NET PRESS

Burundi - Processus de paix.
Le collectif pro-Bayaganakandi organise un arrêt de travail de trois jours pour protester contre les décisions de Pretoria.
Bujumbura, le 18 juillet 2001 (Net Press). Le collectif des 7 partis politiques pour la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi à la présidence de la transition vient de décider de s'opposer à "la mort programmée de tout un peuple". Les 7 partis indiquent qu'ils entendent protester contre "l'amnistie du génocide et autres crimes contre l'humanité, la démolition de l'armée nationale et la venue d'une armée étrangère pour protéger les génocidaires au titre de prime pour leurs actes ignobles" en organisant des manifestations et un arrêt de travail les 19, 20 et 23 juillet 2001.
De son côté, le mouvement d'autodéfense PA-Amasekanya a appelé les Burundais à refuser que l'accord de Pretoria soit mis en application car, pour ce mouvement, c'est un "accord-trahison qui met en péril la souveraineté nationale chèrement acquise en 1962" (voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").
Pour sa part, le parti de Christian Sendengeya, le "Frodebu-Mparaniragihugu" a déclaré dans un communiqué parvenu à notre rédaction qu'il se "joint aux autres partis et associations opposés à l'imposture venue de Pretoria pour constituer un Mouvement de Refus et défendre la souveraineté de notre peuple" (Voir www.netpress.bi).
De son côté, le parti pour le redressement national (Parena) de l'ancien président Jean-Baptiste Bagaza a indiqué qu'il n'est pas concerné par l'appel des partis pro-Bayaganakandi. En effet, selon le sécrétaire général-adjoint du Parena, chargé de l'administration, M. Léonidas Ntakaye, il n'est pas évident que ces partis aient la même vision politique ou les mêmes objectifs que sa formation. Ces divergences tiendraient en 3 points que le Parena prend comme préalables à toute discussion : boycott du sommet du 23 juillet 2001 à Arusha, boycott de toutes les institutions de transition issues de Pretoria et retrait de la commission de suivi de l'application de l'accord d'Arusha qui a "refusé d'étudier les réserves émises par les partis du G10".
Enfin, l'Uprona négociateur a déclaré qu'il "salue et soutient la sage décision de confier la direction de la 1ère phase de la transition au président Buyoya qui a initié et conduit le processus de paix" (Voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Télécommunications.
Une hausse des tarifs à l'Onatel qui mérite des éclaircissements ...
Bujumbura, le 18 juillet 2001 (Net Press). Le conseil d'administration de l'Onatel qui s'est réuni le 10 juillet 2001 a décidé une hausse des prix à l'utilisation du téléphone fixe. La hausse des prix est dictée, selon ce conseil par l'érosion du FBU qui affecte l'Onatel à l'instar des autres secteurs, la baisse progressive des recettes des communications internationales et le souci d'adaptation de l'Onatel aux mesures d'autres opérateurs présents sur le marché des télécommunications.
Ainsi, dès le 1er août 2001, les prix pratiqués seront les suivants : une augmentation de 30% hors taxes pour le trafic national et régional c'est-à-dire, Onatel-Onatel (de 13 à 17 FBU les 3 minutes pour les communications locales, de 65 à 85 FBU la minute pour les communications inter-urbaines et de 39 à 51 FBU la minute pour les communications régionales; trafic national Onatel-Telecel, une augmentation de 60% hors taxe (c'est-à-dire que l'on passe de 65 à 104 FBU la minute).
Par contre, l'Onatel a décidé une réduction de 20% pour le trafic international et une baisse de 15 à 25% pour les communications en période creuse (la nuit, les week-ends et les jours fériés).
Une autre modification importante concerne les palliers de taxation. Ainsi, on passe de la tarification de 3 minutes à la tarification par minute. Ceci mérite des éclaircissements de la part des responsables de l'Onatel qui viennent de décider à la fois la hausse de 13 à 17 FBU pour le pallier de tarif à 3 minutes et le pallier de tarification par minute. Le prix serait-il donc de 17 divisé par 3 ? Soit environ 5,7 F par minute.
Burundi - Télécommunications.
L'accord d'interconnexion Onatel-Telecel inquiète toujours les travailleurs de l'Onatel.
Bujumbura, le 18 juillet 2001 (Net Press). A l'Onatel (Office national des télécommunications), les travailleurs s'inquiètent de l'évolution du dossier d'interconnexion Onatel-Telecel et particulièrement de l'échange de comptes entre les deux sociétés. Le ministre en charge des télécommunications, M. Cyprien Mbonigaba qui avait antérieurement rejeté l'arrangement d'interconnexion entre les directeurs généraux de l'Onatel et de Telecel (cet accord obligeait l'Onatel à verser 21 FBU à Telecel par minute de communication échangée entre les téléphones fixes et mobiles) vient de changer d'avis ce 17 juillet 2001 et de confirmer la décision de l'ARCT qui avait décidé du montant de reversement. Le ministre intervenait sur base des décisions du Conseil d'Administration de l'Onatel qui lui avait transmis le 16 juin 2001 le procès-verbal de sa réunion du 10 juin ayant pris ces décisions. Il a alors réagi promptement un jour après la transmission du procès-verbal de la réunion.
Au sein du conseil d'administration, le représentant du personnel a vite contesté le procès-verbal transmis par le président du conseil, M. Evariste Simbarakiye. Dans une correspondance qu'il lui a adressée le 17 juillet 2001, le représentant du personnel, M. Ernest Baranshikiriye, a fait savoir qu'"il est surprenant de constater que ces décisions telles que rédigées ne vont pas dans le même sens que celles arrêtées au cours de la réunion en question". Et d'ajouter que le conseil d'administration a relevé la difficulté d'appliquer le mode de comptabilité avec échange de comptes. Il a poursuivi en soulignant que du taux de reversement "il n'en a même pas été question". Selon toujours le représentant du personnel de l'Onatel qui a signé le procès-verbal en prenant soin d'y ajouter des réserves, il a fait savoir que le conseil d'administration avait "tout simplement demandé au directeur général d'écrire à l'ARCT pour lui signifier que sa décision n'est pas applicable du fait de ces contraintes techniques de l'Onatel et que si l'ARCT avait des éléments pouvant prouver le contraire, qu'elle était invitée à les produire".
Dans le procès-verbal du conseil d'administration, les membres avaient constaté qu'effectivement, il y avait "incapacité des équipements disponibles ... à mesurer le trafic échangé entre l'Onatel et les autres partenaires". Et d'indiquer que si cette contrainte est levée, ce conseil a recommandé que le principe de comptabilité soit retenu.
Le ministre a demandé aux directeurs généraux de l'Onatel et de Telecel de négocier et de signer un accord d'interconnexion avant le 15 août 2001 (c'est le ministre qui souligne!). Et qu'en est-il de cette contrainte soulignée par le président du conseil d'administration et le représentant du personnel de l'Onatel?
D'autres travailleurs contactés par la rédaction ont eux aussi exprimé leur inquiétude suite à cette mesure du ministre et du conseil d'administration.
Rappelons que l'ARCT avait sommé le 28 mai 2001 l'Onatel de rendre son dû à Telecel, (une somme de 308 millions de FBU) pour l'utilisation de ses infrastructures pendant 10 mois. Les organes sociaux de l'Onatel avaient aussitôt réagi en indiquant que le conseil d'administration de l'ARCT ne pouvait pas réagir autrement, étant donné que 3 membres sur 7 que compte l'ARCT ont des intérêts évidents dans Telecel.
Burundi - Politique.
La JRR fustige les manoeuvres de certains dirigeants de l'Uprona négociateur de la remplacer par un nouveau mouvement : la "Jeunesse Responsable et Solidaire" (JRS).
Bujumbura, le 18 juillet 2001 (Net Press). Selon une déclaration du 17 juillet 2001 émanant du secrétaire général- adjoint de la JRR, M. Raphaël Horumpende, des tractations visant à "remplacer la Jeunesse du Prince Louis Rwagasore et à effacer de la mémoire du peuple burundais le héros de l'indépendance nationale", sont en cours. Selon la même déclaration, 4 réunions ont été successivement tenues par "le groupe Rukingama". "L'objectif visé par les organisateurs de ces réunions est de créer une association de jeunes (Jeunesse Responsable et Solidaire) qui va remplacer la JRR que le groupe Rukingama et le pouvoir, à travers son ministre M. Eugène Nindorera vont tenter de dissoudre très prochainement".
Signalons que les membres de la nouvelle association se recrutent, d'après la même déclaration, essentiellement parmi les étudiants de l'université du Burundi ou de l'ENS qui se font corrompre par le directeur de l'ENS, M. Charles Nditije et le direceur-adjoint du CPF, M. Donatien Muryango. Ladite association revêtirait plutôt un caractère commercial dont la transformation de la maison du parti Uprona de Nyakabiga en un restaurant universitaire, l'installation des kiosques téléphoniques dans les différents campus .... La même déclaration dénonce "le pouvoir en place et le groupe Rukingama qui veulent embrigader la jeunesse et l'engager dans des voies sans issues". Elle demande à la jeunesse et aux étudiants en particulier de ne pas tomber dans ce "guêt-apens leur tendu par le pouvoir en place". Elle rappelle du même coup que "la création de la "Jeunesse Responsable et Solidaire" est une "autre tentative du pouvoir en place de détourner la jeunesse des vrais problèmes du pays après l'échec de la LIPABU". (Voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Politique.
Le colonel Epitace Bayaganakandi annonce un "mouvement national de refus de l'accord de Pretoria".
Bujumbura, le 18 juillet 2001 (Net Press). Le colonel Epitace Bayaganakandi a animé hier une conférence de presse au cours de laquelle le candidat du G8 pour la première phase de la transition a annoncé la création d'un "mouvement national de refus contre l'accord de Pretoria". Il a souligné que l'imposition du président Buyoya est en contradiction avec les décisions de la réunion des 19 et 20 mars 2001 qui avait proposé le colonel Bayaganakandi comme président de la 1ère tranche de transition.
Au-delà de l'impératif de la paix et de la sécurité des citoyens, ce mouvement veut redonner l'espoir à la jeunesse, crédibiliser la fonction politique vis-à-vis de la population et redorer le blason du Burundi à l'étranger, a indiqué le colonel Bayaganakandi. (Voir l'intégralité de son mot liminaire sur www.netpress.bi, rubrique "Agora").
Au niveau de la structure et des moyens de ce mouvement, il a indiqué qu'il comprendra d'abord la jeunesse et d'autres Burundais signataires ou non de l'accord d'Arusha, et mènera avant tout un combat politique. Le colonel Bayaganakandi a par ailleurs souligné que son mouvement pourra s'ouvrir à d'autres partis si ceux-ci ont les mêmes objectifs que lui. Concernant les problèmes de régionalisme qui surgiraient au sein de l'armée suite à l'opposition Bayaganakandi, ce dernier a rétorqué qu'il ne s'y attend aucunement. Mais si le problème venait à surgir malgré tout, a poursuivi le colonel Bayaganakandi, la responsabilité en incomberait à Buyoya qui dirige actuellement l'armée. Il souhaite que ce corps remplisse sa mission dans la neutralité.
Le colonel Bayaganakandi a fait savoir qu'il a toujours l'appui des militants de la base des partis qui l'ont toujours soutenu, y compris ceux dont les présidents se sont ralliés à l'actuel chef de l'Etat. Il a terminé en rejetant toute probabilité de faire partie du futur gouvernement de transition issu de l'accord de Pretoria.
Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires intensifient les actions de déstabilisation au Sud du pays.
Bururi - Makamba, le 18 juillet 2001 (Net Press). Les terroristes-génocidaires basés sur le mont Rukambasi (Makamba) ont entrepris depuis quelques jours d'intensifier leurs actions destructrices et de déstabilisation de presque tout le Sud du pays. Ainsi, dans la soirée d'hier 17 juillet 2001, ils ont tenté sans succès d'attaquer le centre urbain de Rumonge. Les premiers crépitements d'armes automatiques ont été entendus vers 18 heures et ont cessé vers 21 heures. Le bilan de cette attaque est de 3 champs de manioc complètement dévastés par ces criminels.
Ces terroristes-génocidaires venaient de la localité de Kiderege, commune Vugizo, province Makamba où la sous-colline Mazuru de la Zone Mpinga est régulièrement inondée par des tracts des terroristes-génocidaires appelant la population à verser son "effort de guerre", si elle ne veut pas voir son centre de santé incendié ou connaître des vols à main armée pendant la nuit.
Burundi - Sécurité.
Trois FDD se rendent avec armes et bagages à l'armée nationale à Rumonge.
Rumonge, le 18 juillet 2001 (Net Press). Trois "combattants" du CNDD-FDD se sont rendus ces 2 derniers jours à l'armée nationale au chef-lieu de la commune Rumonge. Les 3 jeunes gens originaires des provinces Ruyigi et Cankuzo ont remis leurs fusils "FAL" (fusils automatiques légers) flambant neufs aux forces de l'ordre et à l'administration locale de Rumonge en indiquant qu'ils en avaient assez de combattre pour une idéologie qu'ils ne maîtrisent pas. Ils ont ajouté qu'ils avaient été kidnappés chez eux par les FDD lors de leurs derniers passages dans les provinces de l'Est. Ils avaient par la suite été intégrés de force dans les rangs des CNND-FDD depuis un mois. Les trois jeunes gens ont par ailleurs déclaré aux autorités locales de Rumonge qu'ils n'entendaient pas servir de chair à canon d'autant plus qu'ils ont l'impression que leurs anciens frères d'armes ne gagneront jamais cette guerre.
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