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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Politique.

Le G8 dément être en négociation avec le pouvoir en vue du retrait du candidat-président Epitace Bayaganakandi.

Bujumbura, le 21 mai 2001 (Net Press). Suite à une information d'une radio privée locale selon laquelle certains partis du collectif pour la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi auraient abandonné leur candidat officiel pour se rapprocher du gouvernement actuel, ce collectif (plus connu sous le nom de G8) vient de rendre public un communiqué dans lequel il dément avoir "relâché ses actions en vue du changement". Pour ce collectif, "le président Buyoya et son gouvernement devraient constater que leur démarche pour régler la question du cessez-le-feu n'a pas abouti" et "la négociation avec la rébellion ne sera effective qu'avec l'application de l'accord et un gouvernement de transition issu des négociations d'Arusha".

Contacté par la rédaction, le président du parti RADDES (l'un des 8 soutenant la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi pour le pilotage de la transition), M. Joseph Nzeyimana, a indiqué que "le pouvoir continue à dépêcher ses Bashingantahe auprès du G8 pour nous convaincre de les rallier, mais nous restons inflexibles", a précisé M. Nzeyimana. Au sujet de la nouvelle session de San Egidio, le président du RADDES a déclaré que c'est une manière, pour le pouvoir, de jouer les prolongations "qui n'aboutira à rien".

Burundi - Travail.

Les conséquences de la récente hausse des taxes commencent à tomber : 42 personnes mises en chômage technique par la BRARUDI.

Bujumbura, le 21 mai 2001 (Net Press). La BRARUDI (BVrasserie et limonaderie du Burundi) travaille actuellement à perte. Depuis un certain temps, cette unique usine de brassage de bière au Burundi se trouve confrontée à d'énormes difficultés qui l'obligent à diminuer continuellement son personnel depuis l'année dernière. Ce matin, 42 autres agents ont été mis en chômage technique.

La raison principale à l'origine de ce chômage dit "technique" est l'écoulement insuffisant des produits BRARUDI, lui-même consécutif à la récente hausse par le gouvernement des taxes sur certains produits. Ce renvoi des travailleurs de la BRARUDI intervient au moment où les syndicats et les associations des consommateurs ont appelé au boycott des produits BRARUDI dès aujourd'hui et pour 5 jours. Une question se pose dans l'opinion : à qui profite, entre le gouvernement et la BRARUDI, cette hausse des prix, puisque cette dernière est obligée aujourd'hui de mettre en chômage technique ses travailleurs suite à la mévente de ses produits ?

Burundi - Sport.

Une dizaine de sympathisants de PA-AMASEKANYA arrêtés par la gendarmerie alors qu'ils faisaient leur jogging dominical.

Bujumbura, le 21 mai 2001 (Net Press). Dix personnes ont été appréhendées ce dimanche 20 mai 2001 par la gendarmerie nationale, au niveau du jardin sportif du quartier INSS (Rohero). Ces personnes étaient en train de faire leur jogging dominical.

Un peu plus tôt (vers 8h30'), la même gendarmerie avait failli créer la pagaille lorsqu'elle avait entrepris de disperser violemment ces sportifs lorsqu'ils étaient arrivés au niveau du marché central de Bujumbura. Les gens qui étaient au marché et aux alentours ont en effet pris peur, a-t-on remarqué sur place.

Ces sportifs avaient été filés du début à la fin de leur cross par le capitaine Audace Nkurunziza et une quinzaine de ses hommes qui ont fini par en arrêter une dizaine. 3 des 8 sportifs arrêtés ont été écroués dans les cachots du 1er bataillon d'intervention alors que les 5 autres ont été acheminés vers la BSR (Brigade Spéciale de Recherche). Hier en début d'après-midi, ceux qui avaient été conduits à la BSR ont été relâchés alors que ceux qui ont passé la nuit au Bataillon d'intervention ont été transférés ce matin vers cette brigade.

Contacté par la rédaction, le porte-parole de "PA-Amasekanya", M. Gédéon Ntunzwenindavyi s'est déclaré "étonné" que le pouvoir continue à persécuter son mouvement qui n'a d'autre tort que d'appeler les Burundais à se mobiliser pour résister aux terroristes-génocidaires du CNDD, PALIPEHUTU, Interahamwe, ex-FAR, ... M. Ntunzwenindavyi s'est dit d'autant plus étonné que le ministre de la défense nationale, le colonel Cyrille Ndayirukiye avait déclaré il y a quelques jours, sur les ondes de la radio nationale que les citoyens de ce pays ainsi que tous ses résidants doivent se mobiliser pour combattre les milliers de terroristes-génocidaires qui ont quitté la RDC pour le Burundi.

Burundi - Processus de paix.

Le conseil des ministres européens des affaires étrangères appelle les "groupes armées FDD et FNL à cesser les hostilités immédiatement et sans conditions".

Bruxelles, le 21 mai 2001 (Net Press). Le conseil des ministres européens des affaires étrangères a tenu à Bruxelles une réunion à l'issue de laquelle il s'est déclaré profondément préoccupé par le blocage actuel du processus de paix au Burundi. Il s'est aussi déclaré inquété par la poursuite de la violence et par la situation humanitaire du Burundi. Ce conseil a appelé "les groupes armés du FDD et du FNL à cesser les hostilités immédiatement et sans conditions", à rejoindre le processus de paix sans délais et à accepter de négocier un accord de cessez-le-feu. Il a invité tous les signataires de l'accord d'Arusha à coopérer dans un esprit de compromis et d'union nationale à la résolution pacifique du conflit armé, à la reconstruction et au développement. Enfin, ce conseil a interpellé tous les gouvernements de la région à "cesser immédiatement toute forme d'assistance et de coopération directes ou indirectes avec les groupes armés et à faire pression sur eux pour qu'ils rejoignent le processus de paix".

Burundi - Parti.

Le comité provincial du parti UPRONA, aile Mukasi en Mairie de Bujumbura tient une réunion à "Kumugumya".

Bujumbura, le 21 mai 2001 (Net Press). Le comité provincial de l'UPRONA de Mukasi en Mairie de Bujumbura a tenu ce samedi 19 mai 2001 à "Kumugumya" une réunion "élargie", avec un seul point à l'ordre du jour : "la situation politique dans le pays". Etaient aussi présents le président et le vice-président du parti, MM. Charles Mukasi et Léonidas Ndoricimpa.

Les participants ont unanimement rejeté le processus de paix d'Arusha car pour eux, il ne peut ramener la paix, ont indiqué les responsables de ce comité à notre rédaction. Ils ont en outre constaté que le gouvernement actuel est incapable de ramener la paix et la sécurité, étant "caractérisé par des divisions de tout genre", ont précisé les mêmes responsables.

Ils ont fait remarquer que le Burundi retrouvera la paix lorsqu'il aura adhérer aux accords de Lusaka qui "ont clairement indiqué que le FDD, FNl, ex-FAR, Interahamwe sont des forces négatives à désarmer et à traduire devant la justice internationale au lieu d'en faire des partenaires politiques", selon un autre responsable du même parti qui a précisé que le "génocide n'est pas une idéologie".

Les participants à cette réunion ont enfin rappelé que la "vraie UPRONA, c'est-à-dire l'Unité pour le Progrès National" n'a jamais mis les pieds à Arusha. Signalons que cette réunion s'est tenue dans le calme à "Kumugumya" censé abriter la Permanence Nationale de l'autre aile de l'UPRONA, celle qui est reconnue par le pouvoir.

Burundi - Processus de paix.

5 associations de Burundais de la diaspora lancent un "appel patriotique" au président Buyoya pour qu'il se retire du pouvoir à temps et dans l'honneur.

Bruxelles, le 21 mai 2001 (Net Press). 5 associations de Burundais de la diaspora, à savoir AC Génocide-Benelux, AC Génocide-Canada, AC Génocide-Suisse, ASP-Burundi (Belgique) et AIPG (Canada), viennent d'adresser une nouvelle fois une lettre ouverte au président Buyoya l'invitant à prendre "de la hauteur vis-à-vis de la dangéreuse tendance des politiciens" de son entourage immédiat. Ces associations sont en effet convaincues qu'"ainsi débarrassé d'inspiration à courte vue de courtisans intéressés", l'actuel chef de l'Etat "ne manquera pas de réaliser qu'il est de l'intérêt supérieur de la Nation", de son propre intérêt et de celui de la prostérité qu'il se retire "immédiatement du pouvoir afin de débloquer la situation et de tirer le pays de l'impasse actuelle qui complique et aggrave davantage la tragédie burundaise". Car pour elles, l'actuel blocage est venu du gouvernement.

Ces associations qui espèrent que le président Buyoya tiendra compte de leur "appel patriotique", ont conclu leur lettre ouverte en assurant le chef de l'Etat que s'il se retire "en Grand", la patrie lui en sera toujours reconnaissante. (Voir www.cbinf.com/net press, rubrique "Agora").

 

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longtemps, certaines mauvaises langues la disaient finie et sur le point de