para-militaires engagées dans le processus de Pretoria (excepté bien entendu, son allié, le Palipehutu-Fnl, tendance Agathon Rwasa). En effet, le Cndd-Fdd de Nkurunziza remue ciel et terre depuis ce 15 avril pour faire accréditer sa thèse d'un "complot" ourdi par le gouvernement de transition et tous ses "nouveaux alliés" pour des "fins politiques non avouées" et en particulier la "disqualification définitive des vrais combattants".
Selon le site web de ce mouvement, la délégation gouvernementale arrivée à Pretoria samedi le 14 avril 2002 doit rencontrer, au cours de ces négociations, "d'autres signataires des accords d'Arusha dits armés" comme le Cndd de Léonard Nyangoma, le Frolina de Joseph Karumba, le Palipehutu d'Etienne Karatasi, le Cndd-Fdd de Jean-Bosco Ndayikengurukiye ainsi que le Palipehutu-Fnl de Kossan Kabura. Ce qui fait dire à l'aile de Nkurunziza que "cette rencontre s'inscrit dans l'esprit de Dar-es-Salaam où ils se sont dernièrement réunis pour la formation d'un G5, genre G7 et G10, censé signer un cessez-le-feu avec le pouvoir pour permettre la disqualification des mouvements réellement armés et présents sur le terrain".
Le même mouvement croit par ailleurs savoir que les membres du gouvernement de transition issus du Cndd (MM. Festus Ntanyungu et Albert Mbonerane) auraient tenu une réunion en date du 30 mars 2001, à Mutanga Nord, avec les députés issus de leur mouvement, au cours de laquelle "ils ont lancé une campagne de recrutement de jeunes à présenter dans la future armée nationale qui, 'au besoin devront aider l'armée actuelle à anéantir les combattants du Cndd-Fdd et du Palipehutu-Fnl' ".
D'après toujours le site web du Cndd-Fdd tendance Nkurunziza, les responsables du Cndd ont affirmé, au cours de la même réunion, "avoir des combattants qui ne font pas la guerre et qui sont stationnés en Tanzanie". Pour le mouvement de Pierre Nkurunziza, la façon dont ont été organisées les négociations en cours à Pretoria (négociations en plusieurs temps, confrontant tour à tour le gouvernement et chacune des autres parties) prouve suffisamment que cela a été fait dans le "seul souci d'éviter de confronter les vrais belligérants sur une même table".
Burundi - Politique.
Le parti PIT met en place les comités provinciaux et communaux en province Muramvya.
Bujumbura, le 16 avril 2002 (Net Press). Le "parti indépendant des travailleurs" (PIT-Abakerakivi) a procédé à la mise en place officielle des comités provinciaux et communaux en province Muramvya ce 13 avril 2002. Le représentant de ce parti en province Muramvya a saisi l'occasion pour présenter la situation du parti dans les communes et dans les zones au président du même parti, M. Nicéphore Ndimurukundo, ainsi qu'au comité directeur. Il a indiqué que les membres du parti ont déjà mis en application la recommandation de cette formation politique qui encourage les travailleurs à s'organiser dans des associations en vue de sortir des "conditions de misère et d'oppression". Ainsi, deux associations de développement du genre ont déjà vu le jour et seront bientôt renforcées par les coopératives des travailleurs-Abakerakivi au centre commercial de Muramvya.
Notons que le parti a reçu un local qui lui servira de permanence, de la part de M. Emmanuel Bazompora. De leur côté, les "parrains" Audace Bizabishaka (membre du comité de suivi) et Jérôme Ndayizeye (député), deux riches commerçants de Bujumbura, ont donné un fonds de roulement de 200.000 Fbu pour une nouvelle coopérative qui sera basée au chef-lieu de la province Muramvya et qui travaillera étroitement avec les Coopec.
AVIS DE MISE EN VENTE
La BANCOBU met en vente un véhicule en circulation dont les caractéristiques sont les suivantes:
Une MITSUBISHI Pajero Long châssis, plaque d'immatriculation 02 BA 0222, Année de fabrication 1992, n° de chassis 00947.
Le dit véhicule est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité dans l'enceinte de la BANCOBU pendant les heures de service à partir du 01. 04. 2002. Les offres sous plis fermé devront être adressées à monsieur le chef du département de l'administration générale au plus tard le 05. 04.2002.
LA BANCOBU se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle dudit véhicule.
AVIS D'APPEL D'OFFRES.
Article 1. Maître de l'ouvrage.
Le Maître de l'Ouvrage est la SOCABU, B.P.378, Bujumbura
Article 2. Objet du marché.
Le marché à conclure consiste en des travaux de rénovation et transformation des bureaux du service commercial au siège de la SOCABU à Bujumbura. Le délai d'exécution est de 4 mois calendrier.
Article 3. Mode de consultation.
Appel d'offres ouvert.
Article 4. Type de marché.
Le marché, objet du présent appel d'offres, est un marché globalement forfaitaire à prix fermes et non-révisables, payable en Francs Burundais.
Article 5. Allotissement.
Le marché est en un seul lot.
Article 6. Financement.
Le marché est financé par la SOCABU. C'est un marché non exonéré des droits et taxes.
Article 7. Justification des qualités et capacités du soumissionnaire.
Se référer à l'article 8 du règlement particulier d'appel d'offres.
Article 8. Monnaie de l'offre.
L'offre sera exprimée uniquement en Francs Burundais.
Article 9. Délai d'engagement.
Les soumissionnaires restent engagés par leur offre pendant un délai de 90 jours à compter de la date limite de remise des offres.
Article 10. Renseignements.
Des renseignements techniques pourront être demandés au bureau d'études : "Chantier Assistance", Chaussée P.L. Rwagasore n° 7, BP 1878, Bujumbura. Tél. 22 0561, fax : 22 0856.
Article 11. Visite des lieux.
La visite des lieux peut être effecuée tous les jours ouvrables de 15h à 17h 30 jusqu'au 30 avril 2002.
Article 12. Caution de soumission.
Une caution de soumission de 500.000 Fbu ou un chèque certifié du même montant.
Article 13. Dépôt des offres.
Les offres devront parvenir à la SOCABU au plus tard le 3 Mai 2002 à 9h du matin.
L'ouverture se fera le même jour à partir de 9h 15.
Les dossiers sont à remettre au Secrétariat de la Direction Générale de la SOCABU, Tél. 22 6520, BP. 378 Bujumbura - Burundi.
Article 14. Acquisition du dossier d'appel d'offres.
Le dossier d'appel d'offres est disponible à la SOCABU, au Secrétariat de la Direction Générale, Tél. 22 6520, Fax : 22 6503, E-mail : SOCABU@cbinf.com, contre paiement d'une somme de (trente mille francs) 30.000 Fbu.