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Burundi - Génocide.
AC Génocide-Cirimoso célèbre demain sa traditionnelle journée commémorative.
Bujumbura, le 20 septembre 2001 (Net Press). La principale association de lutte contre le génocide au Burundi "AC Génocide-Cirimoso", célèbre vendredi 21 septembre 2001 sa journée commémorative. Les membres et les sympathisants vont se retrouver en assemblée générale à l'hôtel Source du Nil à 17H30. Le thème retenu est : "De tous temps et dans tous les cieux, le terrorisme et le génocide sont injustifiables et inexcusables, le Burundi ne peut pas faire exception".
Rappelons que cette association commémore depuis plus de 4 ans,la journeé du 21 de chaque mois en mémoire de la date du 21 octobre 1993 où le génocide des Tutsi a débuté et a été exécuté par le Frodebu jusqu'à nos jours.
Burundi - Sécurité.
Kigali et Bujumbura rejettent catégoriquement les allégations des FDD.
Bujumbura, le 20 septembre 2001 (Net Press). Le porte-parole des FDD a déclaré ce 20 septembre 2001 sur les ondes de RFI, que des éléments de l'armée patriotique rwandaise (APR), sont actuellement présents au Burundi pour prêter main forte à l'armée burundaise. Il a ajouté que les militaires rwandais sont visibles à Bujumbura et reconnaissables de par leur démarche "car les Rwandais sont de très grands marcheurs".
Pour sa part, le porte-parole de l'armée nationale, le colonel Augustin Nzabampema, a qualifié ces accusations de "ridicules" et souligné que cela n'est, en réalité, qu'un alibi pour essayer de justifier les "grosses difficultés auxquelles les FDD sont actuellement confrontées" en essayant de faire accréditer l'idée que l'armée burundaise n'est pas la seule responsable de leurs déroutes quotidiennes. "C'est absolument faux et ridicule", a déclaré le colonel Nzabampema, précisant que tout observateur avisé et neutre pourrait témoigner à ce sujet.
Les responsables de l'ambassade du Rwanda à Bujumbura ont refusé de réagir à ce qu'ils prennent pour "une vaste blague". Néanmoins, un officiel de la même ambassade a confié en apparté à un de nos collaborateurs que ces accusations sont "tout-à-fait ridicules" indiquant que si l'APR était à Bujumbura, tout le monde le saurait. "S'ils ont des problèmes, ils n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes", a déclaré notre interlocuteur. Par contre, a-t-il ajouté, s'ils disent qu'ils ont croisé des éléments de l'APR à l'Est de la RDC et que ces derniers les ont sérieusement malmenés, là nous pouvons être d'accord. Il s'est par ailleurs dit étonné d'entendre que la démarche d'un militaire rwandais est fondamentalement différente de celle d'un militaire burundais, précisant par ailleurs que toute armée a des fantassins.
Burundi - Football
La FIFA invite le ministre Gérard Nyamwiza à "ne pas faire empirer la situation actuelle".
Bujumbura, le 20 septembre 2001 (Net Press). Dans une correspondance datée du 18 septembre 2001, M.Vincent Monnier,chef du département,"Associations Nationales" à la Fifa vient de faire part au ministre des sports, ses observations sur la zizanie que l'on observe ces derniers temps au sein des instances dirigeantes du football burundais. Cette correspondance qui a au moins le mérite de la clarté, confirme bel et bien que la Fifa enverra une délégation "pendant la première semaine d'octobre 2001" et invite par conséquent "toutes les parties à ne pas organiser d'assemblée générale afin de ne pas faire empirer la situation" (sic).
Voilà donc le grand conseiller du ministre des sports, M. Rémy Ntakaburimvo renvoyé à ces chères études (en cyclisme de préférence!), quant au fonctionnement de la Fifa.Il convient de rappeler ici que l'idée de convoquer les éléctions anticipées avaient été proposée lors de l'assemblée générale du 25 août 2001 par le président de la fédération, mais avait été rejetée en bloc par ceux qui accusaient MM. Gisage et Baransananiye de "malversations", sans pouvoir apporter des preuves. Leur intention à l'époque était le limogeage pur et simple des deux têtes de l'exécutif du football burundais. Aujourd'hui, ils tentent par tous les moyens (frauduleux de préférence), doublés d'une imagination en matière de tricherie proche de l'amateurisme (ils parviennent à obtenir une signature d'une personne qui n'est plus!) d'organiser les éléctions anticipées avec une précipitation et une improvisation qui ne peuvent s'expliquer que par rapport aux échéances politiques du 1er novembre 2001.
Et pourtant, M.Monnier est clair à ce sujet :"Nous ne reconnaîtrons les décisions d'aucune assemblée générale avant la délégation de la Fifa - Caf!". Dès lors, la question que peut se poser tout observateur est de savoir pourquoi, devant une situation aussi chaotique, le ministre de tutelle a décidé de prendre fait et cause pour une partie des belligérants, celle qui a pris le maquis.
Au lendemain de l'écroulement du Mur de Berlin, un des pays satellites de l'ex- Union Soviétique perdit son président. Le maire de Paris de l'époque, Jacques Chirac avait alors envoyé une lettre de condoléances très émouvante à sa veuve. Parvenue à l'ambassade du pays en question, la lettre fut retournée poliment à son expéditeur avec cette gentille mention : "décédée depuis trois ans". M. Chirac, devenu le lendemain la risée de toute la presse française, entra dans une colère sans précédent et lâcha, hors de lui : "Que voulez-vous quand on est conseillé par des c...?"
Le ministre Nyamwiza est probablement un homme de bonne foi, mais il est victime d'un entourage qui le pousse à commettre régulièrement des maladresses, du moins dans le domaine du football. Dans quelques semaines, à l'heure du bilan l'actualité, qui ne s'intéresse qu'aux avions qui s'écrasent et aux trains qui déraillent, risque de ne retenir de ses 3 ans passés à la tête du ministère des sports, que l'image de quelqu'un qui aura fait le plus mal au football burundais. Et pourtant, bien de réalisations peuvent être portées à son actif, notamment dans le domaine de la culture.
Il est vrai que, à la décharge du ministre Nyamwiza, depuis la 1ère République jusqu'aujourd'hui, à une exception près, le ministère des sports a eu toujours à sa tête des Excellences qui étaient excellents en tout sauf en sport. Que l'on se souvienne seulement de ce ministre qui, au temps de Jean-Baptiste Bagaza, arrivé tardivement à une rencontre internationale de football, s'est mis à engueuler sérieusement ses collaborateurs, car il ne comprenait pas la signification du mot "coup d'envoi".
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