NET PRESS  
TEL.(257)217080
B.P. 2775
FAX.(257)217614
E-MAIL ADDRESS:netpress@cbinf.com
SITE WEB http://www.netpress.bi
Bujumbura-Burundi.

Burundi - Génocide.

Des rescapés du génocide occupent la cathédale Régina Mundi ...

Bujumbura, le 20 octobre 2002 (Net Press). Des rescapés du génocide des Tutsi ont occupé la cathédrale Regina Mundi après la messe de 17h de ce dimanche 20 octobre 2002. Ils se disent décidés à prier pour toutes les victimes de ce génocide jusqu'à demain (le 21 octobre 2002) à 18h. Pour eux, le seul endroit où ils peuvent encore exprimer leur douleur c'est bien la cathédrale Regina Mundi (qu'ils remplissaient aux 3/4 aux environs de 18h 30), alors que le Frodebu, parti accusé d'être responsable de ce génocide, a toutes les facilités du monde pour organiser des congrès avec même la protection de l'Etat.

Burundi - Politique.

Des Burundais de l'intérieur et de la diaspora continuent à exiger la "libération immédiate et sans condition" de M. Charles Mukasi.

Bujumbura, le 20 octobre 2002 (Net Press). L'avocat-conseil de M. Charles Mukasi, président de l'Uprona non-négociateur (incarcéré depuis le 6 octobre 2002), Me Gabriel Sinarinzi, vient d'adresser une correspondance au procureur de la République en mairie de Bujumbura pour lui demander de libérer immédiatement le prévenu Charles Mukasi. Me Sinarinzi rappelle qu'il n'a cessé de soulever "l'exception d'incompétence tirée du privilège d'instruction" depuis que son client a été "arbitrairement détenu à la documentation nationale jusqu'au jour où il a été écroué à la prison centrale de Mpimba".

Selon Me Sinarinzi, en vertu de l'article 191 du code de l'organisation et de la compétence judiciaires, seul un magisrat du parquet général de la République peut rechercher, instruire et poursuivre pour infraction à charge d'un membre du comité central du parti. L'article 58 de la même loi, quant à lui, organise le privilège d'instruction pour le même type de personnalités qui sont uniquement justiciables de la cour suprême. Ce qui n'a pas été le cas pour M. Charles Mukasi, pourtant président du pati Uprona en vertu du dernier congrès de ce parti tenu en date du 28 mai 1994 au cours duquel, il a été "régulièrement élu, jusqu'au prochain congrès". Me Sinarinzi demande ainsi au procureur de la République en mairie de Bujumbura de bien vouloir annuler par conséquent tous les actes judiciaires posés par la police et le parquet, et d'ordonner la libération immédiate et sans condition de M. Mukasi.

D'autre part, le parti Sangwe-Pader (dirigé par l'ancien vice-président de l'assemblée nationale Augustin Nzojibwami) vient de rendre publique une déclaration dans laquelle il déclare soutenir toute personne, toute organisation qui ou formation politique qui défend ses idées par des moyens pacifiques. C'est pourquoi ce parti "s'insurge contre l'arrestation et l'incarcération de M. Charles Mukasi, président de l'Uprona, dont le seul tort est d'avoir osé dénoncer constamment les errances du gouvernement sur le plan de la gestion politique économique et sécuritaire du pays". Il exige du gouvernement la "libération immédiate et sans condition de M. Charles Mukasi, président de l'Uprona".

De son côté, le "rassemblement pour la démocratie des communautés" (un mouvement politique de Burundais de la diaspora basé en Belgique) déplore que le pouvoir de Bujumbura ait emprisonné "le chef de l'opposition qui dénonce les génocidaires au lieu de traduire en justice les concepteurs et les exécuteurs du génocide déclenché en octobre 1993". Le Radeco "condamne avec toute son énergie l'arrestation de M. Charles Mukasi et exige sa libération immédiate et inconditionnelle". Ce parti exige également la libération immédiate du major Budigoma et du lieutenant Ngendakuriyo "emprisonnés pour avoir défendu le pays contre les terroristes-génocidaires".

Burundi - Afrique du Sud.

Quand des militaires sud-africains réglemenent la circulation routière à Bujumbura ...

Bujumbura, le 20 octobre 2002 (Net Press). La scène s'est produite ce samedi 19 octobre 2002 tout près de la station-service "Chez Katikati" (situé au carrefour de l'avenue du commerce et de l'avenue de la liberté, plus connue sous le nom de route Bujumbura - Rumonge) et a duré environ une heure. Il a fallu tout ce temps (de 8h à 9h du matin) pour que les autorités locales, en l'occurrence le commandant de la PSP (police de sécurité publique) à Bujumbura, M. Emile Manisha, décident de mettre fin à cette situation peu habituelle. Il a embarqué à destination de Kigobe les 3 militaires sud-africains qui s'étaient mis en lieu et place des agents de la PSR (police spéciale de roulage).

Il faut dire que cette autorité est intervenue à temps puisqu'il a fallu de très peu pour que certains habitants de la capitale, qui ont toujours une certaine idée de ce qu'est la souveraineté nationale et qui étaient visiblement excédés par cette scène, s'en prennent physiquement aux trois soldats sud-africains. Rappelons à ce sujet que le contingent sud-africain est officiellement au Burundi pour uniquement assurer la protection de certains dignitaires burundais qui ne se sentent pas sécurisés par l'actuelle armée burundaise qu'il faudra coûte que coûte, selon eux, réformer. Rappelons aussi que les militaires sud-africains avaient organisé ce jour-là une journée sportive au stade de l'AFB (association de football de Bujumbura), mais ceci ne saurait en aucune façon justifier, selon plusieurs habitants de la capitale burundaise interrogés, le comportement des 3 hommes susmentionnés.

Burundi - Génocide.

Le Radeco demande aux Tutsi et aux Hutu non-acquis à l'idéologie du génocide de "se désolidariser concrètement des organisations terroristes et génocidaires".

Bujumbura, le 20 octobre 2002 (Net Pres). A la veille de la commémoration du 9ème anniversaire du déclenchement du génocide des Tutsi, le "rassemblement pour la démocratie des communautés au Burundi" (Radeco) - une organisation basée en Belgique - vient d'adresser un message aux rescapés du génocide des Tutsi du Burundi. Le Radeco fait remarquer que la situation sécuritaire du pays en général et des Batutsi en particulier est "tellement précaire que ces derniers n'ont plus d'autre choix que de s'organiser pour refuser leur extermination". Pour ce mouvement, l'autodéfense des rescapés provisoires du génocide doit être rapidement pensée sur initiative même de ces rescapés.

D'autre part, le Radeco invite les Tutsi et les Hutu non-acquis à l'idéologie génocidaire à "réussir la mise en place des structures communautaires d'autodéfense, institutionnellement autonomes l'une de l'autre, mais complémentaires". Le Radeco appelle par ailleurs "les Tutsi et les nombreux Hutu non-acquis à l'idéologie de génocide à se manifester, à organiser leurs communautés respectives et à se désolidariser clairement, concrètement, en paroles comme en actes, des organisations terroristes et génocidaires". Signalons enfin que des rencontres ont été organisées ce 19 octobre 2002 un peu partout dans le monde par les Burundais de la diaspora, en mémoire des victimes des Tutsi déclenché en octobre 1993.

Burundi - Association.

Le président de PA-Amasekanya échappe de peu à une arrestation ...

Bujumbura, le 20 octobre 2002 (Net Press). Le président de PA-Amasekanya, M. Diomède Rutamucero, a failli être arrêté par la police de la sécurité publique (PSP) ce vendredi 18 octobre 2002. Il était 17h 30 quand des agents de la PSP, certains en tenue de sport, d'autres en tenue de service, qui le cherchaient ont encerclé là où M. Rutamucero était en train de faire du sport. Il a pu tromper leur vigilance et quitter l'endroit sans que les policiers le remarquent. Vers 18h 30, les policiers qui étaient venus avaient reçu le renfort d'autres policiers venus en camions. Ils sont restés à cet endroit jusqu'à 20h, heure à laquelle une camionnette est venue les récupérer. Pour M. Rutamucero, il est évident que le régime en place cherchait un prétexte pour l'arrêter pendant ce week-end un peu spécial qui conïncide avec le 9è anniversaire du déclenchement du génocide des Tutsi planifié, organisé, commandité et exécuté, selon lui, par le Frodebu. Il a déclaré être très inquiet pour sa sécurité à cause de cette filature.

AVIS DE MISE EN VENTE

La BANCOBU met en vente un véhicule en circulation dont les caractéristiques sont les suivantes :

Une VOITURE TOYOTA-CORONA, plaque d'immatriculation 01 BA 1210, année de fabrication 1995, n° de châssis AT1900126946.

Ledit véhicule est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité dans l'enceinte de la BANCOBU pendant les heures de service à partir du 08.10.2002. Les offres sous plis fermé devront être adressées à Madame le chef du Département Ressources Humaines et Logistique au plus tard le 25.10.2002.

La BANCOBU se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle dudit véhicule.

 

Retour