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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Génocide.

Commémoration de la journée dédiée à la lutte contre le génocide.

Bujumbura, le 22 septembre 2002 (Net Press). L'association de lutte contre le génocide, AC Génocide-Cirimoso, a organisé ce samedi 21 septembre 2002 sa traditionnelle journée de commémoration du génocide des Tutsi déclenché en octobre 1993. C'était au carrefour de la JRR à Ngagara où s'étaient déplacés beaucoup de monde que d'habitude, dont les membres fondateurs de l'Accord-cadre pour la restauration d'un Etat de droit au Burundi. Comme à son habitude, le président de cette association, le professeur Venant Bamboneyeho, a lancé les activités en indiquant le contexte difficile dans lequel cette association travaille actuellement. Il en a profité pour annoncer la traditionnelle semaine d'information et de réflexion sur le génocide qui a lieu tous les mois d'octobre dans la semaine du 21. Il n'a pas manqué d'informer l'assistance qu'il était prévu une messe à la cathédrale Regina Mundi ce dimanche 22 septembre 2002 à 10 heures. Une pétition préparée par la section Ngagara de AC Génocide a été ensuite lue et les personnes présentes l'ont approuvée à l'unanimité. A l'heure qu'il est, plus de deux cents personnes y auraient déjà apposé leurs signatures.

Les cérémonies se sont poursuivies par les interventions des participants dont un a indiqué que chaque génocide connaît généralement trois étapes. Il y a d'abord la phase de la conception, vient ensuite celle de l'exécution suivie par la troisième, cruciale : celle de la négation du génocide. Et d'ajouter que la lutte contre le génocide étant une tâche très ardue, il faut toujours entretenir la mémoire collective. Juste après, les responsables de l'Accord-cadre pour la restauration d'un Etat de droit au Burundi se sont rendus à Carama où ils ont distribué de l'aide (constituée de 265 sacs de maïs et d'autant de sacs de riz) aux rescapés du génocide y résidant.

Signalons d'autre part qu'une messe a été célébrée ce dimanche 22 septembre 2002 à la cathédrale Regina Mundi en mémoire de toutes les personnes assassinées à Mutanga-Nord dont Maître Jean Kagayo tué par les terroristes-génocidaires du Palipehutu-Fnl il y a trois ans, Mme Mireille Ntahobari, M. Thaddée Ndorere, M. Ali Hamissi Bizimana, ancien journaliste à la radio privée Bonesha assassiné avec son fils, sans oublier le Père Ignace Samurenzi, toujours vivant mais devenu invalide depuis l'attaque dont il a fait l'objet à Mutanga-Nord il y a 3 ans.

Les membres du mouvement d'autodéfense PA-Amasekanya en ont profité pour se rendre sur les lieux où ils ont entonné, juste après cette messe, des chansons fustigeant le génocide et les génocidaires. Ils avaient des banderoles sur lesquelles l'on pouvait lire " non à l'amnistie des terroristes-génocidaires ", " le génocide des Tutsi est une réalité au Burundi ", … Le contenu de ces chansons était si émouvant que certaines présentes à la cathédrale n'ont pas pu s'empêcher de verser quelques larmes.

Contacté au téléphone par après, le président de PA-Amasekanya, M. Diomède Rutamucero a indiqué que c'est une manière de refuser l'amnistie des terroristes-génocidaires et que son mouvement entend poursuivre cette lutte jusqu'à être entendu un jour.

Pour sa part, la veuve de Me Jean Kagayo, Mme Rose Kagayo, a indiqué qu'elle est très satisfaite et très soulagée car il y a beaucoup de gens qui meurent et qui sont oubliés, contrairement à son défunt mari. Pour elle, il s'agissait de se rappeler de leurs morts tout en rappelant les circonstances tragiques de leur décès.

Burundi - Politique.

Le parti monarchiste parlementaire en attente d'agrément tente de calmer les esprits échauffés ...

Bujumbura, le 22 septembre 2002 (Net Press). Réagissant à la lettre que " les trois prétendus délégués des Baganwa " ont dernièrement écrite au président du parti Parena, le président-fondateur du parti monarchiste parlementaire (PMP) en attente d'agrément, le prince Godefroy Kamatari, indique que " ces messieurs n'ont pas été mandatés par la communauté des Baganwa pour engager une polémique qu'il trouve inutile et stérile à l'heure qu'il est ". D'après lui, la communauté des Baganwa a un cadre bien connu par la loi pour parler de ses questions ou de celles liées à l'environnement socio-politique du pays. Par contre, le prince Kamatari estime que le président Bagaza, tout comme chaque citoyen, " est entièrement libre de donner sa propre interprétation de l'histoire récente ou reculée " de la communauté Ganwa. Ceci pour dire que toute revendication ou toute objection en ce qui concerne cette communauté doit se faire dans la dignité. Il précise en outre que l'ambition des Baganwa, aujourd'hui comme hier, est d'unifier toutes les composantes du peuple burundais, raison pour laquelle les " prétendus " représentants des Baganwa sont invités à ne plus se lancer dans des propos belliqueux mais plutôt à " s'engager dans la cohésion et la promotion des valeurs intrinsèques positives de l'ensemble des composantes du peuple burundais ".

Burundi - Politique.

L'Uprona négociateur " désapprouve " la campagne de désinformation et de diffamation orchestrée par certaines personnalités contre l'armée nationale.

Bujumbura, le 22 septembre 2002 (Net Press). L'Uprona négociateur vient d'emboîter le pas au reste de la classe politique en sortant de son mutisme dans l'affaire surmédiatisée des massacres d'Itaba (Gitega). Le parti du professeur Rukingama commence par adresser toutes ses condoléances aux familles des personnes innocentes emportées par ces tueries, avant de déclarer toute sa désapprobation de la " campagne de désinformation orchestrée par certaines personnalités tendant à faire croire que tous les morts sont des civils innocents " alors qu'il n'est rien. En effet, ce parti affirme disposer d'informations sûres selon lesquelles parmi les personnes décédées figuraient des assaillants et des complices en nombre indéterminé. En outre, il a été prouvé que tous ces morts sont tombés dans des affrontements entre l'armée nationale et les " groupes armés ", raison pour laquelle " il n'est pas honnête de faire croire à un massacre délibéré de populations innocentes ". D'autre part, le même parti invite les " groupes terroristes " et leurs complices à " assumer leur part de responsabilité " dans ce massacre, car ceux qui ont été tués ce jour-là font partie de ceux qui avaient refusé et ignoré l'appel des autorités locales leur enjoignant l'ordre d'évacuer les lieux des affrontements dès que les assaillants s'y sont installés. Et de conclure en demandant à toute la classe politique d'éviter de telles tueries en encourageant la population à se désolidariser des groupes terroristes dans les zones d'affrontement.

Mise au point : Dans une dépêche du 2 septembre 2002, la rédaction avait indiqué que la réunion du parti PIT n'avait pas pu se tenir dans les enceintes du Chalet d'Or. Après visualisation de la cassette vidéo tournée ce jour-là, la rédaction a trouvé en fin de compte que la réunion s'était tenue au même endroit. La rédaction tient à présenter ses excuses auprès des dirigeants de ce parti qui s'en seraient offusqués.

COMMUNIQUE

La société UNION TRANSPORT INTERNATIONAL BURUNDI, "UTI BURUNDI" en sigle, annonce à son aimable clientèle et au public qu'elle déménage ses bureaux au BOULEVARD DU 1er NOVEMBRE, à côté de STARFOOD et de l'ONATOUR, et ce, à compter du 16/9/2002. UTI BURUNDI, vous réitère sa disponibilité pour ses bons et loyaux services. Soyez les bienvenus.

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