NET PRESS
Burundi - Politique.
Le colonel Jean-Baptiste Bagaza très bientôt de retour au pays.
Bujumbura, le 21 mai 2002 (Net Press). C'est ce qu'on apprend de source très bien informée à Bujumbura. Le retour du président du "parti pour le redressement national" (Parena) devrait coïncider avec un congrès national de cette formation qui n'exclut pas l'éventualité d'intégrer les institutions de transition mais qui se refuse à y entrer pour faire de la figuration. Quelques petits détails techniques sont en train d'être mis au point pour permettre ce retour tant attendu par les sympathisants de l'ancien chef de l'Etat, retour annoncé plusieurs fois par le passé sans jamais se concrétiser.
Burundi - Politique.
Le porte-parole du Palipehutu-Fnl aurait été tué lors des dernières querelles intestines au sein de ce mouvement.
Bujumbura, le 21 mai 2002 (Net Press). C'est ce qu'on apprend aujourd'hui dans la capitale burundaise de source bien informée et proche du G7. Ainsi donc, M. Anicet Ntawuhiganayo n'est pas en "résidence surveillée" comme l'avait annoncé dernièrement celui qui détient son téléphone mobile et qui ne trouve rien d'anormal au fait que le porte-parole du Palipehutu-Fnl ait été tué, puisqu'il "est (ou était) militaire". Il aurait été tout simplement abattu, lui et 2 de ses proches collaborateurs à savoir Alexandre Niyonzima (un ancien étudiant en médecine membre du Palipehutu et signataire d'une lettre ouverte au président Buyoya en 1988 et son frère Hyacinthe qui venaient tous les deux de regagner le pays pour faire la guerre dans Bujumbura rural pour le compte du Palipehutu-Fnl) par les hommes d'Agathon Rwasa, "suite à un malentendu", précise la même source. En fait, son chef hiérachique aurait soupçonné son adjoint de vouloir le tuer et aurait pris le premier l'initiative de le liquider, étant convaincu que son porte-parole était désormais à la solde du Frodebu et du pouvoir de Bujumbura. Ce serait d'ailleurs cela qui expliquerait les déclarations tonitruantes et triomphalistes de M. Agathon Rwasa sur les radios locales au lendemain du fameux week-end de "mutinerie" (comme l'avaient un peu trop vite conclu les media locaux) au sein de ce mouvement.
Burundi - Enseignement.
Le mouvement de grève des enseignants s'amplifie et les élèves entrent dans la danse.
Bujumbura, le 21 mai 2002 (Net Press). Le mouvement de grève des enseignants du secondaire entamé dès lundi le 13 mai 2002 ne semble pas se diriger vers son épilogue. Loin de s'apaiser, la grève prend de nouvelles allures à mesure que des déclarations menaçantes proférées par le ministre Mpawenayo à l'endroit du personnel enseignant (qui ne demande ni moins ni plus que leur carrière soit revalorisée), se multiplient. Ce matin, les élèves des écoles publiques du Nord de la capitale, lassés de chômer seuls, se sont décidés à aller faire sortir de leurs salles de cours, tous les élèves des écoles privées qui ne souffrent pas du manque d'enseignants. Ce mouvement des élèves a créé un certain désordre dans la capitale, car les forces de l'ordre ont tenté de déjouer le mouvement mais sans y parvenir vu la supériorité numérique de ces élèves délaissés par des enseignants en mal de rémunération. Soulignons que dans la mêlée, 2 policiers et un élève ont été blessés. Une dizaine d'autres élèves auraient été arrêtés et conduits vers la PSP (police de sécurité publique).
Au même moment, le président du syndicat CONAPES, M. Philbert Ngezahayo a été conduit par le directeur provincial de l'enseignement en mairie de Bujumbura, M. Nathan Kana, au cabinet du ministre Prosper Mpawenayo, aux environs de 9h. A l'issue des entretiens que ce représentant des enseignants a eus avec le ministre de tutelle qui, au lieu d'écouter les doléances des enseignants, se complait à signer des communiqués les appelant à la reprise immédiate de leur travail, M. Ngezahayo a indiqué qu'en tant que représentant de tous les enseignants du secondaire, il ne saurait s'engager immédiatement, malgré toutes les intimidations dont il venait d'être l'objet pendant plus de 5 heures. Soulignons que les syndicats des enseignants de l'école primaire (STEB et SLEB) ont déjà déposé un préavis de grève depuis hier le 20 mai 2002. Leur mouvement de grève où seront inclus même les administratifs entrera en vigueur dès le 28 mai 2002. Certains enseignants des écoles primaires de Rumonge et de Bubanza avaient déjà emboîté le pas à leurs amis du secondaire tandis que ceux de Ngozi menacent d'entamer la grève plus tôt que prévu.
Burundi - Télécommunications.
L'aboutissement des négociations sur l'accord d'interconnexion et d'exploitation entre Onatel et Telecel serait-il irréversible?
Bujumbura, le 21 mai 2002 (Net Press). A la lecture du communiqué de presse de l'agence de régulation et de contrôle des télécommunications (ARCT) de ce 20 mai 2002, qui informe que "tous ceux qui sont intéressés par les négociations sur l'accord d'interconnexion et d'exploitation entre les réseaux de l'Onatel et de Telecel qu'elles viennent d'aboutir", on est tenté de s'interroger si l'aboutissement de ces négociations sera effectif quand on sait que le bras de fer entre ces 2 sociétés a généré bien de remous. En effet, ce communiqué a fait savoir que "cet avenant est le résultat des travaux d'une commission technique composée des représentants de la direction et du personnel des deux sociétés avec la facilitation d'un représentant du ministère des transports, postes et télécommunications".
La rédaction a contacté le représentant syndical de l'Onatel, M. Léonard Mukerantore qui s'est dit étonné par ce communiqué. Selon lui, tout le personnel ignore le contenu du rapport de la commission technique mixte puisque leur direction a toujours tenu au secret pour des raisons encore inconnues et s'interroge si on ne veut pas mettre tout le personnel de l'Onatel devant un fait accompli. Le représentant du syndicat de l'Onatel s'est dit un peu optimiste, car il ne pense pas que cet avenant viendrait pour nuire aux intérêts de leur entreprise car dans ce cas, a-t-il fait savoir, "nous ne resterons pas les bras croisés".
Burundi - Justice.
Les parlementaires du Burundi ont-ils finalement décidé de se faire justice auprès des populations qu'ils représentent ?
Bujumbura, le 21 mai 2002 (Net Press). Très tôt ce matin, un véhicule de marque Toyota Hi-Lux, plaque 03BA0606, de la société BOC et appartenant au député Rwankineza, était garé devant la porte d'entrée de l'alimentation "Le Caddie" (juste à côté de la PAFE), appartenant à M. Isaac Budabuda, locataire du député Rwankineza. Ce dernier a ainsi choisi de se faire justice lui-même en bloquant l'entrée de cette alimentation, puisqu'à côté de sa camionnette, il avait "dépêché" un camion Mercedès de sa société. Selon les témoignages recueillis sur place, M. Rwankineza avait écrit à M. Budabuda pour lui signifier de disponibiliser au plus vite les locaux sans préciser les raisons l'ayant poussé à agir de la sorte. Par après, il lui avait envoyé une deuxième correspondance le chassant pour des "raisons personnelles". Hier soir, il a fait couper l'éclairage de cette alimentation dont le propriétaire s'est rabattu sur un groupe électrogène. Sur place, les gens ne comprenaient pas comment un député, sensé défendre les intérêts des populations, transgresse la loi pour se faire justice lui-même. Pour la plupart des gens interrogés par notre reporter, quand bien même le député Rwankineza aurait "toutes les raisons du monde" de chasser son locataire, il aurait dû recourir à la justice. Certains se sont même plaints de ces autorités qui demandent aux populations de respecter la loi alors qu'elles-mêmes les violent les premières.
Burundi - Afrique du Sud.
La population de Rumonge très inquiétée par les agissements du contingent sud-africain.
Bururi, le 21 mai 2002 (Net Press). Dans la matinée de ce 20 mai 2002, des troupes sud-africaines ont "visité" pour la troisième fois la commune de Rumonge, à l'insu des autorités locales. Il était vers 9 h 30 quand un gros hélicoptère sud-africain s'est posé par deux fois en secteur Kagongo, zone Kizuka (commune Rumonge). Pris de panique, le chef de cette zone, M. Schadrack Ndikumana a alerté les autorités administratives et militaires de la commune. Alors que celles-ci s'apprêtaient à se rendre sur le terrain, les soldats sud-africains, certainement inquiétés par l'attroupement de la population locale et des jeunes gardiens de la paix, ont laissé tomber de faire ce qu'ils avaient entrepris dès leur arrivée : prise de photos et d'images vidéo et dressage des croquis.
La population de Rumonge est d'autant plus inquiète que cette "visite" constitue une troisième du genre en l'espace de très peu de temps et que les soldats sud-africains choisissent chaque fois des zones de très forte insécurité, inaccessibles et où sont constamment signalés des mouvements des terroristes-génocidaires se rendant en province de Bujumbura rural. Il y a deux semaines, le gros hélicoptère de l'armée sud-africaine s'était posé, alors que les autorités locales n'en étaient pas informées, à Kinani, zone Kizuka, commune Rumonge. Le 1er avril 2002, deux jeeps sud-africains avaient tenté de prendre des photos de l'école primaire Rumonge I et de cette ville, avant d'en être empêchés par la population locale et les gardiens de la paix. Les militaires sud-africains avaient tenté de se rendre, ce même jour, à Mabanda mais avaient été interceptés au chef-lieu de la province Makamba, avant d'être refoulés le lendemain sur Bujumbura. Sur place à Rumonge, l'inquiétude est grande et on se demande pourquoi les Sud-africains ont choisi cette commune et non une autre, ou alors pourquoi ils ne se posent pas sur des terrains (ou pistes) d'atterrissage connus au lieu des coins reculés, proches de la brousse. Certains vont jusqu'à s'imaginer que ces soldats voudraient même appuyer les terroristes-génocidaires puisqu'ils préfèrent apparemment les zones où ceux-ci peuvent se trouver.
Burundi - Justice - Politique.
"Le seul chef d'accusation porté contre M. Diomède Rutamucero reste la manifestation non-violente du 2 mai 2002", estime le porte-parole de PA-Amasekanya.
Bujumbura, le 21 mai 2002 (Net Press). Au 19ème jour de l'incarcération de son président, le mouvement d'autodéfense et anti-génocide "PA-Amasekanya", par le biais de son porte-parole, vient de sortir de ses réserves pour battre en brèches toutes les accusations portées contre M. Diomède Rutamucero par le ministère public. M. Gédéon Ntunzwenindavyi s'en prend particulièrement au procureur général de la République qu'il accuse d'être à la fois "juge et partie", mais aussi de s'être "substitué aux enquêteurs auxquels il revenait d'apprécier l'opportunité de conduire ou non M. Rutamucero devant le procureur de la République".
Cela constitue, aux yeux du porte-parole de PA-Amasekanya, la "preuve de l'arbitraire et de la machination que le point de presse du 17 mai 2002 n'est pas parvenu à voiler". Et d'ajouter que "même dissimulé, le seul chef d'accusation porté contre le président de PA-Amasekanya reste la manifestation non-violente du 2 mai 2002 qui aura bloqué, ne fût-ce que provisoirement, la formalisation de l'amnistie des génocidaires par l'assemblée de Kigobe". Pour PA-Amasekanya, cette arrestation s'inscrit dans une "logique de revanche personnelle" et il faudrait finalement procéder à l'incarcération des enquêteurs de l'ONU qui ont produit le rapport S/1996/682 si "accuser le Frodebu et ses dirigeants d'avoir commis le génocide des Tutsi s'appelle 'insultes graves' passibles de peine d'emprisonnement".
Signalons en passant que le porte-parole de PA-Amasekanya accuse le procureur général d'être l'un des signataires du document intitulé "Imfyisi igutwara igitungwa ikagutanga kuraka"au lendemain de l'assassinat du président Melchior Ndadaye. "A la manière des déclarations du Dr. Jean Minani sur les media rwandais", ajoute la déclaration de PA-Amasekanya, ce document s'illustre par un contenu porteur d'encouragements et de justifications du génocide des Tutsi que le Frodebu était alors en train de perpétrer. D'après M. Ntunzwenindavyi, "les rescapés du génocide, dont les militants de PA-Amasekanya, n'entendent subir le génocide en silence et assument pleinement leur devoir de constituer un obstacle à l'amnistie des terroristes génocidaires du Frodebu qu'ils ne se lasseront jamais d'accuser ouvertement et publiquement". Et de conclure en indiquant que son mouvement "tient d'ores et déjà personnellement responsable pour tout ce qui pourra arriver à M. Diomède Rutamucero, de nature à porter atteinte à son intégrité physique, le procureur général de la République qui a fait du cas Rutamucero une affaire personnelle".
Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires commettent des ravages à Ruyigi.
Ruyigi, le 21 mai 2002 (Net Press). Les terroristes-génocidaires ont attaqué dans la nuit du 20 au 21 mai 2002, le centre de négoce de Mwegereza, en commune Gisuru. Au cours de cette attaque, ils ont pillé dans beaucoup de ménages et ont kidnappé le chef de la zone Kabanga qui est toujours porté disparu. Actuellement, ces terroristes-génocidaires sont signalés dans les communes Nyabitsinda et Kinyinya. Rappelons qu'un autre groupe de ces criminels avait attaqué dans la nuit du 18 au 19 mai 2002 la localité de Nyagutoha, en zone Rusengo, commune Ruyigi où ils ont blessé une personne et pillé dans 30 ménages.
Rectificatif : Contrairement à ce qui avait été annoncé dans notre édition du 19 mai 2002, tous les 3 présumés putschistes d'avril 2001 n'étaient pas assistés, durant la séance de confirmation du 16 mai 2002, par Maîtres Déo Ndikumana et Jean Nsengiyumva. Ceux-ci plaidaient la cause des deux militants du Parena, tandis que Me Raphaël Gahungu plaidait celle du lieutenant Gaston-Pasteur Ntakarutimana. A noter également que les détenus ont été jugés au conseil de guerre et non à la cour militaire comme initialement annoncé. Les 3 avocats de la défense ont immédiatement interjeté appel auprès de la cour militaire.
La BANCOBU met en vente un véhicule en bon état dont les caractéristiques sont les suivantes :
Une MITSUBISHI Pajero Long châssis, plaque d'immatriculation 02 BA 0222, Année de fabrication 1992, n° de châssis 00947.
Le dit véhicule est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité dans les enceintes de la BANCOBU pendant les heures de service à partir du 20.05.2002. Les offres sous plis fermé devront être adressées à Monsieur le chef du Département Administration Générale au plus tard le 31.05.2002.
La BANCOBU se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle dudit véhicule.