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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Génocide.

AC Génocide-Cirimoso organise la 8è semaine d'information et de réflexion sur le génocide.

Bujumbura, le 18 octobre 2002 (Net Press). La principale association de lutte contre le génocide au Burundi, "AC Génocide-Cirimoso", organise du 21 au 27 octobre 2002 la 8è semaine d'information et de réflexion sur le génocide avec pour principal thème "Faites passer un génocide par pertes et profits comme à Arusha, seuls les génocidaires en profitent".

Les cérémonies d'ouverture de cette semaine suivies d'une conférence inaugurale auront lieu au carrefour de la JRR de Ngagara à 9h ce lundi 21 octobre 2002. Celles-ci précèderont une messe qui sera célébrée à l'église St Joseph de Ngagara à 11 heures. Au 2è jour de cette semaine, les membres et sympathisants de cette association se recueilleront au lieu-dit Kwibubu où furent immolés par le feu sur l'autel de la barbarie ultra-hutu, plus de 70 élèves Tutsi du lycée de Kibimba, livrés aux bourreaux par leur directeur. Une veillée de souvenir sera organisée au 3è jour suivie vingt-quatre heures plus tard par une conférence qui sera animée au carrefour de la JRR vers 18h. Le 5è jour sera réservé à une assemblée générale à l'issue de laquelle il est prévu une collecte des aides destinées aux rescapés du génocide qui croupissent toujours dans les camps de déplacés. Vers la fin de la semaine, le samedi 26 octobre 2002, dans l'après-midi, il est prévu des rencontres avec la jeunesse, les sections de AC Génocide ainsi qu'une nouvelle collecte d'aides. L'après-midi du même jour sera consacré à la demi-finale de la "coupe de la mémoire vigilante". Cette semaine dédiée à la lutte contre le génocide sera clôturée le dimanche 27 octobre 2002 par la finale de cette compétition qui sera suivie des cérémonies de clôture. Dans la mi-journée de ce dimanche, des visites aux rescapés du génocide seront organisées et une évaluation de la 8è semaine clôturera les activités au carrefour de la JRR de Ngagara.

Signalons d'autre part que la section suisse de cette association organisera ce 19 octobre 2002 une rencontre de recueillement et de souvenir en mémoire des victimes du génocide déclenché en octobre 1993. Les cérémonies marquant cette journée seront inaugurées par une prière et les échanges se poursuivront sur 4 thèmes principaux à savoir : "Que faire pour que le génocide des Tutsi d'octobre 1993 soit internationalement et formellement reconnu?", "Que faire pour mieux encadrer les rescapés?", "Comment les aider à constituer les dossiers judiciaires en vue d'engager des poursuites pénales contre leurs bourreaux?", "Quelles actions mener pour arrêter le génocide commencé en octobre 1993 et qui se poursuit encore aujourd'hui ?"

Burundi - Politique.

Le congrès provincial de l'Uprona négociateur en mairie de Bujumbura vu par l'autre tendance du même parti.

Bujumbura, le 18 octobre 2002 (Net Press). Cinq jours après la tenue d'un congrès provincial de l'Uprona aile-Rukingama en mairie de Bujumbura, le comité provincial de l'Uprona aile-Mukasi a rendu publique ce 17 octobre 2002 une déclaration dans laquelle il indique qu'il s'agit là d'"un prétendu congrès provincial qui a été organisé à l'insu de tout organe habilité de l'Uprona et en violation flagrante de la loi et des statuts du même parti".

Pour ce comité, c'est une "mascarade qui fait partie d'une série d'actions nuisibles et illégales engagées par le pouvoir en place contre le parti Uprona en vue de son démantèlement depuis que le pouvoir est entré en coalition avec les organisations génocidaires et que l'Uprona est entré en opposition contre le pouvoir". Le comité provincial de ce parti en mairie de Bujumbura précise par ailleurs que le pouvoir utilise tous les moyens "dictatoriaux d'intimidation et d'oppression à l'encontre des leaders de l'opposition plus particulièrement ceux de l'Uprona qui constituent l'obstacle politique à l'enracinement des organisations génocidaires au Burundi". Ce comité en donne pour preuve le "prétendu" congrès qui a été organisé pendant que le président de l'Uprona, M. Charles Mukasi, est "injustement écroué dans la prison centrale de Mpimba en violation de la loi et en dehors de toute norme de procédures judiciaires, pour avoir exprimé les opinions et les positions politiques de son parti". Le comité provincial de l'Uprona en mairie de Bujumbura exige la libération immédiate et inconditionnelle de M. Charles Mukasi.

D'autre part, à Gitega, c'est le même son de cloche. En effet, les "Badasigana" de la 2è ville du pays, toutes deux tendances confondues, viennent de signer une déclaration dans laquelle ils se disent "très indignés" par l'arrestation du président de leur parti M. Charles Mukasi. Ils s'inscrivent en faux contre "son emprisonnement arbitraire et illégal". Ces militants de l'Uprona déclarent qu'il n'est pas logique qu'au moment où toutes les nations sont unanimes pour condamner le génocide et le terrorisme, le président de l'Uprona, M. Charles Mukasi "soit emprisonné parce qu'il ose dire la vérité et dénonce les maux qui endeuillent le Burundi depuis la période de l'indépendance et particulièrement depuis octobre 1993 à ce jour".

Ils ont en outre fait observer que la citation du président Bush qui semble être l'argument principal des poursuites engagées contre lui constitue "plutôt un rappel et un clin d'oeil fait par le président Charles Mukasi au gouvernement afin de s'engager sans équivoque aux côtés des Burundais épris de paix pour démanteler et détruire les organisations terroristes qui sèment la mort et la désolation dans notre pays". Les Badasigana de Gitega réclament enfin la libération sans condition du président Charles Mukasi et demandent aux institutions de respecter la loi en matière de liberté d'expression des citoyens qui ont du reste le droit de décrier haut et fort les violations massives des droits de la personne humaine.

Burundi - Association.

L'"association Mgr. Joachim Ruhuna bon pasteur" (AMJR) tient une assemblée générale.

Bujumbura, le 18 octobre 2002 (Net Press). C'est ce dimanche 20 octobre 2002 que se tiendra une assemblée générale ordinaire de l'AMJR dans les enceintes du grand séminaire de Bujumbura. Les points inscrits à l'ordre du jour porteront entre autres sur le rapport d'activités que présentera le président de l'association, M. Paul Rusiga, ainsi que le renouvellement des organes dirigeants. Les membres de l'assemblée générale ne manqueront pas de s'informer sur l'état d'avancement du procès de ses assassins, dont le présumé commanditaire est le diacre Cyrille Kamana, un de ceux qui ont été les derniers à s'entretenir avec feu Mgr. Joachim Ruhuna à la paroisse de Gitongo, quelques instants avant qu'il ne tombe dans l'embuscade tendue par les terroristes-génocidaires le 9 septembre 1996. L'assemblée générale sera précédée par une messe qui sera célébrée dans la chapelle du grand séminaire même à partir de 9 heures.

Burundi - Santé.

La tendance Aline Muryango du "ministère du réveil en Afrique" donne sa version des faits.

Bujumbura, le 18 octobre 2002 (Net Press). Après un moment de silence, le groupe proche du Dr Aline Muryango s'est résolu à donner sa version des faits à la presse. Les deux parties avancent le même historique des deux associations, ARM (African revival ministries) et MRA (ministère du réveil en Afrique). Or, il apparaît, selon les témoignages recueillis et les documents à la disposition de la rédaction, que l'ARM était plutôt une Ong internationale - de par deux conventions de coopération entre le gouvernement et l'Ong ARM (l'une en 1996 et l'autre en 2001). Au même moment, le ministère du réveil en Afrique travaillait comme une Ong locale même si son fondateur et visionnaire était le même, à savoir le pasteur David Ndaruhutse, tué dans un accident d'avion en 1997. Selon les pro-Muryango, le MRA travaillait donc comme une succursale de ARM au Burundi.

D'après la même tendance, il n'y avait auparavant aucun problème au sein de l'association. L'origine des dissensions est la promotion de M. Claver Karakura au poste de coordinateur international d'ARM en Angleterre par un pasteur du nom d'Alex Haxton, directeur d'ARM - UK (United Kingdom). M. Karakura accepta l'offre mais fit volte-face six semaines plus tard quand il a appris que Mme Aline Muryango était nommée directeur national et représentant légal de l'ong ARM. C'est ainsi que M. Claver Karakura a commencé à dresser certains fidèles et travailleurs contre les autres, selon les mêmes sources. Celles-ci ne comprennent pas donc pourquoi M. Karakura a réagi de cette manière car les deux personnes n'avaient pas de litige entre elles auparavant.

Selon toujours cette partie, les autorités du pays reconnaissent comme nouvelle patrone de cette Ong le Dr Aline Muryango. Quant à l'idée de la séparation des 2 Ong's (ARM et MRA), les pro-aline Muryango ne veulent même pas en entendre parler, car ce serait une "haute trahison" à l'égard du fondateur de cette Ong.

RDC - Liberté de la presse.

Le Cpltgl proteste contre l'interpellation du directeur d'une radio privée de Bukavu.

Bujumbura, le 18 octobre 2002 (Net Press). Le centre pour la promotion de la liberté d'expression et de la tolérance dans la région des grands lacs (Cpltgl), dont le siège se trouve à Kigali au Rwanda mais qui est présidé par le Burundais Cyprien Ndikumana (également directeur de la Maison de Presse du Burundi), vient de rendre public un communiqué dans lequel il proteste vivement contre l'interpellation de M. Kizito Mushize, directeur de la radio "Maendeleo" (privée) de Bukavu (Est de la RDC). Cette intepellation ordonnée par le directeur-adjoint des services de renseignement du RCD est due au fait que, selon certaines informations dont dispose le Cpltgl, cette radio aurait relayé des informations de RFI (Radio France Internationale) faisant état d'une situation sécuritaire précaire à Uvira et dans la plaine de la Rusizi.

Pour le Cpltgl, ces "réflexes d'intimidation" sont à condamner car, ils "ne font que créer un sentiment de frustration et de traumatisme chez les défenseurs de la liberté d'expression". Rappelons que la ville d'Uvira a été conquise le 12 octobre 2002 par des combattants traditionnels Maï-Maï qui se sont ralliés aux hommes du commandant munyamulenge Patrick Masunzu. Ils tenteraient de progresser vers la capitale du Sud-Kivu, Bukavu mais auraient été bloqués par l'armée du RCD dans la plaine de la Rusizi qui longe la frontière Nord-Ouest du Burundi.

Kigali se dit très inquiet vis-à-vis de cette progression des Maï-Maï et des hommes de Masunzu que le gouvernement rwandais accuse d'être alliés aux Interahamwe, ex-Far et Fdd. Selon le porte-parole de l'armée rwandaise interrogé par notre confrère RPA, si la situation ne change pas, le Rwanda se verra dans l'obligation de ne pas respecter les accords entre les deux pays signés à Pretoria.

De son côté, peu avant son départ pour Beyrouth (Liban), où se tient du 18 au 20 octobre 2002, le 9è sommet de la francophonie, le chef de l'Etat burundais, M. Pierre Buyoya a pour sa part déclaré que cela ne saurait inquiéter personne car une journée avant cette prise d'Uvira, le Burundi et la RDC ont signé des accords de sécurité sur les frontières communes. Et d'ajouter que de toute façon, s'il y a des gens qui s'aventurent à perturber la sécurité au Burundi à partir de l'Est de la RDC, le Burundi se défendra tout en restant sur son sol et en surveillant sa frontière.

AVIS DE MISE EN VENTE

La BANCOBU met en vente un véhicule en circulation dont les caractéristiques sont les suivantes :

Une VOITURE TOYOTA-CORONA, plaque d'immatriculation 01 BA 1210, année de fabrication 1995, n° de châssis AT1900126946.

Ledit véhicule est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité dans l'enceinte de la BANCOBU pendant les heures de service à partir du 08.10.2002. Les offres sous plis fermé devront être adressées à Madame le chef du Département Ressources Humaines et Logistique au plus tard le 25.10.2002.

La BANCOBU se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle dudit véhicule.

 

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