NET PRESS

Burundi - Génocide.
Les représentantes des femmes rescapées du génocide adressent de nouveau une lettre de mise en garde au médiateur Mandela.
Bujumbura, le 19 septembre 2002 (Net Press). Cent et huit représentantes des femmes rescapées du génocide viennent d'adresser une correspondance au médiateur dans le conflit burundais, M. Nelson Mandela, pour lui mettre en garde contre la banalisation du crime de génocide au Burundi. Elles rappellent que le conflit qui sécoue le pays a son origine dans l'idéologie génocidaire des extrémistes hutu visant l'élimination physique de toute la communauté tutsi. Et d'ajouter qu'il n'y a rien à comparer entre le conflit burundais et celui de l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid.
Elles indiquent que les négociations sur le cessez-le-feu en cours à Dar-Es-Salaam entre "les groupes armés génocidaires et leurs commanditaires (ou représentants du gouvernement de transition) sont encore une fois une manière de distraire les rescapés du génocide". Et d'ajouter que les bandes armées Cndd-Fdd et du Palipehutu-Fnl sont une création du Frodebu et du Palipehutu qui sont aujourd'hui dans les institutions de transition.
Elles font observer que comme les négociations d'Arusha n'ont pas pu ramener la paix, celles de Dar-es-salaam ne le pourront pas non plus. Elles ajoutent que la voie de négocier avec les terroristes-génocidaires est une aberration, une immoralité, une provocation pour les Burundais rescapés du génocide car ceux qui massacrent les populations innocentes sur les collines, ceux qui imposent une mort sélective dans les horribles embuscades n'ont pas de place dans le concert des nations et ne méritent qu'être condamnés et traduits en justice à l'instar des forces négatives de la sous-région et d'ailleurs.
Elles déplorent que les organisations qui osent dénoncer ce génocide des Tutsi en l'occurrence le mouvement PA-Amasekanya et AC Génocide-Cirimoso soient régulièrement harcelés tandis que leurs membres ou dirigeants sont emprisonnés pour la seule raison qu'ils s'opposent à l'amnistie des génocidaires en revendiquant la justice, l'éradication de l'idéologie génocidaire et la culture du plus jamais ça. Ces femmes rescapées du génocide insistent pour que le médiateur Mandela, les présidents de la région et la communauté internationale aident notamment à condamner et juger tous les criminels sans globalisation ni ethnique ni politique et organiser des pourparlers, des débats profonds entre les Burundais "propres", Bahutu et Batutsi pour instituer les bases solides de coexistence pacifique entre les deux groupes qui forment une nation depuis longtemps.
Burundi - Négociations.
L'ONU appelle de tous ses voeux la conclusion d'un accord de cessez-le-feu au Burundi.
New York, le 19 septembre 2002 (Net Press). Alors que devrait s'ouvrir dans la capitale économique tanzanienne un nouveau round de négociations sur le cessez-le-feu dans le conflit burundais, l'ONU a rendu publique une déclaration signée par le président du conseil de sécurité pour ce mois de septembre 2002, l'ambassadeur bulgare Stefan Tafrov, dans laquelle l'organisation mondiale exprime le souhait de voir aboutir rapidement à un accord de cessez-le-feu. Le conseil de sécurité, a ajouté la déclaration remise à la presse, se dit "gravement préoccupé par la poursuite des hostilités au Burundi du fait de l'abstination des groupes rebelles". Le même conseil appuie sans réserve les efforts de la médiation tanzano-gabono-sud-africaine pour arriver à une cessation des combats et "espère que le cycle de négociations qui démarre aujourd'hui à Dar-Es-Salaam permettra enfin d'aboutir à un accord". Il demande en outre aux "rebelles" de ne pas laisser passer cette "chance d'arriver à un règlement négocié du conflit, dans le cadre du processus d'Arusha". Et d'inviter les "rebelles" à démontrer leur bonne foi et leur volonté d'arriver à un accord en s'engageant avec sérieux dans les négociations.
D'autre part, fait observer la même déclaration, il faut une mobilisation "accrue de la communauté des donateurs pour que les engagements pris à Paris en décembre 2000 et à Genève en décembre 2001, condition indispensable au succès du processus de paix en cours" se réalisent. Et d'ajouter qu'il faut une aide budgétaire d'urgence au gouvernement de transition du Burundi pour "lui permettre de faire face à la situation exceptionnelle qu'il traverse actuellement".
Au sujet de ces négociations qui devraient être ouvertes ce matin à Dar-es-Salaam, on apprend que les délégués du Cndd-Fdd, tendance Pierre Nkurunziza, ont refusé de se rendre à la table des négociations, arguant qu'ils sont en deuil pour les 183 personnes tuées à Itaba en date du 9 septembre 2002.
Burundi - Télécommunications.
La société Onatel sur le point de divorcer d'avec Telecel.
Bujumbura, le 19 septembre 2002 (Net Press). Selon des informations émanant des deux principales sociétés de télécommunication, à savoir Onatel (office national des télécomunications) et Telecel Burundi, la société publique Onatel compte retirer définitivement ses actions de la société Telecel. Celles-ci étaient évaluées à 41% soit 229 millions de francs burundais en 1992.
Selon une source proche de l'Onatel, l'une des raisons majeures ayant motivé cette décision est que cette entreprise publique n'a jamais perçue de dividendes. Une autre raison fondamentale est que cette société travaille à perte. Du côté du personnel de l'Onatel, c'est déjà la jubilation car certains n'hésitent pas à exhiber leur joie de voir ce divorce si rapidement consommé.
La rédaction a contacté le directeur général de Telecel Burundi, M. Yves Nsabimana qui a déclaré être au courant de cette imminente séparation avec l'Onatel. En effet, a-t-il indiqué, "ce 17 septembre 2002, le directeur général de l'Onatel m'a adressé une correspondance contenant toutes les raisons justifiant leur prochain retrait de la société Telecel et que cette entreprise est prête à vendre toutes ses actions". M. Nsabimana a déclaré qu'il s'attendait depuis longtemps à cette mesure qui ne lui "fait ni chaud ni froid". En effet, a-t-il expliqué, la société Onatel n'a jamais majoré ses actions comme le faisait constamment Telecel, ce qui fait que son capital est allé décroissant, passant de 41% en 1992 à 20,35% en 2002 à tel point que cette entreprise n'avait aucun pouvoir de décision au regard du taux de ses actions. Il a déclaré que cette décision ne pourra pas affecter la santé financière de Telecel qui est du reste normale du moment qu'elle est à même d'honorer ses engagements en payant régulièrement les banques, ses fournisseurs et ses employés. Le directeur général de Telecel a enfin tranquillisé ses partenaires en déclarant que rien ne changera au niveau de la trésorerie de cette entreprise.
Burundi - Sécurité.
De petits groupes de terroristes-génocidaires toujours signalés à l'Est de la province Gitega.
Gitega, le 19 septembre 2002 (Net Press). Les forces de l'ordre continuent à traquer les terroristes-génocidaires du Cndd-Fdd qui se sont retranchés dans la région Est de la province, à la frontière avec Ruyigi et Rutana, après la mort de 183 personnes de la commune Itaba. Ce matin, ces criminels ont dépouillé de tous leurs biens les passagers de 2 minibus qui empruntaient l'axe Gitega-Rutana. Ils les avaient arrêtés au niveau de la colline Kibuye, commune Bukirasazi. Aucun autre dégât n'est à signaler suite à cette double embuscade.
Signalons d'autre part que selon des sources indépendantes, la responsabilité de la mort des 183 personnes incomberait bel et bien aux "combattants" du Cndd-Fdd qui avaient investi la localité en faisant croire à la population que cette région revient, aux termes des accords d'Arusha, à ce mouvement. Celle-ci y a cru naïvement et s'est laissée prendre en otage par ces criminels qui prétendaient pouvoir assurer sa sécurité. Cette population qui avait pourtant été mise en garde par les forces de l'ordre qui lui avaient accordé un délai de 5 jours pour se retirer du coin, a été prise entre les feux croisés de l'armée et des terroristes-génocidaires. C'est ainsi que, apprend-on de même source, 183 personnes ont trouvé la mort au cours de ces affrontements. Parmi celles-ci, seule une centaine a été reconnue par la population locale, alors que plus de 80 corps ne l'ont pas été ce qui suppose que ceux-ci étaient des terroristes-génocidaires, ont précisé les mêmes sources.
La polémique actuelle engagée par certains milieux sur des stations étrangères n'a donc pas de raison d'être, selon les mêmes sources qui préconisent plutôt d'attendre le rapport de la commission d'enquête mise sur pied à ce sujet par le gouvernement.
Burundi - Enseignement.
Les parents d'élèves se plaignent, le ministre de tutelle tente de calmer le jeu.
Bujumbura, le 19 septembre 2002 (Net Press). Les parents d'élèves qui entrent en 7è année se plaignent du fait que leurs enfants ne trouvent pas facilement des places dans des établissements publics alors qu'ils en avaient le droit. A titre d'exemple, pour entrer dans des établissements publics cette année, il fallait avoir 125 points sur 200 au concours national au moment où on exigeait 75 points sur 200 pour être admis dans les collèges municipaux. Certains parents dont les enfants ont plus de 100 points n'ont pas encore su où les caser alors que ceux qui ont moins de 100 points ont déjà commencé les cours. Les parents expliquent cette situation par une corruption exagérée dans les différentes directions des collèges municipaux. Ils ne comprennent pas en effet comment pendant ce temps les enfants qui ont eu moins de 80 points au concours national sont en train d'étudier au moment où les leurs sont toujours dans la rue.
La rédaction a contacté à ce sujet le ministre de l'éducation nationale, M. Prosper Mpawenayo. Il a indiqué qu'il y a toujours un tel désordre au début de l'année scolaire. En effet, a-t-il expliqué, chaque parent voudrait que son enfant étudie dans un collège de sa préférence, où le directeur ou l'enseignant sont ses amis, là où il ne va pas dépenser des frais de déplacement pour son enfant, etc..Il trouve donc qu'il est pratiquement impossible que chacun se place dans l'établissement de son choix. Une autre difficulté est que, selon toujours le ministre Mpawenayo, des gens amènent leurs parentés de l'intérieur pour étudier à Bujumbura. Ceux-là ne sont pas généralement connus du ministère qui planifie uniquement pour les élèves de la mairie de Bujumbura.
Le ministre Mpawenayo a ajouté qu'au début de l'année, il y a des élèves qui réussissent le concours national et qui préfèrent les établissements privés. Comme ils ne le signalent jamais, l'année scolaire doit commencer pour qu'on se rende compte de la disponibilité des places qui sont par ailleurs généralement redistribuées. Donc pour lui, cette question se pose toujours mais le ministre a assuré qu'il y aura une solution à ce problème très prochainement car le ministère a créé 4 à 6 classes supplémantaires dans la mairie. D'après donc ses calculs, il voit que ces places sont amplement suffisantes.
Burundi - Communication.
Un journaliste d'un organe d'information privé déclaré persona non grata à l'aéroport international de Bujumbura.
Bujumbura, le 19 septembre 2002 (Net Press). C'était hier 18 septembre 2002 que le président de la République, M. Pierre Buyoya, a regagné le pays au terme d'un périple qui l'avait conduit aux Etats-Unis et en Europe. La presse faisait partie de plusieurs autres personnes qui étaient venues l'accueillir à l'aéroport. Un des gestionnaires de l'aéroport a approché un confrère du nom de Aloys Niyoyita du Studio Ijambo et lui a indiqué qu'il était indésirable à l'aéroport pour tenue non présentable. M. Niyoyita a indiqué que ce que lui disait ce colonel était discutable car lui estimait que sa tenue était convenable. C'est ainsi qu'il s'est fait prier de sortir de l'aéroport, rentrant sans interviewer le chef de l'Etat. Signalons que M. Aloys Niyoyita est également correspondant de l'agence américaine d'information "Associated Press".
COMMUNIQUE
La société UNION TRANSPORT INTERNATIONAL BURUNDI "UTI BURUNDI" en sigle, annonce à son aimable clientèle et au public qu'elle a déménagé ses bureaux au BOULEVARD DU 1er NOVEMBRE, à côté de STARFOOD et de l'ONATOUR, et ce, depuis le 16/9/2002.
UTI BURUNDI, vous réitère sa disponibilité pour ses bons et loyaux services.
Soyez les bienvenus.
