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Bujumbura-Burundi.


Burundi - Génocide.

Célébration de la journée dédiée à la lutte contre le génocide.

Bujumbura, le 22 mai 2002 (Net Press). Comme tous les 21 de chaque mois, les membres et sympathisants de l'"association pour la lutte contre le génocide", AC Génocide-Cirimoso, se sont réunis en assemblée générale ce 21 mai 2002. C'était au Carrefour de la JRR à Ngagara et il s'agissat de méditer ensemble sur le génocide des Batutsi en cours depuis 1993. A cette occasion, 3 sujets d'actualité ont été au centre des échanges : l'emprisonnement de M. Diomède Rutamucero, président du mouvement d'autodéfense et anti-génocide PA-Amasekanya; les agissements du contingent sud-africain et enfin la session en cours des 3 chambres criminelles du pays.

Dans son mot liminaire, le président de l'association, le professeur Venant Bamboneyeho a brossé en quelques lignes la situation socio-politique qui prévaut actuellement dans le pays avant de parler des circonstances dans lesquelles le président de PA-amasekanya a été écroué à Mpimba où il croupit jusqu'ici, "au milieu des génocidaires et des bandits de tout acabit". Il a rappelé que M. Rutamucero a été emprisonné après que ses militants eurent organisé une marche-manifestation à Kigobe au moment on allait procéder au vote des lois sur "l'immunité provisoire des leaders politiques rentrant d'exil".

Prenant la parole à son tour, le vieux sage Zénon Nicayenzi a déploré le fait que dans le pays, c'est celui qui dit la vérité qui va au bagne. Il a fait remarquer qu'une Nation gouvernée par des "détourneurs de deniers publics et des génocidaires avérés, est une Nation en décadance". Il a donné l'exemple de l'ex-Zaïre sous Mobutu qui gouvernait dans une dictature sans nom, sous les applaudissements et les encouragements de l'opinion internationale qui le prenait plutôt pour un démocrate. Il a ajouté que chaque fois qu'une autorité politique agit pour contenter l'opinion internationale, cela la conduit inéxorablement à la déperdition. M. Nicayenzi n'a pas passé sous silence les sorties répétitives du contingent sud-africain au Sud du pays qui indiquent clairement selon lui que ces troupes sont en train de faire la reconnaissance du terrain à Rumonge.

Un deuxième intervenant, ayant visiblement des notions en droit, a parlé, pour sa part de la session en cours des chambres criminelles. Il a déploré le fait que certains témoins à charge des présumés bouchers de Teza sont longuement interrogés par les membres du siège, comme si c'étaient eux les coupables. Il a déploré le fait que les avocats de l'office du haut commissaire des droits de l'homme au Burundi défendent les seuls présumés génocidaires comme si les victimes du génocide n'en avaient pas besoin.

A la lumière de toutes ces interventions, les membres d'AC Génocide-Cirimoso se sont entendus d'adresser deux correspondances : l'une au commandant du contingent sud-africain pour dénoncer ces "jeux de cache-cache" et la 2nde à l'office du haut commissaire des droits de l'homme au Burundi pour que les avocats payés par ses services plaident pour quiconque en fait la demande.

Soulignons enfin que AC Génocide-Cirimoso est en train de préparer une pétition dans laquelle elle proteste contre "l'arrestation arbitraire et l'emprisonnement de Diomède Rutamucero". Ce projet de pétition exige sa libération immédiate et inconditionnelle et la cessation immédiate d'actes de harcèlement et de persécution dirigés contre les organisations de lutte contre le génocide.

Burundi - Enseignement.

Les enseignants du secondaire reconduisent leur mouvement de grève.

Bujumbura, le 22 mai 2002 (Net Press). Les membres du syndicat CONAPES (conseil national du personnel de l'enseignement secondaire) réunis ce matin en assemblée générale ce 22 mai 2002 dans les enceintes du cercle universitaire de Bujumbura, évalués à un peu plus de 1000, ont décidé, à l'unanimité, de reconduire leur mouvement de grève. Ils se sont convenus de se retrouver de nouveau en assemblée générale mercredi prochain (le 29 mai 2002), mais dans l'entre-temps les représentants des antennes provinciales se retrouveront vendredi le 24 mai 2002.

Au cours de cette assemblée générale, de nombreux intervenants ont déploré que le président du syndicat CONAPES, M. Philbert Ngezahayo, ait signé un communiqué de presse ce 21 mai 2002 qui contenait un point appelant ce syndicat à suspendre la grève. Ils ont insisté pour qu'il ne signe plus un seul document engageant le syndicat sans avoir consulté les membres réunis en assemblée générale qui est le seul organe souverain. C'est ainsi qu'ils ont exigé que la commission mise sur pied pour analyser les revendications des enseignants puisse fournir son rapport après une semaine. Et d'ajouter qu'elle devra faire des propositions concrètes. Un autre intervenant a fait remarquer que si le représentant du CONAPES appose sa signature au bas d'un document contenant un point contestable, cela signifie qu'il est d'accord sur tous les points. C'est ainsi qu'il lui a recommandé, à l'avenir, soit de refuser de signer, soit de le faire avec mention "sous réserve de l'accord de l'assemblée générale", même s'il est intimidé.

Notons que les membres de l'assemblée générale présents ont éclaté de rire lorsque le représentant des enseignants de Bukeye et de des écoles environnantes a déclaré que le concours national a été supervisé par des chefs de collines, des secrétaires communaux et des greffiers. Pour lui, cela montre le peu de considération que l'on accorde aux prestations des enseignants, lorsque n'importe qui et quelque soit son niveau peut s'improviser pour venir les remplacer. Il a conclu son intervention en proposant que pour ces élèves de Bukeye, le concours national soit purement et simplement invalidé et que dans l'hypothèse où il ne le serait pas, les élèves qui réussiraient ne soient pas reçus dans les classes de 7èmes. Signalons enfin que les enseignants de l'intérieur du pays, qui avaient massivement répondu à cette assemblée générale, étaient apparemment plus déterminés que ceux de la capitale.

Burundi - Religion.

Islam : une partie des membres de la COMIBU grogne...

Bujumbura, le 22 mai 2002 (Net Press). Une partie des membres de la communauté islamique du Burundi (COMIBU) s'inquiète du comportement de certains Sheiks. Ils les accusent de beaucoup d'agitations pour faire reconnaître les nouveaux organes qui "ont été mis en place sur fond de la tricherie" au CPF dans une réunion de l'assemblée générale du 12 au 13 avril 2002. Le conseil supérieur des Sheiks est un nouvel organe de la COMIBU qui était prévu dans le projet de statut que le représentant légal sortant "a voulu faire adopter" dans la réunion de l'assemblée générale du 29 au 30 décembre 2001 au lycée de Vugizo, selon une correspondance adressée au ministre de l'intérieur et de la sécurité publique en date du 20 mai 2002. Pourtant, précise le document signé par les "mécontents" de la COMIBU (opposé à M. Issa Ntambuka), le ministre de l'intérieur avait clairement indiqué que "les décisions prises lors de cette assemblée générale ne sont pas légitimes". Ils s'inquiètent par ailleurs du fait que les nouveaux organes s'octroient des missions à l'étranger au nom de la COMIBU alors que cette dernière ne les reconnaît pas.

Ils se disent également révoltés par le fait que la nouvelle équipe fait signer des messages de félicitation sous pressions et menaces et les distribuent dans certains milieux politiques et religieux, voire auprès des instances dirigeantes du pays en vue de faire valoir leur légitimité. Ils informent le ministre de l'intérieur que les autorités "illégales" de la COMIBU vont procéder bientôt à l'investiture du représentant légal et du représentant légal suppléant. Ils demandent une audience publique au ministre de l'intérieur et de la sécurité publique pour apporter un peu plus de lumière à cette affaire. Signalons que cette lettre a été signée par M. Juma Gilbert, vice-président de l'assemblée générale de la COMIBU et Idi Rajabu Kabano, représentant légal suppléant de la COMIBU.

Burundi - Développement.

L'association de développement de la commune Matongo renouvelle ses organes dirigeants.

Bujumbura, le 22 mai 2002 (Net Press). L'association de développement de la commune Matongo en province Kayanza (ADECOM) a renouvellé ses organes dirigeants lors de son assemblée générale tenue en date du 18 mai 2002 au CPF. C'est ainsi que M. Appolinaire Ncutinamagara (un ancien président du conseil national de la communication, CNC) a été élu nouveau représentant légal en remplacement de l'ambassadeur Basile Gateretse. Au cours de la même assemblée, les membres de l'association ont analysé le bilan de l'exercice écoulé qu'ils ont jugé positif. Car, l'association a contribué à la construction des écoles primaires dans les 4 zones que compte la commune, des collèges communaux de Muzuga, de Burarana, la transformation des locaux du collège communal de Matongo en lycée pédagogique. Bien plus, l'association a contribué à la construction des centres de santé de Burarana et de Kabuye, d'une adduction d'eau potable pour approvisionner en eau le centre de santé de Burarana et l'électrification des chefs-lieux de 3 zones parmi les 4. Notons que l'association a contribué également au retour de la paix et de la sécurité dans la commune par des descentes sur terrain chaque fois que cela était nécessaire.

Burundi - Economie - Justice.

"Je ne suis pas en conflit avec M. Budabuda", déclare le député Rwankineza.

Bujumbura, le 22 mai 2002 (Net Press). Suite à la publication de notre dépêche intitulée "Les parlementaires du Burundi ont-ils finalement décidé de se faire justice auprès des populations qu'ils représentent ?" et parue ce 21 mai 2002, M. Rwanikenza a jugé utile d'approcher la rédaction de l'agence Net Press pour donner de plus amples précisions sur ce qui semblait être un conflit entre lui et M. Isaac Budabuda. Il a tenu à préciser avant tout qu'il n'a aucun litige avec M. Budabuda car ils sont tous les deux des locataires des Ets Hatungimana et il ne pouvait donc pas fermer une entreprise d'un locataire comme lui. S'il est vrai que sa voiture était garée devant l'alimentation, cela ne veut pas dire que c'est M. Rwankineza voulait bloquer la porte d'entrée de cette alimentation ("Le Caddie"). D'après lui, cela a été sûrement une erreur de parking, erreur qui a été corrigée dans l'avant-midi d'hier même. Par ailleurs, a-t-il ajouté, beaucoup de voitures viennent à la station, et bloquent le passage d'autres véhicules qui veulent s'approvisionner en carburant ou s'arrêtent devant les différentes maisons de la place si bien qu'on est constamment obligé de les inviter à bien se positionner.

AVIS DE MISE EN VENTE

La Société Concessionnaire de l'Exploitation du Port de Bujumbura (EPB) met en vente les véhicules dédouanés dont les caractéristiques sont les suivantes :

1°) Une voiture Peugeot 405, immatriculée 01BA 2531 N° de châssis : VF34BD2H270874764, Année de fabrication : 1994 Puissance du moteur : 10 cv

2°) Une voiture Daewoo Racer, immatriculée 01BA 4869 N° de châssis : WATF19T1NB534523 Année de fabrication : 1992 Puissance du moteur : 9cv

Ces véhicules sont dans un bon état de circuler et peuvent être visités tous les jours ouvrables dans les enceintes du Port de Bujumbura à dater de ce mardi 21/05/2002 pendant les heures normales de service.

Les offres sous pli fermé doivent parvenir au secrétariat de la Direction Générale de l'EPB au plus tard le 31/05/2002 à 17 heures locales. Une caution de deux cents mille francs Bu (200 000frs bu) par véhicule, remboursables aux non gagnants et déductibles du prix de vente pour les gagants, à verser au compte n° 201-53750-59 ouvert à la BCB ou au compte n°701-2048-01-57 ouvert à l'IBB au nom de l'EPB est exigée.

Chaque enveloppe portera la mention suivante : "Soumission pour voiture ....". L'ouverture des offres se fera lundi 03/6/2002 à 9 heures locales dans la salle des réunions de l'EPB.

Les soumissionnaires gagnants disposent de dix jours pour régler leur paiement. Passé ce délai, les véhicules seront cédés aux soumissionnaires de second rang et leurs cautions ne seront pas remboursées.

Les offres du personnel de l'EPB pourront être analysées avec une légère faveur par rapport aux autres offres.

L'EPB se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle des véhicules.