NET PRESS

Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires du Cndd-Fdd sèment la terreur et la désolation à Cibitoke.
Cibitoke, le 17 juin 2002 (Net Press). Les terroristes-génocidaires du Fdd-Cndd alliés aux Interahamwe sèment depuis quelques jours la terreur dans les communes de Mabayi, Murwi et Bukinanyana. Au cours de la journée du 14 juin 2002, ces criminels ont tendu une embuscade contre une camionnette qui transportait les commerçants qui venaient de s'approvisionner au marché de Kigazi en commune Murwi causant la mort de 13 personnes tandis que 10 autres ont été blessées. De leur côté, ils ont perdu un élément qui a été tué par un militaire qui était à bord de ce véhicule. Au cours de la semaine dernière, un autre groupe de 30 criminels avait intimé l'ordre aux gardiens de la paix qui faisaient des patrouilles dans la Kibira de ne plus y fouler les pieds. Tandis qu'un autre groupe a pillé dans plusieurs ménages la localité de Ruterere-Gifumbegeti en commune Mabayi.
Selon des sources sur place, ces attaques ont été précédées par des tracts qui mettaient en garde certains administratifs à la base pour n'avoir pas sensibilisé leurs populations à verser des contributions forcées, surtout que leur région est habitée par des commerçants qui font le trafic de l'or. Ces tracts signalaient que des arriérés avaient été enregistrés depuis le mois d'avril 2002. En plus de ces deux communes, celle de Bukinanyana regorge de beaucoup de terroristes-génocidaires qui y transitent.
Burundi - Droits de l'homme.
Les réfugiés Banyamulenge du camp de Ngagara prient instamment le gouvernement burundais de ne pas mettre ses menaces à exécution.
Bujumbura, le 17 juin 2002 (Net Press). Depuis que le colonel Didace Nzikoruriho, conseiller au ministère de l'intérieur et de la sécurité publique, chargé des relations avec le HCR, a déclaré la semaine dernière par la voix des ondes que le camp des réfugiés banyamulenge du quartier IX de Ngagara subira le même sort que celui de Rugombo (Cibitoke), ces réfugiés sont plus qu'inquiets et ne savent plus où donner de la tête. Le démantèlement de ce camp devrait intervenir, selon le colonel Nzikoruriho, dans la journée du mardi 18 janvier 2002. Pour ces réfugiés, il n'est aucunement question de se rebeller contre l'Etat du Burundi mais ils n'entendent pas se rendre dans un endroit où ils sont certains d'être tués. C'est pourquoi ils demandent au gouvernement burundais de leur choisir une autre localité où règne la sécurité ou alors de les laisser là où ils sont aujourd'hui. Au passage, ils remercient le gouvernement pour l'hospitalité qu'il a manifestée à leur égard et lui demandent de continuer à les assister comme il l'a toujours fait. "Il ne faut surtout pas qu'il nous abandonne ou nous maltraite, car si nous sommes ici, ce n'est pas que nous l'avons choisi", a déclaré un jeune homme aux bords des larmes. Le même jeune homme a indiqué que cela fait 2 mois que lui et les siens n'ont reçu aucune assistance alimentaire, 3 semaines sans eau potable et 2 semaines sans soins médicaux. D'après lui, cela est vraiment contraire aux dispositions des textes protégeant les droits de l'homme, surtout qu'avec le manque d'eau, il risque évidemment d'éclater une épidémie de choléra ou de dysenterie dans ce camp.
Ces réfugiés prient instamment l'Etat du Burundi à avoir, en tant que "parent" (au sens africain du terme) de tous les habitants de ce pays, de meilleurs sentiments à leur égard. Ils invitent à la même occasion les partis politiques, la société civile, les ONG's et les confessions religieuses à plaider pour eux afin qu'ils ne soient pas conduits de force dans un endroit où ils risquent d'être tués. Au HCR, ils demandent de leur trouver un autre pays d'accueil si au Burundi il n'y a que Gasorwe (Muyinga) qui peut les accueillir.
Burundi - Santé.
Le Burundi à l'heure des 6èmes journées nationales de vaccination.
Bujumbura, le 17 juin 2002 (Net Press). C'est dans la matinée de ce lundi 17 juin 2002 qu' a été lancé le premier passage des 6èmes journées nationales de vaccination (JNV) dans tout le pays. Durant 11 jours, 3.270.666 enfants de 9 mois à 14 ans seront vaccinés à travers tout le pays contre la rougeole, pendant que 1.118.845 enfants de 6 à 59 mois recevront des gouttes de vitamine A sur toute l'étendue du territoire national.
Durant la même période, il sera administré 2 gouttes de vaccin anti-poliomyélite à 627.720 enfants de 0 à 59 mois des 6 provinces frontalières à la RDC (Bujumbura mairie, Bujumbura rural, Bubanza, Cibitoke, Bururi et Makamba) et 2 autres provinces qui n'ont pas atteint le taux de couverture vaccinale de 80% durant les dernières JNV, à savoir Kayanza et Gitega.
Selon le Dr Richard Mbanzabugabo, directeur-adjoint du programme élargi de vaccination (PEV), les préparatifs se sont bien déroulés sur l'ensemble du pays, si bien que ces JNV devraient être un succès franc, surtout que les Nations-Unies ont formellement demandé aux "groupes rebelles armés" d'observer une trève durant les 2 passages de cette campagne de vaccination.
A Rutana et à Ruyigi où s'est rendu un de nos reporters, les responsables administratifs et de la santé publique ont indiqué que tout était fin prêt depuis le week-end dernier et que tous les parents avaient été suffisamment sensibilisés et devraient logiquement répondre aux nombreux appels leur lancés au cours des offices religieux et des réunions de collines.
A Ruyigi par exemple où le taux de couverture vaccinale contre la rougeole est de 56% (contre 54 % pour l'ensemble du pays), le médecin provincial, le Dr. Déo Manirakiza s'est dit optimiste, en déclarant s'attendre à un "afflux massif". Dans cette province de 271.355 habitants, 126.207 enfants (soit 46,5% de la population de la province) seront vaccinés contre la rougeole, au moment où seuls 43.360 enfants recevront à la même occasion une dose de vitamine A. Les enfants de cette province ne seront pas vaccinés contre la poliomyélite, leur province ayant enregistré un taux légèrement supérieur à 100% durant la dernière campagne et elle n'est pas frontalière à la RDC où a été découvert ce qu'on appelle le "virus sauvage" de la polio.
A Giharo (Rutana), l'administrateur de la commune, M. Jérôme Harushimana a pour sa part indiqué que toutes les collines avaient été sillonnées et que les confessions religieuses avaient été mises à contribution pour sensibiliser la population au bien-fondé de la vaccination. Bref, tout devrait être un succès comme l'année passée.
Burundi - Politique - Enseignement.
La crise de l'enseignement vue par le Parena.
Bujumbura, le 17 juin 2002 (Net Press). Le Parena vient de réagir face à la crise des enseignants qui ne fait que perdurer, dans son bulletin d'information n° 29 du 16 juin 2002.Ce parti souligne que "la grève des enseignants qui paralyse la vie scolaire et pénalise nos enfants, est le premier signe d'un marasme profond qu'on a trop longtemps comprimé par le jeu de la répression, des menaces et de la corruption" .Le Parena indique clairement que " le pouvoir a ignoré pendant longtemps les revendications du corps enseignant ou les a traitées avec dédain et se précipite aujourd'hui avec un seau d'eau aux trois quart vide pour éteindre un volcan...". Ce parti s'insurge contre le pouvoir qui "lie coûte que coûte la colère des enseignants à une manipulation supposée de ces derniers par l'opposition, alors qu'il devrait se pencher sur les raisons réelles de ce malaise social".
Le Parena fait également observer que " la population est exaspérée de devoir se serrer indéfiniment seule la ceinture, pendant que la classe dirigeante détourne dans l'impunité les deniers publics et institutionnalise la gabégie comme mode de gouvernement". Ce parti s'indigne de la triste réalité selon laquelle "le salaire mensuel d'un député désoeuvré, souvent sans formation, est de loin supérieur au salaire annuel d'un enseignant qualifié, porteur d'un diplôme de licence". Le Parena déduit à ce sujet que "le silence observé par l'assemblée nationale et le sénat sur la grève des enseignants est à cet effet symptomatique". Car, selon lui, "les membres de ces corps évitent de prendre des positions qui, soit embarrasseraient le pouvoir qui les a nommés et auquel ils sont inféodés, soit susciteraient un débat public sur leurs salaires qui constituent un véritable pillage organisé".
Le Parena conclut en soulignant que "la crise des enseignants n'est qu'une petite secousse préfigurant de violentes éruptions d'une société au bord du désespoir, condamnée à supporter seule, le poids d'une crise savamment entretenue par la classe au pouvoir, qui en fait son tremplin politique pour détourner, spéculer et s'amnistier".
Burundi - Société.
Une famille dément une information parue dans Net Press.
Bujumbura, le 17 juin 2002 (Net Press). Dans son édition du 13 mai 2002, la rédaction a fait état du prochain mariage de M. Jean-Bosco Ndayikengurukiye avec une fille d'ethnie tutsi originaire de Ngozi et qui avait été kidnappée par des Fdd il y a quelques années. Une famille qui s'est sentie visée a tenu à protester et à démentir cette information en indiquant que "cette rumeur a été sûrement colportée" par des gens qui lui en veulent par "simple jalousie". Selon des membres de cette famille, tout est faux parce que la demoiselle en question qui est aujourd'hui en Europe est fiancée à un Blanc et non à Jean-Bosco Ndayikengurukiye qu'elle ne connaît même pas. Selon la même famille, M. Ndayikengurukiye est d'ailleurs marié et père de deux enfants.
Cette famille admet que "cette rumeur" a couru dès que la jeune démoiselle a été relâchée par les Fdd mais croit savoir qu'elle fait face à un "montage". Sinon, ajoute-t-elle, "comment aurions-nous dû verser une consistante rançon pour obtenir la libération de notre fille ?"
NDLR : La rédaction de l'agence Net Press prend acte de ce démenti et remercie cette famille pour ces précisions. Elle porte également à la connaissance de cette famille qu'elle veut bien la croire même si nos sources restent formelles à ce sujet. Espérons que ça soit des rumeurs comme le veut ladite famille, mais en attendant, "wait and see". De toutes façons, l'avenir nous dira si oui ou non Net Press avait raison.
Communiqué
L'OCIBU porte à la connaissance du public et des personnes qui ont acheté le Cahier d'Appel d'Offres relatif à la vente de certaines immobilisations , que suite à des contretemps d'ordre technique , cette vente est reportée à une date ultérieure qui leur sera communiquée.
Avis d'Appel d'Offres
Article 1. Maître de l'Ouvrage.
Le Maître de l'ouvrage est la SOCABU, B.P.378, Bujumbura.
Article 2. Objet du marché
Le marché à conclure consiste en la fourniture de mobilier pour bureaux du service commercial au siège de la SOCABU à Bujumbura. Le délai de livraison est de 2 mois calendriers.
Article 3. Mode de consultation.
Appel d'offres ouvert.
Article 4. Type de marché.
Le marché, objet du présent appel d'offres, est un marché globalement forfaitaire à prix fermes et non révisables, payable en francs burundais.
Article 5. Allotissement.
Le marché est en trois lots décrits dans le Cahier des Clauses Techniques particulières et le cadre du Devis estimatif et quantitatif.
Article 6. Financement.
Le marché est financé par la SOCABU. C'est un marché non exonéré des droits et taxes.
Article 7. Justification des qualités et capacités des soumissionnaires
Seules les entreprises justifiant les capacités techniques et financières requises pour l'exécution du présent appel d'offres sont admises à répondre à l'appel d'offres.
Article 8. Monnaie de l'offre.
L'offre sera exprimé uniquement en francs burundais.
Article 9. Délai d'engagement.
Les soumissionnaires restent engagés par leur offre pendant un délai de 90 jours à compter de la date limite de remise des offres.
Article 10. Caution de soumission.
Une caution de soumission de 500.000FBU est exigée quelque soit le lot.
Article 11. Dépôt des offres.
Les offres devront parvenir au plus tard le 28/06/2002 à 9h00' du matin. L'ouverture se fera le même jour à partir de 9h15'. Les dossiers sont à remettre au secrétariat de la Direction Générale de la SOCABU, Tél.22 6520, B.P. 378, Bujumbura, Burundi.
Article 13. Acquisition du Dossier d'Appel d'Offres.
Le dossier d'appel d'offres est disponible à la SOCABU, au secrétariat de la Direction Générale contre paiement d'une somme de 30.000FBU.
