NET PRESS
Burundi - Politique.
Le parti MSP-Inkinzo annonce son retrait du régime de "partenariat".
Bujumbura, le 23 avril 2001 (Net Press). Le parti du Dr. Alphonse Rugambarara, MSP-Inkinzo, vient d'annoncer cet après-midi son retrait du régime de partenariat. En effet, pour ce parti, la période intérimaire accordée au gouvernement actuel par l'accord d'Arusha a touché à sa fin le 28 février 2001 et "la seule légitimité doit se fonder aujourd'hui sur l'accord d'Arusha et la Constitution de 1992", et non sur la plate-forme du régime politique basé sur le partenariat avec l'Assemblée Nationale.
Face à cette situation, le MSP-Inkinzo a décidé de retirer son représentant à l'Assemblée Nationale et invite toutes les autres formations politiques à faire de même pour obtenir le départ du pouvoir en place dont il rend responsable des difficultés actuelles du Burundi et de sa population.
Burundi - Processus de paix.
Le président Buyoya dans le collimateur du CNDD-FDD.
Bujumbura, le 23 avril 2001 (Net Press). Dans un communiqué parvenu ce matin à notre Rédaction, le CNDD-FDD se félicite de la tenue du 2è sommet de Libreville qui a réuni pendant 2 jours (17 et 18 avril 2001) dans la capitale gabonaise, son leader et le président Pierre Buyoya. Pour lui en effet, il s'agit d'un "pas vers la paix et la démocratie au Burundi, malgré la suspension des travaux causée par l'opportunisme du Major Buyoya qui veut manger à tous les râteliers en s'emparant tantôt des morceaux d'Arusha qui l'avantagent, au point de s'en auto-proclamer porteur de mandat des 19 formations politiques, tantôt en essayant, sans froid aux yeux, de récupérer le complément à Libreville afin de s'accrocher au pouvoir".
"Vu la complexité et la sollicitation intense qu'une telle tâche exige", le CNDD-FDD recommande à la communauté internationale d'adjoindre au président Mandela un co-médiateur, en la personne du chef de l'Etat gabonais, M. Omar Bongo.
Il se félicite enfin que la question du droit humanitaire international a été retenue à Libreville et déclare pour cela qu'il est prêt à "dispoibiliser ses experts (sic!) pour continuer à travailler en vue de l'élaboration d'un projet d'accord-cadre qui serait entériné et signé par les deux leaders des principales parties belligérantes". Pour lui, en effet, "ceci permettrait le démarrage des négociations proprement dites". (Voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires empêchés d'évacuer leurs blessés vers la Tanzanie ...
Rutana, le 23 avril 2001 (Net Press). La province de Rutana est souvent la cible des terroristes-génocidaires en provenance de la Tanzanie mais aujourd'hui la sécurité y revient progressivement. Néanmoins, quelques rares passages de ces tueurs et des affrontements avec les forces de l'ordres sont de temps en temps signalés. Ainsi un groupe de terroristes-génocidaires en provenance de la localité de Miryoryo (commune Mpinga-Kayove) est tombé vendredi 20 avril 2001 dans une embuscade leur tendue par l'armée nationale dans la localité de Murama, en commune Bukemba. Ces criminels transportaient leurs blessés vers la Tanzanie afin de les y faire soigner.
Les forces de l'ordre qui avait eu vent très tôt de leur passage, leur ont infligé de très lourdes pertes. Après cela, ces terroristes-génocidaires ont été donc obligés d'errer en tous sens avec de nouveaux blessés et des cadavres, ne sachant plus où aller, car leurs traditionnelles voies de passage vers la Tanzanie étaient visiblement devenues impraticables.
Burundi - Justice.
La prison centrale de Mpimba continue à accueillir de nouveaux pensionnaires.
Bujumbura, le 23 avril 2001 (Net Press). La prison centrale de Mpimba a acueilli à la fin de la semaine écoulée de nouveaux locataires. Il s'agit d'un civil soupçonné de "participation aux bandes armées" et de 2 militaires du camp Muha arrêtés pour "meurtres, coups et blessures volontaires" sur un ancien collègue à eux. Pendant ce temps, un autre prévenu, accusé de "destruction d'animaux" a bénéficié d'une liberté provisoire.
Burundi - Droits de l'Homme.
Le PARENA s'inquiète du sort réservé à ses militants arrêtés et détenus à la BSR.
Bujumbura, le 23 avril 2001 (Net Press). Le parti pour le redressement national (PARENA) vient d'adresser à la ligue burundaise des Droits de l'Homme "Iteka" et à la Croix Rouge une lettre leur demandant d'intervenir auprès des responsables de la BSR (Brigade Spéciale de Recherche) pour que ses deux militants arrêtés le week-end dernier soient bien traîtés. En effet, ce parti s'inquiète pour leur sort car, selon ses informations, les deux détenus auraient été torturés. Selon le même parti, ses deux militants incarcérés seraient même coupés de tout contact avec le monde puisque même leurs familles ne sont pas autorisées à les voir ou à leur remettre de main à main les repas qu'elles leur apportent quotidiennement.
RDC - Politique.
Le RCD organise des obsèques officielles pour le Général Masasu Nindanga assassiné par le régime de Kinshasa à la veille de la fête de Noël 2000.
Bukavu, le 23 avril 2001 (Net Press). C'est ce week-end que le mouvement RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie) qui contrôle l'Est de la République Démocratique du Congo a organisé les obsèques officielles du Général Masasu Nindanga, compagnon de la première heure de l'ancien président congolais Laurent-Désiré Kabila qui a pourtant ordonné sa déportation au Nord-Katanga où il a été fusillé le 24 décembre 2000.
Les forces du RCD avaient peu après conquis la ville de Pweto où avait été enterré dans la hâte et sans dignité le Général Masasu, originaire de la province du Sud-Kivu et très charismatique. Le corps du Général avait été ensuite déterré par les forces du RCD.
Rappelons que le Général Masasu était d'ethnie Mushi et avait une mère d'origine rwandaise. Avant de conquérir le pouvoir avec l'AFDL (Alliance des Forces Démocratiques de Libération du Congo-Zaïre), dirigée par son ami de l'époque, Laurent-Désiré Kabila, Masasu comme une bonne partie des cadres de l'actuelle armée de Kinshasa (et de Goma d'ailleurs), avait fait ses premières armes au sein de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR).
Ce Général très charismatique et adulé par ses troupes avait fini par être craint par Kabila père qui voyait en lui un éventuel concurrent et qui l'avait même accusé d'être "en intelligence avec l'ennemi", c'est-à-dire le Rwanda et l'Ouganda.
RDC - Sécurité.
Les "forces négatives"tentent en vain de ramener l'insécurité au centre de la 2è ville du Sud-Kivu.
Uvira, le 23 avril 2001 (Net Press). Dans la soirée de ce samedi 21 avril 2001, les miliciens Maï Maï qui avaient été invités par les autorités du RCD à quitter les forêts et à réintégrer leurs domiciles, dans le cadre de la réconciliation, ont essayé de ramener l'insécurité au centre urbain d'Uvira, la 2è ville de la province du Sud-Kivu. Ces Maï Maï, qualifiés par les accords de Lusaka (comme d'ailleurs leurs compères burundais du FDD et du FNL ou rwandais ex-FAR et Interahamwe) de "forces négatives", ont donc réussi à créer la panique dans deux quartiers de la ville d'Uvira pendant une heure de temps.
Les quartiers où des tirs nourris ont été entendus de 19h à 20h sont ceux de Mulongwe et de Kalundu. Le bilan provisoire fait état de deux morts Maï Maï, un autre capturé vivant et de 2 armes saisies à Mulongwe, ainsi qu'un civil (Mufurero) vivant à Kalundu.
Les forces du RCD qui contrôlent la région ont donc réussi à mettre fin à cette pagaille que tentaient de créer de toutes pièces les Maï Maï afin, semble-t-il, de faire intervenir à Uvira les "casques bleus" de la MONUC (Mission d'Observation des Nations Unies au Congo) qui sont en train de se déployer actuellement sur les principaux fronts de la RDC, afin d'y superviser le cessez-le-feu conclu à Lusaka.
Rappelons que ces Maï Maï venaient à peine de se réinstaller dans leurs foyers et qu'ils ont attaqué ces quartiers venant de leur intérieur même.
Le RCD risque d'être obligé de revoir de fond en comble sa politique de réconciliation entre les ethnies d'autant plus que d'autres Maï Maï continuent, en collaboration avec les FDD, les ex-FAR et les Interahamwe, à commetttre des atrocités et des forfaits dans cette province du Sud-Kivu. Ainsi, par exemple, ils avaient pillé dans la journée de vendredi 20 avril 2001, pas moins de 52 vaches dans les localités de Mutarure et de Sange (à une quarantaine de kilomètres au Nord d'Uvira).
