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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Politique.

Les tueries de Taba continuent à susciter des réactions.

Bujumbura, le 20 septembre 2002 (Net Press). Après les tueries de 173 personnes perpétrées à Itaba en province Gitega en date du 9 septembre 2002, des déclarations de condamnations continuent à tomber. C'est le cas du gouvernement qui, selon son porte-parole, M. Albert Mbonerane, "condamne énergiquement ce massacre et présente ses condoléances les plus émues aux familles éprouvées". Le gouvernement estime néanmoins que les premières conclusions ne permettent pas de déterminer les circonstances exactes de ces tueries et d'établir les responsabilités. Il profite de l'occasion pour démentir catégoriquement les allégations de l'AFP (Agence France Presse) selon lesquelles "l'armée burundaise a reconnu avoir tué le 9 septembre à Gitega (au centre) 173 personnes...", allégations attribuées faussement, d'après le ministre Mbonerane, au porte-parole de l'armée.

D'autre part, le rapport provisoire de la commission d'enquête mise en place par le gouvernement souligne que les personnes tuées ce jour-là s'élèvent provisoirement à 173. Celles-ci, poursuit la déclaration du ministre, sont celles qui n'avaient pas suivi les appels lancés par l'administration et les forces de l'ordre leur demandant d'évacuer les lieux, et qui avaient été "abusées et prises en otage par les rebelles qui les ont persuadées de rester sur ces collines, prétendant que les accords d'Arusha venaient de leur attribuer les collines de Kagoma, Kanyange et Mukanda". (voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

De son côté, le parti nouvellement agréé Nadebu (nouvelle alliance pour la démocratie et le développement au Burundi) indique que le sang des Barundi qui coule à flot est indéniablement la conséquence immédiate de la perte d'"ubuntu" qui doit caractériser toute personne humaine. Il ajoute qu'il est grand temps de retrouver cette culture qui nous aurait épargné la colère divine produisant les massacres multiples entre Barundi comme celui d'Itaba très récemment.

Pour sa part, le parti RPB-Nturenganywe dénonce et condamne les derniers massacres perpétrés contre les populations civiles non armées à Itaba en province Gitega et partout ailleurs où se déroulent les affrontements. Ce qui constitue ni plus ni moins des crimes de guerre condamnables par toute l'humanité, estime le parti fondé par Kabushemeye. Il dénonce également l'entretien d'un climat de guerre qui favorise la désintégration de la Nation burundaise au lieu de ramener la paix et la réconcialiation tant attendue par les Burundais. Enfin, ce parti demande à la communauté internationale de faire pression sur les belligérants qui refusent encore de prendre part aux négociations pour qu'ils répondent à l'invitation de la médiation et se présentent à la table des négociations sur le cessez-leu-feu.

De son côté, le bureau du représentant spécial du secrétaire général de l'ONU au Burundi (UNOB) indique dans son communiqué que le représentant et président de la commission de suivi de l'accord, l'Ethiopien Berhanou Dinka, condamne avec la plus grande fermeté ces tueries qui vont à l'encontre de tous les principes du droit international humanitaire. Et d'ajouter qu'il salue la mise sur pied par le gouvernement d'une commission d'enquête permettant de faire toute la lumière sur cette sombre affaire.

Burundi - Génocide.

Le ministre de l'intérieur et de la sécurité publique et le président de AC Génocide-Cirimoso engagent un dialogue de sourds.

Bujumbura, le 20 septembre 2002 (Net Press). Le ministre de l'intérieur et de la sécurité publique, M. Salvator Ntihabose, a rencontré ce matin dans son cabinet de travail le président de l'association de lutte contre le génocide, M. Venant Bamboneyeho, pour parler des activités de cette association. Le ministre Ntihabose a commencé par expliquer pourquoi une mesure administrative a frappé cette association le 21 août 2002. Le ministre de l'intérieur a ajouté que l'invitation du mois écoulé contenait des propos subversifs que les pouvoirs publics ne pouvaient tolérer. Et d'ajouter que même dans l'avenir, qu'il sache que de tels propos ne seront jamais tolérés.

Le président de AC Génocide-Cirimoso a répondu au ministre que son association ne se livre jamais à la subversion et qu'il doit plutôt braquer son attention ailleurs où il y a des gens qui tuent car AC Génocide ne tue pas. Le ministre Ntihabose a ensuite sollicité sa collaboration pour que cette association lui donne le thème du 21 de chaque mois, ce qu'a refusé M. Bamboneyeho, expliquant qu'il ne doit pas lui rendre des comptes. Leur discussion s'est terminée en queue de poisson, ce qui était par ailleurs prévisible car AC Génocide dénonce souvent le parti Frodebu, dont le ministre est issu, d'être responsable du génocide des Batutsi en 1993.

Burundi - Enseignement.

Le syndicat Conapes, tendance Ngezahayo régit au limogeage de son bureau.

Bujumbura, le 20 septembre 2002 (Net Press). Après l'annonce du limogeage du bureau exécutif du syndicat Conapes par l'assemblée générale de son rival, M. Aloys Niyongabo, en date du 11 septembre 2002, le président de l'autre tendance de ce syndicat, M. Philibert Ngezahayo indique dans son communiqué que l'assemblée générale qui a procédé aux élections du nouveau comité n'était pas habilité à le faire, car seul le congrès national en avait le droit. Et d'ajouter que même celui qui a convoqué cette assemblée générale n'en avait pas le droit. Il souligne en effet que "l'usurpateur Niyongabo" ne figure ni sur les listes des anciens ni sur celle des nouveaux membres du Conapes.

Le président du Conapes indique également que M. Justin Kabayabaya, vice-président du nouveau bureau s'est illustré dans le détournement des fonds du Conapes élevés à 2.300.000 Fbu et que l'affaire est pendante devant la justice. Et d'ajouter que M.Kabayabaya a été à la base du marasme qui a paralysé le syndicat pendant 4 ans et que c'est celui-là même qui a disqualifié ce syndicat lors des négociations de 1996.

M. Ngezahayo fait remarquer d'autre part que les signataires du procès-verbal sanctionnant la mise en place du nouveau comité ne sont pas membres de ce syndicat et n'ont même pas de matricules. Il rappelle que pour être membre du syndicat Conapes, il faut s'acquitter régulièrement des cotisations et que l'acte notarié ne suffit pas à lui seul pour légaliser l'assemblée générale qui s'est tenue en violation des statuts en vigueur.

Burundi - Santé - Développement.

Le Burundi tire la sonnette d'alarme sur la "progression fulgurante" du VIH/Sida dans le pays.

Bujumbura, le 20 septembre 2002 (Net Press). Ce cri d'alarme a été lancé dans la matinée de ce 19 septembre 2002 par le Dr. Joseph Wakana, secrétaire permanent du CNLS (conseil national pour la lutte contre le Sida) dans un séminaire d'information et de sensibilisation des parlementaires et autres intervenants sur les questions de population et de développement organisé conjointement par le projet "Plaidoyer" et le fonds des Nations-Unies pour la population (FNUAP). Dans son exposé, le Dr. Joseph Wakana a souligné que dans ce pays qui fait déjà partie des plus touchés en Afrique et dans le monde, la terrible maladie connaît une "progession fulgurante dans tous les milieux, même ruraux qui étaient au début de la pandémie épargnés". Ainsi donc, le Burundi occupe la place peu enviable de la 15è position au niveau africain dans les pays les plus touchés, avec une séro-prévalence de 8,3% chez les adultes (de 15 à 44 ans) selon les dernières enquêtes réalisées à la fin de 2001.

L'espérence de vie qui aurait dû être de 60 ans en 2010, n'eût été les effets du VIH/Sida, sera de moins de 40 ans en raison de cette maladie. Le nombre de Burundais emportés par le Sida était de 40.000 durant la seule année 2001. Le coût moyen des soins de santé d'un malade qui finit par décéder de cette maladie est de 830 dollars américains.

Bref, a déclaré le Dr. Wakana (qui passe pour être l'un des meilleurs spécialistes de cette maladie au Burundi), le VIH/Sida est un véritable problème de santé publique et de société, raison pour laquelle il faut le prendre à bras le corps pour que le pays puisse y faire face efficacement.

Signalons que cet exposé est l'un parmi la dizaine d'autres que les parlementaires burundais, hauts fonctionnaires de l'Etat et dirigeants de la société civile (syndicats, ...) ont été appelés à suivre durant 3 jours (du 18 au 20 septembre 2002) pour les conscientiser sur les problèmes de "population et développement". Le but final de ce genre de séminaires étant, selon les organisateurs, de parvenir à la mise en place d'une politique nationale de population, celle-ci ayant à son tour l'objectif d'amener un développement plus harmonieux pour l'ensemble de la population de ce pays et tenter de diminuer de ce fait les tensions dues aux disparités sociales très accentuées aujourd'hui.

Burundi - Génocide.

PA-Amasekanya se souvient de Me Jean Kagayo et d'autres citoyens abattus il y a 3 ans par les terroristes-génocidaires.

Bujumbura, le 20 septembre 2002 (Net Press). A l'occasion du 3è anniversaire de l'assassinat de Me Jean Kagayo et ses campagnons de route, le mouvement d'autodéfense "PA-Amasekanya" a rendu public ce 19 septembre 2002 un communiqué dans lequel il se souvient de ces honnêtes citoyens tombés sous les balles des terroristes-génocidaires à Mutanga-Nord. Il rappelle que ce crime s'ajoutait à beaucoup d'autres "restés impunis malgré le fait que leurs auteurs laissent toujours leur signature sur les lieux du crime" et font pousser leur audace jusqu'à les renvendiquer. Au lieu d'être sanctionnés, poursuit le communiqué, les chefs de ces groupes terroristes-génocidaires qui sèment la mort au pays depuis octobre 1993, ont été promus dans les plus hautes sphères de l'Etat "qu'ils dominent aujourd'hui".

Concernant les massacres d'Itaba dont on parle tant aujourd'hui, PA-Amasekanya estime que les politiciens et autres prélats, "cerveaux des terroristes-génocidaires", devraient cesser de rechercher les responsables de ces tueries là où ils ne sont pas. Car, ce ne sont pas les militaires de l'armée nationale qui en sont responsables, estime le même mouvement, mais bel et bien "l'ONU et une partie de la communauté internationale qui ont violé la convention internationale pour la prévention et la répression du crime de génocide en cautionnant le génocide des Tutsi au Burundi et en soutenant les responsables de ce crime au Burundi". Ce mouvement reste en effet convaincu que ce massacre ne constitue qu'une des nombreuses complications de ce génocide toujours en cours sans que la communauté internationale n'ose lever son petit doigt.

COMMUNIQUE

La société UNION TRANSPORT INTERNATIONAL BURUNDI, "UTI BURUNDI" en sigle, annonce à son aimable clientèle et au public qu'elle déménage ses bureaux au BOULEVARD DU 1er NOVEMBRE, à côté de STARFOOD et de l'ONATOUR, et ce, à compter du 16/9/2002.

UTI BURUNDI, vous réitère sa disponibilité pour ses bons et loyaux services. Soyez les bienvenus.

COMMUNIQUE

La Banque de Gestion et de Financement (BGF) rappelle au public que le système de paiement par la carte CASH est toujours opérationnel aux services des Impôts et aux Douanes Port et Aéroport.

Les contribuables qui paient avec la carte CASH bénéficient des avantages de sécurité, de rapidité et de facilité. La BGF rappelle également aux détenteurs de la carte CASH que l'opération "Réduction 5%" sur les factures réglées avec CASH se poursuit.

La carte CASH est un mode de paiement moderne et efficace.

 

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