NET PRESS

Burundi - Processus de paix.
Le président Buyoya se rend finalement en Afrique du Sud.
Bujumbura, le 21 juin 2001 (Net Press). Après plusieurs reports, le président Buyoya a finalement pris l'avion dans la matinée de ce 21 juin 2001 à destination de Pretoria (Afrique du Sud), pour une visite de travail qui ira jusqu'au 23 juin 2001, selon une source officielle. Il conduisait une délégation forte de 22 personnes dont des membres du gouvernement, des conseillers principaux à la présidence de la République, des hauts officiers de l'armée nationale, un directeur d'hôpital, des agents de sécurité, un maître d'hôtel ainsi que le médecin personnel du chef de l'Etat. Rappelons qu'une autre délégation gouvernementale se trouve en Afrique du Sud depuis une semaine.
Signalons qu'en Afrique du Sud, comme dans une bonne partie de l'Afrique australe, devait se produire aujourd'hui une éclipse du soleil, et nous espérons que les délégués burundais ont pris leurs dispositions et ont donc acheté des lunettes appropriées. Sinon, gare à eux ou plutôt à leurs yeux.
Burundi - Processus de paix.
Les poids lourds du Frodebu-Minani retournent en Afrique du Sud moins de 24 heures après leur retour au pays.
Bujumbura, le 21 juin 2001 (Net Press). Les tenors du Frodebu, aile Minani, qui venaient de séjourner en Afrique du sud une semaine durant sont rentrés hier soir et se sont gardés de faire de déclaration à la presse. Ce matin, la rédaction est parvenue à contacter le candidat du G7 Domitien Ndayizeye, avant son nouveau départ pour l'Afrique du Sud avec tous ses amis de la direction du Frodebu-Minani. Il a indiqué que leurs consultations avec le médiateur Mandela se sont déroulées dans un climat d'entente mutuelle. Les échanges tournaient autour des moyens à mettre en oeuvre pour lever les blocages à la mise en application de l'accord de paix et cela a été bien expliqué au médiateur qui aurait "compris" les leaders du Frodebu. L'objectif était et reste, selon M. Ndayizeye, d'amener le G10 à faire des concessions pour s'entendre sur un candidat unique à la présidence de la première phase de la transition. "Si la situation reste confuse, le médiateur devra se rabattre sur une tierce personne", a ajouté M. Ndayizeye.
Pour les observateurs, il n'est pas si certain que le médiateur a compris les délégués du Frodebu puisqu'il les a rappelés quelques heures plus tard.
Burundi - Justice.
L'avocat d'un des présumés détourneurs de mineures demande la libération de son client.
Bujumbura, le 21 juin 2001 (Net Press). L'avocat-conseil de M. Benoît Ndorimana (l'une des personnes impliquées dans l'affaire du "détournement des mineures"), Me Isidore Rufyikiri, vient d'écrire au procureur général de la République pour solliciter la liberté provisoire en faveur de son client. Car, selon son avocat qui se dit "franchement attaché à la protection de la pudeur et des mineurs" autant que le procureur général de la République, à la lumière du contenu réel du dossier de son client, celui-ci ne mérite guère la privation physique de sa liberté.
Selon Me Rufyikiri, il n'existe pas de charges suffisantes de culpabilité pesant contre son client, tout comme il n'y a aucune nécessité absolue pour que ce dernier soit gardé en détention préventive. En outre, ajoute-t-il, M. Ndorimana n'est pas un récidiviste puisque son casier judiciaire est vierge de tout antécédent du genre. En conséquence, Me Rufyikiri demande au procureur général de la République d'accéder à sa requête et de redonner sa liberté, tout au moins provisoire, à M. Ndorimana. Il indique que cette décision demande du courage et du sens de responsabilité car il s'agira de "devoir contrarier certains esprits ou de déjouer certains calculs obscurs qui sont soupçonnés derrière cette affaire en ce qui concerne la personne" de son client. (Voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Parti politique.
Le parti Parena exprime sa solidarité avec les réfugiés intérieurs et extérieurs.
Bujumbura, le 21 juin 2001 (Net Press). Dans une déclaration rendue publique par le parti de l'ancien président de la République Jean-Baptiste Bagaza à l'occasion de la journée internationale pour les réfugiés, le parti Parena exprime sa solidarité avec les réfugiés intérieurs et extérieurs dans les malheurs qu'ils sont obligés d'endurer par faute de leurs concitoyens parvenus au pouvoir pour gérer non au profit de la nation entière mais uniquement à leurs intérêts. Ce parti regrette que le gouvernement gaspille l'argent qui pourrait être servi à la prévention du sida, de l'ignorance et de la faim des milliers de réfugiés intérieurs et extérieurs que leur impose la situation de non-Etat initié par le Frodebu et l'Uprona depuis 1993. Ces deux partis sont accusés par le Parena de continuer d'aggraver la situation jusqu'à nos jours avec leur partenariat. (Voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Tanzanie - Sécurité.
Des signes encourageants de bonne collaboration entre les autorités burundaises et tanzaniennes des provinces frontalières à Kagera ...
Kigoma, le 21 juin 2001 (Net Press). Des sources sur place à Kigoma font état d'une attitude plutôt hostile des autorités de la province tanzanienne de Kagera face aux terroristes-génocidaires burundais. Selon les mêmes sources, dans la nuit du 18 au 19 juin 2001, une incursion des terroristes-génocidaires burundais venus de la Tanzanie a été signalée dans la commune de Mishiha dans la province Cankuzo par les responsables tanzaniens. Ces faits ont été confirmés par les autorités de cette province qui ont ajouté que cette attaque visait le vol des vaches. Malheureusement pour ces terroristes-génocidaires, ces dernières avaient été déjà évacuées et mises sous protection des forces de l'ordre.
Désemparés, ils sont retournés en Tanzanie, dans la province de Kagera pour la même sale besogne. Là aussi, ils ont bouté sur un roc parce que les forces de l'ordre tanzaniennes leur ont opposé une résistance farouche. Elles en ont tué 2, capturé 3 et récupéré armes et munitions et ont continué à poursuivre ces tueurs dans le fin fond de Kigoma. Hier, le gouverneur de la province Cankuzo s'est personnellement rendu en Tanzanie pour remercier les autorités de la province de Kagera pour cette attitude.
Les mêmes sources, tout en saluant les efforts et les bonnes relations de bon voisinage des responsables de la province Kagera, déplorent la méfiance des autorités de Kigoma qui ne veulent pas dialoguer avec leurs homologues burundais dans le but de mettre un terme aux incursions des terroristes-génocidaires. Cette méfiance est due aux pressions exercées sur les autorités de Kigoma par les réfugiés burundais qui sont très nombreux dans cette contrée. En effet, le gros de la population de la place est constituée de réfugiés burundais de 1972, 1988, 1991 et 1993. Les plus anciens se sont convertis en commerçants, représentants du peuple ou en responsables administratifs à des niveaux divers. "Il y a d'ailleurs des conseillers du gouverneur de Kigoma originaire du Burundi", ont confié les mêmes sources. Et de conclure, "avec cette complexité des choses, le gouverneur de Kigoma ne peut pas prendre des mesures draconiennes à l'encontre de ses 'frères indirects'".
Burundi - Parti politique.
L'Uprona de Mukasi fustige les "contre-vérités des Frodebistes de Kumugumya".
Bujumbura, le 21 juin 2001 (Net Press). Le parti Uprona, aile Mukasi vient de réagir, à travers un communiqué de presse, contre ce qu'il appelle une "campagne de désinformation des frodebistes de Kumugumya" dans le but de "glaner l'un ou l'autre adhérant à la cause perdue" et de "garder les quelques égarés friands de menues prébendes".
En effet, selon ce parti, à l'occasion de la participation de son président, M. Charles Mukasi au "forum sur les dangers de l'ethnisme dans les pays des Grands-Lacs" organisé à Genève du 11 au 13 juin 2001, "les frodebistes de Kumugumya et d'ailleurs colportent des contre-vérités flagrantes".
Ainsi, l'Uprona de Mukasi dément les allégations selon lesquelles son président serait parti en "mission tous frais payés par Pierre Buyoya dans le cadre de la réunification du parti Uprona et la réconciliation entre les Badasigana et les frodebistes". Le même parti dément que son président ait "pris le large", comme l'affirment leurs détracteurs sousmentionnés, parce qu'effrayé par les effets qu'allait produire le mémorendum "incendiaire" qu'il a dernièrement adressé au président du conseil de sécurité des Nations Unies.
Pour ce parti, c'est en sa qualité de porte-flambeau de la lutte contre le génocide que le président Mukasi a participé au forum de Genève. Enfin, l'Uprona de Mukasi invite le peuple burundais à se mobiliser pour refuser "le nouvel asservissement qui lui a été imposé par le pouvoir en place" avec les "accords scélérats d'Arusha qui replacent le Burundi sous la tutelle de l'ONU par le biais de son Gouverneur Général Berhanu Dinka" (voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").
