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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Processus de paix.

Finalement, seul le G8 répondra à l'invitation de l'équipe de la Facilitation ...

Bujumbura, le 22 mai 2001 (Net Press). Du 24 au 25 mai 2001 devrait se tenir à Arusha un sommet sur le processus de paix inter-burundais, auquel ont été invités tous les partis du G10, la dizaine d'officiers de l'armée nationale qui s'étaient dernièrement rendus en Afrique du Sud pour des entretiens avec le médiateur Nelson Mandela, ainsi que les "Bashingantahe (sages) de la société civile" qui étaient à leurs côtés. Ces "Bashingantahe", réputés pour la plupart d'être des proches du pouvoir auraient déjà décliné cette invitation.

Pour sa part, l'UPRONA négociateur vient d'indiquer, dans un communiqué de presse rédigé en langue nationale, qu'il n'entend pas répondre à cette invitation car, pour lui, "l'urgence ne réside pas, actuellement, dans la course aux strapontins", allusion faite à l'ordre du jour de ce sommet comme l'a annoncé la presse locale qui croit savoir (mais l'information a été confirmée par plusieurs sources indépendantes, dont notamment quelques invités à ce sommet) qu'un seul point sera étudié : la mise en place des institutions de transition.

De son côté, le PARENA a indiqué qu'il n'a pas encore tranché de l'opportunité de participer ou pas à ce sommet. Seul le G8 a donc officiellement confirmé sa participation et ce groupe de 8 partis promoteurs de la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi entend soutenir jusqu'au bout son candidat, pour lequel ces partis déclarent être soudés. La rédaction n'est pas encore en mesure de confirmer ou d'infirmer la participation des 10 hauts gradés de l'armée nationale.

Burundi - Société - Economie.

L'appel des syndicats largement suivi à Bujumbura.

Bujumbura, le 22 mai 2001 (Net Press). L'appel des syndicats pour un boycott des produits Brarudi pour 5 jours a été largement suivi hier 21 mai 2001, jour du lancement de ce mouvement de protestation, a-t-on constaté dans la capitale. En effet, presque tous les bars étaient déserts. Seuls quelques étrangers et de très rares inconditionnels de la mousse ont fréquenté les bars dans la journée et la soirée d'hier.

Partout, dans les quartiers populaires de la capitale comme au centre-ville, les différents débits de boisson où grouille habituellement beaucoup de monde, étaient déserts. Les longues files de véhicules garés habituellement près de ces lieux chaque soir, étaient invisibles hier soir; tellement que le ministre des Finances, M. Charles Nihangaza a dû appeler les Burundais, sur les ondes de la radion nationale, à ne pas "se faire tromper" par les syndicalistes, puisque, selon lui, la récente mesure portant hausse des taxes sur certains produits (dont ceux de la Brarudi) a été prise dans l'intérêt des citoyens. Rappelons que ce boycott a été décidé par ces syndicats pour forcer le gouvernement à revenir sur "ces mesures impopulaires" de hausse des taxes indirectes. Ces syndicats n'ont pas usé de l'intimidation et les Burundais ont donc spontanément et massivement répondu à leur appel.

Burundi - Francophonie.

Le Burundi empêché de participer à l'assemblée générale de l'agence universitaire de la Francophonie.

Montréal, le 22 mai 2001 (Net Press). La délégation burundaise qui devait participer cette semaine à l'assemblée générale de l'agence universitaire de la francophonie (AUF) qui se tient actuellement au Québec (Canada), s'est vue refuser le visa d'entrée au Canada par l'ambassade de ce pays à Paris. Signalons que cette délégation comprenait l'ancien recteur de l'Université du Burundi, M. Gibert Midende, ainsi que l'actuel recteur de cette université, M. Théodore Niyongabo, qui avaient tous les deux reçu 2 invitations officielles dûment signées par le président du Conseil d'administration de l'AUF dont est membre M. Midende.

Selon certaines informations circulant dans la capitale française, les autorités canadiennes reprocheraient au Burundi sa "mauvaise gestion" de la crise qui sécoué l'université du Burundi et qui a emporté la vie d'une vingtaine d'étudiants hutu en juin 1995. Signalons néanmoins que M. Midende séjourne régulièrement au Canada et que le représentant de l'AUF dans la région des grands-lacs (de nationalité française) qui était à leurs côtés n'a pas eu de problème pour décrocher son visa. Par contre, le recteur de l'Université Catholique de Bukavu, Mgr Déogratias Ruhamanyi (d'origine munyamulenge), a subi les mêmes déconvenues que ses amis du Burundi pour des raisons non encore élucidées. Tout ceci serait le fruit d'une forte campagne des milieux ultra-hutu (d'origine rwandaise et burundaise), résidant au Canada, qui bat son plein au Canada depuis quelque temps.

Burundi - Processus de paix.

L'ambassadeur Ajello de nouveau dans nos murs.

Bujumbura, le 22 mai 2001 (Net Press). L'envoyé spécial de l'Union Européenne dans la région des Grands Lacs, M. Aldo Ajello, arrive ce soir à Bujumbura pour une nouvelle visite au Burundi. Il viendra à bord d'un avion spécial affrêté par l'Union Européenne qui atterrira à l'aéroport international de Bujumbura à 17 h. Il repartira le 24 mai 2001 à 15 h. Au cours de cette visite qui intervient 24 h avant celle d'une mission du Conseil de Sécurité de l'ONU, M. Ajello rencontrera le président de la République, le président de l'assemblée nationale, le ministre des relations extérieures et de la coopération ainsi que celui de la défense nationale.

Burundi - Média.

L'assemblée générale de la Maison de la Presse globalement satisfaite de la gestion quotidienne de cette association.

Bujumbura, le 22 mai 2001 (Net Press). Ce samedi 19 mai 2001, s'est tenue une assemblée générale ordinaire de la Maison de la Presse. Des débats particulièrement animés ont précédé le rapport d'activités du directeur de l'association ainsi que celui des commissaires aux comptes avec comme objectif le chambardement de l'ordre du jour, mais les travaux se sont déroulés suivant l'ordre prévu par le comité exécutif. Très attendu, le rapport des commissaires a passé au crible la gestion de la Maison de la Presse depuis 1997, a fait des recommandations sur certains points et a dégagé une conclusion générale positive. "De 1997 à 2000, les produits d'exploitation couvrent entièrement les charges, ce qui explique les résultats positifs qui ont été dégagés et oscillant entre 1 million et 3 millions FBu". Des questions ont suivi l'exposé, et les journalistes ont approuvé le rapport des commissaires. Ils ont néanmoins souhaité qu'il soit largement diffusé et la promesse a été faite qu'il serait bientôt disponible au secrétariat pour que tous ceux qui le désirent, puissent le consulter à leur guise.

Concernant la vie de l'association, une question tenait particulièrement à coeur certains participants : la clarification des relations entre la Maison de la Presse et l'Association Burundaise des Journalistes. Les deux associations ont été appelées à se rencontrer le plus souvent possible pour éviter des incompréhensions inutiles de part et d'autre qui ont apparu ces derniers jours. Enfin, l'assemblée générale s'est terminée par la présentation du rapport de la commission des "Sages" qui avait été commandé par l'assemblée générale tenue le 8 septembre 2000, à la suite de la démission de l'ancien président du comité exécutif afin d'aclaircir davantage les motifs de ce départ pour le moins inattendu. Cette commission a constaté que cette démission n'a en rien affecté le bon fonctionnement de l'association.

Burundi - Justice.

Les chambres criminelles continuent à siéger ...

Bujumbura, le 22 mai 2001 (Net Press). Les 3 chambres criminelles du pays (Bujumbura, Gitega et Ngozi) continuent à siéger pour traiter les dossiers des présumés auteurs des massacres qui endeuillent le Burundi depuis octobre 1993. Ce matin, il était prévu que celle de Bujumbura statue sur le dossier de 13 personnes originaires de la province Cibitoke, toutes accusées de "participation aux bandes armées". Demain 23 mai 2001, comparaîtront devant la même cour 6 personnes originaires de Muramvya et dont les chefs d'accusation sont "participation aux bandes armées", "massacres" et "pillages". Enfin, il y aura une audience publique le 25 mai 2001, dans laquelle sont citées à comparaître 8 personnes originaires de Rutegama (Muramvya) dont les chefs d'accusation sont les mêmes que pour les 6 personnes originaires de Muramvya susmentionnées.

Signalons d'autre part que 27 personnes civiles et militaires, plus ou moins proches du PARENA (Parti pour le Redressement National, de l'ancien président Jean-Baptiste Bagaza) arrêtées dans le dossier "putsch du 18 avril 2001", ont été transférées au soir du 17 mai 2001 des cachots de la BSR (Brigade Spéciale de Recherche) à la prison centrale de Mpimba. Au nombre de ces personnes figurent MM. Ildéphonse Ndagijimana et Raphaël Manirakiza alias Rufonya, militants actifs du PARENA, arrêtés selon le secrétaire général-adjoint de ce parti, M. Léonidas Ntakaye, "juste pour avoir manifesté de la joie, en prenant un petit verre, à l'annonce de la chute du régime Buyoya, par le lieutenant Gaston Ntakarutimana". M. Ntakaye a par ailleurs demandé que les dossiers des 2 militants soient rapidement transférés devant la justice et qu'ils soient "traités dans le strict respect du droit et du nouveau code de procédure pénale". Tout en déplorant que la détention de ces prévenus par la police a été plus longue que ce qui est autorisé par la loi, le secrétaire général-adjoint du PARENA a indiqué que ces prisonniers ne devraient surtout pas subir le même sort que leurs amis arrêtés en 1997 et dont "une bonne partie a été élargie après plus de 3 ans de détention gratuite".

 

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