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Bujumbura-Burundi.

 

Burundi - Transition.

L'opposition tutsi boycotte le sommet d'Arusha du 23 juillet 2001.

Bujumbura, le 19 juillet 2001 (Net Press). C'est ce matin à dix heures que sont partis les délégués burundais pour Arusha. D'autres délégués, classés VIP (Very Important Persons) devraient quitter Bujumbura à 15 heures à bord d'un "charter" affrêté par l'O.N.U qui a déplacé la 1ère catégorie de délégués. A l'aéroport international de Bujumbura, on a remarqué l'absence de tous les partis tutsi opposés au régime Buyoya. Des représentants des ailes dites "internes" de certains de ces partis, donc proches du pouvoir, étaient là. C'est le cas notamment de M. Onésime Bugabo qui s'est auto-proclamé président a.i. du Raddes, un journaliste de la Radio Nationale proche de lui, répondant au nom de Philippe Minani. Il s'agit également de MM. Raymond Nizigiyimana et Elysée Ntiranyibagira en lieux et places de MM. Alphonse Barancira et Gérard Nigarura qui représentaient jusque-là le parti Anadde. C'est aussi le cas de MM. Etienne Nyahoza et Nzombi Runyanya pour le compte du PIT et de Clément Nkurunziza pour le PRP.

De son côté, le parti Abasa qui a rallié à la dernière minute le camp gouvernemental, sera représenté par Jean Kabura, David Bigirimana et Léoncie Ntingirankabo.

Pour sa part, le collectif des 7 partis favorables au colonel Epitace Bayaganakandi et le Parena de l'ancien président de la République Jean-Baptiste Bagaza ont indiqué qu'ils ne remettraient plus les pieds à Arusha et qu'ils entendaient s'opposer par tous les moyens à "l'accord de Pretoria" qu'ils prennent pour un "hold-up".

Signalons au passage que le mot d'ordre d'arrêt de travail de 3 jours lancé par les partis pro-Bayaganakandi n'a pas été très suivi à son 1er jour, c'est-à-dire ce jeudi 19 juillet 2001. Selon certains observateurs, il n'aurait pas été bien préparé, mais d'autres sources affirment que l'un des organisateurs de ce mouvement aurait été intercepté hier soir par la police avec tout le programme des activités à mener. Ce qui explique la facilité avec laquelle la police et la gendarmerie nationales ont tout déjoué. Les deux corps avaient tout de même pris la précaution de se déployer ce matin à certains endroits stratégiques de la ville.

Burundi - Politique.

Cinq associations de la diaspora invitent les Burundais à rejeter en bloc les décisions de Pretoria.

Moutiers, le 19 juillet 2001(Net Press). Dans un communiqué publié le 18 juillet 2001 par les associations de la diaspora en lutte contre le génocide (ACG-Suisse, ACG-Benelux - ASP-Burundi- Belgique, AIGP-Canada et ACG-Canada), elles invitent les Burundais à rejeter catégoriquement les décisions dictatoriales prises à Pretoria par le facilitateur Mandela le 10 juillet 2001. Ces associations invitent les Burundais à "constituer un mouvement de refus de cette haute trahison nationale".

Par ailleurs, ces associations reconnaissent de facto le colonel Epitace Bayaganakandi comme président légitime de la République du Burundi, car "ayant été élu les 19 et 20 Mars 2001 par 80 % des partis du G10 conformément aux recommandations du médiateur et du sommet des chefs d'Etat de la région du 26 février 2001. Par conséquent, "son excellence le président Epitace Bayaganakandi et le vice-président issu du G7 sont invités à former un gouvernement de transition,conformément aux décisions des signataires, datées des 19-20 mars 2001 et à l'accord d'Arusha", poursuit le communiqué. Ces associations demandent à l'armée nationale de "se désolidariser publiquement de cet acte de haute trahison posé par le chef d'Etat actuel, le major Pierre Buyoya appuyé par une poignée de complices militaires et civils" (voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

Burundi - Processus de paix.

La diaspora burundaise se fait l'écho de l'évolution politique du Burundi et crie halte à la "recolonisation imminente du pays".

Bruxelles, le 19 juillet 2001 (Net Press). A l'"Hotel Mercure" situé Boulevard de Lauzelle, à Louvain-La-Neuve (Belgique) , se tiendra ce samedi 21 juillet 2001, une conférence publique à partir de 14 h, heure locale. Celle-ci sera animée par l'organisation "HAVILA" appuyée par 15 organisations établies en Afrique, en Europe et en Amérique, et honorée du soutien actif et la présence princière de son Altesse Royale, la princesse Iribagiza Mwambutsa Rosa Paula. Cette conférence sera suivie d'échanges. Le thème choisi est "la situation de crise majeure que représente la recolonisation imminente du Burundi, qui débutera ce lundi 23 juillet 2001, avec la reconduction incompréhensible et inacceptable du major Buyoya à la tête de l'Etat". L'organisation "HAVILA" bénéficie du soutien des organisations telles que "Maison Royale du Burundi" (Belgique), Havila (Belgique), Havila (Burundi), Aflenet (Belgique), ARPAC (Belgique), Centre Mulenge (Suisse), Centre Hakim (USA), FGI (Suisse), FGI (USA), FGI (Israël/Yerusalem), Groupement Banyamulenge "Karahabutaka" (Kivu), Sogedem (Ouganda), Solidarité des Grands Lacs (Belgique) et Vita E Pace (Italie/Rome).

Burundi - Justice.

"Les magistrats burundais ne croient pas aux dispositions du nouveau code de procédure pénale", selon Me Déo Ndikumana.

Bujumbura, le 19juillet 2001 (Net Press). Alors que les militants du Parena Ildephonse Ndagijimana et Raphaël Manirakiza se trouvent toujours derrière les barreaux depuis plus de 3 mois (pour l'affaire "tentative de putsch du 18 avril 2001"), leur avocat, Me Déo Ndikumana a poussé ce matin un véritable coup de gueule contre la justice burundaise. Pour Me Ndikumana, il est incompréhensible de voir ses 2 clients en détention préventive depuis tout ce temps, alors qu'ils auraient dû être présentés, selon le nouveau code de procédure pénale, devant un juge pour une séance de confirmation (ou d'infirmation) de leur détention dans un délai de 15 jours. Cela prouve, selon lui, que les magistrats burundais ne croient pas aux dispositions de ce code. "Nous sommes confrontés à un véritable problème de culture de la légalité dans ce pays", a ajouté Me Ndikumana.

Il a déploré que chaque fois qu'il contacte les autorités habilitées pour obtenir une séance de confirmation (ou d'infirmation) de la détention de ses clients, les responsables touchés lui cachent à quel niveau se trouve véritablement ce dossier. Il a enfin précisé qu'un mandat d'arrêt (ou de détention) non confirmé par un juge avant 15 jours est en principe nul et le magistrat instructeur du dossier devrait être frappé par des sanctions disciplinaires. "Mais il n'en est rien", a encore une fois déploré l'avocat qui croit que ce serait là l'une des raisons pouvant expliquer les "détentions préventives" de plus d'une année dans lesquelles se trouvent actuellement des centaines de Burundais.

Burundi - Tanzanie - Sécurité.

La population de Kibago déplore le manque de coopération des autorités locales tanzaniennes de Kigoma.

Makamba, le 19 juillet 2001 (Net Press). Sur les 468 vaches dernièrement pillées par les terroristes-génocidaires dans la commune Kibago, les autorités tanzaniennes de Kigoma viennent d'en remettre 50 et une peau de vache morte. Ce qui a le plus fâché la population de Kibago, c'est que les 50 vaches restituées sont les plus maigres alors que toutes celles qui avaient été volées par les terroristes-génocidaires et conduites en Tanzanie avaient une très bonne santé. Pour cette population, en agissant de la sorte, les Tanzaniens voudraient que leurs voisins burundais engraissent ces vaches, quitte à les récupérer plus tard par le truchement des terroristes-génocidaires. La même population estime que les responsables tanzaniens viennent de prouver par là qu'ils sont de mèche avec les terroristes-génocidaires burundais qu'ils hébergent.

Burundi - Urbanisme.

Des précisions à une dépêche parue dans "Net Press" relative à l'attribution controversée d'une parcelle ...

Bujumbura, le 19 juillet 2001 (Net Press). A la suite de la publication d'une dépêche intitulée "La réattribution d'une parcelle par les services de l'urbanisme pose problème au quartier asiatique" en date du 16 juillet 2001, Mme Rose-Paula Ndayisenga, une des parties au conflit, a contacté la rédaction pour donner quelques précisions. Pour elle, il ne s'agit pas d'une réattribution mais plutôt d'une double attribution d'une parcelle. Et de se demander pourquoi Mme Colette Mukeshimana alias Fifi, agent du service de cadastre s'est présentée à la police sous une fausse identité (celle de Mme Marie-Ange Ndagijimana). Bien plus, ajoute-t-elle, Mme Ndayisenga a fait à plusieurs reprises l'objet de menaces de mort de la part de ceux qu'on appelle communément les "sans échecs" (un dossier y relatif est en cours d'instruction au parquet), raison qui a fait qu'elle a été obligée d'arrêter les travaux de construction. Elle a alors porté plainte contre la direction générale de l'urbanisme le 22 mai 2000 en sollicitant l'intervention du tribunal dans cette affaire.

Pour sa part, le maire de la ville de Bujumbura a été sollicité par Mme Ndagijimana pour qu'elle continue ces travaux, mais M. Ntiyankundiye a pris plutôt la décision de faire arrêter lesdits travaux, ce que Mme Ndayisenga trouve sage et logique parce que les deux parties devraient attendre un arrêt définitif du tribunal sur cette affaire. En tout état de cause, conclut-elle, "il aurait été scandaleux que la direction générale de l'urbanisme apparaisse à la fois comme juge et partie".

 

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