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Bujumbura-Burundi.


Burundi - Processus de paix.

PA-Amasekanya manifeste sa farouche opposition à Arusha devant la salle abritant une réunion de la CSA.

Bujumbura, le 22 avril 2002 (Net Press). La commission de suivi de l'application de l'accord de paix d'Arusha (CSA) a débuté ce matin à l'hôtel Source du Nil sa 8ème session pour une durée de 5 jours. Dans son discours d'ouverture, le président de la CSA, l'ambassadeur Berhanu Dinka a indiqué que le gouvernement américain a déposé au fonds d'affectation spéciale des Nations-Unies un montant d'un million de dollars pour contribuer à la mise en oeuvre de l'accord d'Arusha. Il a en outre déclaré que pour témoigner "l'appui de la communauté internationale au processus de paix", une mission des 15 pays membres du conseil de sécurité de l'ONU visitera le Burundi du 5 au 6 mai 2002 au cours de sa tournée dans la région des Grands-Lacs. Après ce discours, la presse a été invitée à plier bagages.

Presqu'au même moment, un groupe de plusieurs dizaines de manifestants du mouvement d'autodéfense PA-Amasekanya a fait irruption dans la cour de l'hôtel défiant ainsi la garde des militaires sud-africains et burundais qui s'occupent de la protection rapprochée des dignitaires.

Ces manifestants ont essayé de forcer l'entrée de l'hôtel, mais en vain. C'est ainsi qu'ils ont commencé à entonner des chants dénonçant l'accord d'Arusha et le parti Frodebu qu'ils accusent d'avoir planifié et exécuté le génocide des Tutsi déclenché en octobre 1993 et qui se poursuit jusqu'aujourd'hui. Ils ont par la suite distribué des écrits sur lesquels l'on pouvait lire les habituels slogans de ce mouvement : "Non à l'accord d'Arusha qui amnistie les auteurs du génocide des Tutsi et massacre des Hutu non-acquis à cette idéologie"; "Non à l'accord d'Arusha qui sacrifie la souvernaité nationale"; "Non à l'accord d'Arusha qui est contre la déclaration universelle des droits de l'homme"; ...

Après cette manifestants, la centaine de membres de PA-Amasekanya a rebroussé tranquillement chemin.

Rappelons qu'une manifestation pareille avait eu lieu en date du 6 mars 2002 lors de la clôture du premier séminaire de la campagne d'explication de l'accord d'Arusha.

Notons enfin que les points qui figurent à l'ordre du jour de cette session sont entre autres le règlement des différends entre les parties signataires par la CSA, la définition des relations de la CSA avec les autres institutions de transition en rapport avec son statut et les infomations sur les dispositions prises par le gouvernement pour la mise en oeuvre des recommandations de la commission indépendante sur la question des prisonniers et des conditions carcérales au Burundi par le ministère de la justice, M. Fulgence Dwima-Bakana.

Burundi - Société.

Des Burundais de la diaspora se plaignent des ravages d'un ancien terroriste-génocidaire qui a fait défection pour se convertir en escroc professionnel.

Paris, le 22 avril 2002 (Net Press). Depuis plusieurs jours, un citoyen burundais établi à Dar-es-salaam, très vraisemblablement ancien activiste au sein des mouvements terroristes-génocidaires, adresse des messages e-mail aux Burundais vivant à l'extérieur, diplomates y compris, pour leur extorquer de l'argent en se faisant passer pour un ami ou un proche parent des nombreuses victimes de sa vaste et grossière escroquerie.

Selon nos informations, ses procédés sont très simples : il envoie un message personnel et se présente sous le nom d'un ami ou un proche parent de sa victime, au nom duquel il demande par exemple l'envoi d'urgence de 1000 dollars américains ou plus, en prenant soin de demander le code et le n° de transfert qu'aura donnés à la personne escroquée le bureau local de Western Union. Dès qu'il dispose de tous ces éléments, il se présente automatiquement au guichet de Western Union de Dar-es-Salaam (Tanzanie) où il perçoit le montant.

Ainsi, plusieurs de ses compatriotes ont été victimes de cette grossière escroquerie mais la majorité a honte de le dire. Après avoir perçu le montant, l'escroc, un ancien terroriste-génocidaire qui agirait seul ou au nom de son groupe, envoie à sa victime un nouveau message pour se moquer d'elle et la "remercier" pour le geste qu'elle vient de poser "en faveur des réfugiés". Ses victimes continuent néanmoins à se poser tout un tas de questions parmi lesquelles figure notamment celle de savoir si cet escroc présente réellement une carte d'identité quelconque au bureau de Western Union lorsqu'il va toucher l'argent, car en principe, cela est exigé en plus du code et du n° de transfert que l'expéditaire donne au bénéficiaire. Sinon, cela signifie que cet escroc a des complices au sein de la banque qui représente Western Union à Dar-es-salaam.

A ce rythme, certaines de ses victimes sont convaincues qu'elles sont en train de financer la guerre des terroristes-génocidaires ou d'enrichir un escroc qui a fait défection au sein de ces mouvements.

Tous ceux qui ne sont pas encore tombés dans un piège pareil sont appelés à être plus prudents et à vérifier d'abord que le bénéficiaire est réellement un de leurs proches et non un simple filou.

Burundi - Sécurité.

L'administration territoriale dément formellement que 60 personnes aient été récemment tuées dans un camp de déplacés de Nyanza-Lac.

Makamba, le 22 avril 2002 (Net Press). Il y a quelques jours, des informations faisant état d'un massacre de 60 civils dans le camp de déplacés de Biniganyi en commune de Nyanza-Lac par des terroristes-génocidaires du Cndd-Fdd. Contacté par la rédaction ce matin, l'administrateur communal de Nyanza-Lac (province Makamba), M. Evariste Ciza, a fait savoir que de telles informations sont "très fausses". Il a malheureusement regretté la mort de 2 personnes (une femme et un jeune garçon de 12 ans), 4 blessés et 43 maisonnettes brûlées qui constituent le bilan des attaques perpértées par les FDD en date du 18 avril 2002. Il a indiqué que ces terroristes-génocidaires se sont rués sur le camp et ouvert le feu indistinctement sur les déplacés, les dépouillant de tout. L'administrateur communal de Nyanza-Lac a ajouté que les forces de l'ordre ont entrepris de vastes opérations de ratissage contre ces criminels dans la localité de Kazirabageni où ces derniers profitent de la végétation luxuriante pour se camoufler.

Burundi - Rapatriement.

Les rapatriés rentrent massivement à Nyanza-Lac mais les terroristes-génocidaires tentent toujours de les en empêcher.

Makamba, le 22 avril 2002 (Net Press). La politique de rapatriement massif des réfugiés, prônée par le gouvernement est farouchement combattue par les terroristes-génocidaires qui essayent par tous les moyens de la saper. Selon des sources sur place à Nyanza-Lac, plus de 400 rapatriés ont été enregistrés au cours du mois d'avril 2002 portant ainsi à 5870 le nombre de réfugiés déjà rentrés de la Tanzanie depuis l'année 2000.

D'après les mêmes sources, les terroristes-génocidaires basés en Tanzanie voient d'un mauvais oeil ce dépeuplement progressif des camps de réfugiés en Tanzanie parce qu'ils leur servent de pépinière de combattants d'une part et d'autre part des lieux de camouflage et d'hébergement quand ils sont poursuivis par l'armée nationale. C'est cela qui expliquerait en grande partie ces attaques à répétition dans les camps de déplacés nouvellement rentrés de la Tanzanie.

AVIS DE MISE EN VENTE

La BANCOBU met en vente un véhicule en circulation dont les caractéristiques sont les suivantes:

Une MITSUBISHI Pajero Long châssis, plaque d'immatriculation 02 BA 0222, Année de fabrication 1992, n° de chassis 00947. Le dit véhicule est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité dans l'enceinte de la BANCOBU pendant les heures de service à partir du 15. 04. 2002. Les offres sous plis fermé devront être adressées à monsieur le chef du département de l'administration générale au plus tard le 22. 04.2002 (contrairement à ce qui avai été annoncé dans "Net Press" du 15 et du 16 avril 2002). LA BANCOBU se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle dudit véhicule.