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Bujumbura-Burundi.


Burundi - Sécurité.

L'évêque de Ruyigi enlevé par des Fdd.

Muramvya, le 19 mai 2002 (Net Press). L'évêque du diocèse Ruyigi, Mgr Joseph Nduhirubusa est porté disparu depuis la soirée du samedi 18 mai 2002. Il aurait été, vraisembleblement, kidnappé par un groupe de terroristes-génocidaires du Cndd-Fdd alors qu'il revenait d'une mission de travail au Rwanda et qu'il se rendait à Gitega. Ces tueurs ont ouvert le feu sur son véhicule à 17 h 45', au moment où les forces de l'ordre qui assurent la sécurité sur l'axe Bujumbura-Bugarama, venaient de regagner les casernes. C'était au niveau de la localité de Musenyi, à 3 km de Bukeye et les deux gendarmes qui assuraient la sécurité de Mgr Nduhirubusa ont été tués sur-le-champ par les tirs de ces terroristes-génocidaires qui ont rapidement emporté dans la forêt le prélat et son chauffeur, ainsi que tous leurs documents, à l'exception de la carte d'assurance. Les deux morts, dont les corps des deux militaires se trouvent pour le moment à la morgue de l'hôpital de Muramvya, ont été également dépouillés par ces criminels de tous ce qu'ils avaient sur eux.

Signalons que c'est la troisième embuscade contre un prélat catholique après celle qui a coûté la vie à Mgr Joachim Ruhuna en date du 9 septembre 1996 dans la commune Bugendana, en province Gitega, vers 9 heures du matin, et après une autre au cours de laquelle Mgr Nduhirubisa était miraculeusement sorti indemne il y a quelques semaines.

Burundi - Justice.

La cour militaire confirme la détention des présumés putschistes d'avril 2001.

Bujumbura, le 19 mai 2002 (Net Press). Les présumés putschistes d'avril 2001 à savoir le lieutenant Gaston-Pasteur Ntakarutimana, Raphaël Rufonya et Ildephonse Ndagijimana ont été présentés devant le juge de confirmation ce 16 mai 2002 au district de Bujumbura sis à Buyenzi. Ils étaient assistés par Maîtres Déo Ndikumana et Jean Nsengiyumva. Gaston-Pasteur Ntakarutimana est accusé de "désertion de (son) poste d'attache" et de "tentative de renverser les institutions constitutionnelles, à savoir le gouvernement et l'assemblée nationale".

Il a indiqué au magistrat qu'il n'a pas abandonné son poste puisqu'il y avait laissé une unité de sécurité, pour "commander une autre dans le but de sauver le pays en dérive afin de ramener la paix". Il estime que les autorités d'alors avaient échoué la tâche de ramener la paix. Et de préciser qu'il ne sait pas si les autorités actuelles de ce pays ont pu ramener la paix car il est en prison et il ne suit pas l'évolution de la situation. En outre, a-t-il indiqué, il ne comprend pas pourquoi il a été arrêté car il a agi exactement de la même façon que tous les autres, en citant les anciens présidents Micombero, Bagaza et l'actuel chef de l'Etat, Pierre Buyoya. Il a également souligné qu'il ne peut pas fuir le pays parce qu'il attend que le régime change pour être réhabilité dans ses droits. Quant à la tentative de renverser les institutions constitutionnelles, le lieutenant Gaston-Pasteur Ntakarutimana a indiqué que l'article 412 du code de procédure pénale ne peut pas être appliqué à son cas, étant donné qu'il n'a "renversé aucun régime constitutionnel". Selon lui en effet, le dernier régime constitutionnel du Burundi est celui de Ntare V.

De son côté, l'auditeur militaire a souligné qu'on ne peut pas laisser un fauteur de guerre en liberté car il pourrait organiser un autre coup d'Etat. Pour lui, un putsch réussi s'appelle "révolution" tandis qu'un putsch ayant échoué s'appelle "révolte". On ne peut donc pas laisser en liberté un "président déchu". Le lieutenant Ntakarutimana a alors rétorqué qu'il y a visiblement "deux poids deux mesures". D'après lui, M. Ntibantunganya est un président déchu mais il est en liberté. Et pourtant, a-t-il poursuivi, "mon coup d'Etat était sans effusion de sang", ceci n'est nullement le fruit du hasard puisqu'il avait préféré, pour faire son coup, le moment où le chef de l'Etat était absent du pays en vue, a expliqué le lieutenant Ntakarutimana, de le protéger. Selon lui, cet aspect de ne pas avoir cherché à attenter à la vie du chef de l'Etat devrait logiquement être pris en considération. La cour militaire a mis l'affaire en délibéré et le lendemain, il a confirmé la détention. Les avocats des détenus ont directement interjeté appel.

Burundi - Détention.

Le président de PA-Amasekanya transféré à la prison centrale de Mpimba.

Bujumbura, le 19 mai 2002 (Net Press). Le président du mouvement d'autodéfense PA-Amasekanya, M. Diomède Rutamucero, a été transféré à la prison centrale de Mpimba en début de soirée de ce 17 mai 2002. Le procureur de la République en mairie de Bujumbura, M. François Ndayiragije s'est chargé de le transporter personnellement de la BSR au parquet de Bujumbura où M. Rutamucero a été interrogé pendant 30 minutes. Il a été ensuite enfermé, en compagnie des prisonniers accusés d'avoir pris une part active au massacre et à l'attaque de l'usine de thé de Teza en juillet 1996, au cachot du parquet qu'il a quitté vers 19h. Notre reporter sur place a constaté que M. Rutamucero n'avait toujours pas de mandat d'arrêt jusqu'à vendredi soir.

Selon la famille Rutamucero, la sécurité et l'intégrité physique du leader de PA-Amasekanya auraient failli être perturbées par quelques prisonniers se réclamant du G7 qui l'ont hué dès son arrivée, en prétendant que c'est de sa faute s'ils n'ont toujours pas été libérés. Les responsables de la prison centrale de Mpimba auraient par la suite (au cours de la journée de ce dimanche) agi en conséquence en prenant les dispositions qui s'imposent pour assurer la sécurité de tous les prisonniers.

Notons enfin que la même famille ne comprend pas comment M. Rutamucero soit poursuivi pour la marche sportive des membres de son mouvement qui a eu lieu le dimanche 28 avril 2002, au cours de laquelle ceux-ci auraient tenu des propos injurieux à l'endroit du vice-président de la République, selon le procureur général de la République, M. Gérard Ngendabanka. Si c'est cela le vrai motif de son incarcération, on l'aurait arrêté beaucoup plus tôt que le jeudi 2 mai 2002, jour où son mouvement a organisé une manifestation à Kigobe contre le vote de la loi sur l'"immunité provisoire", estime la famille Rutamucero. Selon elle, il n'y a aucun doute : c'est cette dernière manifestation qui est à l'origine de cette arrestation. D'autre part, s'interroge cette famille, pourquoi durant 14 jours de détention à la BSR rien, n'a été signifié à M. Diomède Rutamucero au sujet du motif de son incarcération.

Burundi - Enseignement.

Les membres du syndicat CONAPES décident de reconduire leur mouvement de grève.

Bujumbura, le 19 mai 2002 (Net Press). Les enseignants du secondaire regroupés au sein du syndicat CONAPES (conseil national du personnel de l'enseignement secondaire) en grève depuis le 13 mai 2002 viennent de décider et ce, à l'unanimité, de reconduire leur mouvement de grève. Cette décision a été rendue publique au terme d'une assemblée générale tenue au cercle universitaire au cours de la journée du 17 mai 2002. Les syndicalistes ont analysé la lettre que le ministre Prosper Mpawenayo a adressée aux représentants de ce syndicat le 16 mai 2002 en réponse à leur correspondance de la veille qui renfermait les revendications des enseignants qui pouvaient être satisfaites, aux yeux de ces derniers, "à court terme", si du moins "volonté politique il y a".

Selon les enseignants grévistes qui ont pris part à cette assemblée générale, la lettre ministérielle n'a apporté aucune réponse satisfaisante à leurs revendications. Ils considèrent que le ministre de tutelle minimise ce mouvement de grève et exigent que celui-ci cesse de les enfantiliser dans ses interventions radio-télévisées. Ils ne croient pas un seul instant à l'éternel argument "de la mauvaise situation socio-économique actuelle du pays" parce que d'après eux, pendant cette période dite de "vaches maigres", beaucoup de statuts de certaines catégories de fonctionnaires de l'Etat ont été adoptés, tandis que d'autres ont été révisés avantageusement pour les employés de l'Etat. Ils considèrent la "commission ad hoc chargée d'analyser les revendications des enseignants et de préparer un rapport à soumettre au gouvernement" mise en place par le ministre Mpawenayo le 13 mai 2002 n'est qu'une "manoeuvre dilatoire" pour faire "éternellement" reculer le dossier du statut spécial des enseignants. C'est pourquoi les participants à l'assemblée générale de ce 17 mai 2002 ont unanimement demandé et avec insistance que leurs représentants syndicaux se retirent sans délai de cette commission.

Soulignons qu'une lettre pour récuser cette commission a déjà été adressée au ministre de tutelle par le CONAPES qui n'est pas du tout d'accord avec la composition de cette commission, ainsi que son mandat qui "reste imprécis" aux yeux de ce syndicat. En attendant de tenir une autre assemblée générale ce mercredi 22 mai 2002 (date fixée depuis logtemps par les autorités du ministère de l'éducation nationale pour la passation du concours national), les syndicalistes se sont convenus d'adresser une correspondance au ministre de tutelle pour lui signifier "que rien n'a été claire dans sa lettre du 16 mai 2002", leur adressée. Pour sa part, le ministre Mpawenayo, qui considère que toutes les revendications des enseignants sont en passe d'être satisfaites, invite instamment les grévistes à reprendre le service dès ce lundi 20 mai 2002. Faute de quoi, a-t-il ajouté, les contrevenants seront sévèrement sanctionnés.

Burundi - Sport - Economie.

La BCB pour l'essor du tennis au Burundi.

Bujumbura, le 19 mai 2002 (Net Press). La BCB (banque de crédit de Bujumbura) organise en effet, du 14 au 25 mai 2002, un tournoi de tennis, comme cela est devenu une habitude depuis quelques années. Ce tournoi dénommé "BCB Tennis Trophy 2002" se déroule à l'Entente Sportive de Bujumbura et regroupe essentiellement des joueurs amateurs, plus ou moins âgés (la moyenne oscille autour de 40 ans).

Au-delà d'appuyer ce sport qui n'est pas encore populaire au Burundi, les dirigeants de la BCB reconnaissent volontiers qu'ils ont le souci de s'approcher, encore plus, de leur clientèle et de rester constamment en contact avec elle. "En marge du sport qui offre un cadre détendu de contact et de relations inter-humaines, nous profitons de l'occasion pour nous découvrir mutuellement et faire avancer, des fois, certains dossiers qui se sont avérés être parmi les plus difficiles", a confié à notre reporter un membre de l'équipe de direction de cette banque rencontré sur place ce dimanche matin. A l'issue des éliminatoires qui se sont terminés dans la matinée de dimanche 19 mai 2002, 16 joueurs restent en compétition sur les 48 participants de départ (tous des membres du tennis club de Bujumbura, basé à l'Entente Sportive).

Les 1/4 de finale auront lieu du 21 au 22 mai 2002, tandis que les 1/2 finales se dérouleront du 23 au 24 mai 2002. La grande finale, pour sa part, est prévue dans la matinée du samedi 25 mai 2002. Elle sera suivie par une réception qui sera offerte par la BCB, qui aura elle-même été précédée par la distribution des prix aux plus méritants.

Selon le président de ce tournoi, M. Libérat Hicintuka (directeur commercial de la Brarudi), tout se passe très bien et le niveau du tennis local est en train d'être progressivement relevé depuis la naissance d'une fédérationa nationale de tennis. Pour sa part, le président du tennis club de Bujumbura, M. Pierre Ngenzi (un ancien ministre sous la IIème République), a nié que ce sport soit celui des "seuls bourgeois", même si pour le pratiquer à Bujumbura, il faut s'acquitter d'une cotisation de 95.000 Fbu par an à verser à l'Entente Sportive. Signalons à ce sujet que les amateurs de golf doivent débourser, eux, pas moins de 300.000 Fbu par an pour pratiquer cette discipline sportive à l'Entente Sportive. Pour M. Ngenzi, il faut accepter de consentir cet effort pour développer le tennis burundais qui se porte plutôt bien par rapport à la sous-région. L'autre effort consenti, a-t-il ajouté, est la formation (gratuite) en cours, sur les terrains de l'Entente Sportive, de beaucoup de jeunes enfants issus des quartiers populaires. C'est eux qui devront assurer la relève, a-t-il conclu, à côté de 2 jeunes gens qui poursuivent leurs études aux USA et dont l'avenir est, semble-t-il, prometteur.

AVIS DE MISE EN VENTE

La BANCOBU met en vente un véhicule en bon état dont les caractéristiques sont les suivantes :

Une MITSUBISHI Pajero Long châssis, plaque d'immatriculation 02 BA 0222, Année de fabrication 1992, n° de châssis 00947.

Le dit véhicule est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité dans les enceintes de la BANCOBU pendant les heures de service à partir du 20.05.2002. Les offres sous plis fermé devront être adressées à Monsieur le chef du Département Administration Générale au plus tard le 31.05.2002.

La BANCOBU se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle dudit véhicule.