NET PRESS

Burundi - Coup d'Etat.
Coup d'Etat au Burundi.
Bujumbura, le 18 avril 2001 (Net Press). Un communiqué de la radio nationale du Burundi a annoncé que le pouvoir vient de changer de main à Bujumbura, et les frontières burundaises sont fermées jusqu'à nouvel ordre et qu'il est instauré un couvre-feu de 20 heures à 5 heures du matin. C'est à 15 heures 35' que des militaires ont investi les locaux de la RTNB. Le communiqué a indiqué que l'Assemblée nationale, "dominée par les génocidaires", est dissoute de même que le gouvernement dirigé par le major Buyoya qui se trouve actuellement à Libreville (Gabon) pour des négociations avec les FDD. Ce gouvernement est accusé de mener des négociations au nom des Burundais qu'il n'informe même pas, et de ne rien faire pour soulager le peuple accablé par la misère et les maladies. Le mouvement est dirigé par le Lieutenant Gaston Ntakarutimana, qui se réclame du Front de la Jeunesse Patriotique (FJP). Le communiqué précise que le FJP ne refuse pas les négociations mais refuse ceux qui prétendent représenter les Burundais alors qu'ils ne font que se disputer les postes et ne se soucient aucunement de l'intérêt national. Ceux qui soutiennent ce mouvement sont autorisés à faire des manifestations publiques dans le calme, a ajouté le communiqué. Néanmoins, les attroupements sont interdits.
Burundi - Transition.
Le Dr. Alphonse Rugambarara en liberté provisoire.
Bujumbura, le 18 avril 2001 (Net Press). Le Dr. Alphonse Rugambarara vient de bénéficier d'une liberté provisoire cet avant-midi après 19 jours de détention préventive à la prison centrale de Mpimba. Il avait été arrêté en date du 31 mars 2001 et avait été directement acheminé à Mpimba pour "outrage à chef de l'Etat" et "distribution de tracts subversifs". Le nouveau code de procédure pénale avait fait que le Docteur-prisonnier passe une séance de confirmation ou d'infirmation à la chambre judiciaire de la cour suprême. Cette dernière s'était déclarée incompétente sur cette affaire qui a été finalement acheminée à la grande instance de Bujumbura. Rappelons aussi qu'à partir du dimanche 15 avril 2001, le Dr. Rugambarara était emprisonné d'une manière illégale puisqu'aucune pièce justificative ne le maintenait dans ces conditions. Il n'a cependant pas de le droit de se rendre ni à l'aéroport international de Bujumbura ni à l'étranger sans l'autorisation du magistrat instructeur de son dossier.
Burundi - Travail.
Le colonel Epitace Bayaganakandi limogé de son poste de directeur général de la SODECO.
Bujumbura, le 18 avril 2001 (Net Press). Le colonel Epitace Bayaganakandi vient d'être limogé de son poste de directeur général de la SODECO (société de déparchage et de conditionnement du café). Contacté ce matin par la Rédaction à ce sujet, le colonel Bayaganakandi a confirmé les faits et a indiqué que c'est dans le cadre de destabiliser tout le monde que le pouvoir en place (?) fait des pratiques pareilles. Il a précisé qu'il s'attendait à tout, qu'il s'était préparé dès qu'il a accepté d'être le challenger du président Buyoya au poste de gestionnaire de la transition.
Rappelons que le régime en place (?) tolère difficilement des leaders de l'opposition quand ceux-ci ne proviennent pas du G7. On se rappellera de l'éviction de M. Bonaventure Gasutwa en 1999, alors directeur général de la société publique ECOSAT pour avoir tenu des déclarations prémonitoires sur l'escalade des violences actuelles et sur la descente aux enfers du pays à la suite de la promotion des groupes terroristes génocidaires par les négociations d'Arusha. Les leaders du G7 dominé par les forces négatives ne sont jamais inquiétés dans leur costume d'opposants au côté de ceux qui endeuillent régulièrement le Burundi. M. Domitien Ndayizeye, co-listier de Bayaganakandi et leader de l'aile ultra-hutu du G7 et farouche opposant de M. Buyoya reste cadre d'appui au ministère du processus de paix tout en combattant le régime en place. Le non-renouvelement du mandat de M. Joseph Nzeyimana, président du RADDES à la LONA (Loterie Nationale) est lié à cela, indique-t-on dans les milieux de l'opposition tutsi. Le cas de l'éviction de Mme Hyacinte Budomo est aussi à mettre dans le même cadre.
Burundi - Justice.
La chambre criminelle de Bujumbura poursuit ses activités.
Bujumbura, le 18 avril 2001 (Net Press). 25 personnes accusées de massacres et pillages ainsi que d'assassinat étaient programmées ces 17 et 18 avril 2001 pour être entendues à la chambre criminelle de Bujumbura. En date du 24 avril 2001, 7 personnes de dossiers similaires comparaîtront devant la chambre criminelle pour être entendues au moment où d'autres prévenus au nombre de 8 sont programmés pour le 25 avril 2001.
Le parquet de Bujumbura ne fait pas qu'écouter les présumés délinquants, elle condamne aussi. En date du 11 avril 2001, une personne inculpée de participation aux bandes armées a été condamnée à 20 ans de servitude pénale et une autre à la peine capitale. Un cas exceptionnel est celui d'un inculpé qui a été condamné à 20 ans de prison en date du 11 janvier 2000 mais dont l'arrêt lui a été signfié le 14 avril 2001. La même institution judiciaire vient de libérer des mandats d'élargissement aux des personnes arrêtées pour "destruction méchante" et "pillage" en province Cibitoke. Signalons que Mme Jeanne-Marie Nsengiyumva, ancienne magasinière à la rizerie de Bujumbura vient de bénéficier d'une liberté provisoire. Elle avait été arrêtée pour "détournement". Signalons également qu'une dame vient d'entrer à la prison de Mpimba ce 12 avril 2001 pour "émission de chèque sans provision".
Burundi - Droits de l'homme.
La LDGL déplore que "la situation ne cesse d'empirer aussi bien sur le plan politique que sécuritaire".
Kigali, le 18 avril 2001 (Net Press). La ligue des droits de l'homme dans la région des grands-lacs (LDGL) basée à Kigali, vient de rendre publique une déclaration dans laquelle elle regrette que la situation ne "cesse d'empirer au Burundi, aussi bien sur le plan politique que sécuritaire" en dépit de l'accord de paix d'Arusha signé en date du 28 août 2000.
En effet, la LDGL constate que les Fdd et les Fnl ont intensifié leurs attaques qui ne sont plus confinées le long de la frontière avec la Tanzanie et dans Bujumbura Rural. Elle fait en outre remarquer que ces attaques "mobiles" contre les provinces jusque-là épargnées aggravent, en provoquant le déplacement massif des populations, une situation humanitaire déjà très préoccupante. La LDGL constate également que la plupart des violations du droit à la vie et des destructions massives sont "aujourd'hui le fait des rebelles, en particulier lors des embuscades et des attaques de diverses localités où ils se livrent aux vols, aux viols, aux pillages, à la destruction d'infrastructures civiles, aux enlèvements de civils et à des tueries sélectives".
La LDGL semble en outre craindre une éventuelle "déflagration de grande ampleur" qui pourrait survenir si rien n'est fait pour arrêter la violence actuelle qui "aggrave les tensions déjà perceptibles entre les différentes communautés". La LDGL s'alarme d'autant plus que, selon elle, "tous les signes précurseurs sont là : la prolifération des armes, un climat politique délétère (...), la déliquescence de l'Etat et le rétrécissement des espaces de libertés, en particulier la liberté d'expression et d'opinion". Sans oublier, ajoute la LDGL, que les mouvements Fdd et Fnl pourraient s'allier l'un à l'autre.
Face à cette situation, la LDGL appelle les signataires de l'accord d'Arusha à condamner tout tout mouvement qui prône la violence et refuse de rejoindre le processus d'Arusha. Elle demande au gouvernement de "ne pas s'appuyer sur le contexte de guerre pour verrouiller les espaces démocratiques et bloquer la mise en application de l'accord de paix". (voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").
AVIS DE MISE EN VENTE
La SODECO informe le public qu'elle met en vente six véhicules aux caractéristiques suivantes :
- Un camion RENAULT GBH 280, plaque 64241, fabriqué en 1984, non dédouané; - Un camion RENAULT GBH 280, plaque 64245, fabriqué en 1984, non dédouané; - Une épave de camion RENAULT CBH 280, plaque 64305, fabriqué en 1984, non dédouané; - Une camionnette double cabine NISSAN, plaque n° 03BA1085, fabriqué en 1995, dédounée; - Une voiture V.W. PASSAT, plaque 01 BA 2766, fabriquée en 1994, dédouanée; - Une voiture HYUNDAÏ Excel, plaque 01 BA 2764, fabriqués en 1991, dédouanée;
Ces véhucules peuvent être visités tous les jours ouvrables, jusqu'au vendredi 4 mai, pendant les heures de services aux lieux c-après : Atelier central situé au Quartier Industriel en face de l'EXIM, pour les camions et au Siège de la SODECO sis Buterere, pour les voitures.
Les conditions de vente sont affichées sur les lieux de la visite.
