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Bujumbura-Burundi.


Burundi - Politique.

L'armée nationale dément catégoriquement qu'un ou plusieurs de ses membres aient participé à la récente conférence-débat du Cndd-Fdd.


Bujumbura, le 2 avril 2002 (Net Press). Selon le site web du Cndd-Fdd, la conférence-débat organisée par ce mouvement à Bruxelles (en Belgique) en date du 30 mars 2002 aura été un "grand succès", ayant connu la participation d'environ 200 personnes, venues d'Europe et d'Afrique, parmi lequelles "Mme Lydia Maximus, vice-présidente de l'AWEPA, M. Barutwanayo Léonidas, Administrateur Général Adjoint de la Documentation (police présidentielle), des membres du CNDD-FDD, du Palipehutu, du G7, particulièrement ceux du Frodebu, des militaires de l'armée gouvernementale, des membres du G10 et des représentants de la société civile avaient répondu à l'invitation".

D'après ce même site, le débat était orienté ce jour-là sur "le rôle de l'armée burundaise dans la tragédie burundaise, les faiblesses et les manquements de l'Accord d'Arusha, l'aspect tricheur qui a caractérisé ses signataires, ce qui fausse actuellement l'application de peu qu'il contient (...)".

Pour se rassurer de la véracité de ces informations, la rédaction a contacté plusieurs personnalités intéressées par cette question.

Le porte-parole de l'armée nationale, le colonel Augustin Nzabampema a catégoriquement démenti la participation de quelques membres que ce soit de l'armée, en déclarant que "c'est une vaste blague !" Il a indiqué qu'il allait, s'il le juge opportun, réagir à l'ensemble de cet article lorsqu'il l'aura lu dans son entièreté.

Une source proche de la documentation nationale a confirmé la participation de M. Léonidas Barutwanayo (ADG-adjoint de la documentation) à cette conférence, mais a tenu à ajouter que "c'était dans le cadre du travail ordinaire" et donc "pour l'intérêt du service". Elle a néanmoins démenti que M. Barutwanayo ait été invité à cette conférence. Selon la même source, il est tout à fait normal que quand il y a un débat public quelque part, sur le Burundi, un agent ou un responsable de la documentation nationale y aille pour s'informer.

Pour leur part, les présidents des partis Raddes et Inkinzo, respectivement MM. Joseph Nzeyimana et Alphonse Rugambarara (toujours membres, en principe du groupe G10), ont déclaré n'être au courant de rien au sujet de cette conférence-débat. Ils ont, tous deux, ajouté qu'"en réalité, le G10 n'existe plus". "Le G10 d'aujourd'hui, c'est simplement les partis ou les gens qui ont soutenu la candidature du président Buyoya pour le pilotage de la transition" a poursuivi M. Nzeyimana, ajoutant que pour tous les autres, c'est l'exclusion. Les deux hommes ont par ailleurs indiqué que s'ils avaient été invités, ils auraient eux aussi pris part à cette conférence-débat, soulignant que l'important, c'est le débat politique qui, à leurs yeux, est devenu impossible au Burundi. Après tout, ont-ils expliqué, "les Cndd, nous sommes avec eux au gouvernement, nous avons été ensemble à Arusha, pourquoi ne pas dialoguer avec eux à Bruxelles ?"

Le président du parti Raddes s'est par ailleurs demandé quand interviendra enfin le cessez-le-feu annoncé depuis longtemps. "On avait dit 3 mois, mais aujourd'hui cela fait 5 mois que le gouvernement de transition est là, le cessez-le-feu reste introuvable. Nous applaudirons des mains et des pieds celui qui nous le ramènera, qui qu'il soit".

Notons enfin que les 5 partis tutsi proches de l'ancien candidat à la présidence de la transition, le colonel Epitace Bayaganakandi, se définissent eux-mêmes comme les "dindons de la farce" parce que "membres des institutions de transition sans réel pouvoir de décision". Ils ont même porté plainte pour "exclusion des institutions de transition" auprès de la CSA (commission de suivi de l'application de l'accord d'Arusha). Au sénat de transition, il n'y a que 4 partis du G10 représentés avec 90% des places réservées à ce groupe qui ont été accaparées par l'Uprona (négociateur).

Burundi - Economie.

La BGF complète ses organes dirigeants.

Bujumbura, le 2 avril 2002 (Net Press).
La "banque de gestion et de financement" (BGF) a réuni ce 1er avril 2002 son tout nouveau conseil d'administration élu lors de l'assemblée générale des actionnaires du 27 mars 2002. Au cours de cette première réunion, le principal point à l'ordre du jour était l'élection du président et du vice-président de ce conseil. C'est MM. Evariste Gatogato et Cyrille Sigejeje qui ont été élus à ces postes respectifs. Les membres du conseil d'administration de la BGF ont par ailleurs élu, au cours de la même réunion, le nouveau comité de gestion de la même banque.

Burundi - Tanzanie - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires continuent leur campagne d'intimidation en Tanzanie aux candidats qui veulent rentrer au Burundi.

Kigoma, le 2 avril 2002 (Net Press)
. Selon des sources sur place dans les camps de réfugiés de Kigoma (Tanzanie), le rapatriement volontaire est difficile d'autant plus que les terroristes-génocidaires continuent leur campagne d'intimidation dans ces camps. Ces criminels vont jusqu'à affirmer à ces candidats au retour au Burundi qu'ils seront exécutés une fois arrivés au pays. Malgré ces intimidations, des Burundais fatigués de l'exil ne cessent de rentrer. C'est ainsi qu'une vingtaine de Burundais regagnent le pays chaque semaine en transitant par la commune Gisuru en province Ruyigi. Ces rapatriés qui sont en majorité originaires de la province Cankuzo se dirigent directement vers leurs collines.

Signalons que 114 rapatriés qui étaient arrivés à Kobero le 28 mars 2002 et qui avaient été provisoirement transférés sur le site de transit de Ruyigi, ont quitté cette province ce 1er avril 2002 pour leurs provinces d'origine.

Burundi - Sport.

Le secrétaire général de la FFB crie au désordre régnant au sein du bureau fédéral.

Bujumbura, le 2 avril 2002 (Net Press).
Au cours d'une conférence publique tenue à l'hôtel Source du Nil ce 1er avril 2002 à l'intention des présidents des clubs de Bujumbura et des journalistes, le secrétaire général de la fédération du football du Burundi (FFB) et président sortant de l'association de football de Bujumbura, M. Hussein Nzisabira a dévoilé au grand jour les malentendus qui minent la FFB. Ces difficultés sont dues à une mauvaise foi de certains responsables qui veulent gérer à leur guise le patrimoine de la fédération, en détournant les fonds normalement alloués à la promotion du football burundais et en procédant parfois à des dépenses fantaisistes et futiles. M. Nzisabira estime que la régression du niveau du football burundais est en grande partie consécutive aux rivalités observables depuis longtemps à la tête de la fédération qui est dirigée par des gens qui ne sont pas à la hauteur de leur tâche, parce que n'ayant pas les compétences requises (ancienneté dans le domaine du football et la volonté manifeste d'oeuvrer à sa promotion).

M. Nzisabira n'a pas ménagé le président et le premier vice-président de la fédération qui dilapident le budget déstiné au fonctionnement de la FFB et qui veulent accaparer entre leurs mains tous les pouvoirs. Selon lui, l'essentiel des décisions devraient être prises par le secrétaire général comme cela se fait ailleurs dans les autres fédérations d'Afrique où les présidents n'interviennent qu'à certaines occasions.

Rappelons qu'à l'issue de sa réunion du 16 mars 2002, le comité exécutif de la FFB a décidé d'interdire à M. Nzisabira "de ne plus effectuer la moindre mission pour le compte de la FFB et de ne plus la représenter devant quelque partenaire que ce soit". Cette sanction aurait été dictée par le fait que M. Nzisabira contournait souvent ses chefs hiérachiques pour plaider ou représenter la FFB au sein de la FIFA sans leur autorisation.

Notons que la lettre de suspension de M. Nzisabira est parvenue aux instances de la FIFA le 19 mars 2002 à Zurich au moment où il y effectuait une mission controversée. Réagissant à cette correspondance pour le moins inattendue, il en a profité pour relater en long et en large tous les problèmes que connaît actuellement la FFB. Les responsables de la FIFA lui ont recommandé qu'il serait préférable de trouver un consensus au sein de la FFB pour ne pas courir le risque d'être exclue de la FIFA.

Tous les présidents des clubs qui sont intervenus au cours de cette conférence n'ont pas caché leur déception. Ils ont regretté que les dirigeants de la fédération détournent les biens de la FFB. Ils ont demandé au conférencier d'adresser une correspondance au ministre de tutelle pour régler ces problèmes à temps. Ils ont enfin émis le souhait de voir se tenir une assemblée générale extraordinaire pour dénoncer toutes les magouilles persistantes au sein de la fédération. Soulignons en passant que les présidents des clubs ont dénoncé la procédure dont se sont déroulées les dernières élections du 24 mars 2002 (pour le remplacement de M. Nzisabira à la tête de l'association de football de Bujumbura) parce que teintées d'irrégularités.

NDLR : Dans notre livraison du 1er avril 2002, nous avons fait état de la capture d'Oussama Ben Laden par un commando américain déguisé en Talibans. Nous tenons à informer notre aimable lectorat qu'il s'agissait en réalité d'un "poisson d'avril".

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AVIS DE MISE EN VENTE

La BANCOBU met en vente un véhicule en circulation dont les caractéristiques sont les suivantes:

Une MITSUBISHI Pajero Long châssis, plaque d'immatriculation 02 BA 0222, Année de fabrication 1992, n° de chassis 00947.

Le dit véhicule est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité dans l'enceinte de la BANCOBU pendant les heures de service à partir du 01. 04. 2002. Les offres sous plis fermé devront être adressées à monsieur le chef du département de l'administration générale au plus tard le 05. 04.2002.

LA BANCOBU se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle dudit véhicule.

AVIS DE MISE EN VENTE

L'ECOSAT met en vente les véhicules dont les caractéristiques sont les suivantes:

1. Camionnette NISSAN 2000 Plaque 76696.
2. Voiture TOYOTA Corolla, Dx 1,3 plaque 80105.

Ces véhicules en état de circulation, peuvent être visités tous les jours ouvrables de 8 heures à 17 heures aux bureaux de l'ECOSAT sis à Musaga, Bld NTARE RUSHATSI.
Les personnes intéressées peuvent remettre les offres sous plis fermés avec mention "OFFRE POUR VEHICULE PLAQUE.....". Une caution de 50.000 FBU sera exigée par véhicule et sera immédiatement restituée par les non-gagnants (sauf en cas de désistement) et déduite du coût du véhicule pour les soumissionnaires gagnants qui ont un délai de 15 jours pour payer et après les formalités douanières.

Date limite du dépôt des offres : Vendredi 05 Avril 2002 à 17 H 30 min.
Ouverture des enveloppes : Lundi le 08 Avril 2002 à 9 heures

L'ECOSAT se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle des véhicules.