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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Génocide.

AC Génocide-Cirimoso célèbre sa traditionnelle journée commémorative du génocide des Tutsi.

Bujumbura, le 20 juin 2002 (Net Press). La principale association de lutte contre le génocide AC-Génocide Cirimoso commémore ce vendredi 21 juin 2002 sa traditionnelle journée dédiée à la lutte contre le génocide. Cette journée sera animée par la section estudiantine qui fête son premier anniversaire. Le thème choisi pour ce mois est "la jeunesse a juré de faire échec à la logique génocidaire, elle nous interpelle". Les membres et sympathisants de cette association, qui rappelle la célèbre phrase de l'écrivain français André Malraux "Il n'y a pas cinquante manières de combattre, il n'y en a qu'une : c'est d'être vainqueur", se retrouveront en assemblée générale au carrefour de la JRR de Ngagara à 17h.

Burundi - Diplomatie.

Nomination de nouveaux ambassadeurs.

Bujumbura, le 20 juin 2002 (Net Press). Après la nomination de 9 nouveaux gouverneurs de province, le sénat de transition a approuvé hier soir celle de 10 nouveaux ambassadeurs extraordinaires et plénipontentiaires. Il s'agit de Mme Epiphanie Ntamwana-Kabushemeye qui représentera désormais le Burundi à Ottawa (Canada), de l'ancien ministre Liboire Ngendahayo qui ira à Paris (France), de Ferdinand Nyabenda accrédité à Bruxelles (Belgique). Pour sa part, le président du parti Abasa, M. Térence Nsanze est envoyé représenter le Burundi à Berlin (Allemagne), au moment où le chef de cabinet à la vice-présidence de la République, M. Antoine Ntamobwa, représentera son pays dans la capitale fédérale américaine, Washington. M. Zacharie Gahutu, lui, (PP, ancien religieux) quitte bientôt ses fonctions actuelles de directeur du lycée Nyakabiga pour diriger l'ambassade du Burundi à Genève (Suisse). De leur côté, MM. Henri Tuzagi (sénateur de l'Uprona négociateur et ancien gouverneur de Cankuzo, sa province d'origine), Ferdinand Ngendanganya (du Frodebu, ancien directeur général de l'Onatel et ex-administrateur-directeur général de la documentation nationale sous Ntibantunganya) et André Ndayizamba (ancien gouverneur de Bururi) vont respectivement au Caire (Egypte), à Dar-Es-Salaam (Tanzanie) et à Kigali (Rwanda). La secrétaire générale du gouvernement, Mme Patricie Rwimo, a été nommée, elle, ambassadrice du Burundi en Afrique du Sud, au moment où M. Isaïe Simbare, jusqu'ici chef du protocole à la vice-présidence de la République, a été élevé au rang et au titre honorifique d'ambassadeur, en raison de ses fonctions.

A noter que toutes ces nominations ne deviendront effectives que lorsqu'elles auront été agréées ou validées par les pays qui accueilleront ces nouveaux ambassadeurs. Mais tel n'est pas le cas des six premiers conseillers d'ambassade nouvellement nommés qui sont : M. Amos Ndimurwanko (G7) affecté à Kigali, M. James Ntuko (député RPB) qui ira au Caire, M. Juvénal Hatungimana (député du PSD) affecté à Dar-es-Salaam, M. Pierre Sinarinzi (Frodebu) affecté à Berlin, M. Zacharie Rwamaza (Uprona négociateur) affecté à Paris et enfin M. Isaac Rumbete (du Frodebu et de la documentaton natonale) affecté à Pretoria.

Rappelons que le Burundi a aujourd'hui 17 missions diplomatiques, plus deux consulats honoraires (à Nairobi et à Kampala), une ambassade non-fonctionnelle (à Kinshasa, pour des raisons de sécurité) et un consulat fermé pour les mêmes raisons à Bukavu.

Burundi - Urbanisme.

Le ministre en charge de la bonne gouvernance souhaite ardemment un nouveau lotissement des parcelles longeant le lac Tanganyika.

Bujumbura, le 20 juin 2002 (Net Press). Dans une correspondance que vient d'adresser le ministre de la bonne gouvernance et de la privatisation à ses collègues des travaux publics et de l'environnement, le ministre Kiganahe leur fait remarquer que l'attribution des parcelles longeant le lac Tanganyika et la route Bujumbura-Gatumba n'a pas respecté l'accès libre aux espaces de loisirs bordant le lac. Cet accès n'est aujourd'hui possible qu'en traversant ces propriétés privées dont l'attribution n'a pas été très régulière, aux yeux du ministre Kiganahe.

En effet, a-t-il expliqué, cette situation a eu pour conséquence l'usurpation des espaces relevant du domaine public (plages) par des particuliers. En outre, ces espaces sont assimilés aux "droits prétatifs et exploités irrégulièrement à des fins privées". M. Kiganahe prie ses 2 collègues "d'instruire les services compétents pour réaliser avec diligence ce nouveau lotissement destiné à rétablir l'ordre et la légalité". Il précise enfin que ce nouveau lotissement devra exiger de chacun des attributaires des parcelles en question de libérer une portion de sa propriété pour l'aménagement des voies publiques.

Burundi - Enseignement.

La crise actuelle de l'enseignement inquiète plus d'un.

Bujumbura, le 20 juin 2002 (Net Press). Le bras de fer engagé entre les enseignants et le gouvernement, qui semble se pérenniser, inquiète tous les partenaires de l'éducation. C'est le cas du vieux "Mushingantahe" (sage) Zénon Nicayenzi. Il ne cache pas son embarras devant le conflit enseignant-gouvernement et déclare : "je suis perplexe devant ce conflit si peu ordinaire et qui concerne le corps le plus nombreux au sein de la fonction publique (plus de 20.000 membres) et qui a entraîné l'interruption de l'éducation pour environ un million d'enfants". Tout le pays a cessé d'étudier et il se fait que pour nous les parents, l'enfant constitue notre unique investissement, fait observer M. Nicayenzi.

Il souligne que du côté du gouvernement , les parents ont constaté trois attitudes. L'une pour accuser les enseignants d'être manipulés par "ceux qui combattent le processus de paix". La deuxième pour déclarer que leurs revendications sont compréhensibles et la troisième pour entrer en négociations mais à "reculons".

Cet état de fait a finalement créé un malentendu entre partenaires parce que le gouvernement déclare que les négociations sont terminées alors que les intéressés estiment que celles-ci ne font que commencer. Ce qui a fait que la grève perdure bien que le gouvernement considère qu'il a concédé le maximum, conformément au consensus issu du "dialogue" et pas des "négociations", selon toujours M. Nicayenzi. Il a ajouté que les parents demandent au gouvernement 4 choses : reprendre les négociations avec les enseignants là où elles ont été interrompues en vue d'éliminer tout malentendu; consigner par écrit avec signature des représentants qualifiés, l'accord issu des négociations; tenir les Etats-Généraux de l'éducation rassemblant les enseignants, le gouvernement et les parents; et enfin, impliquer les parents au titre de médiateurs et de garants de l'accord issu des négociations.

Aux enseignants, les parents demandent trois choses : impliquer les représentants des parents à la phase actuelle des négociations au titre de médiateurs et de garants de l'accord qui serait issu des négociations pour éviter une année blanche. Et enfin, reprendre les négociations immédiatement après la clôture de l'année scolaire 2001-2002.