NET PRESS

Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires attaquent le quartier Vugizo.
Bujumbura, le 16 septembre 2002 (Net Press). Les terroristes-génocidaires du Palipehutu-Fnl ont attaqué dans la soirée du 15 sepembre 2002 le secteur Kanyare du quartier Vugizo (situé près du monument de l'unité) où ils ont tué une personne et pillé plusieurs biens ménagers. Cette attaque est survenue vers 20h quand ces terroristes ont tiré en l'air pour intimider la population de la contrée. Ensuite, ils se sont introduits dans 7 maisons dont 3 boutiques où ils ont pillé beaucoup de biens ainsi qu' une chèvre. Ils ont exigé des chefs de ménages à leur verser de l'argent et 3 d'entre eux qui ont hésité ont été sérieusement battus. Au cours de cette même attaque, ces criminels ont tiré sur un agent de sécurité du représentant du secrétaire général de l'ONU au Burundi, pour avoir refusé de s'arrêter au moment où il se rendait à son service et celui-ci a directement trouvé la mort sur-le-champ.Cette attaque n'a duré que quelques minutes grâce à l'intervention rapide des militaires de la garde présidentielle qui ont usé des moyens forts pour contraindre ces assaillants à rebrousser chemin.
Signalons qu'un minibus et une voiture taxi assurant le transport centre-ville - campus Kiriri (Vugizo) ont subi des tirs nourris de la part de ces terroristes-génocidaires, heureusement sans faire de dégats
Burundi - Diplomatie.
Le Burundi se prépare à recevoir la visite de nombreuses personnalités étrangères.
Bujumbura, le 16 septembre 2002 (Net Press). Au moment où deux enquêteurs du TPIR (Tribunal Pénal International pour le Rwanda) MM. Richard Karegyesa et Aaron Musonda se trouvent en visite de travail au Burundi du 15 au 21 septembre 2002, on apprend que ce pays s'apprête à accueillir les chefs des diplomaties française et congolaise, respectivement Dominique de Villepin et Léonard She Okitundu.
Le premier sera à Bujumbura dans l'avant-midi du 22 septembre 2002 tandis que le second arrive le 25 septembre 2002 pour repartir deux jours plus tard. Signalons qu'au cours de leur visite, les 2 responsables devraient rencontrer les plus hautes autorités de ce pays notamment le président de la République et son adjoint, mais aussi le président de l'assemblée nationale de transition ainsi que celui du sénat.
A noter que la visite du ministre français se situe dans le cadre d'une tournée sous-régionale alors que celle de son homologue congolais devrait consacrer la reprise des relations entre Kinshasa et Bujumbura, après plusieurs années de brouille, en raison de l'état de guerre à l'Est de la RDC. Ce pays avait en effet accusé le Burundi d'avoir envoyé ses troupes soutenir le mouvement rebelle RCD alors que Bujumbura affirmait de son côté vouloir simplement sécuriser ses frontières ouest. Cette situation de brouille changea un tout petit peu quand le président de la République rencontra son homologue, Kabila I à Libreveille, quelques jours avant sa mort en janvier 2001. Signalons que le ministre burundais des relations extérieures, M. Térence Sinunguruza, avait effectué une visite de travail, il y a quelques mois, à Kinshasa avec le même objectif de renormaliser les relations entre les 2 pays. La visite du ministre She Okitundu fait donc suite à celle de son homologue burundais.
Burundi - Société.
La DGHER invitée à être plus performante.
Bururi, le 16 septembre 2002 (Net Press). Cette invitation émane des clients de la direction générale de l'hydraulique et de l'énergie rurale (DGHER) qui, de Vyanda à Minago en passant par Kizuka et Burambi, se plaignent d'être mal servis en électricité. Ainsi par exemple, Vyanda est plongé dans le noir depuis plus d'un mois alors que le centre de négoce de Mugara (commune Rumonge) connaît des coupures de courant quasi-permanentes, presque chaque soir.
Au début de cette année, le courant a été rétabli à Minago, Kizuka et Burambi après 6 mois de coupure. Après plusieurs plaintes de la population locale, la DGHER avait fini par se résoudre à procéder aux réparations nécessaires. Aujourd'hui, la population de toutes ces contrées, qui ne comprend pas comment elle peut être privée d'électricité alors qu'elle paie régulièrement ses factures, invite la DGHER à ouvrir dans un proche avenir un bureau à Rumonge. Ce bureau serait chargé de procéder aux réparations des différentes pannes techniques en cas de besoin. L'autre solution de rechange est que la DGHER signe un contrat avec la Regideso qui dispose d'un poste à Rumonge avec de bons techniciens.
On apprend d'autre part que de Nyanza-Lac à Rumonge, en passant par Gatete, la population locale, abonnée, elle, à la Regideso se plaint pour sa part des perturbations qui s'observent souvent ces derniers temps dans la fourniture de l'électricité. Selon la même population, cela pourrait être dû au manque d'entretien des installations de la DHGER branchées sur celles de la REGIDESO.
La DGEHR est appelée donc à se ressaisir rapidement d'autant plus que dans la région, résident essentiellement des commerçants disposant de moulins, de salons de coiffure, d'ateliers de ménuiserie,..., tous ayant besoin d'électricité en permanence.
Burundi - Enseignement.
Une rentrée scolaire sur fond de malaise.
Bujumbura, le 16 septembre 2002 (Net Press). La rentrée scolaire, depuis longtemps programmée au 16 septembre 2002, a effectivement eu lieu à cette date là malgré les inquiétudes qui avaient été exprimées quant à l'impréparation de cette rentrée par certains responsables d'écoles.
S'il est vrai que cette rentrée scolaire n'a pas connu beaucoup de perturbations, la grogne subsite cependant dans les milieux des enseignants de l'école primaire. Certains d'entre eux se sont vu en effet muter sans qu'ils en aient exprimé la moindre demande et parfois vers des endroits où la sécurité pour eux n'est pas garantie. En effet, certains enseignants de l'école de Musaga devront se déplacer vers Kamesa (située à quelques km de la capitale vers l'intérieur du pays), d'autres de la zone Kanyosha seront obligés d'exercer leur prestation dans la zone Ruziba au moment où d'autres encore de la zone Ngagara ont été mutés vers Cibitoke, Kinama ou Kamenge. Certains enseignants rencontrés par notre reporter n'ont pas caché leur indignation face à ces mutations forcées et parfois dans des zones où ils ne sont pas toujours sûrs d'être acceptés par la population.
La rédaction a contacté à ce sujet M. Nathan Kana, le directeur provincial de l'enseignement en mairie de Bujumbura. Celui-ci a indiqué que ces mutations ont été opérées pour répondre aux desiderata des syndicalistes enseignants qui avaient exprimé leurs voeux de voir la double vacation supprimée à l'école primaire. Pour satisfaire ce souhait, a-t-il expliqué, nous avons dû procéder à un redéploiement des enseignants en désengorgeant les écoles primaires qui affichaient un pléthore d'enseignants vers d'autres écoles qui n'en avaient pas assez. Il a souligné que ces mutations ont quand même tenu compte de la variable distance entre la résidence de l'enseignant et son lieu de travail. Interrogé sur la raison de savoir pourquoi la variable sécurité n'a pas été considérée (étant donné que toutes ces zones ne sont pas accessibles à tout le monde), M. Kana a simplement déclaré que personne ne peut prétendre gérer la sécurité et si les intéressés se sentent dans l'insécurité, ils ne seront pas tenus d'aller s'exposer. Signalons enfin que pareille tentative de redéploiement avait échoué par le passé.
Burundi - Circulation routière.
Une tentative de remettre l'ordre dans le transport en commun dans la capitale produit exactement le contraire des effets escomptés.
Bujumbura, le 16 septembre 2002 (Net Press). Depuis quelques jours, il s'observe un certain désordre dans le transport en commun dans la capitale, en ce qui concerne en particulier les taxis dont beaucoup ont été repeints d'un bleu plus foncé alors que beaucoup d'autres circulent sans plaque d'immatriculation. Pour en avoir le coeur net, la rédaction a contacté à ce sujet les responsables habilités.
Le maire de la ville de Bujumbura, M. Pontien Niyongabo, a déclaré qu'ayant constaté la recrudescence des accidents sur les avenues et rues de la capitale, tous les intervenants en matière de transport ont planché sur cette question dans une réunion tenue en date du 11 septembre 2002. Les participants ont recommandé à la PSR (police spéciale de roulage) de renforcer le contrôle technique des véhicules de transport rémunéré. La PSR a été en particulier invitée à vérifier les aspects suivants de l'état de ces véhicules : éclairages, vitres, sièges, mais aussi la coloration des taxis dont les seules couleurs autorisées sont le rouge, le bleu et le blanc. C'est dans ce cadre, a poursuivi le maire Niyongabo, que tous les taxis n'étant pas recouverts des couleurs exigées ont été "raflés".
Interrogé au sujet des taxis qui circulent sans plaque, le maire Niyongabo a reconnu que "cela constitue un réel danger". Il a indiqué ne pas comprendre pourquoi les services habilités ont refusé d'accorder aux taximen un délai de 2 semaines que ceux-ci réclamaient pour se conformer aux nouvelles mesures.
Concernant la couleur bleue exigée (portant le n° précis de 1343, NDLR) et dont il s'avère que curieusement elle n'est disponible que chez BONAUTO, le maire Niyongabo a fait observer que cela ne veut pas dire nécessairement que cette maison a corrompu la PSR, tout en ajoutant que les "commerçants sont des gens très rusés, qui recourent à tout un tas d'astuces pour faire écouler leurs produits". Ils peuvent même faire pression sur l'une ou l'autre autorité, a poursuivi le maire de la ville qui a néanmoins déclaré que dans le cas présent, il n'est pas très bien informé.
Pour sa part, une source proche de la PSR s'est déclarée étonnée d'apprendre qu'il y a des taxis en circulation sans plaque d'immatriculation. "On a saisi les plaques et les documents de ces véhicules pour permettre à leurs propriétaires d'aller chercher l'argent pour les repeindre, en leur accordant un délai supplémentaire tout en leur empêchant de travailler", a précisé la même source, avant d'ajouter que s'il en est ainsi, "nous allons sévir avec plus de forces". De toute façon, a-t-elle ajouté, "nous devons mettre un terme au désordre ambiant". Dans ce cadre, tous les taxis de l'agence "La Favorite" vont être saisis à leur tour dans les prochains jours pour qu'ils aient la même coloration que les autres taxis.
Au sujet de la fameuse couleur bleue n°1343 qui n'est disponible que chez BONAUTO, le même responsable qui parlait sous couvert d'anonymat a déclaré que "personne n'a interdit aux autres commerçants de s'approvisionner en ce produit". De toute façon, a-t-il ajouté, cela devrait être une pure coïncidence si cette couleur n'est trouvable que chez BONAUTO, même si, a-t-il précisé, "ce n'est pas moi qui l'ai choisie".
A noter enfin que selon le maire de la ville, les minibus de transport en commun dans la capitale ne seront pas repeints de nouvelles couleurs distinctives selon les destinations (différents quartiers). Car, a-t-il dit, les couleurs coûtent cher et les gens sont pauvres.
Burundi - Travail.
Le directeur général de l'Ecosat donne des précisions à un article paru dans "Net Press".
Bujumbura, le 16 septembre 2002 (Net Press). Le directeur général de l'entreprise publique Ecosat, Mme Chantal Baringuvu, vient de réagir à notre dépêche du 13 septembre 2002 intitulée "le torchon brûle entre le personnel et la direction générale de l'Ecosat", en précisant qu'il n'y a aucun problème entre elle et le personnel. "Les problèmes ne sont qu'entre moi-même et M. Prime Nindamutsa, et non tout le personnel", a déclaré Mme Baringuvu. Elle a précisé que ce conflit se trouve même aujourd'hui aux mains de la justice qui devra trancher sur le cas de ce conseiller technique de l'Ecosat accusé de manquer de respect à son directeur général. Les 2 parties devront se retrouver à la barre en date du 10 octobre 2002 au tribunal du travail en mairie de Bujumbura.
Rappelons que ce qui a remis le feu aux poudres est un tract intitulé "Mémorandum sur les manquements de la direction de l'ECOSAT mettant en danger la bonne marche de l'Etablissement". Ce tract a été rédigé le 12 juillet 2002 au moment où le directeur général était en congé. A son retour, elle en a été informée et après son enquête, elle a su que le document avait été rédigé au service technique de l'Ecosat. C'est alors au cours d'une réunion des cadres tenue dans l'avant-midi du 12 septembre 2002 que, selon Mme Baringuvu, deux cadres ont publiquement dénoncé M. Nindamutsa d'en être l'auteur. Ce que conteste ce dernier qui affirme avoir été accusé uniquement par Mme le directeur général au cours de cette réunion. Il est à signaler qu'au sortir de cette réunion, M. Nindamutsa a adressé une correspondance à l'inspection générale du travail pour lui demander de prendre acte de l'évolution du conflit, de prendre les dispositions prévues par la loi du travail au Burundi pour le respect de toutes ces dispositions. M. Nindamutsa estime en effet être victime de "harcèlements professionnels", de la part de la direction générale de l'Ecosat, ne visant qu'à nuire à sa carrière.
La société UNION TRANSPORT INTERNATIONAL BURUNDI "UTI BURUNDI" en sigle, annonce à son aimable clientèle et au public qu'elle déménage ses bureaux au BOULEVARD DU 1er NOVEMBRE, à côté de STARFOOD et de l'ONATOUR, et ce, à compter du 16/9/2002.
UTI BURUNDI, vous réitère sa disponibilité pour ses bons et loyaux services.
Soyez les bienvenus.
