NET PRESS

Burundi - Génocide.
L'association "AC Génocide - Cirimoso" célèbre sa traditionnelle journée de lutte contre le génocide.
Bujumbura, le 19 juin 2001 (Net Press). L'association pour la lutte contre le génocide, "AC Génocide-Cirimoso" organise, comme tous les 21 de chaque mois, sa traditionnelle journée dédiée à la lutte contre le génocide ce 21 juin 2001 à l'hôtel "Source du Nil". Il y aura d'abord une assemblée générale de cette association à 17 heures, suivie par un recueillement, des échanges et un "réarmément moral".
Le thème général de cette journée est "mobilisation générale de la jeunesse pour faire échec à la logique génocidaire". "AC-Génocide-Cirimoso" qui rappelle la citation du Français Charles Ferré selon laquelle "les trahisons se châtient, tandis que les faiblesses s'excusent. Mieux vaudraient des criminels que des hésitants", fait remarquer que "ça n'arrive pas qu'aux autres...". (voir l'invitation du jour sur la page d'acceuil de www.cbinf.com/netpress.bi).
Rappelons que le Burundi est, depuis le 21 octobre 1993, en proie à un génocide dirigé contre les Tutsi et leurs assimilés, perpétré par le parti FRODEBU et poursuivi jusqu'aujourd'hui par les organisations tribalo-génocidaires CNDD et PALIPEHUTU qui lui sont proches. Ce génocide a été reconnu par l'ONU dans son rapport S/1996/682 mais rien n'a encore été fait pour le réprimer ou traduire en justice ses commanditaires qui sont pourtant connus.
Burundi - Justice.
Les chambres criminelles continuent à siéger ...
Ngozi, le 19 juin 2001 (Net Press). Les 3 chambres criminelles du pays (Bujumbura, Gitega et Ngozi) continuent à siéger pour instruire les dossiers des présumés auteurs des massacres qui endeuillent ce pays depuis le mois d'octobre 1993. C'est dans ce cadre que 5 dossiers ont été auditionnés ce matin par la chambre criminelle près la cour d'appel de Ngozi.
Parmi ces dossiers figurait l'affaire "Georges Rukundo et consorts", du nom de cet ancien curé de la paroissse Kinama qui, selon les témoins et les rescapés des massacres de la commune Bwambarangwe (province Kirundo) qui ont suivi l'assassinat du président Ndadaye le 21 octobre 1993, dirigeait personnellement aux côtés de l'administrateur de cette commune au moment des faits, M. Pierre-Damien Banyanziriye, et de l'homme d'affaires Jésus-Marie Mbonimpa, les milices du FRODEBU appelées "Compagnies Rurangaranga" qui ont décimé en quelques jours persque tous les Tutsi de cette commune ainsi que les Hutu de l'UPRONA .
L'abbé Rukundo qui s'appelait Gituranyi comme son père avant son exil au Rwanda en 1972 (où il avait d'ailleurs été sacré prêtre à Kabgayi) avait été incarcéré à Ngozi avant de bénéficier d'une liberté provisoire le 13 septembre 1999. Très peu de jours plus tard, il s'était vu accorder le 30 septembre 1999 le mandat d'élargissement signé par le procureur général de la République Gérard Ngendabanka. Il s'était ensuite exilé à Fribourg en Suisse vers la fin de l'année 1999, où il vivrait toujours.
De leur côté, ses deux complices s'étaient réfugiés très longtemps en Tanzanie : en octobre et en décembre 1993, respectivement pour l'ancien administrateur de la commune Bwambarangwe et pour l'homme d'affaires Mbonimpa.
Ce matin, la cour a auditionné 4 personnes impliquées dans ce dossier, mais l'avocat de la partie civile a vivement protesté contre le fait qu'il n'y avait dans le box des accusés "rien que des exécutants" alors que leur chef continue à se la couler douce en Europe. L'avocat a demandé que l'abbé Rukundo dont "la libération a été irrégulière" soit au moins condamné par contumace, faute d'obtenir son extradition. La cour a accepté cette requête et a demandé à l'avocat de la formuler par écrit pour qu'elle soit analysée au cours de la prochaine audience.
Pour sa part, le représentant du ministère public a déclaré que cela ne devrait pas être fait car, selon lui, le ministère public n'a jamais poursuivi l'abbé Rukundo. Pourtant, lors de la dernière audience publique pour cette affaire, le même représentant du ministère public avait reconnu que la libération avait été décidée "par erreur".
Selon de nombreux témoignages des rares rescapés des massacres d'octobre 1993 à Bwambarangwe, l'abbé Rukundo s'était rendu à sa colline natale de Mutarishwa la veille de l'assassinat du président Ndadaye pour organiser ses milices qui devaient exterminer toute la population Tutsi de la commune Bwambarangwe ainsi que les Hutu de l'UPRONA. Dès que les langues ont commencé à se délier et à l'incriminer comme étant le principal organisateur du génocide des Tutsi de Bwambarangwe, son cousin et supérieur hiérarchique, Mgr Simon Ntamwana qui dirigeait à l'époque le diocèse de Bujumbura, a demandé et obtenu sa mutation vers la paroisse de Minago, où il aurait été à l'origine du massacre de plusieurs militaires de l'armée nationale en 1995 par les terroristes-génocidaires à qui il livrait des informations sur le positionnement des forces de l'ordre.
Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires attaquent la zone Kamenge ...
Bujumbura, le 19 juin 2001 (Net Press). Une personne a trouvé la mort ce 18 juin 2001 vers 20h 30' au cours d'une attaque des terroristes-génocidaires dirigés contre le quartier Mirango en zone Kamenge. Ces tueurs qui venaient de Tenga (Bujumbura Rural) ont été interceptés par une position militaire du quartier Mirango. Il s'en est suivi un échange de tirs au cours duquel une balle perdue a fauché accidentellement un habitant du quartier Kavumu du même quartier qui a trouvé la mort sur-le-champ. Rappelons que quelque temps, la zone Kamenge est souvent victime d'attaque de terroristes-génocidaires qui se déguisent à l'occasion en bandits armés. Selon des sources sur place à Kamenge, il y aurait beaucoup de infiltrations des terroristes-génocidaires.
Burundi - Urbanisme.
Le ministère de la planification octroie un terrain à l'orphelinat "Maison Shalom".
Bujumbura, le 19 juin 2001 (Net Press). Les orphelins de la "Maison Shalom" (basée à Ruyigi) viennent de bénéficier d'une parcelle de la part du ministère de la planification et de la reconstruction, à Kigobe (au Nord de la capitale). Cette parcelle sera construite avec l'aide de 30 millions de francs burundais accordés par la secrétaire de l'Etat belge à la coopération lors de son dernier séjour au Burundi au mois de mai 2001. Cette parcelle a été acquise après de multiples démarches entreprises par la directrice de la maison qui a indiqué à notre rédaction qu'elle ne comprenait pas pourquoi le gouvernement burundais refuse un logement gratuit aux orphelins burundais alors que certains dignitaires sont logés gratuitement. "Il est paradoxal que la Belgique vienne au secours aux orphelins burundais plus que le gouvernement", a-t-elle ajouté.
Rappelons que certains orphelins de la "Maison Shalom" vivent actuellement dans une petite maison sise à Gihosha. Ils avaient été expulsés manu militari au mois de mars 2001 de deux maisons que le gouvernement belge leur avait données avant de les céder au gouvernement burundais. Les orphelins avaient été ensuite proposés d'être transférés à Mutanga-Nord, proposition qui avait été rejetée par la directrice de la "Maison Shalom".
Rwanda - Politique.
Trois défections au sein du parti de l'ancien président rwandais ...
Kigali, le 19 juin 2001 (Net Press). Trois des six membres fondateurs du parti de l'ancien président rwandais Pasteur Bizimungu, le parti démocratique pour le renouveau (PDR), ont fait défection, selon des sources sur place à Kigali. Ils ont invoqué la "promotion de l'ethnicité" parmi les Rwandais comme la principale raison de leur défection. Ces trois membres, Eugène Rwigasira, le major Sam Bigabiro et Léonidas Ngendahimana, affirment que le parti "préconise le divisionnisme et les différences qui ne permettent pas au pays de mener à bien sa politique d'unité et de réconciliation". Pour M. Bigabiro, le parti PDR privilégie l'ethnicité notamment quand ce dernier préconise une répartition équitable des postes à responsabilité au sein de ce parti entre les Tutsi et les Hutu.
Rappelons que l'ancien président rwandais Pasteur Bizimungu a été contrarié par le pouvoir de Kigali lorsqu'il a voulu créer son parti politique qui risquait de "destabiliser", selon lui, le pays.
ONU - Réfugiés.
L'ONU célèbre pour la première fois une "journée mondiale des réfugiés".
New York, le 19 juin 2001 (Net Press). L'Organisation des Nations Unies célèbre ce 21 juin 2001 pour la première fois une "journée mondiale des réfugiés". Selon le secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, cette journée qui coïncide avec le cinquantenaire de la Convention sur les réfugiés "doit être l'occasion de réaffirmer les principes fondamentaux consacrés dans cette convention, dont l'interdiction d'expulser ou de renvoyer quiconque dans un pays où sa vie ou sa liberté pourrait être menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son opinion ou de son appartenance à tel ou tel groupe social". Car, selon lui, le respect de ce principe a permis de sauver d'innombrables vies humaines. (voir l'intégralité du message de M. Kofi Annan sur www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").
