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Bujumbura-Burundi.


Burundi - Justice - Politique.

De l'adoption de la loi sur l'immunité provisoire à l'amnistie générale.

Bujumbura, le 17 avril 2002 (Net Press). Le ministre de la justice, M. Fulgence Dwima Bakana, va prochainement présenter à l'assemblée nationale le projet de loi portant immunité provisoire de poursuites judiciaires en faveur des personnes accusées d'avoir commis certaines infractions, d'après une note de présentation du même ministre (voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

Dans cette note, le ministre Bakana a indiqué que la loi vient mettre en application l'accord d'Arusha (article 22). Et de préciser que "l'immunité provisoire vise la création des conditions susceptibles de favoriser l'arrêt des violences, le retour des exilés, la restauration de la paix et la réconciliation nationale". Le ministre Bakana ajoute une nuance à l'accord d'Arusha en faisant remarquer que les signataires de celui-ci "n'ont pas donné d'orientations claires pour l'élaboration de cette loi" et illustre cela en indiquant que "l'accord parle de crimes à mobile politique et d'une immunité provisoire qui ne couvrirait que le temps nécessaire pour la mise en place d'un gouvernement de transition".

Le ministre attire l'attention des parlementaires en leur faisant comprendre qu'il ne faut pas confondre l'immunité provisoire avec l'amnistie qui, selon lui, "sera organisée plus tard dans un autre cadre". Le projet de loi qui avait été présenté le 23 octobre 2001 par le gouvernement sortant s'intitulait "projet de loi portant immunité provisoire des poursuites judiciaires en faveur des leaders politiques rentrant d'exil". Il y a une différence entre ce titre et celui de la note de présentation qui parle de "certaines personnes". En outre, pour la note de présentation, on comprend que l'"immunité provisoire" est une étape vers "l'amnistie". Le ministre précise que cela "sera organisé plus tard dans un autre cadre". De quoi faire davantage peur à ceux qui redoutaient cette amnistie et qui prennent l'immunité provisoire comme une amnistie de fait. Rappelons que ce projet de loi est accompagné d'autres qui avaient été présentés à la veille de la mise en place du gouvernement actuel de transition.

Burundi - Politique.

Des Burundais de la diaspora apportent leur appui au mouvement RADECO nouvellement né.

Rome, le 17 avril 2002 (Net Press). Les Burundais de la diaspora, membres de l'association "Vita e pace", établis en Italie, France, Belgique, Allemagne, Autriche, Suisse, Canada, USA et en Afrique centrale, se déclarent dans un communiqué signé par la vice-présidente de cette association "très ravis" d'apprendre la naissance du mouvement "rassemblement pour la démocratie des communautés au Burundi" (RADECO). Selon Mme Aline Ngenzebuhoro, numéro 2 de "Vita e pace", la création de ce mouvement "marque sûrement le début d'une ère nouvelle dans la mentalité de tous les Burundais épris de paix".Car, vu la situation politico-sociale "désastreuse" dans laquelle est plongé depuis des décennies le Burundi, les Tutsi et les Hutu opposés à l'idéologie de l'extermination sont exaspérés, et leur "survie est devenue ce que le sérum est à la personne déshydratée". D'après le même communiqué, le Burundi a besoin de forces nouvelles, capables de générer une vraie dynamique de cohabitation pacifique pour un Burundi meilleur, car malgré la multiplication des "rounds dits de paix", les propositions avancées sont "souvent contradictoires" alors que le génocide des Tutsi et les massacres des Hutu qui y sont opposés se poursuivent sans cesse. (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

Burundi - Politique.

Les associations des jeunes déplorent l'attitude d'exclusion du gouvernement de transition.

Bujumbura, le 17 avril 2002 (Net Press). Dans une déclaration que viennent de rendre publique des associations de jeunes membres du CPAJ (collectif pour la promotion des associations de jeunes), la décision du conseil des ministres du 12 avril 2002 fixant l'âge de la jeunesse entre 15 et 25 ans est condamnée par ces associations qui la considèrent comme manoeuvre politique qui alimente l'exclusion et la marginalisation.

Pour ces associations, la classe politique burundaise doit cesser de tâtonner dans ses manoeuvres d'exclusion sur la catégorisation de la jeunesse contraires à l'accord d'Arusha. En effet, ce dernier stipule que des mesures spécifiques doivent être envisagées en faveur des jeunes pour leur permettre de devenir des acteurs et des bénéficiaires privilégiés du développement. Ces associations considèrent que la décision du gouvernement prouve encore une fois que les jeunes ne sont pas représentés dans les institutions de transition car aucun membre n'a moins de 25 ans. Et de se demander de quelle catégorie font partie les jeunes dont l'âge est compris entre 35 et 40 ans alors que l'âge de recrutement à la fonction publique est fixé à la limite supérieure de 40 ans et que pour accéder à certaines fonctions il faut avoir 35 ans. Ces associations recommandent à l'autorité publique de faire état de la volonté d'instituer un dialogue permanent avec les générations montantes et à la société civile d'être le porte-parole des sans voix.

Burundi - Politique.

Le mouvement PA-Amasekanya réagit à la conférence sur "les rôles et responsabilités du parlement de transition" qui se tient au CPF.

Bujumbura, le 17 avril 2002 (Net Press). Le mouvement "PA-Amasekanya" reste résolument anti-Arusha et tient à le faire savoir. C'est ainsi qu'il vient d'envoyer une lettre de protestation au représentant du NDI (National Democratic Institute) à Bujumbura pour avoir organisé une conférence sur "les rôles et responsabilités du parlement de transition" qui se tient depuis 2 jours au CPF, en collaboration avec l'IRI (International Republic Institute) et avec le financement de l'USAID (agence américaine pour le développement international).

Ce mouvement a tenu à réagir et à informer officiellement le représentant du NDI à Bujumbura sur la position de son mouvement par rapport au parlement de transition. PA-Amasekanya souligne que cette institution est dominée par des personnes responsables du génocide déclenché au mois d'octobre 1993 et qui se poursuit actuellement. Il rappelle que ce crime a été reconnu par la commission de l'ONU dans son rapport n° S/1996/682 et que même le vice-président de la "soi-disante assemblée nationale" l'a aussi témoigné dans sa déclaration du 15 juillet 1995. Ce mouvement indique que depuis sa création, il exige et continuera à exiger le jugement et la condamnation des organisations et individus responsables de ce crime. Il considère en outre les négociations d'Arusha et l'accord qui en est issu comme des "arrangements pour l'auto-amnistie des terroristes-génocidaires, la poursuite du génocide et le massacre des Hutu non-acquis à ce génocide". Et d'ajouter que "l'accord impie d'Arusha" dont le NDI et l'IRI veulent "sans doute faire la promotion", n'est pas un accord pour la paix et la réconcilation nationale, mais une "impasse" et une "déclaration de guerre aux rescapés du génocide". (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

Rwanda - France - Grands Lacs.

"Faire tomber le régime tutsi de Kigali est la préoccupation principale de la politique française en Afrique des Grands Lacs", selon une association française.

Bujumbura, le 17 avril 2002 (Net Press). D'après une source "crédible" contactée par l'association française dénommée "Survie", un représentant du "général" Padiri (dirigeant des Maï Maï opposés au RCD-Goma et aux alliés rwandais de ce dernier) aurait récemment rencontré une personne de la sécurité française à l'ambassade de Naïrobi, selon laquelle Paris "veut que les Maï Maï renforcent leur collaboration avec l'ALIR (en guerre contre Kigali et constituée essentiellement des résidus des ex-FAR) pour compliquer la vie" au pouvoir de Kigali. L'agent de la sécurité française aurait ajouté, selon la même source, que "c'est la préoccupation principale de la politique française" avec l'objectif de continuer la guerre pour "faire tomber le régime Tutsi de Kigali". Ceci a amené la même association à se poser tout une série de questions parce que c'est la 2ème fois qu'elle est mise au courant de telles informations, surtout que celles-ci lui ont été rapportées par 2 sources indépendantes l'une de l'autre. "Que poursuit la France en Afrique centrale en général et en RDC en particulier? Qui décide de la politique à y mener? Que fait-elle pour les atteindre ? .... ."

Pour cette association, la guerre qui se poursuit en RDC n'a pas besoin qu'on y mette de l'huile sur le feu et il ne faudrait surtout pas qu'on attise dans la région les antagonismes sur base d'une géopolitique ethniste qui a déjà causé un génocide. Il nous semble essentiel, ajoute le communiqué de "Survie", de "signifier à ceux qui sollicitent actuellement nos suffrages qu'il convient de nous informer au préalable de ce qu'ils comptent en faire". Car les effets de la "diplomatie" française en matière de politique africaine sont suffisamment funestes pour qu'on demande non seulement des comptes, mais aussi des garanties pour l'avenir (Voir www.netpress.bi, rubrique a "Agora"). Ainsi donc, Paris aurait toujours des sympathies pour les génocidaires rwandais qu'il a exfiltrés en RD Congo (ex-Zaïre) grâce à la fameuse opération "Turquoise", mais personne parmi les dirigeants français actuels ne veut assumer, préférant agir dans l'ombre. Mais cette fois, le peuple français ne croisera pas les bras face à de nouveaux crimes qui se préparent en son nom, comme le dit si bien le communiqué de l'association "Survie".

Burundi - Justice.

Le procès opposant Nkundikije à Kwizera de nouveau reporté.

Bujumbura, le 17 avril 2002 (Net Press). Le procès opposant MM. André Nkundikije (actuellement ministre de la planification du développement et de la reconstruction) et Audry Kwizera (un enfant naturel qui attribue sa paternité à André Nkundikije) vient d'être reporté pour le 24 avril 2002. Soulignons que c'est pour la 3ème fois que ce procès est remis, faute de disponibilité des deux parties. Ce matin, M. André Nkundikije n'a pas pu se présenter à la barre puisqu'il est en mission officielle au Sénégal, comme l'a indiqué à la cour son directeur de cabinet. Le plaignant, M. Audry Kwizera, n'avait pas non plus répondu au rendez-vous pour des raisons encore inconnues. Son avocat, Me Etienne Ntiyankundiye, et certains membres de la famille Nkundikije qui constituent aussi ses témoins à charge, étaient présents dans la salle.

Soulignons qu'au terme de la dernière séance de ce procès le 12 octobre 2001, le tribunal de résidence Rohero avait décidé de soumettre le dossier au ministère public pour avis, ce qui fut fait le 7 décembre 2001. Le ministère public ayant déjà émis son avis, il reste au tribunal de résidence Rohero de le confirmer ou de l'infirmer puisque le dossier est déjà retourné au tribunal depuis le 19 mars 2002.

Burundi - Justice.

Les présumés auteurs de l'hécatombe de Teza de nouveau à la barre.

Bujumbura, le 17 avril 2002 (Net Press). Trente quatre personnes inculpées dans l'holocauste de Teza (province Muramvya) du 3 juillet 1996 ont comparu, pour la 18ème fois, à la cour d'appel de Bujumbura ce 17 avril 2002. Ce dossier qui concerne 36 personnes dont l'un s'est évadé tandis que l'autre est décédé semble ne pas évoluer. Certains prévenus ont dû en effet rechercher de nouveaux avocats, les premiers ayant abandonné l'assistance. Au cours de l'audience de ce matin, la cour a voulu s'assurer que tous les prévenus ont des avocats. Certains parmi ceux-ci ont réclamé un peu plus de temps pour prendre connaissance des dossiers de leurs clients. Par ailleurs, un des avocats dépendant de l'ONG "Avocats sans Frontières" (ASF) qui défend 23 prévenus a indiqué que cette dernière va suspendre ses activités au mois de juin 2002. Cela a poussé la cour à remettre provisoirement l'affaire au 12 juin 2002. Le président de la séance a néanmoins signalé que si l'office du haut commissariat des Nations-Unies pour les droits de l'homme au Burundi et ASF parviennent à s'entendre sur leur disponibilité pour le mois de mai 2002, rien ne pourra empêcher la cour de fixer la date de la nouvelle comparution au cours de ce même mois de mai 2002, comme l'avaient d'ailleurs souhaité les avocats de la partie civile. Ces derniers ont expliqué que ce dossier qui traîne en longueur risque de piétiner éternellement en raison du départ des avocats étrangers.

AVIS DE MISE EN VENTE

La BANCOBU met en vente un véhicule en circulation dont les caractéristiques sont les suivantes:

Une MITSUBISHI Pajero Long châssis, plaque d'immatriculation 02 BA 0222, Année de fabrication 1992, n° de chassis 00947. Le dit véhicule est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité dans l'enceinte de la BANCOBU pendant les heures de service à partir du 15. 04. 2002. Les offres sous plis fermé devront être adressées à monsieur le chef du département de l'administration générale au plus tard le 22. 04.2002 (contrairement à ce qui avai été annoncé dans "Net Press" du 15 et du 16 avril 2002). LA BANCOBU se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle dudit véhicule.

HOTEL CLUB DU LAC TANGANYIKA

AVIS POUR LE RECRUTEMENT D'UN TECHNICIEN ET DES ENTREPRISES

La société Hôtel Club du Lac Tanganyika dans le prochain mois de juin commencera les travaux de réhabilitation de son Hôtel à Bujumbura, elle cherche :

A) UN TECHNICIEN

Ingénieur civil ou architecte ou géomètre, pour la mission d'assistance de chantier à Bujumbura. Le technicien doit avoir une expérience de chantier, connaissance des systèmes informatiques et, un minimum, de connaissance de la langue italienne.

B) DES ENTREPRISES

pour les travaux de réhabilitation avec un chiffre d'affaires total minimum de 100 millions de Fbu, un total dans les dernières cinq années. Les candidatures doivent être adressées au Directeur du projet, Ingénieur Alfredo Frojo, à l'adresse e-mail : frojo22@frojoengineering.it, avant le 26 avril 2002, avec en annexe le Curriculum (pour le technicien), la liste des travaux réalisés dans les cinq dernières années (pour les entreprises).

Pour tout autre renseignement : 910 074 Naples 12.04.2002.