NET PRESS

Burundi - Génocide.
AC Génocide-Cirimoso célèbre sa traditionnelle journée commémorative du génocide des Tutsi.
Bujumbura, le 20 juillet 2001 (Net Press). La principale association de lutte contre le génocide au Burundi, AC-Génocide Cirimoso, organise ce samedi 21 juillet 2001 sa traditionnelle journée dédiée à la lutte contre le génocide. Les cérémonies se dérouleront à partir de 10 heures à l'hôtel Source du Nil. Les membres et sympathisants de cette association en lutte contre le génocide des Tutsi déclenché le 21 octobre 1993 se réuniront en assemblée générale avec au programme le recueillement en souvenir des centaines de milliers des victimes de ce génocide qui se poursuit jusqu'à ce jour. Il est aussi prévu des échanges au cours desquels les participants sont invités à manifester de la solidarité avec les rescapés du génocide.
Le thème choisi pour cette journée est "mobilisation générale des ressources disponibles pour redonner réellement l'espoir aux rescapés 'provisoires'". AC-Génocide Cirimoso rappelle par ailleurs aux rescapés du génocide une phrase célèbre de l'ancien président français, le général Charles De Gaulle : "la fin de l'espoir est le commencement de la mort".
Burundi - Transition.
Le collectif pro-Bayaganakandi persiste et signe : pas question de reconduire Buyoya à la tête du pays.
Bujumbura, le 20 juillet 2001 (Net Press). Intraitables sur la question du leadership de la transition, les partis pour la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi ont adressé en date du 16 juillet 2001 une correspondance au médiateur pour lui faire part de leur position. Dans cette correspondance, ils réaffirment qu'ils n'acceptent pas la proposition que Mandela a faite à Pretoria le 10 juillet de reconduire à la tête du pays le major Pierre Buyoya. Quatre raisons ont motivé leur décision, à savoir l'abdication de la médiation en ce qui concerne le cessez-le-feu, la violation de l'accord, le refus de la dictature ainsi que la question de la souveraineté nationale. (Voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").
Ces mêmes partis ont rendu public en date du 20 juillet 2001 un communiqué de presse dans lequel ils indiquent que les partis Raddes, Anadde, MSP Inkinzo, PIT et PSD n'ont pas envoyé de délégués au 15e sommet des chefs d'Etat, compte tenu de l'imposition de Buyoya comme président de la première tranche de la transition en lieu et place de Bayaganakandi qui avait le soutien de 8 partis sur 10 du G10. Pour cela, les "prétendus délégués" des partis précités n'ont pas été mandatés par les représentants légaux de ces partis car ils ont été "achetés et sélectionnés par le président Buyoya qui ne cesse de s'immiscer dans les affaires internes des partis politiques, de les diviser et de les détruire". Ils demandent à la médiation de ne pas leur donner accès aux travaux préparatoires de ce sommet.
Ils précisent aussi que seul Mathias Hitimana a été mandaté par ces partis politiques pour "remettre officiellement leurs différentes protestations et de signifier à la médiation et aux chefs d'Etat de la sous-région" leur refus de l'imposition de Buyoya comme leader de la transition. Tout en continuant à réclamer les libertés politiques et la liberté d'expression, ces mêmes partis remercient le médiateur Mandela pour son intervention active auprès de Buyoya pour la libération de prison de M. Nzeyimana. (voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Politique.
Le porte-parole du collectif pro-Bayaganakandi remercie la presse ...
Bujumbura, le 20 juillet 2001 (Net Press). Les partis qui soutiennent la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi et qui rejettent ipso facto les conclusions de Pretoria qui ont désigné le tandem Buyoya-Ndayizeye à la tête de l'Etat, ont tenté d'organiser des marches-manifestations et un arrêt de travail de trois jours (les 19, 20, et 23 juillet 2001) pour manifester son opposition au "diktat de Pretoria". Mais la police et les forces de l'ordre ont tout fait pour étouffer ce mouvement et ont mis en résidence surveillée hier soir l'un de ses organisateurs, le Dr. Alphonse Rugambarara.
Contacté ce matin par téléphone, le Dr. Alphonse Rugambarara a tenu à féliciter et à remercier la presse pour son travail combien salutaire. En effet, a-t-il précisé, "les forces de l'ordre m'avaient placé en résidence surveillée mais quand la presse aussi bien locale qu'étrangère en a fait état, les policiers sont vite partis, me laissant la liberté de mouvement dont ils entendaient me priver". Pour le Dr. Rugambarara, les journalistes font un très bon travail.
Rappelons que pour sa part, le président du Raddes, M. Joseph Nzeyimana, a été remis en liberté provisoire hier soir, après 50 jours de détention à la prison centrale de Mpimba. Il a annoncé à la presse que sa détention était beaucoup plus politique qu'autre chose et qu'il a été libéré en grande partie grâce au médiateur Mandela.
Burundi - Religion.
Pose à Gitega de la première pierre du monument dédié à feu Mgr. Joachim Ruhuna.
Gitega, le 20 juillet 2001 (Net Press). C'était le 7 juillet dernier en présence de plusieurs personnalités dont le gouverneur de la province Gitega, ainsi que les membres de l'A.M.J.R. (Association Monseigneur Joachim Ruhuna Bon Pasteur), une association qui a vu le jour en septembre 1999 et agréée par le ministère de l'intérieur 5 mois plus tard. La décision d'ériger un monument en mémoire de l'illustre disparu avait été prise en février 2000, en vue entre autres de perpétuer ses idéaux de paix et de réconciliation. Au départ, l'A.M.J.R. souhaitait que le mémorial fût dressé en face de la cathédrale où repose l'illustre disparu, mais son successeur à la tête de l'archidiocèse de Gitega, Mgr Simon Ntamwana avait rétorqué que l'endroit pressenti était destiné à la construction d'une chapelle en souvenir des 100 ans d'évangélisation du Burundi. Aussi, le président de l'A.M.J.R., M. Paul Rusiga avait-il décidé après avis conforme de l'association, de contacter le gouverneur de Gitega afin de solliciter un autre emplacement en dehors des enceintes de l'archevêché. Tout le monde fut unanime pour choisir la colline qui se dresse en face de l'archevêché, non loin du lycée Notre Dame de Gitega, tout près de la route en terre battue qui mène à l'actuel lycée Sainte Thérèse.
Le monument coûtera 5 millions de francs burundais et plusieurs personnes physiques et morales contactées ont accueilli l'initiative avec beaucoup de sympathie et certaines ont déjà touché à leur portefeuille, même si on est encore loin du compte. Aux dernières nouvelles, les évêques seraient en consultation pour une contribution à ce projet qui s'annonce, semble-t-il, substantielle.
Rappelons que le 28 octobre 2000, la jeunesse de la mairie de Bujumbura avait organisé des cérémonies à l'hôtel Novotel pour "couronner les grands citoyens de paix". Etait placé en tête comme "meilleur agent de paix, Mgr Joachim Ruhuna", venaient ensuite comme "meilleur soutien à l'économie nationale" le ministre Gérard Nibigira, "meilleure maman du pays", Christine Ntahe, "meilleur artiste", feu Canjo Amisi, "meilleur journaliste de paix", Studio Ijambo, "meilleur agent international", Luis Zuniga, "meilleur résident international", la mission chinoise.
Rappelons aussi que le procès des présumés assassins de Mgr. Ruhuna en tête desquels se trouve le diacre Cyrille Kamana est toujours en instruction. Son état d'avancement est ralenti par l'indisponibilité d'avocats étrangers devant assister une douzaine de coaccusés du diacre Kamana. On se souvient aussi qu'en date du 25 décembre 2000, Mgr. Ntamwana avait presque "enlevé" le diacre de la prison contre l'avis des gardiens et l'avait amené avec lui dans la cathédrale où il avait concélébré la messe en sa compagnie ainsi que d'autres prêtres. Une partie des chrétiens présents à l'office l'avaient vivement applaudi, mais d'autres qui étaient au courant de son dossier judiciaire avaient préféré sortir, scandalisés de voir un présumé coupable d'un tel acte être "blanchi" publiquement avant que la justice ne se prononce, par un homme jouissant d'une autorité morale aussi grande que Mgr. Ntamwana. Signalons enfin que l'AMJR organise une assemblée générale ce dimanche 22 juillet 2001 dans les locaux du grand séminaire de Bujumbura à partir de 9h.
Burundi - Sécurité.
Une personne non encore identifiée lance une grenade dans un restaurant de Bwiza.
Bujumbura, le 20 juillet 2001 (Net Press). Hier soir, vers 21h 30, une grenade a été lancée dans un restaurant de Bwiza, "Rhamini", sis au 60, 7e avenue par un inconnu. Cet attentat a fait un mort et 10 blessés. L'agresseur s'était introduit dans le restaurant comme un client ordinaire et a lancé son engin quelques minutes après. Le propriétaire de la parcelle a été grièvement blessé et a succombé plus tard à l'hôpital Prince Régent Charles où il avait été évacué d'urgence. D'autres blessés sont pour le moment au même hôpital. Les enquêtes se poursuivent et on ne connaît encore ni l'auteur ni les raisons de cet attendat.
Burundi - Politique.
L'Uprona non négociateur proteste contre la location, par l'autre aile, de "Kumugumya" à un particulier ...
Bujumbura, le 20 juillet 2001 (Net Press). Le parti Uprona, tendance Mukasi, vient d'écrire au gérant du snack-bar "Katioucha" afin de protester vivement contre les travaux d'aménagement qu'il est en train d'effectuer, dans les enceintes de la permanence nationale du parti Uprona en vue d'y ouvrir un bar-restaurant. En effet, pour ce parti, ce lieu est "privé et hautement politique" car c'est là que les militants de l'Uprona tiennent régulièrement leurs réunions. D'après le même parti, l'homme d'affaires se serait fait abusé par "des gens qui n'ont pas la qualité de gérer les biens de l'Uprona" et qui lui ont pas dit la vérité. Contacté au téléphone, l'homme d'affaires a précisé qu'il a conclu un contrat en bonne et due forme avec les représentants de l'Uprona et qu'il n'a donc rien à se reprocher.
Burundi - Politique
L'Uprona négociateur n'a jamais voulu supplanter la JRR au profit de la JRS, affirme un de ses dirigeants.
Bujumbura, le 20 juillet 2001 (Net Press). Dans son édition du 18 juillet 2001, la rédaction a fait état d'une série de réunions organisées à Kumugumya et au Lycée du Lac Tanganyika entre les membres de l'Uprona négociateur et des étudiants de l'Université du Burundi en vue de créer une association dénommée "Jeunesse Responsable et Solidaire" (JRS) qui devrait supplanter la JRR dans les prochains jours. L'un des participants à ces réunions a contacté la rédaction et a indiqué qu'il s'agissait d'un simple encadrement des étudiants qui voulaient créer cette association et que les membres de l'Uprona ne faisaient que les aider. Il a indiqué que même s'il y a des divisions au sein de l'Uprona, tout le monde reste fidèle à Rwagasore, le Héros national. Il a cependant confirmé qu'au cours des différentes réunions tenues, ils ont donné de la bière uniquement et sans plus.
Burundi - Transition.
"Il ne faut pas rejeter en bloc les décisions de Pretoria du 10 juillet ou sa consécration à Arusha ce 23 juillet", recommande une association des droits humains.
Bujumbura, le 20 juillet 2001 (Net Press). Dans sa réflexion sur la transition, l'association AIDD-HANUZA de M. Janvier Baribwegure propose de tirer le meilleur de cette étape de Prétoria au lieu de rejeter en bloc ses décisions. Pour cette association, il faut que le médiateur Mandela reporte la date du 23 juillet 2001 et engage des discussions au Burundi regroupant toutes les parties au conflit : négociateurs et non-négociateurs, Burundais de l'intérieur et de la diaspora pour adopter une solution consensuelle qui sauvegarde la souveraineté nationale. Elle propose en outre de rapatrier complètement l'Accord de paix en déplaçant la commission de suivi d'Arusha et le bureau de la médiation à Bujumbura. Et si la commission et le bureau ne parvenaient pas à venir à Bujumbura pour des raisons de sécurité, qu'on ne rapatrie pas alors les réfugiés avant l'arrêt de la guerre. Et pour M. Baribwegure, "tous les protagonistes politiques de l'heure devraient garder à l'esprit, dans les faits et gestes, les constantes de sécurité, d'arrêt du génocide et de souveraineté nationale" (voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Processus de paix.
"PA-Amasekanya" appelle l'Allemagne à "soutenir les efforts pour une paix réelle au Burundi...".
Bujumbura, le 20 juillet 2001 (Net Press). A l'occasion d'une visite de 3 jours au Burundi d'une délégation du parlement allemand, le mouvement d'auto-défense "PA-Amasekanya" vient de transmettre au chef de cette délégation, M. Joachim Tappé, un mémorandum contenant sa position sur le processus de paix interburundais. Dans ce document, il est notamment demandé à l'Allemagne de "réaffirmer qu'un accord de paix ne peut être signé avec des terroristes-génocidaires" dont la place se trouve plutôt au tribunal". PA-Amasekanya demande également à l'Allemagne de "soutenir les efforts pour une paix réelle au Burundi, dépouillée des illusions de satisfaction d'une certaine communauté internationale pour un accord de paix qui amnistie les terroristes-génocidaires et exclue les victimes du génocide".
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